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  • Les dix vertus du thé

    Thé, vertus, thé vert, santé, Chine, culture, tao, antioxydant,philosophie orientale

    De nombreuses études scientifiques ont été menées sur les vertus du thé pour la santé et sur la réputation de cette plante qui ne semblent pas usurpées: antioxydant, bon pour le cœur, le thé aurait une action préventive contre certaines maladies.

    Les dix vertus du thé, œuvre littéraire de Zhenliang Liu, célèbre amateur de thé de la Dynastie des Tang en illustre ainsi les vertus: «Réduction des symptômes de la dépression, diminution de la somnolence, l’entretien de la vitalité, diminution de la maladie, floraison de la vertu et de la courtoisie, apprentissage et respect du goût différent, la restauration du corps, la pratique du Tao, le raffinage des désirs.»

    Il précisa aussi: «Le thé apporte le tao et l’élégance».

    Plus tard, un célèbre moine bouddhiste japonais a résumé sa version des dix vertus du thé comme suit: «Les Divinités protectrices viendront en aide, les parents seront respectés et soutenus, les démons se rendront, on restera toujours plein d’esprit lorsque le sommeil manquera au buveur de thé, ses organes internes seront bien entretenus, les maladies et les catastrophes de sa vie cesseront, l’amitié y sera harmonisée, sa pensée et son comportement seront justes, ses ennuis et soucis cesseront. On ne sera pas dans le chaos pour faire face à la mort.»

    Le thé a évolué progressivement d’une boisson à un véhicule d’une cultivation singulière. Désormais, il représente également une poursuite de la cultivation de l’être lui-même vis-à-vis de l’existence et des règles de vie qu’il doit adopter envers la société.

    Selon le livre Le Classique du thé  ou Cha Jing, tout premier ouvrage au monde traitant du thé, écrit par Lu Yu entre les années 760 et 780 de notre ère et qui comporte 10 chapitres, les gens qui tiennent à la dégustation du thé sont habituellement abstinents, intègres, attachés à l’amitié et à la tradition.

    Le thé possède l’avantage naturel d’être frais et goûteux. En plus de la jouissance sensorielle qu’il procure, le thé est capable de maintenir un esprit calme et serein, il aide à forger le caractère en éliminant les distractions inutiles, il permet également le développement de soi et l’esprit éclairé.

    Ainsi, l’avantage de la culture du thé est de se conformer à la philosophie orientale : sagesse, indifférence, sérénité, indépendance.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/1/26/n3505859/les-dix-vertus-du-the.htm

  • Prendre un nouveau départ

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    Dans l'ancien temps, être capable de reconnaître et de corriger ses erreurs était une vertu qu’une personne noble se devait de posséder. Ceux qui ont le courage de faire face à leurs imperfections et de prendre la résolution de mieux se comporter sont largement admirés. Comme l'énonce le dicton : " Qui ne fait pas d’erreurs ? Bravo à ceux qui sont capables de reconnaître leurs fautes et de faire marche arrière. "
    Voici plusieurs histoires sur la façon dont de grands personnages de l'Histoire ont tourné une nouvelle page et atteint de grandes réalisations.


    Huangfu Mi: Un célèbre érudit

    Huangfu Mi (215-282) était un ancien érudit connu pour ses accomplissements et son influence dans les domaines de la littérature, de l’histoire et de la médecine. En tant qu’écrivain prolifique, ses œuvres couvraient un grand nombre de thèmes, dont l’histoire, l’éthique, la littérature et la médecine. En particulier, son livre, intitulé Enseignements sur l’acupuncture est la toute première recherche monographique discutant de théories et de pratique de l’acupuncture.


    Un adolescent qui traînait

    La vie de Huangfu Mi couvre trois dynasties. Né sous la dynastie des Han de l’Est (25-220), il a grandi sous la période des Trois Royaumes (220-265) et est décédé sous la dynastie Jin de l’Ouest (265-317)

    Sa mère mourut alors qu’il était très jeune, ainsi, son oncle et sa tante l’adoptèrent. A l’âge de 15 ans, ses parents adoptifs déménagèrent avec toute la famille du canton Lingtai, province de Gansu au canton Yingchi dans la province du Henan.

