Avertir le modérateur

O- Politique et diplomatie française

  • Comprendre les erreurs du gouvernement de Nicolas Sarkozy et de l'UMP avec la Chine

    Le 22 octobre 2010, Xavier Bertrand alors Secrétaire Général de l'UMP signait un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois. (Un accord entre le PC chinois et l'UMP, Le Figaro). Accord surprenant, lorsque l’on sait que le Parti communiste chinois (PCC) est une dictature communiste basée sur le contrôle idéologique de son peuple et la France, historiquement la terre des droits de l’homme. Plusieurs médias à l’époque avaient cru à un canular mais ce n’était pas le cas. «L'UMP se marie bien avec le dernier parti totalitaire du monde (avec le PC nord-coréen), celui qui a dirigé la révolution culturelle et provoqué la mort de centaines de millions de Chinois», écrivait Marianne 2 le jour même dans L'UMP se jumelle avec les communistes chinois.

    Cet accord avait été précédé par le chaotique passage de la flamme olympique en avril 2008 à Paris, où la foule des manifestants avait refusé de laisser passer cette «flamme de la honte» en France. Il avait été suivi par la visite controversée du président chinois Hu Jintao le 4 novembre 2010 avec l’interdiction de la presse française et le déploiement de centaines de CRS sur les Champs-Elysées pour bloquer les militants de Reporters sans frontières ouvrant des parapluies blancs soutenant le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo. (RSF manifeste pour Liu Xiaobo sur les Champs-Elysées, L’Express). Cet accueil au forceps pour la signature de contrats commerciaux (La visite de Hu Jintao à Paris synonyme de contrats juteux, France 24), avait laissé aux Français la désagréable impression que, pendant quelques jours, Paris était devenu Pékin.

    Pendant sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy avait pourtant défini les lignes de sa politique internationale notamment vis-à-vis de la Chine en disant: «Je veux être le président de la France des droits de l’Homme» et «je ne veux être complice d’aucune dictature à travers le monde» (Comment le président Sarkozy traitera-t-il la Chine communiste?, The Epoch Times France).

    Le président français et l'UMP ont sans doute fait le mauvais choix de placer la realpolitik et le commerce au centre des relations entre la France et la Chine, au détriment du rôle essentiel de la France dans le monde, comme le disait le Général De Gaulle le 1er mars 1941 à Londres : «Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde».

    Pour comprendre la véritable nature du régime chinois, The Epoch Times a publié fin 2004 les 9 commentaires sur le parti communiste, un édito en 17 langues expliquant l’histoire du Parti communiste chinois de 1949 jusqu’à nos jours, son utilisation systématique de la violence et des mensonges et son système politique basé sur la répression et la propagande. Depuis sa parution, cet ouvrage a conduit à la démission de plus de 114 millions de Chinois des 3 organes du parti, représentant ainsi le plus grand mouvement de démission civile à l’échelle mondiale.

  • «C’est l’intérêt du régime chinois d’aller dans la voie de la réforme et de la paix»

    Paris, le 4 novembre 2010. Jean Marc Brûlé (G) s'exprime à propos de la venue du président Hu Jintao en France ( The Epoch Times)
    Paris, le 4 novembre 2010. Jean Marc Brûlé (G) s'exprime à propos de la venue du président Hu Jintao en France ( The Epoch Times)

    A l’occasion du passage de Hu Jintao en France, une manifestation pour la promotion des droits de l’homme et de la démocratie a eu lieu le 4 novembre 2010 sur le parvis des droits de l’homme du Trocadéro. A cet occasion, l’ensemble des peuples opprimés par le régime chinois étaient présents ainsi qu’Amnesty international et Jean Marc Brûlé, Conseiller régional d’Ile de France et président de la Commission Asie des Verts.


    Parmi les manifestants présents pour le Tibet, les ouïghours, la Birmanie et le Vietnam, les défenseurs du Falun Gong ont voulu envoyé un message aux gouvernements français et chinois pour stopper la persécution qu’il subisse en Chine aujourd’hui et traduire en justice les responsables de cette répression brutale. Jean Marc Brûlé, secrétaire national adjoint des verts et conseiller régional d’Ile de France, a profité de cette occasion pour apporter publiquement le soutien des Verts et du Conseil Régional d’Ile de France à la cause du Falun Gong.


