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tortures en chine

  • La torture dont j’ai fait l’expérience à la prison pour femmes de Liaoning

    Voici le témoignage d'une femme chinoise qui a été torturée en 2003 dans une prison chinoise dans la province de Liaoning. Cette femme est une pratiquante de Falun Gong, raison pour laquelle elle a été emprisonnée. Une situation toujours d'actualité en Chine, témoignage.

     

    Le 12 avril 2003, j’ai été dénoncée à la police comme pratiquante de Falun Gong et j’ai été arrêtée. J’ai été détenue au centre de détention de Fuxing, province du Liaoning. En mars 2004 j’ai été condamnée à quatre ans d’emprisonnement et emmenée du centre de détention de Fuxing à la prison pour femmes de la province du Liaoning.

    J’ai fait l’expérience et été témoin de toutes sortes de tortures utilisées pour persécuter les pratiquants de Falun Gong : privation de sommeil, sanctions physiques, déversement d’eau glacée sur tout le corps en hiver, coups permanents, dormir sur une surface dure, ne pas être autorisé à aller aux toilettes, ne pas avoir de papier toilette, confiscation de nourriture et autres biens, confiscation d’argent, être suspendu, étouffé, confiné dans une cage, et la liste ne s'arrête pas là. Le gavage avec des substances inconnues a amené de nombreux pratiquants à développer des troubles mentaux . Les tortures ont causé toutes sortes d’incapacités.

    Me torturer pour me faire renoncer au Falun Dafa

    J’étais assignée à la deuxième équipe de la deuxième brigade quand je suis arrivée. Le premier jour, les gardes Shi Jinghe et Sun Yuanyuan ont ordonné aux prisonnières de me battre et elles ont tenté de me forcer à « avouer ». J’ai dit que la pratique de Falun Dafa n’est pas un crime, que suivre Vérité-Compassion-Tolérance n’est pas un crime. J’ai essayé de leur parler. Les prisonnières Ma Ning, Cheng Qili et Dong Yuezhen m’ont frappée au visage, donné des coups de pied et insultée. Elles m’empêchaient de dormir la nuit. Pendant la journée, elles étaient toujours là, me forçant à travailler plus et plus longtemps. Elles ont utilisé diverses méthodes de torture jusqu’à ce que je n’en puisse plus et que je signe leur déclaration dénonçant le Falun Gong.

    Des substances inconnues m’ont rendue incapable de penser ou de me concentrer

    En novembre 2006, je ne pouvais plus supporter le dur labeur et j’ai commencé une grève de la faim pour protester. La gardienne Shi Jing me surveillait alors que les prisonnières m’emmenaient à l’hôpital. On m'a fait une injection et j’ai commencé à parler de façon incohérente et à avoir de terribles hallucinations. J’ai perdu la capacité de penser et j’ai commencé à dire des absurdités. Ma vision est devenue trouble. Ils ont dit que j’étais têtue et ils ont augmenté la dose de drogue. Je ne pouvais plus me concentrer et je me suis évanouie. Plus tard ils m’ont ramenée dans l’enceinte de la prison, me prenant papiers et stylos. Ils ne m’ont pas autorisé à me rendre aux toilettes. La prisonnière Yi Zhenjun m’a donné des coups de pieds et m’a frappée. Zhou Lili à mis plus de drogue dans un peu de lait et a essayé de me le faire boire de force. J’ai résisté et elle m’a déversé le lait sur la tête.

    La chef de cellule a essayé de me forcer à « donner » mes organes

    Un jour, j'avais sommeil après un repas et je me suis endormie. Il y a des règles strictes disant que les prisonnières ne sont pas autorisées à s'endormir pendant la journée, mais ce jour-là ils m’ont laissée. Je me suis réveillée quand les autres prisonnières sont rentrées dans la soirée. La chef de cellule Wang Huijuan est venue et m’a appelée : « Le chef de la brigade arrive pour te voir. » Alors je me suis levée et on m'a dit : « La chef de la brigade veut que tu donnes tes organes. » J’ai refusé de répondre et ils sont finalement partis. Deux jours plus tard, deux policières de l’office de police de la prison sont venues. L’une d’elle, nommée Ma, m’a demandé : « As-tu des difficultés financières à la maison ? ». Je n’ai pas répondu. L’autre policière a levé quatre doigts et a demandé : « Combien ? » J’ai répondu : « Quatre. » Puis elle a levé deux doigts et a demandé : « Combien ? » Je n’ai pas répondu. Puis elles sont parties. Après avoir réfléchi à ce qu’elles avaient dit, j’ai réalisé qu’elles me demandaient de donner mes organes. Je ne pouvais plus prendre cela calmement désormais. J’ai crié : « Falun Dafa est bon ! » La prisonnière Zhou Lili et la chef de prison Wang Huijuan m’ont emmenée dans une pièce et m'ont mise toute nue. Elles ont versé de l’eau froide sur tout mon corps et ne m’ont pas autorisée à utiliser les toilettes. J’ai perdu le contrôle de mes intestins. Elles m’ont ramenée dans l’enceinte de la prison à sept ou huit heure du soir. La détenue Sun Lijie est venue m’injurier et me frapper la tête.