    Durant son adolescence, Huangfu Mi passait son temps à traîner avec ses camarades de quartier. A l’âge de 20 ans, il était toujours inculte en histoire, philosophie, littérature, éthique et religion, tous les sujets que des jeunes gens décents de son âge maîtrisent habituellement.

    Un jour, il trouva des melons sucrés qu’il voulut offrir à sa mère. Lorsqu’il le fît, elle se mit à pleurer : " Tu as déjà 20 ans mais tu n'es toujours pas éduqué. Cela me peine de voir que tu as gaspillé tant de temps si précieux. Si tu veux être réellement un bon fils, tu dois étudier dur et devenir versé en histoire, en littérature et dans d'autres sujets que les jeunes gens de ton âge devraient connaître. Dans les anciens temps, la mère de Mencius déménagea trois fois pour offrir un bon environnement à son fils. Se pourrait-il que j’ai échoué à choisir un bon endroit avec de bons voisins qui aient une bonne influence sur toi ? Pourquoi n’as-tu toujours aucun intérêt pour apprendre des livres et cultiver tes valeurs morales ?

    Huangfu fut ému aux larmes et promit à sa mère qu’il prendrait un nouveau départ et ne perdrait plus jamais de temps. Dès lors il se mit à lire constamment, sans s'arrêter un seul jour. Tout en travaillant dans les champs, il lisait dès qu’il avait une pause. Plus il lisait, plus sa volonté se renforçait et plus il devenait calme.

    Un écrivain prolifique s'efforçant d’avoir une influence positive sur la société.

    Lorsque Huangfu Mi atteint sa 26eme année, il décida de devenir écrivain, parce qu’il voulait écrire des livres qui aient une bonne influence sur la société. Du fait de ses vastes intérêts, les œuvres de Huangfu Mi couvraient de nombreux sujets différents. Une catégorie de ses livres se focalisait sur la hiérarchie sociale. Ils étaient considérés comme étant d’une grande valeur éducative.

    Son second sujet était l’histoire. Lorsqu’il remarqua qu’il y avait peu de littérature sur les événements de la période précédant la dynastie Han, il décida de compiler Siècle Impérial, une oeuvre magistrale couvrant des événements historiques allant du début de "l’Ère des Trois Empereurs " à sa dynastie actuelle. De plus, il écrivit plusieurs autres livres sur différentes périodes historiques.

    Enfin, il écrivit des livres qui chantaient les louanges d'anciennes personnes nobles qui tenaient fermement à leur système de valeur et ne cédaient jamais au pouvoir ou à la recherche de la renommée ou de la richesse. Biographie de 91 ermites, Biographie d’un reclus et Biographie de femmes qui restaient loyales envers leurs époux en sont quelques exemples.

    Huangfu Mi vivant en un temps de passation de pouvoir alors qu'une nouvelle dynastie prenait forme, il voyait de nombreuses personnes séduites par le pouvoir dans leur recherche de la renommée et de la richesse. Il détestait ceux qui retournaient leurs vestes et compromettaient leurs valeurs morales pour plaire à ceux au pouvoir et éprouvait une grande admiration pour ceux qui n’étaient pas touchés par la richesse, la pauvreté, la destitution ou le pouvoir. Il écrivit des livres sur ce thème afin d’encourager ses concitoyens à tenir à leurs valeurs morales et accumuler davantage de vertu.

    Le quatrième sujet sur lequel il écrivit était la médecine. Après être lui-même tombé malade, Huangfu Mi commença à percevoir l’importance de la médecine. Il écrivit : " Peu importe combien nous sommes loyaux envers l’Empereur ou filiaux envers nos parents, nous ne sommes d’aucune utilité lorsque nous tombons malade. Ainsi, il est important que nous connaissions la médecine. "

    Il compila un livre appelé Enseignements sur l’Acupuncture dans lequel il triait et répertoriait un total de 349 points d’acupunctures et donnait des descriptions détaillées sur leurs endroits et liens avec les canaux d’énergie à l’intérieur du corps humain. Il abordait aussi la façon dont la musique et l’état mental affectent les fonctions des organes internes d'une personne. Ce livre fût considéré comme un incontournable pour les anciens élèves en médecine et lui valût d'ête appelé " le père fondateur de l’acupuncture. "

    Par dessus tout, Huangfu Mi insista sur le fait que les écrivains devaient s’assurer que leurs œuvres aient un impact positif sur les gens et la société. Il était contre l’exagération, et les mots creux.

