Avertir le modérateur

xi

  • Le complot finalement évoqué dans les médias de Chine continentale

    Les intentions d’ex-dirigeants communistes de monter un coup d’État avaient été rapportées il y a trois ans par Epoch Times.

    Chine, complot, coup d'état, Bo Xilai, le Parrain, corruption, mafia, révolutionnaire, assassinat, crime, Xi, JinpingJusqu’à tout récemment, ce genre de propos se trouvait presque uniquement dans les médias chinois à l'étranger. Parmi les sinologues occidentaux, ces propos étaient souvent balayés du revers de la main. Mais voilà que d’importants sites Web chinois rapportent maintenant la nouvelle : avant d’être expulsés du Parti communiste, l’ex-chef de la sécurité intérieure et un membre du Politburo se sont rencontrés en secret pour parler de sédition.

    Les personnages impliqués – Zhou Yongkang, chef de la sécurité intérieure, et Bo Xilai, dirigeant de la mégalopole de Chongqing et fils d’un puissant dirigeant révolutionnaire – pourraient sortir tout droit des films Le Parrain à la sauce chinoise.

    Zhou, qui a grimpé les échelons dans l’industrie pétrochimique étatisée, dirigeait un empire sécuritaire avec un budget d’environ 120 milliards de dollars, soit plus important que celui des forces armées.

    Sous sa responsabilité se trouvait la Police populaire armée, ayant la taille d’une véritable armée avec un million d’hommes. Il contrôlait également les agences de sécurité, que ce soit la police politique secrète ou les espions, ainsi que les tribunaux, les prisons, la police régulière, les camps de travail et plus encore.

    Bo Xilai est le fils du sbire révolutionnaire maoïste Bo Yibo et fait donc partie de la «noblesse rouge». Ses ambitions politiques étaient sans borne. Il organisait des rassemblements et imposait des politiques sociales de style maoïste à Chongqing, une ville de 30 millions d’habitants, et ne cachait pas qu’il visait un poste très important au sein du Parti – peut-être le plus important.

    Pourquoi Zhou et Bo tenaient-ils des discussions secrètes durant la période sensible avant la transition politique générationnelle du Parti communiste qui devait survenir à la fin 2012?

    Faire un «grand coup»

    Ils voulaient faire un «grand coup», selon un article paru dans le Phoenix Weekly, un magazine politique publié à Hong Kong. Il n’est pas rare que les reportages politiques de Hong Kong soient utilisés par les dirigeants du Parti pour guider l’opinion publique ou pour diffuser des nouvelles qui favorisent leur programme politique.

    Par la suite, c’est souvent un indice de leur utilité politique si ces articles sont republiés ou s’ils circulent sur les portails chinois. Dans ce cas-ci, des portails comme Hexun et Sina ont republié la nouvelle sans aucune censure. Très rapidement, la nouvelle s’est répandue à travers la Chine : Zhou Yongkang et Bo Xilai ont conspiré pour faire la promotion de leur propre forme d’idéologie néo-maoïste, visant à remplacer la structure de pouvoir actuelle du Parti.

    L’article du Phoenix Weekly affirme que Zhou a rencontré Bo à Chongqing, alors que Bo était toujours le secrétaire du Parti de la ville. «Selon des sources, le sujet principal de discussion était comment complètement réfuter la théorie de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping et son application», indique un sommaire de l’article sur Sina, un portail Web chinois populaire.

    «Les deux hommes croyaient que la théorie proposée par Mao dans ses dernières années – soit que le conflit le plus important dans la société chinoise est la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre le socialisme et le capitalisme – est encore exacte, et que la théorie de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping doit être révisée», poursuit l’article.

    Dans la théorie communiste chinoise, il s’agit d’une «lutte de ligne», soit une compétition féroce sur la bonne «ligne» de théorie à appliquer en Chine.

    Une lutte de ligne a également un autre nom en Chine : une lutte de pouvoir pour contrôler le Parti. «Le terme “lutte de ligne” est une autre façon de dire “coup d’État”», estime Shi Cangshan, spécialiste des affaires du Parti communiste établi à Washington, D.C. «Cela veut dire qu’ils appelaient à un changement de régime. C’est perçu de cette façon par les membres du Parti.»