    « Aujourd’hui nous manifestons à l’occasion de la venue de Hu Jintao en France. Nous voulons lui dire que son intérêt pour la Chine et pour le peuple chinois, c’est de trouver le chemin de la paix, des droits de l’homme et  l’harmonie. Parce que cela nécessaire pour une Chine qui du point de vue social, économique et géo-diplomatique est en danger d’implosion. C’est dans l’intérêt du régime chinois d’aller vers la voie de la réforme et de la paix, c’est à eux d’être responsable pour l’ensemble de leur peuple. Ils devraient traiter différemment la cause tibétaine, la cause des droits de l’homme en Chine et particulièrement d’arrêter la persécution du Falun Gong en Chine. Parce que le Falun Gong ne revendique rien d’autre que de pouvoir vivre, méditer et exister en paix, et ne menace en aucune manière la stabilité de la société chinoise, bien au contraire, il apporte sa contribution dans la paix sociale. C’est une erreur profonde de tactique de la part du régime chinois. Ce n’est pas son intérêt, il ferait mieux au contraire de traiter les tibétains, les ouïghours et tous les chinois comme des amis plutôt que comme des ennemis. »

    « Je suis content d’apporter notre soutien contre la persécution du Falun Gong en Chine, qui regroupe 100 millions de personnes, persécutés comme rarement un mouvement a été persécuté en Chine avec des tortures, des exactions, des emprisonnements, des assassinats, des prélèvements d’organes et toutes sortes de sévices et de poursuites dramatiques. Depuis de nombreuses années le mouvement écologiste des verts et moi-même apportons notre soutien à votre cause. Sachez que tant que vous vous exprimez, nous sommes à vos côtés, citoyens français pour vous soutenir et pour porter de façon plus large vos revendications et votre combat. Citoyens français mais aussi dirigeants politiques, élus de la nation. Votre mouvement ne s’éteindra jamais et nous pouvons être convaincu que quand un mouvement ne s’arrête jamais de s’exprimer, de combattre, c’est la victoire qui arrive au bout. La victoire de l’harmonie, la victoire de la non violence et la victoire de la paix. C’est ce que nous souhaitons pour l’ensemble des chinois et des dirigeants chinois, qui sont actuellement dans le conflit, la violence et dans les volontés d’éradication et de persécution. » a t’il ajouté.

    Le Conseiller Régional s’est également exprimé à propos de la politique de la diplomatie française :
    « Il ne faut pas considérer le combat pour les droits de l’homme en Chine comme étant opposé aux questions économiques, c’est même le contraire. Le peuple chinois, la culture chinoise a tendance à respecter que des gens qui savent se respecter eux-mêmes. Tant que les dirigeants français considèreront qu’il faut être le plus soumis et le plus invisible possible pour espérer gagner des marchés commerciaux, économiques, ils font une erreur non seulement tactique, mais  morale et géopolitique. Le président Sarkozy et la diplomatie française font une erreur colossale depuis de nombreuses années. On espérait après une certaine capacité de compromission du président Chirac avec le gouvernement chinois, un peu plus de vitalité de la diplomatie française. On constate que pour l’instant c’est encore pire. Nous espérons que la voie de la raison l’emportera, c’est pour cela que les élus et dirigeants politiques que nous sommes ne cesseront d’être persévérants sur cette question, pour qu’un jour la diplomatie française soit à l’honneur des différentes causes que vous portez aujourd’hui. »

    Paris, le 4 novembre 2010. Manifestation sur la parivs des droits de l'homme du Trocadéro

  • Les dessous de la rencontre Hu Jintao Nicolas Sarkozy

    hu jintao sarkozy 3.jpg

    Du 4 au 6 novembre, Nicolas Sarkozy accueille le dirigeant chinois Hu Jintao pour une visite d’État de trois jours en France. Cette première visite du numéro un chinois en France fait l’office de tous les égards: accueil du président sur le tarmac de l’aéroport, honneurs militaires et réception à l’Élysée. Pendant cette rencontre le président de la République française espère obtenir le soutien de Pékin pour sa réforme du système monétaire lors de la présidence française du G20 et la signature de contrats de plusieurs milliards d’euros sur l’importation de pétrole et de centrales nucléaires.  Comme à chaque rencontre franco-chinoise, il est craint que la question des droits de l’homme soit sacrifiée au profit des intérêts économiques,. C’est la raison pour laquelle aucune conférence de presse n’est prévue entre le dirigeant chinois et les journalistes. Cependant la situation en Chine est-elle si alarmante que certains le prétendent?

    La Chine et la question des droits de l’homme
    Le gouvernement chinois a publié début octobre un rapport intitulé Progrès dans les droits de l’Homme, en Chine, en 2009. Selon NTD, le régime y affirme avoir amélioré les droits de l’Homme pour les Chinois. Ce n’est pourtant pas l’avis de James Zimmerman, expert sur la Chine d’Amnesty International, pour qui « le rapport donne la priorité à l’économie, aux droits sociaux et culturels, avec peu de mention aux droits civils et politiques ».

    Dans son dernier rapport annuel sur les droits de l’homme,  le département d’État américain dépeint effectivement un tout autre tableau. Selon Washington, Pékin a «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux». Selon ce rapport, dans l'ensemble du pays «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus». Selon le département d’État «les avocats et les cabinets juridiques qui ont défendu des affaires qualifiées de sensibles par les autorités ont fait l'objet de harcèlement, de radiations ou de fermeture.»

