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totalitarisme

  • La révolution chinoise, ce cauchemar absolu

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    Le régime maoïste imposé par Mao Zedong et ses alliés, loin de libérer la Chine pour l'amener vers un socialisme utopique, plongea l'Empire du Milieu dans l'un des totalitarismes les plus impitoyables et sanglants du XXème siècle. Les historiens estiment qu'il fut responsable de dizaine de millions de morts. Frank Dikötter, historien néerlandais spécialiste de l'histoire chinoise, revient sur le fonctionnement de cette dictature implacable.


    Historien néerlandais spécialiste de la Chine moderne et professeur à l'Université de Hongkong, Dikötter est l'auteur de plusieurs livres bousculant notre vision de la Chine communiste. «The Tragedy of Liberation» (Bloomsbury), qui vient de paraître, est le deuxième volet d'un triptyque consacré à la République populaire sous Mao. Le précédent, «la Grande Famine de Mao», a reçu en 2011 le prestigieux prix Samuel-Johnson. Le prochain se penchera sur la Révolution culturelle.

    Le Nouvel Observateur: Votre précédent livre, «la Grande Famine de Mao», est le récit accablant de l'une des plus terribles catastrophes de l'histoire humaine: la famine déclenchée par Mao à la suite du Grand Bond en avant. Selon vos calculs, elle a coûté la vie à 45 millions de personnes. Dans votre dernier ouvrage, «la Tragédie de la libération. Une histoire de la révolution chinoise. 1945-1957», vous vous penchez sur la période précédente, celle de la prise du pouvoir par les communistes en 1949. Et, là encore, vous décrivez une décennie extrêmement sombre - contrairement aux idées reçues.

    Frank Dikötter Ces idées reçues sont encore très présentes. Les débuts de la République populaire continuent d'être loués comme un «âge d'or» au cours duquel le régime communiste aurait remis sur pied un pays à vau-l'eau et initié de merveilleuses réformes; c'est plus tard que les choses se seraient gâtées, avec la fuite dans l'utopie du Grand Bond en avant à la fin des années 1950, puis de la Révolution culturelle dans les années 1960.

    Or il suffit de se plonger dans les archives du PC chinois, accessibles depuis quelques années, pour comprendre à quel point cette image idyllique est fausse. Celles que j'ai consultées pour la période 1945-1957 montrent qu'au coeur de l'action de Mao et de ses amis on trouve une véritable politique de la violence - la violence extrême comme méthode de conquête du pouvoir, puis de consolidation d'un système totalitaire.

    Lire la suite sur: http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20140124.OBS3661/la-revolution-chinoise-ce-cauchemar-absolu.html

  • Un cinéaste chinois couvert d’honneurs ruiné par ses alliances

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    Accusé de violer la politique de l’enfant unique, le véritable crime de Zhang Yimou était de soutenir Jiang Zemin

    Un réalisateur de films chinois à succès impliqué dans la propagande d’un dictateur. Cela pourrait être le scénario d’un polar, pourtant il s’agit bien d’une histoire vraie. Zhang Yimou, comme les stars de l’industrie du divertissement en Chine semblait vivre au dessus des règles. Célèbre pour ses nombreuses conquêtes parmi de belles actrices, ces liaisons se terminaient parfois par un mariage et plusieurs enfants. Au dernier recensement, Zhang Yimou aurait engendré sept enfants de quatre femmes différentes.

    Dans la communauté cinématographique chinoise, le comportement de Zhang Yimou est considéré comme une indélicatesse, mais non comme une violation. Cependant, la semaine dernière la presse d’État chinoise a bel et bien commencé à commenter, proclamant avoir découvert que Zhang Yimou violait la stricte règle de l’enfant unique en vigueur en Chine. Pourtant cet événement semble être relié aux anciennes relations qu’entretenait le cinéaste avec l’aile dure du Parti.

    Ode au Totalitarisme

    Quand il entama sa carrière, Zhang Yimou semblait vouloir se tenir à l’écart de l’orthodoxie et des jeux de pouvoir du Parti Communiste Chinois. Son premier film, Le Sorgo Rouge, fut immédiatement acclamé comme l’œuvre d’un maître, et les critiques notèrent qu’il se situait, ainsi que ses deux films suivants, dans une Chine pré-communiste. Ceci et le fait que Zhang Yimou ne pouvait pas diffuser en Chine, le fit passer aux yeux de l’Occident comme un dissident.

    Cette image changea avec son film Héros en 2002. S’affichant comme un film d’arts martiaux réalisé dans un style visuel somptueux, l’œuvre faisait en réalité l’article de la soumission de l’individu à l’État. Quand Zhang Yimou trouva sa voix politique, ce fut pour être au service du totalitarisme.