    Un homme noble qui restait fidèle à lui-même

    Bien que devenu célèbre, Huangfu Mi restait discret et n’avait aucun intérêt pour la gloire. Lorsqu’on l’incitait à étendre son cercle d’amis et à améliorer sa réputation, il exprimait son désir de rechercher plutôt une vie simple.

    En fait, il déclina de nombreuses invitations à servir à la cour royale. Lorsque l’Empereur Wudi chercha à lui octroyer le titre d" " Érudit Royal ", il déclina l’honneur et demanda à être excusé. Dans sa lettre à l’Empereur, il écrivit : " J’ai entendu dire qu’un empereur sage sera entouré par des fonctionnaires suffisamment courageux pour dire la vérité et qu’une politique de clémence incitera les gens à exprimer leurs inquiétudes. Avec un dirigeant aussi sage que votre majesté, je demande à être autorisé à me concentrer sur mes écrits et la pratique de la médecine. " Wudi accéda à son souhait et lui donna un chariot entier de livres à lire.

    Lisant et écrivant sans cesse, Huangfu Mi était trop diligent aux yeux des autres. Quand on lui disait que trop de travail pourrait raccourcir sa vie, il répondait : " Si j’obtiens le Tao le matin, je n'aurai pas de regret si je dois mourir le soir. La durée d’une vie est déterminée par le Ciel."

    Il indiquait aussi que ce n'était qu'en prenant légèrement la renommée et l’intérêt personnel qu'une personne pouvait prolonger sa vie et seulement en fuyant la richesse et le pouvoir, qu'on pouvait obtenir le véritable Tao (la vérité de l’univers). Il écrivit même un article pour exprimer son désir de vivre une vie simple sans le fardeau des intérêts matériels et de la renommée. Il révérait plutôt l’harmonie entre le Ciel et la Terre. (Livre de la Dynastie Jin)

     Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115244-Histoires-sur-la-facon-dont-les-gens-des-temps-anciens-se-repentaient-et-prenaient-un-nouveau-depart-2eme-partie.html

  • Il était une fois "le bienveillant" M. Wang, pratiquant bouddhiste

    Chine, pratiquant, Bouddha, cultivation, tao, bouddhisme, encens, conte, voyage vers l'ouest, 9 chaudrons de cendres Il était une fois dans l' ancienne Chine, un homme dont le nom de famille était Wang. C’était un homme de cœur, enthousiaste quant il s’agissait d’aider les gens et dévoué dans sa cultivation et pratique bouddhiste. On l’appelait le « bienveillant Mr Wang ». 

    Un jour, le bienveillant M. Wang se rendit dans un monastère bouddhiste et tira une baguette du lot de divination dans le but de découvrir quand il atteindrait l’éveil. Alors, un moine lui dit, « Tu dois présenter tes respects au Bouddha chaque jour en lui offrant de l’encens chaque jour. Quand tu auras accumulé neuf grands chaudrons de cendres grâce à l’encens consumé, tu apporteras les cendres à l’Ouest et les présentera au Bouddha. Alors tu atteindra à coup sûr l’éveil ».

    Après être rentré chez lui, le bienveillant M. Wang suivit les conseils de ce moine et offrit sincèrement de l’encens au Bouddha tous les jours. Finalement, il accumula neuf grands chaudrons de cendres après quelques années. Alors il acheta un âne pour le voyage et partit. L’âne portait la plus grosse partie des cendres sur son dos mais le bienveillant M. Wang devait quand même porter le reste . A la fin du premier jour, le bienveillant M. Wang était assoiffé à cause de cette longue journée de marche. Puisque la nuit tombait, il commença à regarder où il passerait la nuit quand un vieil homme apparut soudainement sur la route allant vers l’Ouest.

