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  • Au Vietnam, les adeptes de Falungong sous pression

    Vietnam, Chine, droits, religion, Société, Falun Gong

    En pleine méditation, les adeptes du Falungong n'ont pas bronché lorsqu'un homme tatoué et torse-nu leur tapait sur la tête ou qu'une feuille de palmier bien sèche était passée sur leur visage. Au Vietnam, ils se disent habitués à un tel traitement. Les membres de ce mouvement spirituel inspiré du bouddhisme accusent le régime communiste d'avoir cédé à la pression de son puissant voisin chinois, où il est interdit depuis 1999. Et d'envoyer la police, ou des "malfrats" engagés pour l'occasion, pour les harceler, les agresser, les arrêter. Une situation mise en lumière par la condamnation en novembre de deux membres vietnamiens à deux et trois ans de prison pour avoir diffusé des émissions de radio vers la Chine.

    Avant et après le verdict, les pratiquants de Falungong avaient organisé devant l'ambassade chinoise des méditations collectives pour soutenir leurs camarades emprisonnés et dénoncé le traitement de leur groupe par Pékin.

    "Nous voulons la justice et les droits de l'Homme de la part des autorités chinoises", a expliqué à l'AFP Nguyen Doan Kien, adepte depuis 2008.

    "Nous voulons que le gouvernement chinois mette un terme à sa pression sur le gouvernement vietnamien, afin que nos étudiants soient relâchés".

    Les 86 millions de Vietnamiens sont majoritairement bouddhistes et le gouvernement assure respecter la liberté de religion. Mais les activités religieuses restent sous contrôle de l'Etat et plusieurs groupes, comme les catholiques ou des bouddhistes dissidents, se plaignent de mauvais traitements.

    Le Falungong, qui se développe au Vietnam depuis environ dix ans, a désormais entre 2.000 et 3.000 pratiquants, selon Kien. Le mouvement n'est pas reconnu mais le pouvoir assure qu'il n'est l'objet de répression. Leurs rassemblements sont empêchés "parce qu'ils violent l'ordre social et la sécurité", a indiqué Luong Thanh Nghi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    Les pratiquants se rassemblent régulièrement dans les parcs pour méditer et pratiquer des exercices physiques proches du Tai-chi. Ils ont également organisé des manifestations silencieuses devant les représentations chinoises. Comme le 24 novembre. Une quinzaine de personnes, la plupart portant de longs T-shirts jaunes frappés de slogans de Falungong, s'étaient assises dans un parc devant l'ambassade de Chine à Hanoï.

    Les jambes croisées, en silence et les yeux fermés, une main levée à la verticale juste en dessous de leur visage. En moins de vingt minutes, des agents en civil entraînaient l'un d'entre eux, le jetaient par terre et lui donnaient des coups de pied, tout en empêchant un journaliste de l'AFP de filmer la scène.

    Puis un homme torse-nu s'est accroupi auprès des pratiquants qui méditaient, et leur a donné des claques sur la tête, avant qu'une femme ne prenne le relais avec une feuille de palmier dure et sèche. Ce jour-là, "nous avons été moins battus", lâche Kien. "J'ai été battu plusieurs fois. Mais c'est notre habitude de ne pas riposter".

    "J'ai été arrêté sept ou huit fois" depuis 2009, pour quelques heures, raconte de son côté Pham Xuan Giao, 38 ans, venu de Ho Chi Minh-Ville (sud) pour soutenir les deux membres en prison.

    Ingénieur en mécanique et membre de Falungong depuis trois ans, il assure avoir été renvoyé d'un producteur de café étranger après une arrestation. "Je suspecte qu'ils aient subi des pressions de la police ou des autorités pour me virer".

    Carl Thayer, spécialiste du Vietnam basé en Australie, estime pour sa part qu'il est clair que "le Vietnam a succombé à la pression de la Chine". Le Falungong a été interdit par Pékin en 1999 après une manifestation silencieuse dans la capitale. Il a été l'an dernier qualifié de "secte qui s'oppose à l'homme, à la société et à la science".

    Au Vietnam, le ressentiment est fort contre les Chinois, qui ont occupé le pays pendant mille ans et à qui Hanoï dispute deux archipels en mer de Chine méridionale. Mais la Chine est aussi son premier partenaire commercial.

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111224.AFP2720/au-vietnam-les-adeptes-de-falungong-sous-pression.html

  • Deux journalistes radio condamnés pour "diffusion illégale" de programmes radios

    Chine, sound of hope, emprisonnement de journalistes au Vietnam, Vietnam, pressions chinoises sur le Vietnam, justice internationale, ournalistes radio citoyens,THe EPoch Times, Reporters sans frontière,Radio Era Baru en Indonésie, diplomatie chinoise ingérente  Reporters sans frontières est révoltée par la condamnation, le 10 novembre 2011, de Vu Duc Trung et de son beau-frère Le Van Thanh, tous deux journalistes radio citoyens, à trois et deux ans de prison ferme. Accusés de "diffusion illégale d’informations", ils ont été condamnés à l’issue d’un procès expéditif.

    "Cette condamnation est outrageuse et sévère. Nous avions mis en garde la Justice vietnamienne contre toute tentative d’utiliser abusivement la loi. La diffusion, sans licence, de programmes qui n’étaient ni en vietnamien ni à destination d’une audience vietnamienne, n’aurait pas dû être qualifiée autrement que de "délit administratif". Par ce verdict, les autorités ont montré qu’elles relayaient la colère de leurs homologues chinois, envers qui les critiques exprimées dans les programmes de la radio étaient dirigées", a déclaré Reporters sans frontières.

    "Nous appelons la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement vietnamien afin que Vu Duc Trung et Le Van Thanh soient immédiatement libérés, ainsi que tous les journalistes et blogueurs qui subissent actuellement le durcissement de la répression. Nous appelons également le Premier ministre, M. Nguyen Tan Dung, à considérer les demandes qui figurent dans la lettre que nous lui avons adressée en septembre dernier", a ajouté l’organisation.

    La Cour suprême du peuple a prononcé, le 10 novembre, la condamnation des deux journalistes, en vertu de l’article 226 du Code pénal, qui interdirait "la diffusion illégale d’informations sur les réseaux de télécommunication". Selon des témoignages relayés sur le site web du journal The Epoch Times, l’avocat des journalistes, Tran Dien Trien, a demandé à connaître les lois interdisant la diffusion de programmes vers la Chine, mais n’aurait reçu aucune réponse.

    En marge du procès, une trentaine de militants Falun Gong, groupe religieux auquel appartiennent les journalistes, venus manifester leur soutien à Vu Duc Trung et Le Van Thanh, ont été interpellés par la police et emportés dans un autobus.

    Vu Duc Trung et Le Van Thanh diffusaient depuis le 26 avril 2009 les programmes de la station The Sound of Hope Network, sur une distance de 800 kilomètres, depuis leur ferme dans la ville de Thach Loi, à l’est d’Hanoï.

    Le 5 avril dernier, Reporters sans frontières s’était dite inquiète de la possible influence du gouvernement chinois. Le 7 septembre, l’organisation avait également dénoncé la condamnation à six mois de prison, sous la pression de la diplomatie chinoise, du directeur de la station Radio Era Baru, basée en Indonésie et également liée au mouvement Falun Gong.

    Tiré de: http://fr.rsf.org/vietnam-nouvelle-traduction-deux-10-11-2011,41378.html

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