    En 2006, il réalisa La Malédiction de la Fleur d’Or, pour partie film d’action et d’arts martiaux et pour autre mélodrame en costumes historiques. Situé dans les dernières années de la Dynastie Tang, le film prétend montrer la pourriture et la corruption présentes au sein de cette dynastie considérée historiquement comme le summum artistique, spirituel et culturel de la civilisation chinoise. Pour le public chinois, c’était une sérieuse incursion de la propagande dans le 7ième art, une tentative de discréditer ceux qui voient dans la culture traditionnelle et l’histoire chinoise le cœur de la vraie Chine.

    Lorsque Zhang Yimou fut choisi pour faire les films promotionnels pour la candidature olympique de Pékin, cela ne surprit personne. Il faisait alors partie de l’establishment culturel chinois, lequel était de mèche avec le Parti pour véhiculer les thèses communistes via le grand écran.

    La cérémonie d’ouverture qu’il produisit pour les J.O. de 2008 éblouit les audiences, de la même façon que les spectateurs furent éblouis par la qualité visuelle de Héros. Mais l’œil plus avisé vit dans cette cérémonie, une ode perturbante au totalitarisme, à l’instar de Leni Riefenstahl, actrice et réalisatrice ayant promu l’idéologie nazie dans les années 30.

    Loyaliste de Jiang Zemin

    L’évocation par Zhang Yimou des plaisirs esthétiques de l’uniformité et du totalitarisme dans le Southern Weekend  n’était pas sans intention. Interviewé par Radio Free Asia, l’écrivain freelance Du Guangda basé dans le Shanxi n’y alla pas à l’époque par quatre chemins:

    «Zhang Yimou peut atteindre de hauts sommets car il appartient à la faction de Jiang Zemin. Son film Héros était destiné à soutenir Jiang Zemin, en l’occurrence, justifier la persécution et la répression en Chine. »

    Jiang Zemin fut dirigeant du régime chinois de 1993 à 2002. Dans les coulisses grâce à des bras droits aux postes clés du parti, il a continué à maintenir son pouvoir pendant la durée du mandat de Hu Jintao.

    L’initiative caractéristique de Jiang Zemin fut de lancer une campagne pour éliminer la pratique spirituelle de Falun Gong. Ainsi que clairement indiqué dans des articles commençant à être publié en Chine,  cette campagne requérait la torture brutale et le lavage de cerveau. Pendant la période de fonction de Jiang Zemin, les pratiquants de Falun Gong devinrent également la source principale d’organes utilisés dans une industrie de greffes d’organes soudainement florissante de la Chine. Zhang Yimou n’a peut-être jamais eu l’intention de devenir un chantre de la torture et du prélèvement d’organes, mais il se fit l’apologiste de Jiang Zemin. Un artiste qui autrefois professait n’avoir aucun intérêt pour la politique se retrouve non seulement avec les mains salies mais aussi avec du sang dessus.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/5/23/n3508377.htm

  • Comment Falun Gong a changé la Chine depuis le 25 avril 1999

    25 avril 1999, Chine, appel pacifique, persécution Falun Gong, répression, totalitarisme, ZhongnanhaiLe 25 Avril 1999, lorsque des dizaines de milliers de pratiquants du Falun Gong se sont rassemblés pacifiquement à Pékin pour demander au parti communiste chinois de mettre fin au harcèlement qu'il faisait subir au mouvement, ils ont sans le savoir commencé le plus grand et le plus durable des mouvements de désobéissance civil de la Chine actuelle.

    Le 20 juillet 1999, le régime chinois a commencé une persécution brutale et systématique du mouvement bouddhiste Falun Gong; celui-ci, en répondant de manière uniquement pacifique comme il l'avait fait le 25 avril 1999, est devenu une source d'inspiration pour les activistes démocratiques et intellectuels chinois.

    M. Zhong Weiguang, un spécialiste du totalitarisme qui vit actuellement en Allemagne dit avoir «commencé à réfléchir sur la nature effrayante de la société chinoise.» après le rassemblement du 25 avril. «A l'image de tous les partis communistes» indique-t-il, «le Parti communiste chinois (PCC), gouverne le pays par le mensonge et la terreur.»

    M. Zhong qui précise ne pas pratiquer Falun Gong, est venu à «admirer» l'impact des membres du mouvement sur la Chine. Il dit trouver, onze ans après l'événement, que l'appel du 25 avril avait «une portée tellement plus profonde» que ce qu'il pensait initialement. «Il n'y a jamais eu parmi les mouvements de dissidence chinois un mouvement comparable au Falun Gong» analyse-t-il.

    M. Guo Guoting, avocat chinois des droits de l'homme en exil au Canada, trouve comme M. Zhong que le Falun Gong est unique dans la  société chinoise. «Sous le joug d'un PCC violent et totalitaire, il y a eu des vagues et des vagues de persécution terrible et des attaques, mais il n'y a jamais eu d'autre organisation ou de groupe qui se soit dressé ouvertement et qui ait protégé ses droits» explique M. Guo, qui comme Zhong Weiguang précise n'être pas lui-même membre du mouvement. Selon lui, l'appel du 25 avril incarne «tout simplement l'esprit de la résistance pacifique.»