    Le vieil homme l’arrêta et lui demanda, « D’où venez-vous ? Quel est votre nom ? Pourquoi vous et votre âne portez des sacs si lourds sur votre dos ? ». Le bienveillant M. Wang répondit à toutes ses questions. Alors le vieil homme lui dit, « Excellent. Nous allons dans la même direction. Nous devons avoir une relation prédestinée. Je déteste imposer quoique ce soit aux autres, mais je me demandais si vous ne pourriez pas gentiment me rendre une faveur ? Wang demanda comment il pouvait l’aider. Le vieil homme dit, « J’ai marché toute la journée et je ne peux pas aller plus loin. Pourrais-je monter sur votre âne pour le voyage ? Le bienveillant M Wang hésita une minute, mais il pensa : « Je devrais accumuler de la vertu en accomplissant de bonnes actions. Comment puis-je ne pas aider ce vieil homme ? Il enleva alors la moitié des cendres placées sur le dos de son âne pour permettre au vieil homme de s’asseoir dessus et les prit sur son propre dos. Le vieil homme monta sur l’âne et ils commencèrent leur voyage tous les deux.

    Une fois assis sur l’âne le vieil homme semblait se sentir mieux. Il demanda encore une fois au bienveillant M Wang, « Où avez-vous dit que vous alliez ? Je dois être vieux et sénile. Je ne me souviens pas de tout ! ». Le bienveillant M. Wang répéta patiemment au vieil homme, « Je vais vers l’Ouest pour présenter mes respects au Bouddha Vivant et montrer la sincérité de ma cultivation dans le Bouddhisme ». Le vieil homme dit, « oh, maintenant je comprends ». Ils trouvèrent une auberge après que la nuit soit tombée et réservèrent. Le bienveillant M Wang commença à penser en lui-même, « maintenant que l’âne porte un si vieil homme sur son dos, il va marcher beaucoup plus lentement et se fatiguer beaucoup plus. Quand vais-je arriver à voir Bouddha ? Ca ne va pas. Je dois me lever plus tôt et partir sans lui. Je dois me débarrasser de ce bagage ».

    Le bienveillant M Wang partit avec son âne sans un bruit à l’aube. Quand il atteignit l’entrée de la ville, il vit le vieil homme l’attendant sur le bord de la route. Le vieil homme l’arrêta de nouveau et lui dit : « «Eh ! bienveillant M Wang ! Que t’arrive t-il ? Je te croyais un homme de coeur. Nous sommes predestinés à voyager ensemble. Comment peux-tu abandoner ton partenaire de voyage et t’en aller sans même dire au revoir ? Heureusement que je me suis levé plus tôt et que je t’ai retrouvé à temps. Viens. Viens. Laisse-moi monter sur ton âne!” Le bienveillant M. Wang ne put refuser et n’eut pas d’autre choix que de prendre de nouveau la moitié des cendres du dos de l’âne sur le sien pour laisser le vieil homme s’asseoir.

    Sur la route le vieil homme lui demanda encore, “Bien, je suis un si vieil homme! J’oublie tout ! Je me souviens t’avoir posé cette question hier, mais aujourd’hui j’ai complètement oublié ce que tu m’as dit. Pourquoi vas-tu vers l’Ouest ? Le bienveillant M.r Wang perdait patience. Il répliqua sèchement, “ Pour rencontrer Bouddha.” Après un moment, le vieil homme demanda encore, “oh, je me souviens que tu es le bienveillant M Wang mais je ne me rappelle plus pourquoi tu vas vers l’Ouest? Puis-je te le demander encore une fois? La colère commença à grandir dans l'esprit du bienveillant M. Wang, mais il décida qu’il ne devait pas s'irriter contre un vieil homme si enthousiaste, alors il refoula sa colère et répondit encore une fois à la question.

