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yang jiechi

  • Pékin dénonce l'intervention militaire en Libye

    chinamfa_lybie.jpgQue ce soit par l'entremise d'appels aux chefs des gouvernements étrangers, par des grands titres dans les médias officiels ou des sections spéciales sur ses sites Internet, le Parti communiste chinois (PCC) a lancé une offensive diplomatique et médiatique contre l'intervention occidentale en Libye. Le PCC qualifie l'intervention militaire de jeu de pouvoir géopolitique violant la souveraineté, qui doit cesser immédiatement. Certains voient dans cette soudaine démarche le prolongement des tentatives du PCC de discréditer les soulèvements actuels au Moyen-Orient tout en protégeant ses intérêts substantiels en Libye.

    Une dépêche de l'agence officielle Xinhua le 25 mars indiquait que Yang Jiechi, ministre des Affaires étrangères chinois, a contacté son homologue allemand, Guido Westerwelle, pour lui signaler que «toutes les parties impliquées devaient cesser les hostilités immédiatement». Yang était «profondément préoccupé» par les pertes civiles, selon l'agence. Xinhua ainsi que d'autres médias officiels, comme le Quotidien du peuple, focalisent sur les problèmes qui sont, selon eux, causés par l'opposition à Kadhafi.

    «Le gouvernement chinois commence à adopter sa position typique de “plus blanc que neige”», observe Richard Fisher, chercheur sur les questions militaires asiatiques à l'International Assessment and Strategy Center. «Si la Libye est renversée, et particulièrement si quelque chose de pluraliste en émerge, alors ce sera une catastrophe majeure pour le Parti», a commenté M. Fisher en entrevue.

    Cela deviendrait un autre exemple où une révolte populaire amène du changement et démontrerait que «si les Chinois ne veulent vraiment plus du Parti alors eux aussi, avec assez de force, peuvent s’en débarrasser», affirme-t-il. Le Quotidien du peuple a écrit dans un article que les récents soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ne sont que des mauvaises nouvelles. Plutôt que de les qualifier de soulèvements contre la dictature, ce sont plutôt de «l'instabilité politique et des troubles sociaux».

    L'article conclut en disant que les Chinois devraient chérir «leur harmonie et leur stabilité» actuelles, selon une traduction publiée par Chinascope. «Chacun d'entre nous devrait faire de son mieux, atteindre un plus grand développement sous cette stabilité et récolter continuellement les fruits heureux [du labeur] durant notre développement.»

    Mais ces déclarations, comme celle au sujet d'une préoccupation pour les civils, sont trompeuses, selon Zhang Kaichen, un ex-responsable de la propagande à Shenyang, en Chine, qui a fait défection aux États-Unis. Il dit connaître les rouages de ces campagnes.

    «C'est hautement hypocrite», affirme M. Zhang en entrevue. «Lorsque Kadhafi utilisait ses avions et ses bombes pour attaquer sa population, le Parti n'a pas protesté.» Mais, lorsque l'Occident utilise la force contre un dictateur, le régime réagit, souligne-t-il.

    «Peuvent-ils déclaré “nous sommes tout simplement une dictature et soutenons les dictateurs”? Non. Ainsi, ils concoctent cette bouillie pour chats au sujet d'une certaine préoccupation pour la vie», assène M. Zhang.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Pekin-denonce-lintervention-militaire-en-Libye.html

  • L’avocat Gao Zhisheng est emprisonné pour «subversion», indique Pékin

    L'avocat chinois Gao Zhisheng
    L'avocat chinois Gao Zhisheng

    Avocat défenseur des droits de l’homme, Gao Zhisheng a été condamné à la prison pour subversion selon Yang Jiechi, ministre chinois des Affaires étrangères.

    M. Yang n’a pas élaboré sur les prétendus crimes pour lesquels Gao a été accusé ni sur la durée de sa condamnation, selon l'Associated Press (AP). Il n'était pas clair non plus s’il se référait à une sentence de cinq ans octroyée à Gao en 2006 et qui devait avoir été suspendue, ou à une nouvelle.

    Lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire britannique des Affaires étrangères, David Miliband, Yang Jiechi a affirmé, selon l'AP : «Gao Zhisheng a été condamné pour avoir commis le crime de subversion contre l’État.»

    Le ministre chinois des Affaires étrangères a aussi affirmé que Gao n’a pas été torturé, ce qui s'oppose aux témoignages de Gao, lui-même, et aux points de vue de nombreux experts légaux chinois qui se sont intéressés au cas.

    Gao est bien connu pour la longue durée de sa disparition causée par l’État, de ses récits de torture subie aux mains des forces de sécurité chinoise ainsi que du silence officiel inhabituel entourant son sort.

    La dernière disparition de Gao a duré plus d’un an. La déclaration de Yang Jiechi est la quatrième provenant des autorités au sujet de son statut. Les précédentes ont été que Gao était «là où il devrait être», puis qu’il était «porté disparu» tandis qu’il faisait une promenade, ensuite qu’il avait été embauché dans la province éloignée du Xinjiang dans l’Ouest (sa famille doutait de l’authenticité de cette déclaration), et maintenant on dit qu’il est condamné à la prison.

    Ayant été désigné l’un des dix «meilleurs avocats» en Chine par le ministre chinois de la Justice dans le passé, Gao a subi les foudres du Parti communiste après avoir dénoncé la persécution du Falun Gong.