    À la suite du sommet UE-Chine début octobre, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a appelé la Chine à faire des progrès dans le domaine des droits de l'homme. Cette question des droits de l'homme «reste un élément important du dialogue avec la Chine», a souligné le président.

    La Chine et la liberté d’expression
    Le 8 octobre 2010, Liu Xiaobo est devenu le premier opposant chinois à obtenir le prix Nobel de la paix. Il avait été condamné à onze ans de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l'État, un chef d'accusation relativement vague, souvent utilisé à l'encontre des opposants politiques et défenseurs des droits de l'homme. Son crime? Avoir été l’un des membres signataires de la Charte 08, manifeste écrit par plusieurs intellectuels chinois appelant à plus de démocratie en Chine. Bien que certains dissidents chinois en exil aux États-Unis, dont Wei Jingsheng considéré comme le père du mouvement démocratique en Chine, modère l’attribution de ce prix, il n’en reste pas moins un témoignage de l’état de la liberté d’expression en Chine.

    La censure chinoise s’exporte d’ailleurs hors des frontières. Aucune conférence de presse n’est prévue lors du passage du président Hu Jintao en France. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé lors du dernier sommet UE-Chine à Bruxelles, lorsque la délégation chinoise a annulé la conférence de presse clôturant le sommet à cause de la présence de journalistes de The Epoch Times dans la salle.

    Cependant, il existe en Chine plusieurs mouvements qui commencent à se manifester en faveur de la liberté d’expression. En effet selon Courrier International vingt-trois membres du Parti communiste chinois, tous anciens hauts fonctionnaires ont publié le 11 octobre une lettre ouverte s'adressant au Comité Permanent de l'Assemblée nationale du Peuple pour demander la liberté d'expression en Chine. Dans ce texte il est mentionné que selon «l'article 35 de la Constitution chinoise de 1982, les citoyens chinois ont la liberté de parole, de publication, de création des associations, de manifestation», ce qui n’a jamais été appliqué en Chine depuis 28 ans.

    Un élan populaire a également lieu en Chine depuis 2005 suite à la publication des « 9 commentaires sur le parti communiste », qui a entraîné aujourd’hui plus de 82 millions de Chinois à démissionner des trois organes du parti.

    La Chine et la liberté de croyance
    D’après le journal The Epoch Times, le récemment nommé Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance Heiner Bielefeldt, a hardiment prouvé qu'il n'ignorerait pas la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité et violateur chronique de la liberté religieuse. Le 9 avril 2010, la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a publié son rapport annuel 2010 au Club national de la presse américain. Le rapport recommandait que 13 nations, dont la Chine, soient nommées Pays Particulièrement préoccupants (PPP) «à cause de ces violations des libertés religieuses systématiques, continues et flagrantes».


    Dans son rapport annuel 2004 sur la liberté de religion et de croyance, Asma Jahangir, ancien rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance à l'Assemblée générale des Nations Unies, écrivait à propos de la persécution du Falun Gong (1), première communauté réprimée en Chine: «La cruauté et la brutalité de ces actes allégués de torture défient toute description.»
    En mars 2006, le Rapporteur des Nations Unies sur la torture Manfred Nowak, rapportait que ces pratiquants représentaient 66% des cas de torture pour lesquels il avait demandé à la Chine de s'expliquer.

    Dans son rapport de 2010, la CIFD notait que la torture des pratiquants de Falun Gong par l'État chinois demeurait toujours largement répandue et que leur assassinat pour leurs organes a été documenté dans l'ouvrage de 2009, Bloody Harvest, écrit par deux nominés au prix Nobel de la paix David Kilgour et David Matas.

    La Chine et les relations internationales
    Concernant l’implication de la Chine dans l’économie mondiale, Le Monde écrit dans son article «En Chine, plus de croissance et toujours moins de libertés» qu’en décernant le prix Nobel de la Paix à un dissident chinois, le comité a interpellé «le monde occidental et l'incite à se démarquer d'une idée dangereuse qui a fait son chemin depuis le massacre de Tiananmen, en 1989: le développement économique conduira tout naturellement la Chine à la démocratie.»

     

    Deuxième puissance mondiale et véritable atelier du monde, le gouvernement chinois a en effet basé sa croissance sur la répression des droits humains et des droits sociaux. D’après l’article « Pour le plus grand bonheur des petits et des grands » paru dans le journal La Grande Epoque l’arme secrète que le Parti communiste chinois utilise pour dominer le commerce mondial est le travail d’esclave. Les prisons et les camps de travaux forcés des autorités chinoises abritent d’énormes usines qui fabriquent des produits pour l’export. Dans d’autres entreprises, «les ouvriers payés 67 euros par mois, peuvent travailler jusqu’à seize heures par jour ».C’est dans ce contexte de crise économique mondiale que Paris a répété ces derniers mois «sans Pékin il n’y a pas de solution». C’est par la porte étroite de la réévaluation du yuan que le président Nicolas Sarkozy et la gouvernance du G20 veulent avancer avec la Chine. En effet, les pays occidentaux, pénalisés dans leurs exportations par un yuan trop faible, veulent faire pression sur la Chine pour qu’elle apprécie sa monnaie, sans braquer un partenaire avec lequel des contrats de milliards d’euros sont en perspective. L'Europe, à l'instar des États-Unis envisagent d’ailleurs des mesures de rétorsion commerciales, soupçonnant Pékin de faire de la dévaluation compétitive en maintenant sa monnaie à un niveau artificiellement bas pour doper les exportations et la croissance chinoises.