    Ils marchèrent de l’aube au crépuscule et le vieil homme posa la même question au bienveillant M Wang un millier de fois. Le bienveillant M. Wang était prêt à exploser à la fin de la journée. Finalement il endura la journée entière. Ils trouvèrent une auberge, dînèrent et se couchèrent. Le bienveillant M Wang pensa en lui-même, “Cette fois je dois me lever plus tôt pour me débarasser de ce vieil homme qui ne m’apporte que des ennuis ! » Il donna à l’âne du foin et de l’eau. Il attendit jusqu’à ce qu’il soit presque minuit et partit au beau milieu de la nuit avec son âne et ses grands sacs de cendres.

    Jamais il ne se serait attendu à voir son vieux compagnon à l’entrée du village. L’homme l’appella et lui dit, « Le bienveillant M.Wang ! Le bienveillant M. Wang ! On t’appelle le bienveillant M Wang, mais pourquoi ne fais-tu pas de bonnes actions? Toi et moi voyageons ensemble vers l’Ouest. Je suis un vieil homme qui ne peut pas marcher rapidement. Pourquoi abandonnes-tu ta conscience et t’en vas-tu sans me le dire ? Tu pars de plus en plus tôt chaque jour. Comment peux-tu avoir le cœur de m’abandonner ? »

    Le bienveillant M Wang n’eut d’autres choix que de refouler sa rage et d’enlever encore une fois la moitié des cendres du dos de l’âne pour que le vieil homme puisse s’y installer. Après seulement quelques minutes, le vieil homme lui demanda de nouveau, « Le bienveillant M. Wang, tu as voyagé jours et nuits. Où vas-tu ? Pourquoi es-tu si pressé ? En entendant encore ces questions, le bienveillant M. Wang finit par exploser. « Vieil homme ! Tu n’as pas idée de tout ce que j’ai enduré pour toi ! Je t’ai fait monter sur mon âne et j’ai marché avec un grand sac de cendres sur mon dos! As-tu une idée de ce que j’ai souffert à cause de toi ? Tu n’es pas content de ce que j’ai fait pour toi ! Au lieu de cela tu me poses la même question sans cesse ! Tu n’es pas fatigué de poser toujours la même question, mais moi je suis épuisé de répéter toujours la même réponse ! » Alors il dit quelque chose de vraiment méchant, « Est-ce qu’un chien a mangé ta conscience ? »

    Le vieil homme descendit du dos de l’âne avec une incroyable facilité. Il pointa son doigt vers le bienveillant M Wang et dit, « Retourne chez toi. Ce n’est pas la peine pour toi d’aller vers l’Ouest. Le Bouddha vivant n’acceptera pas un pratiquant qui cultive la bienveillance de cette manière ». En disant ces mots, le vieil homme se mit à léviter. Il s’éleva dans le ciel en direction de l’Ouest et disparu.

    A ce moment-là, le bienveillant M Wang réalisa que ce vieil homme était le Bouddha vivant ! Il s’effondra au sol et commença à se frapper lui-même. Il regretta terriblement d’avoir manqué l’opportunité d’atteindre l’éveil, mais il était trop tard.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200510/22466.html

  • Proverbe chinois sur le Tao

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    " L'homme suit la terre.

    La terre suit le ciel.

    Le ciel suit le Tao.

    Le Tao suit la nature"

    Lao Tseu


  • Là où l’eau coule, un courant se formera: Origine de l’expression 水到渠成

    Chine, succès, patience, stratégie, Tao,Dynastie Song, expression chinoise, gagner de l'argent, philosophie de vie “Là où l’eau coule, un courant se formera ” (shuǐ dào qú chéng) est une expression chinoise qui dit que le succès arrivera naturellement lorsque les conditions nécessaire seront réunies; Rechercher quelque chose avec insistance ne sert à rien. L’expression tire son origine d’une histoire de la Dynastie Song (960–1279 av.J.C.).

    L’histoire se base sur une lettre écrite par un homme du nom de Su Dongpo à son ami Qin Taixu, dans laquelle Su racontait comment il avait surmonté son inquiétude durant une période où il n’avait aucun revenu mais une grande famille à soutenir. Su Dongpo écrivait qu’il se tracassait beaucoup au début mais que par la suite, il devint déterminé à changer sa fâcheuse situation et à faire face à la nécessité de contrôler ses dépenses et économiser de l’argent.