    À la suite de sa propre enquête sur la persécution des pratiquants de Falun Gong, Gao a commencé à écrire des lettres aux dirigeants communistes leur demandant de mettre fin à la brutalité. Il a d'abord été talonné par les agents du Bureau de la sécurité publique, pour finalement être kidnappé et torturé. Ses récits de torture incluent des brûlures aux yeux avec des cigarettes ainsi que l’électrocution et le perçage avec des cure-dents de ses parties génitales.

    Il a raconté que les geôliers lui ont confié qu’ils utilisaient sur lui les mêmes techniques qu’ils avaient perfectionnées sur les pratiquants de Falun Gong dont il s’était porté défenseur.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lavocat-Gao-Zhisheng-est-emprisonne-pour-subversion-indique-Pekin.html

  • Le silence de Pékin sur l'Iran pourrait cacher de l'embarras

    PEKIN - Les silences diplomatiques de la Chine en disent parfois long. Or, depuis qu'un consensus s'esquisse parmi les autres grandes puissances pour sanctionner l'intensification des activités nucléaires sensibles de l'Iran, Pékin reste muet

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    Plate-forme pétrolière iranienne dans la mer caspienne. La Chine, qui importe une bonne part de son pétrole d'Iran et entretient avec lui des liens commerciaux étroits, est restée muette depuis qu'un consensus s'esquisse parmi les autres grandes puissances pour sanctionner l'intensification des activités nucléaires sensibles de l'Iran

    Il y a peu encore, la Chine, qui importe une bonne part de son pétrole d'Iran et entretient avec lui des liens commerciaux étroits, n'hésitait pas à marteler que punir Téhéran n'était pas la bonne méthode.

    La semaine dernière, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a une nouvelle fois prêché pour une solution diplomatique au bras de fer qui oppose la République islamique à ses six interlocuteurs internationaux - Etats-Unis, Russie, Chine, France, Allemagne et Grande-Bretagne.

    Mais il n'a soufflé mot d'un éventuel quatrième train de sanctions - souhaité par les Occidentaux, et auquel la Russie semble se résigner - au Conseil de sécurité des Nations unies, où Pékin dispose d'un droit de veto, comme les quatre autres membres permanents.

    Lors de deux points de presse successifs cette semaine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a évité d'évoquer la question directement. "Sur les sanctions, notre position est constante et claire", a-t-il dit jeudi.

    "Nous sommes désireux, avec le reste de la communauté internationale, de continuer à jouer un rôle constructif pour l'adoption d'une résolution sur la question nucléaire iranienne", a-t-il déclaré évasivement.

    VERS UNE ABSTENTION AU CONSEIL DE SECURITÉ ?

    "Le silence de la Chine signifie qu'elle n'est pas fermement opposée à une nouvelle résolution des Nations unies", interprète Yin Gang, expert du Proche-Orient à l'Académie des sciences sociales de Pékin, un cercle de réflexion officiel.

    "Etant donné le durcissement croissant de l'Iran sur cette question nucléaire, la Chine estime ne pas pouvoir faire obstacle à une forme de réponse internationale", ajoute cet analyste.

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a radicalisé son bras de fer avec la communauté internationale en annonçant le week-end dernier que son pays allait désormais enrichir de l'uranium à 20% et, ce jeudi, en avoir d'ores et déjà produit sur son site de Natanz.

    Longtemps réticente, elle aussi, à de nouvelles sanctions, la Russie a ces jours derniers multiplié les déclarations signifiant à l'Iran que sa patience avait des limites. Pour éviter l'isolement au sein des Six, la Chine pourrait donc être acculée à s'abstenir au Conseil de sécurité au lieu d'user de son droit de veto.

    Néanmoins, il est peu probable que Pékin consente à renforcer fortement les sanctions contre la République islamique, son troisième fournisseur de pétrole après l'Angola et l'Arabie saoudite, estime Jin Liangxiang, spécialiste du Moyen-Orient à l'Institut d'études internationales de Shanghai.

    DES NÉGOCIATIONS LONGUES ET DURES

    Certains diplomates occidentaux prônent des sanctions contre Téhéran dans le domaine de l'énergie mais frapper les exportations de l'Iran reviendrait aussi à sanctionner la Chine. Celle-ci "ne l'accepterait certainement pas", souligne jeudi Wang Feng, chercheur à l'Académie des sciences sociales, dans les colonnes du quotidien Global Times.

    Pékin cherchera à édulcorer au maximum les sanctions proposées par les puissances occidentales pour préserver ses relations économiques avec l'Iran, tout en maintenant un front international uni face au régime de Téhéran.

    "Je m'attends à des négociations très longues et très dures au Conseil de sécurité et une position conjointe de la communauté internationale n'est pas acquise d'avance", prédit Jin Liangxiang.

    En faisant quelques concessions aux Occidentaux, Pékin cherchera aussi à apaiser les tensions récemment apparues avec les Etats-Unis sur plusieurs sujets, dont les ventes d'armes américaines à Taiwan ou la prochaine visite à Washington du dalaï-lama.

    "La Chine sait que la question nucléaire est désormais une question mondiale, et il ne serait pas crédible de l'utiliser comme un pion dans un marchandage avec les Etats-Unis sur Taiwan. La Chine peut faire connaître sa colère mais elle ne liera pas les deux questions", estime Jin.

    Pékin doit enfin tenir compte des inquiétudes du monde arabe, et notamment de l'Arabie saoudite, son deuxième fournisseur de pétrole, face à la montée de l'influence iranienne dans le Golfe.

    Tiré de l’Express : http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-silence-de-pekin-sur-l-iran-pourrait-cacher-de-l-embarras_848391.html

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