    Une nuit, une détenue m’a chuchoté que si j’étais emmenée quelque part, je ne reviendrais pas. Plus tard cette nuit-là, les gardes sont venues et m’ont ordonné de m’habiller et de les suivre. Elles ont dit qu’elles m’amenaient dans un hôpital extérieur à la prison pour une assistance médicale. J’étais effrayée. Que pouvaient-elles bien vouloir faire au milieu de la nuit ? J’ai crié : « Falun Dafa est bon ! . Je n’irais pas. Falun Dafa est bon ! Falun Dafa est bon ! ». Ils sont finalement partis.

    Un jour alors que je criais : « Falun Dafa est bon. », les détenues m’ont scotché la bouche et m’ont attachée à un tuyau de chauffage. Cela m’a pris longtemps pour récupérer et je ne pouvais plus parler après cela.

    Voilà ce dont je peux me souvenir, juste un petit extrait de ce qui s'est passé à la prison pour femmes de la province du Liaoning. Il y a toujours de nombreuses pratiquantes de Falun Gong qui sont torturées là-bas.

    Aperçu de la prison pour femmes de la province du Liaoning

     

    Entrée de la prison pour femmes de la province du Liaoning Pièce des visiteurs à l’entrée Atelier de travail dans la prison

    La prison pour femmes de la province du Liaoning est située dans le quartier sud-ouest de la ville de Shenyang. Elle a onze divisions (aussi appelées brigades). Chaque brigade a plusieurs équipes. Les pratiquantes de Falun Gong sont réparties à travers chaque équipe, ainsi il y a quatre ou cinq pratiquantes surveillées par des criminelles. Il y a près de 20 gardes pour chaque brigade excepté pour la cinquième brigade. Près de 200 gardes sont directement impliqués dans la persécution quotidienne des pratiquantes. Plus de dix autres personnes, y compris les chefs et officiers de la prison, sont aussi directement ou indirectement impliqués dans la persécution ayant lieu dans cette prison.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201006/51573.html

  • La parade du Falun Dafa dans les rues de Paris

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    La fanfare Tian Guo Yue Tuan composée de 120 musiciens de différents pays européens. (Siaoyong Sou/LGE)

    Plus de 1.000 participants de plus de 10 pays ont participé ce samedi 21 novembre 2009 dans la capitale française à la parade de Falun Dafa, connu également sous le nom de Falun Gong. Le défilé a commencé vers midi dans le quartier de Belleville et s’est achevé trois heures plus tard à la place de l’Hôtel de Ville. Puis l’après-midi le cortège a repris sa marche dans le 13e  arrondissement, un quartier peuplé d’une nombreuse population asiatique.

    «Nous nous réunissons aujourd’hui dans le but d’informer l’opinion publique sur ce qu’est réellement le Falun Gong et faire comprendre les raisons de la cruelle persécution de ses pratiquants par le régime totalitaire actuellement en pouvoir en Chine», a déclaré Alain Tong, président de l’Association Falun Dafa de France.  «Nous savons à ce jour que 3.326 pratiquants identifiés ont été torturés à mort, mais le vrai chiffre est à multiplier par je ne sais pas combien. Des milliers [de pratiquants] sont enfermés dans des camps des travaux forcés et des prisons… La nouvelle la plus accablante est le trafic d’organes prélevés de force à vif  sur nos amis en Chine», a t-il expliqué dans son discours d’ouverture de la parade.

    En tête de parade se trouvait la fanfare Tian Guo Yue Tuan composée de 120 musiciens de différents pays européens qui se sont spécialement déplacés pour cette occasion. Vêtus de costumes traditionnels chinois de la dynastie Tang de couleur blanc et bleu et agrémentés sur la poitrine et dans le dos du caractère chinois , les musiciens ont transmis un message de paix d’une façon très rythmée, faisant ainsi écho à l’appel pour stopper la persécution du Falun Gong.

    paris001.jpgAprès la fanfare, un groupe de pratiquants habillés en vêtement jaune doré montrait les mouvements des exercices sur lesquels est basée la pratique de Falun Gong, qui est la forme de Qi Gong la plus populaire de l’histoire chinoise. Il s’agit d’une culture ancestrale qui vise à raffiner le corps et l’esprit.

    «100 millions de pratiquants sont persécutés depuis le 21 juillet 1999… nous faisons appel à toutes les ONG, aux gouvernements démocratiques, aux personnes de bonne volonté… pour dénoncer les crimes de Jiang Zeming et du Parti communiste chinois», a dit Alain Tong.

    Le groupe des femmes habillées en blanc marchait en silence, tenant les photographies des pratiquants tués par le régime. Puis la présentation sur un char des tortures utilisées sur les pratiquants Falun Gong contrastait avec la première partie de la parade. Comment peut-on rester insensible à une telle atrocité? «Nous vous soutenons!», lançaient les nombreux observateurs de la parade.