    Pour finir le tour complet du contexte de cette rencontre France-Chine, James Zimmerman, expert de la Chine, Amnesty International signalait l’assistance du régime chinois aux dictatures mondiales telles que la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran ou encore le Vietnam: «Le danger est qu’ils forment ce que vous pouvez appeler le bloc des "non droits de l’Homme". Ils ont des alliances diplomatiques avec des pays comme la Birmanie, la Corée du Nord et plusieurs pays d’Afrique. S’ils jouent ce rôle diplomatique qui permet à ces pays de violer les droits de l’Homme avec impunité, ce sera très mauvais, non seulement pour les Chinois mais pour les peuples dans de nombreuses parties du monde, en particulier en Afrique et en Asie.»


    Cette rencontre diplomatique entre Nicolas Sarkozy et Hu Jintao, en France, pays des droits de l’homme, pourra peut-être sensibiliser en tout cas informer les Français sur la position très délicate de la Chine dans l’échiquier mondial et la place des pays occidentaux dans l’histoire.



    (1) Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa est une méthode bouddhiste de méditation et d’exercices, dont les enseignements soulignent l’importance de vivre selon les trois principes d’authenticité, de compassion et de tolérance. Prenant son origine en Chine dans les années 90, le Falun Gong est aujourd’hui pratiqué dans une centaine de pays. Le gouvernement chinois ayant évalué que 100 millions de gens en Chine pratiquaient le Falun Gong, en juillet 1999, le Parti communiste chinois a lancé une violente campagne à l’échelle nationale pour "éradiquer" cette pratique bouddhiste.

    Le Centre d’Information du Falun Dafa peut documenter 3.413 décès sous les persécutions aux mains des autorités et plus de 44.000 cas de torture, chiffres très inférieurs à la réalité dans le contexte de contrôle de l'information qui règne sous le régime communiste. Des millions sont toujours détenus ou envoyés dans des camps de travaux forcés où ils sont utilisés comme "banque d'organes" dans le cadre d'un vaste trafic d'humains organisé par les autorités communistes (voir article de L'Express).

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Nicolas-Sarkozy-rencontre-Hu-Jintao-avant-le-G20.html

  • Un déficit de valeurs

    Du 4 au 6 novembre le chef d’état chinois Hu Jintao rencontrera le président français Nicolas Sarkozy. En perspective le rapprochement des deux pays et la signature de contrats avec les entreprises françaises. Mais la Chine a pourtant construit son développement économique sur la violation des droits de l’homme et le non respect des règles internationales. Après des années de silences au nom des intérêts économiques, qu’en est-il aujourd’hui de la relation franco-chinoise?

    Qu’en est-il des relations économiques avec la Chine ? Réponse : Toutes les grandes entreprises françaises ont délocalisé leur production en Asie où payée 2 dollars par jour, une main d’œuvre appauvrie et surexploitée permet de faire des profits énormes. L’économie française ne s’en est pourtant pas améliorée. Au contraire cela a amené la perte des emplois et la perte des savoirs.

    Est-ce que les relations France-Chine ont permis à la Chine d’aller vers un système plus démocratique avec plus de libertés? Réponse : Le peuple chinois est cadenassé par la menace de la prison à la moindre expression contre le pouvoir et subit une propagande d’état incessante dans tous les médias, services et institutions.

    Est-ce que la situation des droits de l’homme s’est améliorée en Chine ? Plus de la moitié de la population carcérale sont des prisonniers de conscience, qui sont torturés et subissent des lavages de cerveaux brutaux pour les faire rentrer dans le rang du parti communiste chinois.

    Et derrière les mots du président chinois décrivant les relations souhaitées avec la France, la propagande communiste incessante et à peine dissimulée. Avec les récentes grèves montrant le mécontentement des français, il semble que le peuple français a besoin maintenant de valeurs fortes qui vont au-delà de l’illusion des intérêts économiques. En recevant amicalement le chef du plus grand pays violant les droits de l’homme et la liberté de conscience, quel message le gouvernement français veut il encore donner à la France ?

    Réponse : Le règne de l’argent sur les droits et le respect de la vie humaine.

    Mais ce règne est illusion et malgré les contrats pharamineux que les entreprises françaises passent avec la Chine, quelles sont les bénéfices pour les français ? Un déficit de valeurs, la pire des pertes.