    25 avril 1999, Chine, appel pacifique, persécution Falun Gong, répression, totalitarisme, ZhongnanhaiL'avocat rappelle que depuis sa prise de pouvoir en 1949 (et même avant cette date), le PCC a régulièrement lancé des campagnes politiques sur base de propagande, de lavage de cerveau, de slogans, de pression sociale, de violence, voire de pure terreur; pour se maintenir stable, l'existence d'un ennemi intérieur lui est indispensable, car il permet au parti de stigmatiser une partie minoritaire de la population et d'appeler au nom du patriotisme le reste de la population à entrer «en lutte» contre cette partie. C'est cette même méthode, dit Guo Guoting, qui a été utilisée pour stigmatiser, attaquer et essayer de briser le Falun Gong. 

    Jusqu'à présent, aucun groupe, ni aucune profession incriminée de cette façon n'avait osé, ni même su comment défendre ses droits, rappelle M. Guo.  «Aussi lorsque le Falun Gong a commencé à faire cela, tous les chinois ont été pris au dépourvu» poursuit-il. Pour lui, la volonté du Falun Gong de ne pas se laisser intimider par le PCC est l'un des aspects qui a rendu ses efforts si extraordinaires.

    «L'autre aspect d'importance est qu'il ne s'agit pas d'une résistance agitée qui s'éteint peu de temps après» déclare M. Guo. «Cela a été un long processus, un processus extraordinairement solide pour protéger leurs droits à leurs croyances, une démonstration de persévérance et d'audace.»


    «Un modèle»

    D'après Zhong Weiguang, les méthodes pacifiques utilisées le 25 avril ont donné aux activistes chinois un grand précédent à suivre, une référence et une source d'inspiration. En outre, croit-il, l'exemple du Falun Gong peut aider les militants démocrates à mieux cerner leur propre mouvement: Selon M. Zhong, «A cause du désordre au sein de nos propres troupes, des conflits internes et de notre incapacité à travailler durement sur le long terme vers un même but, le mouvement démocrate à l'étranger est petit à petit devenu inefficace.»

    Plus que tout autre aspect, c'est la persévérance des membres du Falun Gong qui doit être pris en exemple par le mouvement démocratique chinois, pense M. Zhong, qui considère que l'exemple du Falun Gong a "ouvert la voie" pour ce qui a suivi au cours des dix dernières années. «On peut dire que sous différents points de vue, s'il n'y avait pas eu la résistance du Falun Gong, il n'y aurait pas aujourd'hui de si nombreux Chinois défendant leurs droits, ni le mouvement actuel de défense des droits».  A l'image d'un Martin Luther King ou d'un Gandhi qui ont appliqué la résistance non-violente, d'après M. Guo, «C'est le Falun Gong qui représente aujourd'hui ce mouvement de désobéissance civile non-violente en Chine. Et cette désobéissance a commencé le 25 avril 1999. Je crois que cela a donné à tous les secteurs de la société chinoise une voie efficace et pleine de sens: l'appel et la manifestation pacifique, la non coopération pacifique».

    25 avril 1999, Chine, appel pacifique, persécution Falun Gong, répression, totalitarisme, Zhongnanhai, police Là serait donc l'espoir? «Ce mouvement… je crois, ce genre de chose est ce qui peut finalement mettre un terme au pouvoir violent du PCC. Et ça peut empêcher toute la société de sombrer dans le chaos, de tomber dans la barbarie, ou de sombrer dans la violence, ou le massacre, ou de faire 'couler des rivières de sang'.» Et pour M. Zhong, «avant que ne commence la résistance pacifique du Falun Gong, en tant qu'intellectuel chinois, je trouvais que nous étions très seuls» «En termes de culture communiste, tout ce truc du PCC, le mode de vie qu'il nous a imposé, je ne pouvais pas l'accepter. Et si vous n'acceptez pas ça dans la société chinoise, et bien vous êtes très seul.»

    Puis de poursuivre, «Mais avec l'apparition des pratiquants du Falun Gong, par leur croyance même, ils étaient à l'opposé du PCC, ils ont avec eux une sorte de nouvelle culture et en raison de son caractère inclusif et de sa signification intérieure, cela a donné à l'ensemble du mouvement dissident un énorme soutien». «Chaque chinois, tout le monde sait que dans la vie quotidienne au sein de la société chinoise, dans les rapports interpersonnels, l'éthique et la morale des gens ainsi que les valeurs morales de la société et l'éthique de ceux qui voyagent à l'étranger - tout est déjà pourri» d'après M. Zhong.

    «Le pouvoir du PCC n'est pas qu'une simple question de gouvernance par le PCC, mais cela à fait que chaque chinois s'est habitué aux mensonges et est devenu menteur. Or nous pouvons constater aujourd'hui, qu'il y'a de l'honnêteté et de la droiture dans la vie des pratiquants du Falun Gong dans la société chinoise, et qu'il y a des personnes avec des valeurs morales traditionnelles qui ont adopté ce mode de vie.».  

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/10/4/29/n3502918.htm

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