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tremblement de terre en chine

  • Des Tibétains victimes du tremblement de terre protestent contre la saisie de leurs terres

    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)
    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    Alors qu’ils tentent péniblement de se remettre du tremblement de terre qui a dévasté une grande partie de la région Autonome Tibétaine de Yushu le 14 avril, les Tibétains doivent faire face à une autre menace et défendre leurs biens contre les autorités qui veulent les confisquer au nom de la «reconstruction» de la région sinistrée.

    Le tremblement de terre qui a secoué la région de Yushu a transformé la ville de Jiegu en un tas de ruines. Près de 100.000 personnes ont été touchées par le séisme. L’agence de presse officielle Xinhua confirme que le Département d’État a approuvé un projet de reconstruction de la région –  mais celui-ci ne fait pas l’unanimité dans les populations locales.

    Un professeur de la ville de Jiegu a raconté à La Grande Époque que les fonctionnaires locaux ont envoyé une deuxième notification pour le plan de reconstruction le 14 juin, laquelle interdit aux habitants toute reconstruction de bâtiments. Les habitants ont répondu en protestant pendant plusieurs jours. Les autorités ont alors mobilisé la police armée et maintiennent depuis une présence dans les rues.

    Un habitant tibétain raconte que selon le plan de reconstruction, ils ne sont pas autorisés à reconstruire leurs propriétés parce que le gouvernement local a prévu de transformer la région dévastée en attraction touristique.

    «Nous avons perdu nos maisons, nous avons tout perdu. Le gouvernement ignore nos vrais besoins et fait comme il veut. Nous n’en resterons pas là», dit-il.

    Il a indiqué que des milliers de familles de la zone sinistrée se sont jointes à la protestation. Pendant plusieurs jours, des centaines d’entre eux sont allés tous les jours au quartier général du gouvernement régional pour protester contre ce qu’ils estiment être une expulsion pure et simple. «Nous voulons reconstruire nos maisons au même endroit. Cela ne nous dérange pas de le faire doucement, par nous-mêmes», exprime-t-il.

    Selon un autre habitant de Jiegu, le gouvernement ne leur a pas seulement interdit de reconstruire au même endroit, mais veut aussi les obliger à déménager en banlieue. «Le gouvernement va prendre la meilleure terre, alors que nous allons devoir déménager pour reconstruire nos maisons», s’inquiète un habitant.

    «Cela fait maintenant deux mois que la terre a tremblé et la plupart des victimes n’ont même pas une tente. Ils doivent vivre avec les autres. C’est un gros problème», explique un autre.

    La Grande Époque a appelé le gouvernement régional de Yushu. Un fonctionnaire a répondu que les Tibétains n’avaient pas d’objection à avoir concernant le plan de reconstruction et qu’ils n’avaient pas à protester.

    D’autres habitants ont raconté qu’un mois après le tremblement de terre, le 25 mai, ils avaient reçu la première notification de plan de reconstruction et ont été brisés par cette saisie. Plusieurs centaines ont protesté devant le gouvernement de Yushu.

    Un protestataire a dit que les soldats de la base militaire de Yushu étaient mobilisés pour supprimer les manifestations, ajoutant «certains d’entre nous ont été battus et arrêtés».

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Des-Tibetains-victimes-du-tremblement-de-terre-protestent-contre-la-saisie-de-leurs-terres.html

  • Aujourd'hui la Chine

    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)
    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)

    Les expropriés de Bijie

    Les autorités de la ville de Bijie dans la province de Guizhou ont commencé l’expropriation forcée de paysans, la saisie de leur terre et la destruction de leur domicile. Près d’un millier de soldats et policiers seraient déployés, comme cela a déjà été le cas dans le passé, pour soutenir les expropriations. Plusieurs personnes ont été blessées et hospitalisées. Des paysans seraient poursuivis par les autorités locales pour avoir écrit des lettres de pétition aux autorités nationales.

    Pour Liu Junchun, « non seulement cette lettre a été inefficace, mais maintenant ils disent que notre comportement est de `participer à une organisation contre-révolutionnaire’. Ils nous chassent partout ; c’est pourquoi nous nous sommes échappés ».

    Mme Wang Li, propriétaire, déclare : « Ils nous ont expropriés de notre terre et dit qu’ils paieraient 28 yuans par mètre carré. Même si nous n’étions pas d’accord sur la vente, nous y avons été forcés. Ils ont démoli notre maison, occupé notre terre et blessé des gens. Ma mère a réagi contre eux et en est morte. Ils ont arrêté et ont détenu mon mari, nous forçant à signer, parce que si nous ne faisions pas, ils ne le libéreraient pas. »

    Entre mai et octobre l’année dernière, et en janvier cette année, les autorités de Bijie ont envoyé des milliers d’hommes pour opérer aux expulsions et aux démolitions. Certains villageois ont à cette époque été arrêtés et n’ont toujours pas été libérés. Pour Wang Li, « les fonctionnaires les utilisent comme des otages pour forcer des familles à accepter de signer le document d’expropriation ».

    Un enquêteur sur le tremblement de terre du Sichuan détenu

    Un défenseur de l’environnement de Chengdu, dans la province de Sichuan a été détenu après que sa maison a été mise à sac par la police le 28 mars. D’après ses proches, il est accusé « d’incitation à la subversion du pouvoir d’Etat ». Avant son arrestation, Tan Zuoren enquêtait sur les bâtiments scolaires peu sûrs qui s’étaient effondrés pendant les tremblements de terre du Sichuan en mai 2008. De très nombreux écoliers ont péri dans ces tremblements de terre.

    Mme Wang Qinghua, l’épouse de Tang Zuoren, explique que le 28 mars la police est venue pour fouiller sa maison et que son mari a été emmené. « Maintenant tout est sens-dessus-dessous dans la maison après le passage de la police. J’ai été invitée à signer la notification de la détention. »

    En 2008, Tang Zuoren a inspecté les écoles effondrées après le tremblement de terre du Sichuan. Il a également enquêté sur les enfants décédés, sur la qualité de construction des bâtiments scolaires, sur la liste de noms des victimes. Pour sa femme « des patriotes se souciant des autres comme lui sont rares. Nous sommes patriotes, accusés d’un crime si grave et ne sommes pas même autorisés à nous voir ».

    Défenseur de l’environnement et ancien rédacteur-en-chef du magasine Culture, Tang Zuoren a par le passé déjà agi pour critiquer une usine chimique et avait soumis un article au gouvernement local intitulé Suggestions sur le projet pétrochimique Pengzhou à Chengdu.

    Écrit par Nouvelles des correspondants de la radio Son de l’Espoir
    12-04-2009
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