  • Une proposition de Loi en France pour réglementer la transplantation d'organes à l'étranger

    Le mardi 19 octobre s’est tenue à l’Assemblée Nationale une conférence de presse intitulée «Comment lutter contre le tourisme de transplantation d’organes» organisée par Valérie Boyer Députée des Bouches du Rhône, adjointe au Maire de Marseille  et Secrétaire nationale UMP chargée des questions de Santé. A ses côtés parmi d’autres, David Kilgour avocat et ex-secrétaire d’état pour l’Asie du Canada et Maître David Matas, avocat international des droits de l’homme venus spécialement du Canada à cet effet.  A cette occasion la Députée des Bouches du Rhône a présenté cette proposition de Loi visant à lutter contre le tourisme de transplantation d'organes et cosignée par 58 députés.

    Kilgour Matas Boyer.jpg

    Paris, le 19 octobre 2010 - (De gauche à droite). David Matas, avocat international, Valérie Boyer Députée des Bouches du Rhône à l'origine de la proposition de Loi contre le tourisme de transplantation d'organes et David Kilgour, avocat et ancien secretaire d'Etat Asie Pacifique au Canada. (Credit de photo: Zhang Yue Epoch Times)


    Comment lutter contre le tourisme de transplantation d’organe?

    En 2004, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé les Etats membres à  «prendre des mesures pour que les groupes de personnes les plus pauvres et les plus vulnérables soient protégés du tourisme de transplantation et de la vente de leurs organes». Lors de la conférence à Madrid le 24 mars 2010, le sujet du don d’organe volontaire et gratuit a été largement abordé par les pays membres, pointant du doigt les pays ne respectant ces droits tel que la Chine, le Pakistan ou la Colombie. Le 19 mai 2010, c’est le Parlement Européen qui concrétisait cette initiative en votant à la grande majorité une résolution législative réglementant les normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation ainsi qu’un plan d'action sur le don et la transplantation d'organes visant à  renforcer de la coopération entre les États membres.

    Ce 19 octobre 2010, c’est au tour de la France de proposer une telle réglementation pour le territoire français. La Députée UMP Valérie Boyer  a en effet déposé le 16 septembre 2010 une proposition de loi (1) cosignée par 58 de ses collègues visant à lutter contre le tourisme de transplantation d'organes. Selon la Députée « il n’y a en France aucune procédure d’alerte pour identifier ces crimes et ces délits qui sont commis à l’étranger ».  Avec ce texte de Loi la Députée souhaite comme l’a fait la loi israélienne et la proposition de loi canadienne, que l’on modifie les lois actuelles pour lutter contre ce tourisme de transplantation en organisant des alertes et des vérifications par les médecins, de ces greffes qui sont faites  à l’étranger. Il apparaît dans cette proposition de Loi que des dérives inacceptables sont apparues, notamment en citant  «le sort tragique des pratiquants du Falun Gong en Chine» dont les organes sont obtenus sur des donneurs vivants contre leur volonté et sous la menace. « En effet, plusieurs enquêtes(2) ont mis à jour l’existence d’un réseau de trafic d’organes prélevés sur les membres de cette communauté dont la persécution perdure depuis de nombreuses années. » (1).

    Lutter contre le tourisme français des greffes d’organes en Chine

    Avec plus 340 camps de travaux forcés non soumis au système judiciaire, la Chine emprisonne 300.000 criminels présumés par camps et des «ennemis d’Etat» sans s’embarrasser de procédures légales. Parmi ces prisonniers on trouve en masse des membres du mouvement bouddhiste Falun Gong. Ils représenteraient, selon un rapport du gouvernement américain de 2007, la moitié de la population carcérale chinoise.

    Dans leur enquête « Prélèvements Meurtriers » (2), David Kilgour et David Matas ont réuni 52 preuves qui convergent toutes vers la même conclusion: en Chine, l’armée et les hôpitaux militaires, parfaitement organisés sous l’autorité du parti communiste, exécutent des membres du Falun Gong pour profiter de leurs organes dans le cadre d’un commerce «très lucratif».

    Dans ce contexte, David Matas, avocat international des droits humains basé au Canada, a pris la parole en indiquant «qu’il faudrait que tout citoyen ou résident français qui obtient une greffe d'organe à l'étranger  fournisse à l'Agence française biomédicale un certificat attestant le don à titre gratuit de l‘organe et que tout médecin qui examine un patient transplanté signale l'identité du patient à l'agence». Selon lui la Chine a été et reste un centre majeur d'abus dans ce domaine. Il a expliqué que contrairement au système pénal du Canada, si un ressortissant français commet un meurtre à l'extérieur de la France, le ressortissant peut être poursuivi pour ce meurtre en France, ce qui n’est pas une moindre conséquence pour des patients français transplantés illégalement.