    «Il est si facile de parler de liberté dans un pays de liberté, mais en Chine elle n’est pas facile à obtenir. Des millions de pratiquants de Falun Gong en Chine adhèrent aux principes universels de vérité, bienveillance et tolérance. C’est pourquoi ils ne veulent pas suivre les instructions du Parti communiste qui contrôle la pensée humaine», a expliqué Manyan Ng, directeur de l’Association Internationale pour  les droits de l’homme venu spécialement d’Allemagne pour assister à la parade. «En tant que société de défense deparis003.jpgs droits de l’homme nous savons que le régime communiste chinois est le champion du monde de la violation des droits de l’homme. Il cherche même à transformer sa brutale persécution en business profitable. De nombreux hôpitaux en Chine font un grand nombre de transplantations d’organes sur des personnes venant du monde entier et la plupart de ces organes provient de pratiquants de Falun Gong», a-t-il rapporté.

    La dernière partie de la parade annonçait les statistiques concernant la vague de démissions des membres du Parti communiste chinois, qui a démarré en 2004 après la publication par The Epoch Times des Neuf commentaires sur le parti communiste chinois. Des banderoles rappelaient qu’à ce jour 63 millions de Chinois, qui étaient membres du Parti Communiste ou de la ligue de la Jeunesse Communiste ou des Jeunes Pionniers, ont déclaré officiellement sur un site internet dédié avoir démissionné des organes du Parti.

    Le lendemain dimanche le 22 novembre, les pratiquants de Falun Gong se sont réunis à la maison de la Mutualité dans le 5e arrondissement pour une Conférence Européenne de partage d’expériences.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Europe/La-parade-de-Falun-Dafa-dans-les-rues-de-Paris.html

  • Le Falun Dafa en Chine: un exemple de dignité et de resistance pacifique

    La Fierté de la Chine meurt de torture prolongée dans une prison chinoise

     

    Torturée à maintes reprises avec les bâtons électriques, battue avec des tubes de caoutchouc

     

    LONDRES (EFGIC)– Après dix mois de torture , une pratiquante de Falun Gong qui a fait face avec “dignité et résistance pacifique,” à la persécution de sa foi par le régime chinois est morte dans un camp de prison pour femmes le 19 juillet 2003, selon les rapports. Agée de 42 ans Mlle Shiying Deng débuta la pratique du Falun Gong en 1996, et, selon ses pairs, est restée ferme dans ses croyances même après que le précédent dirigeant chinois, Jiang Zemin, ait ordonné “l’éradication” de la pratique en juillet, 1999. Selon des rapports de Chine, Mlle Deng fut détenue deux fois. Elle fut une première fois arrêtée en février 2000 par les officiers du poste de police Local de Longtan dans la Ville de Jilin.

     

    Elle fut alors condamnée, apparemment sans procès, à une année de “rééducation par le travail forcé” parce qu'elle refusait d'écrire une déclaration de renoncement au Falun Gong. Durant son emprisonnement au camp de travail, les rapports disent que Mlle Deng a été soumise à répétition à la torture des chocs électriques, attachée à un lit de métal pour des périodes de temps prolongées, battue à maintes reprises avec des tubes de caoutchouc, et violemment nourrie de force. Elle n’était pas autorisée à dormir, et forcée d’effectuer un lourd travail pendant la journée. Pendant ce temps, les gardes du camp ont utilisé divers moyens dans une tentative de soumettre Mlle Deng à un lavage de cerveau, disent les rapports.

     

    Après qu'elle eût été détenue dans le camp de travail forcé pour une année, sa peine a été prolongée de 9 autres mois et 8 jours avant qu'elle ne soit libérée. Mlle Deng a encore été détenue le 15 septembre 2002, pour être soupçonnée d’avoir travailler à faire et à distribuer des imprimés et autres matériaux exposant les violations des droits de l'homme contre le Falun Gong en Chine. Bien que constitués principalement de nouvelles et renseignements aisément disponibles à l'extérieur de Chine, de tels matériaux sont considérés “secrets d’état” en Chine parce qu'ils documentent des violations des droits de l'homme sévères et étendues contre les pratiquants de Falun Gong. Mlle Deng a été arrêtée formellement par le Comté Public de Yongji et le Bureau de la Sécurité le 17 octobre 2002, et ensuite condamnée à 7 années de prison le 18 février 2003, par la Cour Intermédiaire du peuple dans la Province de Jilin.

     

     

    Au début de mars 2003, elle a été envoyée à la Prison pour Femmes de la Province de Jilin. D'après les rapports, de début mars jusqu'à sa mort en juillet 2003, Mlle Deng a été sévèrement torturée à la prison pour femmes de la Province de Jilin. A de nombreuses occasions, selon les rapports, elle a été battue par 7 à 8 criminels qui sont souvent incités par les fonctionnaires du camp de la prison à torturer les pratiquants de Falun Gong. Les rapports disent aussi que Mlle Deng a gardé foi dans les principes du Falun Gong de ne pas engendrer de haine pour les autres, et a continuellement cherché à encourager ses bourreaux à mener leurs vies selon leur conscience.