    Opportuniste idéologique

    L’article du Phoenix affirme que Bo, fidèle à lui-même, devait aider Zhou à «accélérer les choses» (chong yi chong). Le sens de la phrase chinoise est que Bo serait le premier à mettre en avant l’idée que le programme de réformes de Deng Xiaoping a créé un lot obscur de problèmes, soit souvent les mêmes que ceux avancés par les critiques étrangères : la pollution extrême de l’environnement, la décadence morale, une structure politique lourdement corrompue, une paupérisation grandissante, etc. Les néo-maoïstes estiment que l’héritage de Deng Xiaoping est responsable de tous ces problèmes.

    Bo Xilai avait en fait déjà commencé à emprunter cette voie avec ses politiques sociales populistes à Chongqing.

    «Bo Xilai a vu ce sentiment maoïste-gauchiste grandir parmi des segments de l’intelligentsia du Parti et l’a coopté», explique Shi Cangshan. «Il a organisé des séances de chants maoïstes, comme durant la Révolution culturelle. Ses campagnes contre le crime organisé ressemblaient aux campagnes de confiscation des terres avant la révolution. Il soutenait les maoïstes-gauchistes et leurs sites Web, qui s’en prenaient ouvertement au premier ministre Wen Jiabao. Croyez-vous que cela pouvait être permis s’il n’y avait pas quelqu’un comme Zhou Yongkang pour les protéger?»

    Bo Xilai, bien entendu, était un opportuniste et non pas un vrai croyant. Lui et sa famille ont probablement détourné d’immenses sommes. «C’était seulement une manière de s’emparer du pouvoir», commente Shi Cangshan. «Zhou Yongkang et Bo Xilai voulaient renverser les bases du système actuel.»

    Observateurs dédaigneux

    Début 2012, le complot entre Bo Xilai et Zhou Yongkang – et d’autres hauts dirigeants du Parti – a commencé à s’éventer. La fuite de Wang Lijun, le chef de police et bras droit de Bo Xilai, vers le consulat américain de Chengdu en février a mis la puce à l’oreille aux autorités centrales.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/19/n3510772/le-complot-finalement-evoque-dans-les-medias-de-chine-continentale.htm

  • Une erreur d’orthographe coûteuse pour deux éditeurs chinois

    erreur d’orthographe, xi jinping, éditeurs chinois, Chine, Parti communiste chinois, Xi

    Deux rédacteurs d’un journal de la province du Fujian ont été récemment accusés d’avoir mal ortographié le nom de Xi Jinping, le dirigeant du Parti communiste chinois, ce qui a coûté des milliers de dollars à l’éditeur pour le rachat de ces journaux et a amené la suspension des rédacteurs.

    Radio Taiwan International a annoncé  que le journal, Xiamen’s West Strait Morning Post, avait utilisé un caractère erroné en écrivant le nom de Xi Jinping, Secrétaire général du Parti communiste chinois, dans le rapport sur la 26 ème réunion du Politburo.

    Comme l’erreur a été constatée après que l’édition soit partie à l’impression, plusieurs milliers d’exemplaires du journal avaient déjà été envoyés aux abonnés. Selon les informations de Want China Times de Taïwan, l’erreur a été corrigée pour les autres impressions, mais le journal a dû racheter plusieurs milliers d’exemplaires déjà imprimés à environ 50 yuans (6.23 euros) par exemplaire.

    Il y a presqu’un an, le Nanming Evening News avait mal orthographié le nom de Xi Jinping dans un article à la première page. Leur erreur avait été relevé trop tard et ne pouvait pas être corrigée. Ils avaientt été dans l’obligation de retirer toutes les copies de cette édition. Xi ne s’est pas prononcé sur cette faute d’orthographe, mais lorsque Wen Jiabao était Premier ministre en 2010, une faute similaire était apparue dans le média d’Etat, le Quotidien du Peuple. Bien que les utilisateurs d’Internet en effervescence étaient certains que 17 ou 18 rédacteurs et le personnel du journal seraient punis, le Want China Times rapporte que, selon l’ancien rédacteur en chef, lorsque Wen a appris cette erreur, il a appelé le journal pour s’assurer que personne ne soit sanctionnée. 

    Version en anglais: A Costly Typo for Two Chinese Editors

    Epoch Times est publié en 21 langues et dans 35 pays.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/8/n3508584.htm

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu