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  • Le Tibet sous haute surveillance

    palais de potala à lhassa au tibet,tibet,tibet chine,palais à lhassa,palais bouddhiste au tibet,dalai lama,gouvernement tibétainLes dirigeants chinois prétendent avoir beaucoup d’événements à célébrer au Tibet. Selon eux, après 60 ans de règne du Parti communiste, la région est plus prospère qu’avant sa «libération». Mais ces célébrations semblent ne devoir concerner que le Parti.

    Un groupe de Tibétains en exil affirme que les habitants ont reçu l'ordre de se tenir à l'écart et que la capitale Lhassa se trouve sous haute surveillance militaire.

    Dawa Tsering, porte-parole du gouvernement tibétain en exil, a déclaré: «De nombreux médias ont décrit Lhassa comme une ville de terreur, parce que la police militaire se trouve partout. Beaucoup de tireurs cachés se positionnent dans les temples sacrés, comme le temple de Jokhang. Toutes les rues sont surveillées par l'armée et les policiers en civil. Les moines ont reçu l’ordre de rester dans les temples. Il n'y a pas du tout de touristes».

    Le gouvernement tibétain, en exil à Dharamsala dans le nord de l’Inde, affirme que la réalité de la situation de Lhassa est très différente de ce que le régime chinois essaie de montrer.

    Kelsang Gyaltsen, envoyé spécial du gouvernement tibétain en exil, a ajouté: «Les Tibétains disent qu’ils auraient dû se réjouir après la soi-disant «libération du Tibet» par le PCC. Mais réfléchissez, tout Lhassa au Tibet est occupé par la police militaire. Il y a des tireurs cachés partout dans Lhassa. Avec un contrôle militaire aussi strict, l'atmosphère n'est absolument pas à la joie ou aux célébrations».

    À l'inverse du succès proclamé par le gouvernement chinois, les Tibétains en exil affirment que les gens ont souffert sous le régime communiste.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-Tibet-sous-haute-surveillance.html

  • Les dessous de la rencontre Hu Jintao Nicolas Sarkozy

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    Du 4 au 6 novembre, Nicolas Sarkozy accueille le dirigeant chinois Hu Jintao pour une visite d’État de trois jours en France. Cette première visite du numéro un chinois en France fait l’office de tous les égards: accueil du président sur le tarmac de l’aéroport, honneurs militaires et réception à l’Élysée. Pendant cette rencontre le président de la République française espère obtenir le soutien de Pékin pour sa réforme du système monétaire lors de la présidence française du G20 et la signature de contrats de plusieurs milliards d’euros sur l’importation de pétrole et de centrales nucléaires.  Comme à chaque rencontre franco-chinoise, il est craint que la question des droits de l’homme soit sacrifiée au profit des intérêts économiques,. C’est la raison pour laquelle aucune conférence de presse n’est prévue entre le dirigeant chinois et les journalistes. Cependant la situation en Chine est-elle si alarmante que certains le prétendent?

    La Chine et la question des droits de l’homme
    Le gouvernement chinois a publié début octobre un rapport intitulé Progrès dans les droits de l’Homme, en Chine, en 2009. Selon NTD, le régime y affirme avoir amélioré les droits de l’Homme pour les Chinois. Ce n’est pourtant pas l’avis de James Zimmerman, expert sur la Chine d’Amnesty International, pour qui « le rapport donne la priorité à l’économie, aux droits sociaux et culturels, avec peu de mention aux droits civils et politiques ».

    Dans son dernier rapport annuel sur les droits de l’homme,  le département d’État américain dépeint effectivement un tout autre tableau. Selon Washington, Pékin a «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux». Selon ce rapport, dans l'ensemble du pays «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus». Selon le département d’État «les avocats et les cabinets juridiques qui ont défendu des affaires qualifiées de sensibles par les autorités ont fait l'objet de harcèlement, de radiations ou de fermeture.»

    À la suite du sommet UE-Chine début octobre, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a appelé la Chine à faire des progrès dans le domaine des droits de l'homme. Cette question des droits de l'homme «reste un élément important du dialogue avec la Chine», a souligné le président.

    La Chine et la liberté d’expression
    Le 8 octobre 2010, Liu Xiaobo est devenu le premier opposant chinois à obtenir le prix Nobel de la paix. Il avait été condamné à onze ans de prison pour incitation à la subversion du pouvoir de l'État, un chef d'accusation relativement vague, souvent utilisé à l'encontre des opposants politiques et défenseurs des droits de l'homme. Son crime? Avoir été l’un des membres signataires de la Charte 08, manifeste écrit par plusieurs intellectuels chinois appelant à plus de démocratie en Chine. Bien que certains dissidents chinois en exil aux États-Unis, dont Wei Jingsheng considéré comme le père du mouvement démocratique en Chine, modère l’attribution de ce prix, il n’en reste pas moins un témoignage de l’état de la liberté d’expression en Chine.

    La censure chinoise s’exporte d’ailleurs hors des frontières. Aucune conférence de presse n’est prévue lors du passage du président Hu Jintao en France. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé lors du dernier sommet UE-Chine à Bruxelles, lorsque la délégation chinoise a annulé la conférence de presse clôturant le sommet à cause de la présence de journalistes de The Epoch Times dans la salle.

    Cependant, il existe en Chine plusieurs mouvements qui commencent à se manifester en faveur de la liberté d’expression. En effet selon Courrier International vingt-trois membres du Parti communiste chinois, tous anciens hauts fonctionnaires ont publié le 11 octobre une lettre ouverte s'adressant au Comité Permanent de l'Assemblée nationale du Peuple pour demander la liberté d'expression en Chine. Dans ce texte il est mentionné que selon «l'article 35 de la Constitution chinoise de 1982, les citoyens chinois ont la liberté de parole, de publication, de création des associations, de manifestation», ce qui n’a jamais été appliqué en Chine depuis 28 ans.

    Un élan populaire a également lieu en Chine depuis 2005 suite à la publication des « 9 commentaires sur le parti communiste », qui a entraîné aujourd’hui plus de 82 millions de Chinois à démissionner des trois organes du parti.

    La Chine et la liberté de croyance
    D’après le journal The Epoch Times, le récemment nommé Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance Heiner Bielefeldt, a hardiment prouvé qu'il n'ignorerait pas la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité et violateur chronique de la liberté religieuse. Le 9 avril 2010, la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a publié son rapport annuel 2010 au Club national de la presse américain. Le rapport recommandait que 13 nations, dont la Chine, soient nommées Pays Particulièrement préoccupants (PPP) «à cause de ces violations des libertés religieuses systématiques, continues et flagrantes».


    Dans son rapport annuel 2004 sur la liberté de religion et de croyance, Asma Jahangir, ancien rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance à l'Assemblée générale des Nations Unies, écrivait à propos de la persécution du Falun Gong (1), première communauté réprimée en Chine: «La cruauté et la brutalité de ces actes allégués de torture défient toute description.»
    En mars 2006, le Rapporteur des Nations Unies sur la torture Manfred Nowak, rapportait que ces pratiquants représentaient 66% des cas de torture pour lesquels il avait demandé à la Chine de s'expliquer.

    Dans son rapport de 2010, la CIFD notait que la torture des pratiquants de Falun Gong par l'État chinois demeurait toujours largement répandue et que leur assassinat pour leurs organes a été documenté dans l'ouvrage de 2009, Bloody Harvest, écrit par deux nominés au prix Nobel de la paix David Kilgour et David Matas.

    La Chine et les relations internationales
    Concernant l’implication de la Chine dans l’économie mondiale, Le Monde écrit dans son article «En Chine, plus de croissance et toujours moins de libertés» qu’en décernant le prix Nobel de la Paix à un dissident chinois, le comité a interpellé «le monde occidental et l'incite à se démarquer d'une idée dangereuse qui a fait son chemin depuis le massacre de Tiananmen, en 1989: le développement économique conduira tout naturellement la Chine à la démocratie.»

     

    Deuxième puissance mondiale et véritable atelier du monde, le gouvernement chinois a en effet basé sa croissance sur la répression des droits humains et des droits sociaux. D’après l’article « Pour le plus grand bonheur des petits et des grands » paru dans le journal La Grande Epoque l’arme secrète que le Parti communiste chinois utilise pour dominer le commerce mondial est le travail d’esclave. Les prisons et les camps de travaux forcés des autorités chinoises abritent d’énormes usines qui fabriquent des produits pour l’export. Dans d’autres entreprises, «les ouvriers payés 67 euros par mois, peuvent travailler jusqu’à seize heures par jour ».C’est dans ce contexte de crise économique mondiale que Paris a répété ces derniers mois «sans Pékin il n’y a pas de solution». C’est par la porte étroite de la réévaluation du yuan que le président Nicolas Sarkozy et la gouvernance du G20 veulent avancer avec la Chine. En effet, les pays occidentaux, pénalisés dans leurs exportations par un yuan trop faible, veulent faire pression sur la Chine pour qu’elle apprécie sa monnaie, sans braquer un partenaire avec lequel des contrats de milliards d’euros sont en perspective. L'Europe, à l'instar des États-Unis envisagent d’ailleurs des mesures de rétorsion commerciales, soupçonnant Pékin de faire de la dévaluation compétitive en maintenant sa monnaie à un niveau artificiellement bas pour doper les exportations et la croissance chinoises.


    Pour finir le tour complet du contexte de cette rencontre France-Chine, James Zimmerman, expert de la Chine, Amnesty International signalait l’assistance du régime chinois aux dictatures mondiales telles que la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran ou encore le Vietnam: «Le danger est qu’ils forment ce que vous pouvez appeler le bloc des "non droits de l’Homme". Ils ont des alliances diplomatiques avec des pays comme la Birmanie, la Corée du Nord et plusieurs pays d’Afrique. S’ils jouent ce rôle diplomatique qui permet à ces pays de violer les droits de l’Homme avec impunité, ce sera très mauvais, non seulement pour les Chinois mais pour les peuples dans de nombreuses parties du monde, en particulier en Afrique et en Asie.»


    Cette rencontre diplomatique entre Nicolas Sarkozy et Hu Jintao, en France, pays des droits de l’homme, pourra peut-être sensibiliser en tout cas informer les Français sur la position très délicate de la Chine dans l’échiquier mondial et la place des pays occidentaux dans l’histoire.



    (1) Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa est une méthode bouddhiste de méditation et d’exercices, dont les enseignements soulignent l’importance de vivre selon les trois principes d’authenticité, de compassion et de tolérance. Prenant son origine en Chine dans les années 90, le Falun Gong est aujourd’hui pratiqué dans une centaine de pays. Le gouvernement chinois ayant évalué que 100 millions de gens en Chine pratiquaient le Falun Gong, en juillet 1999, le Parti communiste chinois a lancé une violente campagne à l’échelle nationale pour "éradiquer" cette pratique bouddhiste.

    Le Centre d’Information du Falun Dafa peut documenter 3.413 décès sous les persécutions aux mains des autorités et plus de 44.000 cas de torture, chiffres très inférieurs à la réalité dans le contexte de contrôle de l'information qui règne sous le régime communiste. Des millions sont toujours détenus ou envoyés dans des camps de travaux forcés où ils sont utilisés comme "banque d'organes" dans le cadre d'un vaste trafic d'humains organisé par les autorités communistes (voir article de L'Express).

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Nicolas-Sarkozy-rencontre-Hu-Jintao-avant-le-G20.html

  • Des Tibétains victimes du tremblement de terre protestent contre la saisie de leurs terres

    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)
    Un convoi de camions militaires, apportant des vivres pour soulager les victimes du tremblement de terre, roule le long du Plateau de Qinghai au Tibet le 19 avril 2010. Elle a été la première région touchée par le séisme d’une ampleur de 6.9 sur l’échelle de Richter, le 14 avril. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    Alors qu’ils tentent péniblement de se remettre du tremblement de terre qui a dévasté une grande partie de la région Autonome Tibétaine de Yushu le 14 avril, les Tibétains doivent faire face à une autre menace et défendre leurs biens contre les autorités qui veulent les confisquer au nom de la «reconstruction» de la région sinistrée.

    Le tremblement de terre qui a secoué la région de Yushu a transformé la ville de Jiegu en un tas de ruines. Près de 100.000 personnes ont été touchées par le séisme. L’agence de presse officielle Xinhua confirme que le Département d’État a approuvé un projet de reconstruction de la région –  mais celui-ci ne fait pas l’unanimité dans les populations locales.

    Un professeur de la ville de Jiegu a raconté à La Grande Époque que les fonctionnaires locaux ont envoyé une deuxième notification pour le plan de reconstruction le 14 juin, laquelle interdit aux habitants toute reconstruction de bâtiments. Les habitants ont répondu en protestant pendant plusieurs jours. Les autorités ont alors mobilisé la police armée et maintiennent depuis une présence dans les rues.

    Un habitant tibétain raconte que selon le plan de reconstruction, ils ne sont pas autorisés à reconstruire leurs propriétés parce que le gouvernement local a prévu de transformer la région dévastée en attraction touristique.

    «Nous avons perdu nos maisons, nous avons tout perdu. Le gouvernement ignore nos vrais besoins et fait comme il veut. Nous n’en resterons pas là», dit-il.

    Il a indiqué que des milliers de familles de la zone sinistrée se sont jointes à la protestation. Pendant plusieurs jours, des centaines d’entre eux sont allés tous les jours au quartier général du gouvernement régional pour protester contre ce qu’ils estiment être une expulsion pure et simple. «Nous voulons reconstruire nos maisons au même endroit. Cela ne nous dérange pas de le faire doucement, par nous-mêmes», exprime-t-il.

    Selon un autre habitant de Jiegu, le gouvernement ne leur a pas seulement interdit de reconstruire au même endroit, mais veut aussi les obliger à déménager en banlieue. «Le gouvernement va prendre la meilleure terre, alors que nous allons devoir déménager pour reconstruire nos maisons», s’inquiète un habitant.

    «Cela fait maintenant deux mois que la terre a tremblé et la plupart des victimes n’ont même pas une tente. Ils doivent vivre avec les autres. C’est un gros problème», explique un autre.

    La Grande Époque a appelé le gouvernement régional de Yushu. Un fonctionnaire a répondu que les Tibétains n’avaient pas d’objection à avoir concernant le plan de reconstruction et qu’ils n’avaient pas à protester.

    D’autres habitants ont raconté qu’un mois après le tremblement de terre, le 25 mai, ils avaient reçu la première notification de plan de reconstruction et ont été brisés par cette saisie. Plusieurs centaines ont protesté devant le gouvernement de Yushu.

    Un protestataire a dit que les soldats de la base militaire de Yushu étaient mobilisés pour supprimer les manifestations, ajoutant «certains d’entre nous ont été battus et arrêtés».

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Des-Tibetains-victimes-du-tremblement-de-terre-protestent-contre-la-saisie-de-leurs-terres.html

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