    A son tour David Kilgour, avocat et ex-secrétaire d’état pour l’Asie du Canada, a pris la parole en rappelant que ce commerce d’organes en Chine sur les pratiquants de Falun Gong était à qualifier de crime contre l’humanité. Il a rappelé également qu’il fallait bien comprendre la situation actuelle en Chine, en prenant  pour exemple, Liu Xiaobo, premier chinois à avoir obtenu le prix Nobel de la Paix, et emprisonné actuellement pour onze ans pour avoir commis comme seul crime de demander la démocratie et l’Etat de droit pour ses compatriotes chinois.

    Concernant la pratique des prélèvements d’organes forcés, il a expliqué que les pratiquants de Falun Gong aujourd’hui représentent environ les deux tiers des victimes de torture et sur 340 camps de rééducation par le travail en Chine, ayant chacun une capacité de 300 000 personnes, plus de la moitié des prisonniers sont des pratiquants de Falun Gong dont certains sont tués pour leurs organes. Selon les recherches réalisées par David Matas et David Kilgour, des milliers de pratiquants ont été tués depuis 2001 pour alimenter un trafic d’organes destiné à des patients chinois et étrangers. Ils en en sont arrivés à la conclusion que l’on ne pouvait expliquer la provenance des 41 500 greffes qui avaient été réalisées entre 2000 et 2005 que par le prélèvement sur des pratiquants de Falun Gong.  Invité le matin même sur le plateau de l’émission « Le Magazine de la Santé » sur France 5, Mr Kilgour révélait qu’en moyenne quatre hommes ou femmes sains étaient tués pour la réussite de la transplantation d’un seul organe sur un patient. Les prix colossaux de ces organes vont par exemple de 96 000 € pour un cœur à 170 000 € pour un poumon, sommes redistribuées aux médecins, militaires, hôpitaux, fonctionnaires ayant autorisés ce commerce d’organes.

    En concluant qu’«il y a eu et continue d’y avoir aujourd'hui des prélèvements d'organes à grande échelle sur des pratiquants de Falun Gong non consentants. Leurs organes vitaux, notamment le cœur, les reins, le foie et les cornées ont été prélevés de leur vivant sans leur consentement et vendus à prix très élevés, parfois à des étrangers qui normalement doivent attendre très longtemps des donneurs volontaires dans leur pays d’origine. »

    C’est dans ce contexte que la Députée Valérie Boyer a déposé le 16 septembre dernier, une proposition de loi visant à renforcer le système de surveillance et de traçabilité des transplantations, à l’image de ce qui a été fait avec succès au Canada en 2008.


    (1)    Proposition de Loi visant à lutter contre le tourisme de transplantation d’organes :
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2797.asp

    (2)    Enquête internationale sur les prélèvements d’organes à grande échelle sur les pratiquants de Falun Gong en Chine
    http://organharvestinvestigation.net/

    Voir aussi :
    Ils tuent pour des organes, mais chut! ça nous arrange
    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ils-tuent-pour-des-organes-mais-chut-ca-nous-arrange.html

    Le Parlement Européen s'attaque au trafic d’organes
    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Le-Parlement-Europeen-sattaque-au-trafic-dorganes.html


    Etaient également présents à cette conférence :


    Pr Jacob LAVEE, chirurgien cardiaque et Président de la Société Israélienne de transplantation,

    Ali BENMAKHLOUF, professeur des universités de Nice Sophia Antipolis et membre du comité consultatif national d'éthique,

    Philippe GOSSELIN, Député de la Manche et Président Grande cause nationale sur le don de vie 2009,

    Françoise HOSTALIER, Député du Nord,

    Pr Francis NAVARRO, Chef du service de chirurgie et de transplantation CHU Montpellier France, n’ayant pas pu se joindre à la conférence à cause des grèves de transport.

    Tiré de La Grande Epoque:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Un-projet-de-Loi-en-France-pour-reglementer-la-transplantation-dorganes-a-letranger.html

  • Relations France-Chine: légion d'honneur?

    Un criminologue pro-peine de mort, le grand censeur de la presse chinoise, le roi du jeu de Macao, milliardaire et mafieux notoire, c'est le tableau de chasse, très incomplet, des élites chinoises décorées par la France ces dernières années. Autant de médailles douteuses délivrées sur fond d'une réconciliation franco-chinoise sans conditions.
    Chaque jour qui passe, la France et son éminent président prennent pleinement la mesure de l’honorabilité des élites chinoises. Jumelé avec le parti de Mao depuis octobre 2009, l’UMP avait montré la voie en devenant parti-frère avec le Parti Communiste Chinois à l’occasion d’une visite de Xavier Bertrand, qui à l’époque avait signé  un protocole pour «une meilleure compréhension, une meilleure connaissance et beaucoup plus d'échanges» entre les deux formations politiques. Une façon de rattraper l'incident de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï Lama en début d'année.