     

     

    D'après les rapports, cependant, comme les coups et la torture continuaient et s’intensifiaient, Mlle Deng était à peine capable de demeurer consciente, et souffrait de vomissements continuels et de douleur extrême dans tout le corps. Le matin du 17 juillet 2003, deux des officiers de police de la Ville de Changchun où la Prison de Femmes de la Province de Jilin est localisée, se sont rendus à la maison de Mlle Deng dans la Ville de Jilin et ont essayé d'extorquer 3,000 Yuans à sa famille sous le prétexte de sa libération “sous caution pour traitement médical ». Le jour suivant, les officiers de police de la prison appelèrent la famille de Mlle Deng demandant qu'ils l’emmènent immédiatement chez elle. Quand sa famille est arrivée à l’hôpital No. 1 de la Ville de Changchun, Deng était déjà inconsciente et au bord de la mort, Mlle Deng décéda à 13 h 00, le 19 juillet 2003.

     

     

    “Ici réside la véritable tragédie de la persécution du Falun Gong par Jiang ,” dit le porte-parole du Centre d’Information Européen du Falun Gong, Peter Jauhal. “Le Falun Gong fait naître tant de vertu et de bonté chez les gens qu'il devrait réellement être tenu pour la fierté de la Chine. Au lieu de cela, Jiang vise ces gens pour la torture et la mort. M. Jauhal ajoute, “Jiang n’est pas seulement un meurtrier, il déchire la structure morale de la société … il tue la foi de gens.”

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie4

    Un autre homme est arrivé et les a réprimandés. J'ai pu entendre que c'était un directeur adjoint du Bureau de la sécurité publique de Pékin. Je l'avais vu plusieurs fois auparavant. J'avais une bonne opinion de lui.

    Je ne pouvais cependant pas le voir, parce que mes yeux étaient encore enflés. Tout mon corps était meurtri et méconnaissable. Il semblait en colère à cause de mon état. Il a trouvé un médecin pour s'occuper de moi. Il a dit qu'il était consterné et stupéfait. Il a dit : «Cette torture ne représente pas le Parti communiste!»  

    Je lui ai demandé : «Qui a ordonné ça?»

    Il n'a pas répondu. J'ai demandé à être renvoyé chez moi ou même en prison. Il n'a pas répondu. Il a fait venir mes tortionnaires dans la pièce et les a réprimandés. Il leur a ordonné de m'acheter des vêtements et de me donner une couverture et de la nourriture. Il m'a dit qu'il ferait de son mieux pour me ramener soit en prison ou chez moi.

    Aussitôt que le directeur adjoint est parti, Wang a commencé à m'insulter. «Gao, tu rêves même d'aller en prison? Non, ce serait trop facile. Tu n'auras aucune chance d'y aller aussi longtemps que le PCC sera au pouvoir. N'y pense même pas.»

    [...]

    Le douzième ou treizième jour de mon enlèvement, alors que je pouvais à nouveau ouvrir un peu les yeux, j’ai vu que mon corps était dans un état effroyable. Pas un seul endroit de ma peau n’était normal. J’avais des marques et des plaies sur toute la surface de mon corps.

    Chaque jour de ma détention, l'expérience de «manger» était devenue inhabituelle. Chaque fois que j’étais sur le point de crever de faim, ils m'amenaient des pains à la vapeur. Si j’acceptais de chanter l’une des trois chansons révolutionnaires célèbres du Parti communiste, je pouvais avoir un peu de pain.

    Mon souhait le plus intense était de pouvoir vivre jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. Ma mort serait une torture pour ma femme et mes enfants, mais je ne voulais pas non plus salir mon âme. Mais la dignité humaine n’a pas de force dans cet environnement. Si l’on ne chante pas ces chansons, on continue à mourir de faim, et ils continuent à vous torturer. Alors, j’ai chanté.


    Mais quand ils ont utilisé la même tactique pour me forcer à écrire des articles dénonçant le Falun Gong, je ne l’ai pas fait. J’ai par contre cédé en écrivant une déclaration disant que le gouvernement ne m’avait pas kidnappé ni torturé et qu’il avait bien traité ma famille. Celui-là, je l’ai signé.

    Durant ces plus de 50 jours, des actes pervers encore plus horribles ont été commis, mais je les ai tus. Ces perversités ne méritent même pas de faire l’objet d’archives historiques par aucun gouvernement humain. Malgré que ces récits nous permettraient de voir clairement jusqu’où les dirigeants du PCC sont capables d’aller dans leurs crimes contre l’humanité et dans le but de préserver leur monopole illégal du pouvoir! Ces ignobles actes sont si sales et écœurants que je ne veux même pas les mentionner maintenant et ne les mentionnerai peut-être jamais.