    Il décida de suivre l’exemple de son vieil ami Jia Yun. Le premier jour de chaque mois, il prenait 4.400 unités de l’argent de ses économies qu’il divisait en 30 sommes de 150 unités chaque. Il suspendait ensuite les 30 portions aux poutres de sa maison. Chaque matin, il utilisait une fourche à foin pour descendre une portion de l’argent puis demandait à un membre de sa famille de cacher la fourche.


    Cette portion était le montant alloué pour la journée. S’il restait de l’argent, il le mettait en sécurité dans un épais tube de bambou et l’utilisait pour recevoir les invités.
    “L’argent que j’ai peut encore durer plus d’un an. D’ici là j’élaborerai d’autres plans,” écrivait-il dans la lettre.
    “Là où l’eau coule, un courant se formera; par conséquent, nul besoin de s’en inquiéter jusque-là, et c’est pourquoi je n’ai aucune inquiétude dans mon cœur,” disait-il à son ami.


    Les gens ont par la suite utilisé l’expression de la lettre de Su Dongpo : "Là où l’eau coule, un courant se formera "afin de donner le conseil que lorsque les conditions sont mûres, le succès arrivera naturellement. Cette expression contient aussi le sens qu’il est inutile de s’inquiéter, d’essayer de forcer un résultat, ou de garder un cœur lourd de recherche, car les choses arriveront naturellement ; le moment venu, on verra le résultat des efforts.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201301/111623.html

  • "Traiter les autres avec clémence et latitude" - Histoires de la Chine ancienne

    Chine ancienne, dicton, Chine, tolérance, pardon, le bien et le mal, morale, histoire, tao, empereurs

    Un vieux dicton chinois dit: "Les anciens hommes de bien étaient stricts envers eux-mêmes jusque dans les moindres détails, et traitaient les autres avec clémence en leur donnant de la latitude." Cela signifie qu'ils étaient très exigeants envers eux-mêmes afin de s’améliorer. Mais d’un autre côté, ils traitaient les autres avec tolérance, ce qui exige que l'on soit large d'esprit et bon. Zi Gong demanda à son maître Confucius : “Y a-t-il un seul mot que je puisse prendre pour guide dans ma vie?" Confucius répondit: “Le pardon est sans doute ce mot."

    Ci-dessous quelques histoires des temps anciens à propos du pardon.
    Song Jiu rend le bien pour le mal

    Dans la période des Royaumes combattants (722 BC à 481 BC), Song Jiu était gouverneur de canton dans l'état de Liang. Son canton était adjacent à l'état de Chu. Un poste fût établi de chaque côté de la frontière. Ceux qui travaillaient dans les postes de chaque côté cultivaient des melons. Les gens de Liang étaient industrieux, et irriguaient souvent leur terre, de sorte que leurs melons poussaient bien. Les gens de Chu étaient paresseux. Ils n’arrosaient pratiquement jamais la terre et leurs melons bien sûr ne poussaient pas bien.
    Par jalousie, les gens de Chu piétinèrent et arrachèrent les plants des gens de Liang tard dans la nuit. Les gens de Liang signalèrent les dégâts au gouverneur Song et voulaient prendre leur revanche. Song secoua la tête et dit : “Nous ne devrions pas faire cela. Se faire un ennemi est un chemin vers la calamité. Ce serait faire preuve d’étroitesse d'esprit que de répondre du tac au tac. Je vais vous donner une solution. Nous allons envoyer nos gens de l'autre côté afin qu’ils arrosent secrètement leurs terres tous les soirs, mais nous ne leur dirons pas. "
    Le matin, les gens de Chu constatèrent que leur récolte avait déjà été irriguée. Avec l'aide des gens de Liang, les plants de melon dans l'état de Chu poussaient chaque jour de mieux en mieux. Au début les gens de Chu trouvèrent cela étrange. Ils menèrent secrètement une enquête et en découvrirent la raison. Très touchés ils le signalèrent à leur gouvernement central. Le roi de l'état de Chu présenta alors ses excuses aux gens de Liang avec de généreux cadeaux et leur demanda d’établir un lien d'amitié entre les deux états. Au fil du temps, les deux états ont développèrent une amitié de longue durée à partir de l'incident des plants de melon et la façon dont Song Jiu avait transformé un acte de méchanceté en un acte de bonté.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201304/112695p.html

  • C'est en marchant que se crée le chemin - le manque d’efforts se traduit par un manque de progrès

    Il était une fois deux moines qui vivaient dans la province de Sichuan. L’un des moines était pauvre et l’autre était riche. Un jour le moine pauvre dit au moine riche, " Je veux aller à la Mer du Sud. " "Mais comment, et par quel moyen ?" demanda le moine riche. " Tout ce dont j’ai besoin est une d’une bouteille et d’un bol" répondit le moine pauvre. Le moine riche lui dit : "Pendant des années j’ai voulu louer un bateau pour aller la bas, mais à ce jour je n’ai toujours pas pu y aller. Qu’est ce qui te fait croire que tu y arriveras? "


    Un an plus tard les deux moines se rencontrèrent de nouveau après le retour du moine pauvre de la Mer du Sud. Il parla au moine riche de son voyage. Le moine riche se sentit honteux.


    Le fameux écrivain de la Dynastie Qing Peng Duanshu a raconté cette histoire dans son œuvre “L’apprentissage, à mes enfants”. Son histoire révèle un principe :


    Il n’y a pas de choses faciles ou difficiles dans le monde. Aussi longtemps que vous faites des efforts, les choses difficiles deviennent faciles. Si vous ne faites rien, la chose la plus facile devient difficile. Cela s’avère vrai dans l’apprentissage. Si vous étudiez vraiment, alors même le sujet le plus difficile devient facile. D’un autre côté, si vous ne voulez pas étudier, alors la tâche la plus facile devient difficile. Si quelqu’un compte sur sa propre intelligence et sur ses acquis et refuse d’étudier alors cette personne détruit son avenir. Ceux qui refusent d’être découragés par leur intelligence et capacité limitées et continuent à étudier parviendront au succès grâce à leurs efforts


    J’ai été profondément touché par cette histoire. Quand nous nous occupons d’une affaire si nous n’agissons pas et si nous mettons tous nos efforts à chercher des "raccourcis " ou si nous remettons nos actions à plus tard en nous disant " Pourquoi ne pas attendre demain " ou "je le ferai plus tard" nous ne sommes pas différents du moine riche qui a attendu des années pour louer un bateau. Comme il est dit dans le vieux poème "Demain est demain, combien de demain y-a-t-il ? Si quelqu’un attend toujours le lendemain pour faire son travail il n’accomplira rien dans sa vie. "


    Quand nous marchons nous faisons un pas à la fois. Chaque pas nous fait avancer. Toutes les grandes choses viennent de petites choses. Le succès arrive grâce à l’accumulation d’efforts progressifs. Si nous voulons tout de suite les grandes choses en ignorant les petites choses alors nous n’arriverons nul part exactement comme le moine riche.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200512/23756.html

  • Le pouvoir de la bonté

    Tao, Bouddha, Chine, bonté, moralité, confucius, philosophieLa vertu est la nature de la conscience conférée à l'homme par le Ciel et c’est le plus bel élément dans l'essence d'une vie humaine. Aussi la chose la plus importante pour un homme est de maintenir la bonté et d'améliorer constamment sa moralité. Un véritable homme de bien aime lire de bons livres et faire de bonnes choses. Mais il ne s’arrête pas là, il encourage et promeut les actions justes en public et enseigne aux autres à faire de même afin que les gens s’éveillent et vivent en paix et prospèrent en suivant les principes des cieux et une voie juste. C'est pourquoi, un proverbe ancien dit: "Le véritable homme de bien est celui qui traite les autres avec bonté." Des exemples d'anciens offrant des conseils sur les bonnes choses à faire sont innombrables. Ce qui suit n'en sont que quelques uns.


    Dans la période du Printemps et de l’Automne (770 BC-476 BC), lorsque Zi Lu de l'État de Lu alla voir Confucius pour la première fois, il portait une plume sur la tête indiquant son arrogance et son hostilité. Mais après que Confucius lui ait parlé de la vertu de la modestie, il fut touché et revêtit de lui-même les vêtements d’étudiant et commença à apprendre l'étiquette de Confucius. Pour lui apprendre à être un homme de bien et un fonctionnaire, Confucius lui dit: "La loyauté est la chose la plus importante pour un homme de bien. Pour un homme de bien la bravoure sans loyauté mène au désordre ; pour une personne mesquine la bravoure sans loyauté est du vol. Un gentleman cherche la voie et non la nourriture et il s'inquiète de la voie et non de la pauvreté. Un fonctionnaire doit être un bon exemple pour les autres, il ne doit jamais faire preuve de laxisme en travaillant dur et en prenant soin des gens." Zi Lu suivit Confucius dans une tournée à travers les états pour promouvoir l'éthique et son état d’esprit continua à s’élever. Il a été fidèle à son maître et dévoué à son pays. "Zi Lu était toujours heureux de découvrir ses erreurs et n'hésitait pas à les corriger, cela s’appelle " progresser " et Confucius a fait son éloge. Plus tard Zi Lu est devenu un important fonctionnaire du comté de Puyi. Trois ans après avoir commencé à gouverner le comté par le biais de l'étiquette et de la musique, Puyi devint une terre pacifique et prospère et les habitants étaient tous respectueux les uns envers les autres . Confucius en a conclu que c’était grâce à la bonté de son étudiant.


    Wu Qianjin de Shanyou dans la dynastie Ming (1368-1644) était un homme musclé et agressif. En tant que maître d'arts martiaux, il avait tendance à se servir de ses poings rapidement contre toute personne se trouvant sur son chemin. Il s’emparait des biens ou de l’argent des autres à son gré et tout le monde avait peur de lui. Un jour où il faisait très chaud il sortit sur une terrasse pour se rafraîchir. Les gens étaient terrifiés en le voyant venir et tous disparurent. Mais un vieil homme resta sans crainte. Wu Qianjin lui demanda d’un ton autoritaire : "Tout le monde est parti sauf toi, c’est que tu penses que je ne suis pas un assez bon maître d' arts martiaux, hein?" "Tu te trompes complètement" répondit le vieil homme. "Tes parents t’ont élevé en espérant que tu seras utile à ton pays. Tu es un expert en arts martiaux et pourtant tu ne penses jamais à comment apporter ta contribution à ton pays, mais te contentes d’être une canaille. Le pays se trouve avec une personne talentueuse en moins. Quel dommage! Quel dommage! "Ayant entendu les paroles du vieil homme, Wu Qianjin dit en versant des larmes de remords : " Tout le monde autour de moi dit que je suis méchant, donc je me considére comme un méchant. Tes paroles aujourd’hui sonnent comme les sons de la cloche du matin et du tambour le soir me réveillant de mon sommeil. Mais je suis méchant depuis si longtemps que je me demande si je réussirai à devenir un véritable homme de bien, même si je le désirais vraiment. C'est comme une demie lune - difficile de devenir ronde de nouveau. "Le vieil homme a répondu :" Si tu changes sincèrement tes habitudes et que tu commences à travailler sur toi-même pour devenir une bonne personne, je ne vois pas pourquoi tu n’y arriverais pas. " A partir de ce moment Wu Qianjin changea et commença à travailler pour son pays. Plus tard, il devint vice-maréchal de l'armée et fut très respecté et loué pour son professionnalisme et son amour pour la population.


    Un ancien proverbe dit: " Il est humain de se tromper, mais corriger cette erreur est un acte de grande bonté." Enseigner avec vertu et transformer avec gentillesse peut inspirer les gens à réfléchir sur le sens réel de la vie humaine, et sur d'autres questions liées à l’éthique telles que comment montrer son affection à autrui et éviter de se perdre dans les intérêt et les plaisirs. Le pouvoir de la bonté est immense car il est omniprésent et capable de changer le cœur à sa racine. Il guide les gens dans leur quête de vérité et leur pratique de la vérité et les connecte avec leur conscience, les encourage à faire de bons et justes choix et dissout tout ce qui n'est pas droit.

    Source: http://fr.clearharmony.net/articles/200903/44516.html

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