    Mais l’UMP et l’exécutif le savent, il n’y a que des preuves d’amour. Et quelques marques d’amitié ne suffiront pas à ranimer la flamme des contrats entre Pékin et Paris. Les remises de médailles font partie de ce processus de reconquête. Les officiels français épinglent à tout va, presque les yeux fermés.

    Limite si l’ambassade de France à Pékin n’est pas devenue une usine à décorer. On ne regarde ni à la dépense, ni le détail des CV des futurs épinglés. A leur décharge, les conseillers de l’ambassade maîtrisent de moins en moins la langue de Confucius et dans certains services, les Français en mesure de valider ce qui sort de l'ambassade en chinois sont de moins en moins nombreux.

    La légion d'honneur au grand censeur de la presse chinoise

    Ainsi, comme l’avait signalé Marianne2.fr, en février 2010, le criminologue et proche de Nicolas Sarkozy Alain Bauer avait fait le déplacement à Pékin pour remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur à l’un de ses collègues, Monsieur He Bingsong, directeur du Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé, accessoirement farouche défenseur de la peine de mort dans son pays. Rien que de très banal en Chine, mais de là à lui mettre le hochet à la boutonnière…Presque une tradition à l’ambassade de France.

    Dans son livre Les Diplomates, le journaliste Franck Renaud rapporte une anecdote datant du 3 avril 2007 : « Ce jour là, Hervé Ladsous, actuel ambassadeur en poste à pékin remet la légion d’honneur à un officiel chinois, M. Long Xinmin. Pas n’importe qui : alors membre suppléant du comité central du Parti Communiste, l’homme dirige depuis fin 2005 l’Administration générale de la presse et de l’édition, trente cinq ans après avoir débuté comme reporter à la Radio de Pékin. A ce titre, c’est lui qui « gère » la censure et transmet les consignes des autorités  aux journaux. C’est encore lui qui peut fermer un titre ayant déplu ». Franck renaud raconte que l’ambassadeur ne manquera pas de souligner l’importance d’une information plurielle et fiable dans un état de droit. Il n’empêche, cette remise de distinction gêne. Après la révélation de cette décoration par le site aujourdhuilachine.com , l’information disparaîtra du site de l’ambassade. La légion d’honneur, ça pardonne pas, chantait Brassens.

    Le parrain des jeux de Macao, Grand commandeur

    Mais les décorations de personnages douteux ne datent pas d’hier.Ainsi le 15 décembre 2004, un certain Stanley Ho était élevé au rang de Commandeur de la Légion d’honneur. Information confirmée par l’Ambassade de Chine. Peu connu dans nos contrées, Stanley Ho n’est pas n’importe qui: c'est le magnat des casinos de Macao. Classé 86ème plus grosse fortune mondiale en 2006 par Forbes. Crise oblige, il a dégringolé en 2009 à la 701ème mais s’est déjà refait une petite santé en 2010 dans les paris en ligne en remontant à la  488ème place avec une fortune estimée à 2 milliards de dollars.

    On se doute que dans le milieu des casinos, gravitent peu d’enfants de chœur, mais celui que l’on surnomme le « roi du jeu » serait au mieux avec les triades chinoises, notamment la « 14K », la plus puissante d’entre elles. Il aurait aussi des relations douteuses en Corée du Nord, où il fait également tourner des casinos… C'est du moins ce qu'affirmait le rapport d'une administration américaine rendu public en avril 2010.

    Pourquoi lui remettre le « fatal insigne » ? En Chine, Stanley Ho est une institution. « Au mieux avec les autorités de Pékin », selon Arnaud de la Grange, correspondant du Figaro en Chine. Depuis 2008, il est d'ailleurs membre de la CCPPC (Conférence consultative politique du peuple chinois). En 2007, il a déboursé 8,8 millions de dollars pour acquérir une tête de cheval, l'une des fameuses pièces pillées au Palais d'Été de Pékin en 1860 par les troupes franco-britanniques et qui ont fait tant parler d'elles lors de la vente de la collection Bergé Yves Saint Laurent. Avant de l'offrir à la Chine, qui a salué un « geste patriotique ».

    La longue marche vers la réconciliation

    Plus récemment, en avril 2009, c’est sa fille Pansy Ho, qui s’est vue remettre les insignes de Chevalier de l’Ordre National du Mérite par Dominique Bussereau himself. Elle joue, selon le site du consulat,  « depuis de nombreuses années, un rôle important dans les relations entre la France, Hong-Kong et Macao ». Pas uniquement.

    Héritière de son père, l'ambitieuse Pansy Ho a ouvert en 2008 le MGM Grand Macau Casino en partenariat avec le géant américain des casinos MGM. Mais en avril dernier, MGM était sommé par les autorités du New Jersey de renoncer à un partenariat avec Pansy Ho. Les enquêteurs du New Jersey, deuxième capitale du jeu, estiment que Pansy Ho est une femme de paille et que 90% des fonds qu'elle a apportés à la coentreprise l'ont en fait été par son père suspecté également d’être impliqué dans le blanchiment d'argent, la prostitution et de «permettre au crime organisé d'opérer et de prospérer dans l'enceinte de ses casinos». La France ne s’embarrasse pas de ces considérations et serait coutumière de ces décorations pas toujours très recommandables.