    Chaque fois que j’ai été torturé, on m’a toujours menacé d’être torturé à nouveau à l’avenir si je disais ce qui m’était arrivé ici, et on m’a précisé : «La prochaine fois, ce sera devant ta femme et tes enfants.»

    L’homme de grande taille, qui m’avait tiré par les cheveux, m’a répété cela de nombreuses fois durant les jours de torture. «Ta mort est certaine si tu partages ça avec le monde extérieur», disait-il. On me l'a répété encore et encore. Ces actes brutaux et violents ne sont pas justes. Ceux qui les ont commis, eux-mêmes, le savaient très bien en leur for intérieur.  

    Pour terminer, je veux dire quelques mots qui ne vont pas plaire à certains. Je veux rappeler aux «amis» et «partenaires» internationaux, selon les termes du PCC, que le degré croissant de la brutalité et de l’indifférence à l’égard du peuple chinois par le PCC est la conséquence directe de la détente qui lui a été accordée à la fois par vous et nous (notre propre peuple chinois).

    Écrit le 28 novembre 2007, à mon domicile sous surveillance à Pékin. Diffusion autorisée à la communauté internationale le 9 février 2009.

    Cette lettre a d’abord été publiée par la China Aid Association. La Grande Époque remercie la China Aid d’avoir autorisé l’utilisation de sa traduction, que nous avons éditée. Gao Zhisheng a fourni cette lettre avec le titre Nuit noire, cagoule noire et enlèvement par la mafia noire — mon récit de plus de 50 jours de torture en 2007.

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie3

    610x.jpgQuand je me suis réveillé, j’ai senti une forte odeur infecte d’urine. Mon visage, mon nez et mes cheveux en étaient imprégnés. De toute évidence, mais je ne sais pas quand, quelqu’un avait uriné sur mon visage et ma tête.

    Ces tortures ont continué jusqu’à midi le troisième jour. Je ne sais pas où j’ai pu trouver la force d'endurer mais, d’une manière ou d’une autre, j’ai pu me débattre pour m’éloigner d’eux et j’ai commencé à me cogner la tête contre la table.

    Je criais le nom de mes deux enfants (Tiangyu et GeGe) en essayant de mettre fin à mes jours. Mais je n’y suis pas parvenu. J’en remercie Dieu tout-puissant. C’est Lui qui m’a sauvé. J’ai vraiment senti que Dieu me traînait pour me tirer de cet état et me donner ma vie.

    Mes yeux étaient pleins de sang après m'être cogné la tête ainsi. Je suis tombé par terre. Aussitôt, trois personnes se sont assises sur moi. L’un était sur mon visage. Ils riaient. Ils disaient que j’avais tenté de me suicider pour leur faire peur. Ils disaient qu’ils avaient déjà vu ça trop souvent.

    Ensuite, ils ont continué à me torturer jusqu’au soir. Je ne pouvais plus rien voir avec mes yeux. Je pouvais encore entendre les tortionnaires et ils sont revenus après leur souper.
    L’un d’eux est venu me tirer par les cheveux pour me redresser. «Gao, tu as faim? Dis la vérité!»

    J’ai répondu : «J’ai très faim.»

    «Tu veux manger? Dis la vérité!»

    J’ai dit : «Je veux manger.» Au lieu de cela, ils m’ont giflé sans arrêt, une dizaine de fois ou plus, et je suis retombé au sol. Une botte m’a écrasé la poitrine et quelqu’un m’a électrocuté sur le menton avec une matraque. J’ai hurlé. Ensuite, un autre a mis la matraque dans ma bouche.

    «Voyons comme ta bouche est différente des autres. Ne veux-tu pas manger? Tu as dit que tu avais faim. En es-tu digne?» La matraque était dans ma bouche, mais elle n'était pas allumée. Je ne savais pas ce qu'ils voulaient faire.

    «Gao, sais-tu pourquoi nous n'avons pas détruit ta bouche?», a dit Wang. «Ce soir, tes oncles veulent que tu parles toute la nuit. Nous ne voulons pas que tu parles d'autre chose que du fait que tu es un coureur de jupons. Tu n'as pas le droit de dire que tu n'en es pas un. Tu n'as pas le droit non plus de dire qu'il y a seulement quelques femmes. N'oublie aucun détail. Tu ne peux oublier aucun détail. Tes oncles aiment ça. Nous avons suffisamment mangé et dormi, c'est à ton tour de parler.»

    «Pourquoi ne parle-t-il pas? Allez-y, battez-le mes frères!», a hurlé Wang. Trois matraques ont commencé à m'électrocuter. J'ai rampé tout autour afin de m'enfuir et j'étais encore nu. Après plus de dix minutes, je tremblais encore comme une feuille.

    Je les ai suppliés. «Je n'ai pas eu d'aventure. Ce n'est pas que je ne veux rien vous dire.» J'entendais ma propre voix qui tremblait.

    «Est-ce que tu deviens fou?», a demandé Wang. «Utilisons la matraque pour t'éclairer et voir si tu commences à parler.»

    Puis, deux personnes ont étiré mes bras et les ont immobilisés au sol. Ils ont utilisé des cure-dents pour percer mes parties génitales. Je n'ai aucun mot pour décrire l'impuissance, la douleur et le désespoir qui m'ont envahi. Dans une telle situation, le langage et l'émotion ne peuvent être exprimés. Finalement, j'ai fabriqué des histoires, leur racontant des aventures que j'ai eues avec quatre femmes. Mais les tortures n’ont pas cessé et j'ai dû décrire mes relations sexuelles avec chacune de ces femmes. Ceci a continué jusqu'à l'aube.  

    À ce moment-là, j'ai été traîné jusqu'à l'endroit où je devais signer la transcription de ma confession au sujet de mes aventures. «Si nous révélons cela, tu deviendras une merde de chien puant en six mois», a vociféré Wang.    

    Après avoir été libéré, j'ai appris que le jour qui a suivi la torture, l'interrogateur nommé Sun Huo avait informé ma femme de la «vérité» qu'ils avaient apprise au sujet de mes aventures. Ma femme leur a dit que ce n'était pas de leurs affaires. Elle a dit : «J'ai toujours confiance en Gao.»

    Après avoir été torturé durant des jours, j'ai souvent perdu connaissance et j'étais incapable de déterminer combien de temps s’était écoulé. Et un autre groupe se préparait encore à me torturer.

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie2

    Suite

    gao_zhisheng.jpgPendant que Wang disait cela, on m’électrocutait le visage et le torse avec les matraques électriques.

    Wang a alors lancé : «Venez les gars, deuxième leçon!» Alors, on m’a électrocuté avec des matraques électriques sur tout le corps. Et tout mon corps, mon cœur, mes poumons et mes muscles ont commencé à sauter sous ma peau de façon incontrôlable. Je me tordais de douleur au sol et j’essayais de ramper. Wang m’a alors électrocuté les parties génitales.

    Mes supplications pour qu’ils arrêtent n'ont provoqué que des rires et des tortures encore plus inimaginables. Wang, tout en hurlant, a ensuite utilisé la matraque pour m’électrocuter les parties génitales à trois reprises.

    Après quelques heures de cela, je n’avais même plus la force pour supplier et encore moins pour m’échapper. Mais mon esprit était encore clair. Je sentais que tout mon corps avait des spasmes violents dès que la matraque me touchait. J’ai bien senti de l'eau aspergée sur mes bras et mes jambes alors que j’étais secoué. C’est alors que j’ai réalisé que c’était ma propre sueur et j’ai compris ce que Wang voulait dire lorsqu'il avait parlé d’eau.
    Il semble que les tortionnaires étaient eux aussi épuisés. Avant la tombée de la nuit, trois d’entre eux ont quitté la pièce. «Nous reviendrons plus tard pour lui donner la leçon suivante», a dit Wang.

    Les deux hommes qui étaient encore dans la pièce ont placé une chaise au milieu et m’ont soulevé pour me m’asseoir dessus. L’un d’eux avait cinq cigarettes dans la bouche. Un homme était debout derrière moi et l’autre, avec les cigarettes, devant moi.

    Celui derrière moi m’a attrapé par les cheveux pour me baisser la tête de force. L’autre a utilisé les cigarettes pour me remplir le nez et les yeux de fumée sans arrêt. Ils faisaient cela avec la plus grande patience. Au bout d’un certain temps, je n’avais plus aucune sensation à part quelques larmes qui tombaient sur mes jambes.

    Cela a continué pendant environ deux heures. Ensuite, d’autres hommes sont entrés pour remplacer les deux précédents. Je ne voyais plus, car mes yeux étaient enflés et fermés.

    Les deux nouveaux ont commencé à parler : «Gao, tu peux encore entendre avec tes deux oreilles? Je te dis la vérité, ces gars sont des experts pour réprimer les mafieux. Ce sont des durs. Cette fois, ils ont été choisis spécialement, et avec soin, par les plus hautes autorités.»

    «Peux-tu entendre qui je suis? Mon nom de famille est Jiang. Je t’ai suivi à Xiajiang après ta libération l’an dernier.»
    «Êtes-vous celui de la ville de Penglai, dans le Shandong?», ai-je demandé.

    «Oui, ta mémoire est encore bonne. Je t’ai dit que tu reviendrais tôt ou tard. Quand j’ai vu comment tu te comportais à Xiajiang, je savais que tu reviendrais. Tu méprisais même notre police.»

    «Ne devrions-nous pas te donner une meilleure leçon? Tu as écrit cette lettre aux membres du Congrès américain. Regarde-toi, espèce de traître. Qu’est-ce qu’il pourrait bien te donner ton seigneur américain? Le Congrès américain ne vaut rien. Ici, c’est la Chine. C'est le territoire du Parti communiste.»

    «Te tuer, c’est aussi simple qu’écraser une fourmi. Si tu oses continuer à écrire tes articles stupides, le gouvernement doit montrer clairement son attitude. Maintenant, as-tu vu cette attitude ce soir?», Jiang parlait lentement.

    J’ai demandé : «Comment pouvez-vous consentir de battre ainsi des Chinois et d'utiliser des tactiques mafieuses contre les contribuables chinois?»

    «Tu n’es qu’un objet à battre», a répondu Jiang. «Tu sais cela dans ton cœur mieux que quiconque. Les contribuables ne comptent pour rien en Chine. N’utilise surtout pas ce terme “contribuable”.»

    Puis, quelqu’un est entré dans la pièce. J’ai reconnu la voix de Wang. «Ne lui parle pas avec ta bouche. Donne-lui la vraie chose. Tes oncles ont préparé douze leçons. Nous en avons donné seulement trois hier soir.»

    «Ton oncle en chef n’aime pas parler alors, dans un moment, tu vas voir, tu vas devoir manger ta propre merde et boire ta pisse. On va te les piquer [les organes génitaux] avec un cure-dent.»

    «Ne parle plus de torture par le Parti communiste, car nous allons tout de suite te donner une leçon complète!»

    «Tu as raison, nous torturons [les pratiquants de] Falun Gong. Tout à fait vrai. Les douze leçons qu’on va te donner ont été pratiquées sur le Falun Gong. En vérité, je n’ai pas peur de toi si tu continues à écrire. Nous pouvons te torturer à mort et personne ne retrouvera ta dépouille.

    «Espèce d’étranger puant [pas originaire de Pékin, ndlr]! Que penses-tu maintenant que tu es ici?»

    Durant les heures de torture qui ont suivi, je me suis évanoui plusieurs fois en raison du manque de nourriture et d’eau et d'une sudation abondante. J’étais allongé nu sur le plancher froid. J’ai senti à plusieurs reprises quelqu’un venir m’ouvrir les yeux et y projeter une lampe de poche pour voir si j’étais encore vivant.

     

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie1

    Gao Zhisheng, avocat chinois défenseur des droits de l'homme,
    Gao Zhisheng, avocat chinois défenseur des droits de l'homme, est constamment persécuté par le régime communiste. (La Grande Époque)

    La lettre suivante a récemment été publiée par la China Aid Association . Elle est inédite, bien que datée de 2007, et provient de l'avocat chinois Gao Zhisheng. Ce dernier, après avoir écrit des lettres ouvertes aux dirigeants chinois en 2004 et en 2005 dénonçant la situation des droits de l'homme dans le pays, s'est retrouvé dans le collimateur du régime. Surveillance intensive, menaces et attaques contre sa famille, tentatives d'assassinat, arrestations, détentions : la souffrance de Gao Zhisheng est inimaginable. Il révèle dans les lignes qui suivent les détails des 50 jours de torture subie suite à son arrestation en septembre 2007. Le 6 février 2009, il a été arrêté à nouveau et on est sans nouvelles de lui.

    Les mots que j’écris aujourd’hui seront un jour finalement révélés. Ils exposeront le vrai visage de la Chine d’aujourd’hui et montreront les motivations impensables et les caractéristiques du «parti au pouvoir» en Chine.

    Bien sûr, ces mots ne sont pas agréables à entendre et peuvent même déranger les «bons amis» et «bons partenaires» internationaux du Parti communiste chinois (PCC) d’aujourd’hui; si, bien sûr, ces «bons amis» et «bons partenaires» ont encore dans leur cœur quelque considération pour la conscience humaine et la moralité.

    Aujourd'hui, le PCC, soudainement prospère, s'est non seulement fait plus d’«amis» et de «partenaires» internationaux, mais il crie aussi de plus en plus fort des slogans pervers du genre «la Chine est un pays où il y a la primauté du droit». Cela est désastreux pour le progrès et le développement des droits de l’homme du peuple chinois.

    Le 21 septembre 2007, vers 20 h, les autorités m’ont averti verbalement que je devais assister à une séance de rééducation. Je me suis rendu compte qu'il se passait des choses inhabituelles. La police secrète, qui normalement me suit toujours de près, gardait une plus grande distance. Je marchais dans la rue ce jour-là et, quand j’ai tourné à un coin, environ six ou sept étrangers se sont dirigés vers moi. Soudainement, j’ai reçu un coup à la nuque et suis tombé face contre le sol. Quelqu’un m’a attrapé par les cheveux et l’on m’a immédiatement enfilé une cagoule noire sur la tête.

    On m’a fait monter dans un véhicule. Malgré que je ne pouvais voir, il me semblait qu’il y avait deux banquettes et un espace au milieu. J’ai été placé dans cet espace, par terre. J’avais la joue droite contre le sol. Tout à coup, une botte m’a écrasé le visage pour me clouer au plancher. Des mains ont commencé à me fouiller. On a enlevé ma ceinture pour me lier les mains derrière le dos. Au moins quatre personnes ont mis leurs pieds sur moi pour m'immobiliser.

    Environ 40 minutes plus tard, on m’a traîné hors du véhicule. Mon pantalon tombait au niveau de mes genoux, et on m’a traîné dans une pièce. Personne ne m’avait parlé jusque là. C’est à ce moment-là que l’on m’a enlevé la cagoule qui recouvrait ma tête. Aussitôt, des hommes ont commencé à m’insulter et à me frapper. «***, le jour de ta mort est arrivé aujourd'hui. Mes frères, donnons-lui une leçon brutale aujourd’hui. Battez-le à mort.»

    Ensuite, quatre hommes avec des matraques électriques ont commencé à me frapper la tête et tout le corps. On n’entendait que le bruit des coups et de mon souffle affolé. J’ai été battu avec une telle violence que tout mon corps a commencé à trembler sans contrôle.

    «Ne fais pas semblant!», a crié l’un d’eux; j’ai appris plus tard, qu’il s’appelait Wang. Ensuite, un homme très fort et grand (environ 1,85 m) m’a attrapé par les cheveux pour me soulever du sol. Wang a commencé à me frapper au visage de toutes ses forces.

    «***, tu n'es pas digne de porter des vêtements noirs. Es-tu un chef de mafia? Enlevez-lui tous ses vêtements.»

    On m’a enlevé tous mes vêtements, et j’étais complètement nu. Wang a encore crié, quelqu’un m’a frappé derrière les jambes et je suis tombé au sol. L’homme de grande taille a continué à me tirer par les cheveux pour me forcer à voir Wang.

    À ce moment-là, je pouvais voir qu’il y avait cinq personnes dans la pièce. Quatre d’entre eux tenaient une matraque électrique et le dernier tenait ma ceinture.

    «Écoute bien, Gao. Aujourd’hui, tes oncles ne veulent rien d’autre que ta vie soit pire que la mort. Je te dis la vérité, ton affaire, ce n’est pas seulement entre toi et le gouvernement.»

    «Regarde au sol! Il n’y a pas une seule goutte d’eau. Mais, dans un moment, tu auras de l’eau jusqu’au dessus des chevilles. Après un moment, tu sauras d'où vient l'eau.»

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Chine. Un avocat défenseur des droits humains en détention arbitraire - Partie 1

    Le gouvernement doit confirmer que Gao Zhisheng n’est pas soumis à des actes de torture ou autres mauvais traitements

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    (New York et Londres, 2 février 2009) – Le gouvernement chinois doit immédiatement donner des informations sur le sort de Gao Zhisheng,beaten-jul30-2006-3.jpg avocat défenseur des droits humains, disparu depuis deux semaines, ont déclaré conjointement ce lundi 2 février Human Rights Watch, Amnesty International et Human Rights Chine. Les trois organisations soulignent que Gao Zhisheng court un risque immédiat d’actes de torture graves et mauvais traitements par les services de sécurité chinois et appellent à sa remise en liberté immédiate. « Nous craignons beaucoup pour la sécurité de Gao Zhisheng en ce moment, les services de sécurité chinois ayant souvent par le passé attenté à ses droits fondamentaux et ceux de sa famille, a déclaré Sophie Richardson, directrice Asie de Human Rights Watch. Gao Zhisheng a décrit de façon détaillée comment il avait été torturé lors de gardes à vue précédentes et il se pourrait qu’il subisse une nouvelle fois le même type de traitement. »

    L’avocat et sa famille étaient sous surveillance policière depuis la condamnation avec sursis de Gao Zhisheng pour « incitation à la subversion » en 2006. On est sans nouvelles depuis le 19 janvier. Selon des sources fiables, il aurait été arrêté par les forces de sécurité et serait maintenu en détention dans un lieu tenu secret.

    « Le 9 février, le bilan du gouvernement chinois en matière de droits humains sera examiné par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, a déclaré Sharon Hom, directrice exécutive de Human Rights Chine. Juste après le rapport cinglant du Comité contre la torture en novembre 2008, arrêter arbitrairement et torturer un avocat reconnu pour sa défense des droits fondamentaux n’est certainement pas signe de progrès en matière de droits humains. »

    En septembre 2007, Gao Zhisheng avait été détenu pendant plusieurs semaines, peu après avoir envoyé une lettre ouverte au Congrès américain dénonçant la situation des droits humains en Chine et décrivant comment lui et sa famille avaient été traités par les forces de sécurité.

    Gao Zhisheng a fourni des détails sur sa détention illégale en 2007 et décrit des actes de torture graves subis aux mains des agents de la sécurité – passages à tabac, actes répétés de torture à l’électricité sur les parties génitales, cigarettes allumées tenues tout près de ses yeux pendant de longs moments, ayant occasionné une cécité partielle de plusieurs semaines. Après sa libération, les personnes qui le connaissaient l’avaient décrit comme un « homme brisé », physiquement et moralement.

    A suivre

    Tiré de Amnesty International: http://www.amnestyinternational.be/doc/article14222.html

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