    Instaurer un dialogue ininterrompu, pragmatique, avec des états qui bafouent les droits de l’homme est une chose, rendre les honneurs à des parrains du jeu, mafieux notoires en est une autre.
    Un criminologue favorable à la peine de mort ,le grand censeur de la presse chinoise, et des parrains du jeu, une « légion du déshonneur » qui montre à quel point la diplomatie française déjà décrite comme sino-béate a bien compris le message. Engagée dans une longue marche vers la réconciliation, elle a définitivement courbé l’échine face aux « élites » de l’empire du milieu et les menaces de sanctions commerciales régulièrement brandies par la nouvelle superpuissance chinoise. On se rappellera les mots de Jules Renard : « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière ».

     

    Tiré de: http://www.marianne2.fr/Relations-France-Chine-la-legion-du-deshonneur_a195809.html?com

     

  • Le communisme chinois à Paris

    La politique intérieure chinoise s'est invitée hier au tribunal correctionnel de Paris. Le 15 février dernier sous la tour Eiffel (7e), un jeune touriste chinois de 21 ans, Jia Yi Chao a violemment frappé à la tête un militant des droits de l'homme avec un pavé.

    « Il n'a pas accepté que je dénonce le communisme en Chine », explique M. Trang, la victime de 67 ans, arrivé en France en 1980 après avoir fui les Khmers rouges au Cambodge. Depuis 2005, des activistes tiennent des stands sur le parcours des touristes chinois, pour les informer sur les persécutions et les tortures que subissent les membres du mouvement traditionnel bouddhiste Falun Gong dans leur pays.

    Le jeune agresseur, dont le passeport avait été confisqué par la justice après son interpellation et sa mise sous contrôle judiciaire, ne s'est pas présenté à l'audience et semble avoir disparu de la circulation. Il a donc été condamné en son absence à huit mois de prison avec sursis et 1 000 € d'amende. Une expertise médicale devra évaluer et chiffrer le préjudice moral et physique de M. Trang, qui porte encore les marques de l'agression et qui s'est contenté de rappeler que « les persécutions en Chine sont bien pires » que ce qu'il a subi.

     

    Ecrit par Anthony Nataf 20minutes :

    http://www.20minutes.fr/article/387030/Paris-Le-communisme-chinois-a-Paris.php

  • Filippetti critique l'accord entre l'UMP et le Parti communiste chinois

    Après l'exécution du britannique Akmal Shaikh en Chine, Aurélie Filippetti demande à l'UMP de dénoncer son accord de partenariat avec le Parti communiste chinois.

     

    Aurelie Filippetti.jpg

     

    La députée PS de Moselle Aurélie Filippetti (AFP)

    La députée PS Aurélie Filippetti demande à l'UMP "de dénoncer officiellement" son "accord de partenariat avec le Parti communiste chinois" après l'exécution en Chine d'un Britannique, condamné à mort pour trafic de drogue mais présenté comme déficient mental par ses proches.

    Condamner officiellement


    Dans un communiqué publié mardi 29 décembre, l'élue de Moselle déclare : "Je demande à l'UMP de dénoncer officiellement l'accord de partenariat qu'il a signé avec la Parti Communiste chinois le 22 octobre". Elle ajoute "la réal politique, les accords commerciaux et diplomatiques ne justifient d'aucune façon que l'on tolère des manquements aussi élémentaires aux droits de l'Homme. Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand doivent condamner officiellement la dictature chinoise et ne plus coopérer avec elle à moins qu'ils privilégient la voie de la complicité".

    1.700 exécutions


    Malgré d'ultimes appels à la clémence, la Chine a procédé à l'exécution par injection létale du ressortissant britannique, Akmal Shaikh, 53 ans. "Cette décision inhumaine doit interpeller tous les états démocratiques dans leurs relations avec Pékin, qui selon Amnesty International, a procédé à plus de 1.700 exécutions sur les 2.400 enregistrées dans le monde l'an dernier", poursuit Aurélie Filippetti, membre du bureau national du PS.

    Remous dans la majorité


    L'accord de partenariat entre l'UMP et le PCC, signé le 22 octobre à Pékin par le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand, avait suscité des remous au sein même de la majorité. Le président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée, Lionnel Luca, dénonçait un "accord indécent" et regrettait un "affichage politique avec un des derniers partis totalitaires".
    Le patron de l'UMP avait pour sa part justifié sa démarche en affirmant que le mémorandum signé avec le PCC n'était en rien "un alignement sur ses positions".

     

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20091229.OBS2015/filippetti_critique_laccord_entre_lump_et_le_parti_comm.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu