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  • Effondrement du secteur du prêt privé

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    Ces derniers mois en Chine, on a fréquemment observé la disparition de propriétaires de sociétés de financements privés, laissant les principaux investisseurs impayés. Selon la presse chinoise, ce phénomène largement répandu dans le sud et l’ouest du pays témoigne de l’effondrement du secteur de prêts privés.

    En octobre dernier, le poste de police de Xi’an, capitale de la province du Shaanxi dans le nord-ouest de la Chine, a reçu plus de 100 plaintes  d’investisseurs de la société Shihe Investment dans la province du Shaanxi, déclarant ne pas avoir reçu les intérêts qui leur étaient dus ni pouvoir récupérer leurs capitaux investis.

    Zhang Chao, propriétaire de cette société d’investissement, a disparu le mois dernier. Selon China Business, un des journaux financiers les plus lus en Chine, non seulement le bureau principal  de la société à Shaanxi a fermé ses portes, mais ses succursales de Shenzhen, Lanzhou, Qinghai, Jinan, Chengdu et Xianyang ont également fermé.

    Selon China Business, le montant des pertes des investisseurs individuels dans Shihe Investment s’étale de milliers à plus d’un million de dollars. La police est toujours en train de compter le nombre de victimes et la somme totale d’argent perdu. 

    Selon le rapport, certains investisseurs ont affirmé avoir obtenu des documents comptables via une source interne à la société, montrant que 1.300 investisseurs et plus de 260 millions de yuan (34 millions d’euros) sont impliqués.

    Le propriétaire Zhang Chao est actuellement recherché par la police. Zhang Chao a été vu pour la dernière fois en septembre. Il avait alors promis aux investisseurs que le capital et les intérêts étaient garantis. Il avait déclaré que la société avait pour objectif d’entrer en bourse en 2015.

    Le 5 novembre, des centaines de victimes ont manifesté devant le siège des autorités de la province du Shaanxi, demandant l’arrestation de Zhang Chao et le retour de leur argent.

    Mme Zhao, une des victimes parmi les manifestants, a confié lors d’un entretien téléphonique à Epoch Times que l’un des investisseurs s’était suicidé sous la pression, tandis qu’un autre est décédé d’une attaque cardiaque après avoir appris la disparition du propriétaire.

    «Nous avons fait faillite du jour au lendemain», a déclaré Mme Zhao. «Tant de personnes ne peuvent plus dormir la nuit et leurs vies sont devenues très difficiles. Certaines familles sont ruinées et des personnes âgées sont hospitalisées, incapables de surmonter le choc.»

    La société Shihe Investment du Shaanxi compte un milliard de yuan (plus de 130 millions d’euros) d’actifs, investis dans plus de 40 secteurs économiques tels que les supermarchés, l’immobilier, la livraison rapide, etc.

    Selon China Business, avant les événements du Shaanxi, plusieurs  propriétaires de sociétés d’investissements de la province du Sichuan ont aussi disparus, sans avoir remboursé les investisseurs depuis juillet.

    Les propriétaires de quatre sociétés d’investissement ont été portés disparus ces derniers mois, tandis qu’un propriétaire s’est suicidé, vraisemblablement à cause des dettes élevés de sa société. De nombreuses autres sociétés du secteur de l’investissement dans le Sichuan font aussi face à de graves problèmes financiers.

    Yang Xiaobing, directeur général d’une société de micro-finance dans la zone de haute technologie de Chengdu dans le Sichuan, a confié à China Busines: «Près de 100 sociétés de gestion financière ont rencontré des problèmes et ce  nombre ne cesse de croître.»

    Il a poursuivi: «Comme la plupart de ces sociétés financières ont été créées au cours des trois dernières années et que la durée d’un projet est d’environ un ou deux ans, le remboursement des montants dus atteindra son pic vers la fin de cette année. Davantage de projets rencontreront des problèmes financiers. De telles conditions persisteront probablement jusqu’en 2015 et 70 à 80% des sociétés rencontreront des difficultés au cours de la récession.» 

    De nombreuses sociétés financières dans le Sichuan ont cessé de proposer de nouveaux projets d’investissements, affirme le rapport.

    Dans la province du Sichuan, près de 4.000 nouvelles sociétés de finance ont été créées au cours de la seconde moitié de 2013.

    Selon le rapport, de nombreuses sociétés offraient des taux d’intérêts élevés pour attirer des investisseurs, tandis que la majorité des investissements alimentaient le secteur immobilier. L’an dernier, un fort ralentissement dans le secteur immobilier a entraîné de graves problèmes financiers.

    Selon Yang Xiaobing, environ 80% des prêts privés ont été investis dans l’immobilier. Suite au ralentissement du secteur immobilier, les sociétés de financement ont de graves difficultés à rembourser les taux d’intérêts élevés qu’elles avaient promis. 

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/26/n3510578/effondrement-du-secteur-du-pret-prive-.htm

  • Chine: Le secteur de la souscription de prêts marque le ralentissement de l’économie

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    Plus de 60% des sociétés de souscription de prêts à Shanghai ont annoncé une  faillite. Selon un article du First Financial Daily, un journal basé à Shanghai, cette ville compte 72 sociétés de souscriptions de prêts enregistrées, mais seules 30 sont encore opérationnelles.

    Les sociétés de souscription de prêts reçoivent en plus d’une commission une prime de l’entreprise souscriptrice et s’engagent en retour à payer la banque ayant offert le prêt à l’entreprise en cas de problème.

    Une entreprise présentant un mauvais dossier de crédit nécessite l’aide d’une société de souscription pour s’assurer de recevoir un prêt bancaire.

    Fin juin, le secteur de la souscription de prêts annonçait un défaut de paiement de 2,8 milliards de yuan (près de 368 millions d’euros), un taux de défaut atteignant les 11%.

    24 sociétés de souscription de prêts, qui avaient ciblé l’industrie de l’acier dans leurs affaires, sont toutes tombées en faillite.

    Un problème national

    Shanghai n’est pas le seul endroit où le secteur de la souscription de prêts est malmené.

    Dans la ville d’Urumqi, dans la région autonome du Xinjiang, le bureau de sécurité local a fermé près de 90 sociétés souscription de prêts.

    Dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, 12 sociétés de souscription ont vu leurs licences révoquées et 23 nécessitent une réorganisation.

    En octobre dernier, dans la province du Henan dans le centre de la Chine, dix sociétés locales de souscription ont fermé leurs portes.

    Dans la province du Shandong, dans le nord-est de la Chine, 26 sociétés de souscription d’actions ont fermé leurs portes au cours des six premiers mois de 2014.

    Le 19 juin, STCN.com, un site financier chinois, rapportait que dans la province du Guangdong, dans le sud-est de la Chine, 30 sociétés de souscription ont décidé de se retirer du  marché.

    Les prêts non-productifs dans le Guangdong ont grimpé de 6 milliards de yuan (plus de 789 millions d’euros) à la fin de l’an dernier jusqu’à près de 200 milliards de yuan (plus de 26 milliards d’euros) à la fin juillet dernier. Près de la moitié des prêts de souffrance étaient liés au secteur de la sidérurgie. 

    Les cadres exécutifs s’enfuient avec l’argent

    Le 10 juillet, le site Sina annonçait que plusieurs hauts dirigeants avaient disparu dans la société de souscription de prêts Ht-Sinyong dans le Sichuan.

    Le 12 juillet, le site Sina Finance annonçait que Xia Xiaolong, président de la société  de souscription de prêts PengRun, également dans le Sichuan, avait pris la fuite avec près de 200 millions de yuan (plus de 26 millions d’euros). 

    «Après le remaniement du secteur, seules quelques grandes sociétés ont pu rester dans le domaine de la souscription de prêts», a confié Chang Hong, président du groupe chinois Create Financial Holding.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/12/n3510504/le-secteur-de-la-souscription-de-prets-marque-le-ralentissement-de-leconomie.htm

  • Un média officiel publie les résultats d’une enquête sur la rupture sociale

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    Yue Yue, âgée de 2 ans, est vue sur cette image juste avant d’être renversée par une fourgonnette blanche à Foshan dans la province du Guangdong. La vidéo montrant l’incident et l’indifférence des témoins a déclenché une vague de mécontentement face à la rupture morale du pays.

    Les critiques trouveront confirmation de leurs déclarations les plus dures envers le régime chinois dans un récent sondage effectué par la Tribune du Peuple… un média fidèle au Parti communiste lui-même. Cette enquête décrit en détails le manque de confiance et de foi dans la société chinoise, ainsi que les divers «états mentaux anormaux» dont souffrent les Chinois.

    Le plus surprenant de tous ces états étudiés est sans doute la «haine de soi»,  décrite comme la mentalité de ceux qui «attaquent le Parti communiste et haïssent le système politique, qu’ils attaquent autant qu’ils en profitent».

    Pour le grand public, plus susceptible d’être soumis au pouvoir arbitraire que de bénéficier de privilèges, une douzaine d’autres pathologies ont été  répertoriées. Il s’agit notamment du «culte de l’hédonisme», la «mentalité du spectateur», la «méfiance enracinée», la «mentalité de l’autruche», la «phobie de penser», la «dépendance à l’Internet», l’«étalage des richesses», et beaucoup d’autres pathologies.

    Les personnes interrogées ont été invitées à évaluer quels problèmes les perturbait le plus. La «mentalité du spectateur», en d’autres termes la propension qu’ont les Chinois à simplement observer les autres qui rencontrent des problèmes au lieu de les aider, a dominé avec 48,7 %.

    L’«anxiété sociale», l’inquiétude envers son futur bien-être, a obtenu 44,5 % de réponses. Plus de 36 % des gens préfèrent les sujets scandaleux aux belles choses, ce qui est désigné comme «mentalité d’apprécier la laideur».

    Le manque de foi

    Mais parmi les problèmes les plus répandus, le «manque de foi» a été identifié par 55,3 % des personnes interrogées comme le plus important.

    «Tout le monde reconnaît qu’il existe un manque de foi dans la société chinoise et constate des problèmes moraux autour de soi», a confié lors d’un entretien téléphonique Yang Fenggang, directeur du Centre sur la religion et la société chinoise de l’Université de Purdue.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/9/24/n3510280/un-media-officiel-publie-les-resultats-dune-enquete-sur-la-rupture-sociale.htm

  • Zhuge Lian, symbole d’intelligence et de stratégie

    Chine, culture, société, politique, stratégie, militaire, éthique, royaume

    Zhuge Liang (181-234 ap. J.-C.) était un conseiller politique réputé, stratège militaire, génie en mécanique et en mathématiques. C’est grâce à ses conseils et à ses stratégies que Liu Bei fonda avec succès le royaume de Shu. Zhuge Liang consacra toute sa vie au royaume en tant que régent, puis chancelier après la mort de Liu Bei.

    Vivant comme un jeune ermite, Zhuge Liang était connu sous le surnom de «dragon accroupi», pour sa grande sagesse, dans les cénacles intellectuels. L’histoire raconte que, après avoir refusé deux fois, ce n’est qu’à la troisième visite de Liu Bei que Zhuge Liang accepta d’abandonner son style de vie solitaire pour lui venir en aide. En effet, ce dernier était alors une figure militaire sans grande étoffe qui cherchait à rétablir la dynastie Han en cette période de chaos.

    Zhuge Liang fut le cerveau qui contribua à construire l’alliance avec le royaume oriental de Wu et à gagner la Bataille de la Falaise rouge. C’est sur ses conseils que Liu Bei put passer du statut de petite figure militaire à celui d’empereur du royaume de Shu. Une grande confiance se développa si fortement entre eux que, sur son lit de mort, Liu Bei confia son royaume et son fils à Zhuge Liang, allant même jusqu’à lui demander de monter sur le trône si son fils ne parvenait pas à être un bon dirigeant.

    En tant que régent, Zhuge Liang manifesta une grande loyauté envers le fils de Liu Bei. Il vécut sa vie sans ménager ses efforts pour aider à consolider le royaume et à développer le territoire.

    Apaiser les clans du sud grâce à l’éthique

    À la mort de Liu Bei, tandis que Zhuge Liang était occupé à concilier les relations avec le royaume de Wu à l’Est, le royaume de Shu fut harcelé par les clans du sud dirigés par leur chef nommé Meng Huo. Bientôt Zhuge Liang lança une campagne contre les clans du sud et captura Meng Huo qui refusa ensuite de se rendre. Après l’avoir reçu autour d’un bon repas, Zhuge Liang le libéra, lui permettant de réorganiser ses clans et de se battre à nouveau dans des batailles.

    Ce cycle de capture-libération insolite se répéta pendant un bon moment. Quand il le captura pour la septième fois, le chef fut convaincu de ne pas être au niveau de Zhuge Liang, tant sur le plan de la stratégie militaire que de la dignité humaine. Il se rendit donc et fut nommé gouverneur local pour apaiser la population. La paix dura de nombreuses années.

    Lancer les campagnes au nord contre le royaume de Wei

    Après avoir pacifié les clans du sud, Zhuge Liang commença une série de campagnes vers le nord contre le royaume de Wei. Nombreuses sont les histoires intrigantes qu’il nous a léguées, dont la plus connue fut celle où il utilisa, selon la légende, la stratégie du fort vide.

    Lorsqu’un responsable militaire arrogant du royaume de Shu perdit un passage important du fait de son arrogance, Zhuge Liang, avec quelques fonctionnaires civils et une poignée de soldats se retrouvèrent confrontés aux grandes troupes Wei dans un fort vide. Pour bluffer les ennemis, Zhuge Liang ordonna d’ouvrir toutes les portes du fort et de placer de vieux civils pour balayer la voie. Lui-même commença à jouer de la cithare traditionnelle calmement avec deux serviteurs se tenant debout à ses côtés dans la tour de la ville. Son rival de longue date, le commandant des troupes Wei en marche fut dérouté, soupçonna un piège et se retira. Plus tard Zhuge Liang expliqua à ses fonctionnaires ravis que cela n’aurait pu fonctionner si ce commandant n’avait pas été suspicieux au point de croire que Zhuge Liang ne prendrait jamais de risques.

    Zhuge Liang prônait les principes de loyauté et d’intégrité dans le royaume de Shu, n’ayant jamais rompu ses promesses envers ses officiers ou ses soldats. Sa vie fut remplie de récits légendaires, parfois associés à des pouvoirs surnaturels. Il inventa les boeufs en bois et le cheval flottant qui pouvaient transporter les approvisionnements de manière efficace en plaine, ou sur les cours d’eau. Il fabriqua une arbalète de tir multi-vis pour ses troupes et des lanternes à air chaud pour la signalisation militaire. En outre, il conçut le labyrinthe des sentinelles de pierre qui disposait de huit entrées. Une fois à l’intérieur, les troupes ennemies, ne pouvaient plus s’échapper.

    Zhuge Liang est mort de maladie à l’âge de 54 ans, en l’an 234 de notre ère, lors de sa cinquième expédition militaire dans le nord vers le royaume de Wei. Il a gagné le respect de tous les royaumes, et sa mort fut pleurée à la fois par le royaume de Shu et par ses ennemis. Dans la culture chinoise, son nom est associé à la «stratégie imbattable» et au «dévouement au royaume».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/28/n3508950.htm

  • Au Vietnam, les adeptes de Falungong sous pression

    Vietnam, Chine, droits, religion, Société, Falun Gong

    En pleine méditation, les adeptes du Falungong n'ont pas bronché lorsqu'un homme tatoué et torse-nu leur tapait sur la tête ou qu'une feuille de palmier bien sèche était passée sur leur visage. Au Vietnam, ils se disent habitués à un tel traitement. Les membres de ce mouvement spirituel inspiré du bouddhisme accusent le régime communiste d'avoir cédé à la pression de son puissant voisin chinois, où il est interdit depuis 1999. Et d'envoyer la police, ou des "malfrats" engagés pour l'occasion, pour les harceler, les agresser, les arrêter. Une situation mise en lumière par la condamnation en novembre de deux membres vietnamiens à deux et trois ans de prison pour avoir diffusé des émissions de radio vers la Chine.

    Avant et après le verdict, les pratiquants de Falungong avaient organisé devant l'ambassade chinoise des méditations collectives pour soutenir leurs camarades emprisonnés et dénoncé le traitement de leur groupe par Pékin.

    "Nous voulons la justice et les droits de l'Homme de la part des autorités chinoises", a expliqué à l'AFP Nguyen Doan Kien, adepte depuis 2008.

    "Nous voulons que le gouvernement chinois mette un terme à sa pression sur le gouvernement vietnamien, afin que nos étudiants soient relâchés".

    Les 86 millions de Vietnamiens sont majoritairement bouddhistes et le gouvernement assure respecter la liberté de religion. Mais les activités religieuses restent sous contrôle de l'Etat et plusieurs groupes, comme les catholiques ou des bouddhistes dissidents, se plaignent de mauvais traitements.

    Le Falungong, qui se développe au Vietnam depuis environ dix ans, a désormais entre 2.000 et 3.000 pratiquants, selon Kien. Le mouvement n'est pas reconnu mais le pouvoir assure qu'il n'est l'objet de répression. Leurs rassemblements sont empêchés "parce qu'ils violent l'ordre social et la sécurité", a indiqué Luong Thanh Nghi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    Les pratiquants se rassemblent régulièrement dans les parcs pour méditer et pratiquer des exercices physiques proches du Tai-chi. Ils ont également organisé des manifestations silencieuses devant les représentations chinoises. Comme le 24 novembre. Une quinzaine de personnes, la plupart portant de longs T-shirts jaunes frappés de slogans de Falungong, s'étaient assises dans un parc devant l'ambassade de Chine à Hanoï.

    Les jambes croisées, en silence et les yeux fermés, une main levée à la verticale juste en dessous de leur visage. En moins de vingt minutes, des agents en civil entraînaient l'un d'entre eux, le jetaient par terre et lui donnaient des coups de pied, tout en empêchant un journaliste de l'AFP de filmer la scène.

    Puis un homme torse-nu s'est accroupi auprès des pratiquants qui méditaient, et leur a donné des claques sur la tête, avant qu'une femme ne prenne le relais avec une feuille de palmier dure et sèche. Ce jour-là, "nous avons été moins battus", lâche Kien. "J'ai été battu plusieurs fois. Mais c'est notre habitude de ne pas riposter".

    "J'ai été arrêté sept ou huit fois" depuis 2009, pour quelques heures, raconte de son côté Pham Xuan Giao, 38 ans, venu de Ho Chi Minh-Ville (sud) pour soutenir les deux membres en prison.

    Ingénieur en mécanique et membre de Falungong depuis trois ans, il assure avoir été renvoyé d'un producteur de café étranger après une arrestation. "Je suspecte qu'ils aient subi des pressions de la police ou des autorités pour me virer".

    Carl Thayer, spécialiste du Vietnam basé en Australie, estime pour sa part qu'il est clair que "le Vietnam a succombé à la pression de la Chine". Le Falungong a été interdit par Pékin en 1999 après une manifestation silencieuse dans la capitale. Il a été l'an dernier qualifié de "secte qui s'oppose à l'homme, à la société et à la science".

    Au Vietnam, le ressentiment est fort contre les Chinois, qui ont occupé le pays pendant mille ans et à qui Hanoï dispute deux archipels en mer de Chine méridionale. Mais la Chine est aussi son premier partenaire commercial.

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111224.AFP2720/au-vietnam-les-adeptes-de-falungong-sous-pression.html

  • Our Body/A corps ouvert - L’exposition fait face à de nouvelles controverses

    Après deux refus en deux ans, la très polémique exposition Our Body a atterri à Paris le 12 février 2009. Depuis son passage à Lyon et à Marseille, un nouveau rapport daté du 31 janvier de la Fédération internationale pour la Justice en Chine continue d’alimenter la controverse : exposition scientifique, nouvelle pédagogie ou simple curiosité morbide, voyeurisme et commerce de corps humains ?

    En France, ce n’est pas une première. Le Cavalier de l’Apocalypse d’Honoré Fragonard, seule pièce visible de son travail sur la conservation des corps humains à l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, date du XVIIIe siècle. Connu pour ses Écorchés, il a usé d’un procédé qui reste un mystère.

    Aujourd’hui, la plastination, procédé créé en 1977 par Gunther von Hagens, permet, en injectant de la résine ou du silicone dans les organes et les tissus, d’en retirer tous les liquides corporels et de les conserver presque ad vitam aeternam. Une fois fixés dans une solution au formol, les corps contenant de l’eau (cuir, plantes, insectes, animaux, hommes…) sont déshydratés. L’eau est remplacée par de l’acétone pour l’imprégnation des corps dans du polymère. Ils sont ensuite séchés au contact d’une préparation à base de gaz, ce qui les rends secs au toucher et non toxiques. Ce travail pour un corps peut durer 4.000 heures.

    L’imprégnation polymérique est la technique appliquée à partir de 1997 par la société d’anatomie de Hong Kong sur vingt corps chinois. Ces vingt corps masculins dépecés ont été rassemblés par Gunther von Hagens dans l’exposition initiale Body Worlds et ont fait le tour du monde : Japon, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Belgique et Espagne.

    L’ancien tourneur du groupe de Téléphone, Pascal Bernardin, tombé amoureux de l’exposition en Californie il y a trois ans, prend la collection de l’anatomiste allemand en main. Conscient de son succès à l’étranger, il « défend son exposition » auprès de la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette en 2007. Le Comité national d’éthique est saisi et la Cité refuse d’héberger Our Body en ses murs. Mal à l’aise au micro de France-Soir pour définir les six étapes de l’imprégnation polymérique qu’il a découverte depuis trois ans maintenant, il ne parvient pas non plus, à l’époque, à convaincre le musée de l’Homme de   « passer du formol à la plastination ». C’est un nouvel échec pour le producteur de Bob Marley au Bourget en 1981, de Michael Jackson et des Rolling Stones au Parc des Princes en 1987 ou encore de Madona au parc de Sceaux en 1990.

    Il triomphe finalement à la Sucrière de Lyon en mai 2008, puis Marseille lui ouvre ses volumes à l’automne, avant l’Espace 12 Madeleine, à Paris, jusqu’au 10 mai 2009. Le travail est important. Il a fallu adapter en langue française indications et descriptions scientifiques pour chaque organe et chaque muscle. Seulement, le résultat frôle les limites du racoleur.

    Novateur ? Pas certain !

    Le scénario de sa vie. Les représentants aiment à se targuer et afficher qu’« en ressortant de cette exposition vous ne verrez plus votre corps comme avant ». « Le corps médical, les médecins, les enseignants-chercheurs, les étudiants en médecine ou les légistes toucheront forcément à l’intouchable sacre du corps humain au moins plus d’une fois dans leur carrière. Alors pourquoi ne pas en donner la possibilité à tout un chacun ? » raisonne Pascal Bernardin, qui mise sur l’accessibilité de son exposition.

    Il est aussi certain que le succès de cette exposition est son exclusivité humaine. « Disséquer, observer le corps des amphibiens, des rongeurs au collège uniquement pour le commun des mortels, et ne pas connaître son propre corps semble illogique, aberrant », poursuit-il. Voilà l’exposition qui le permet !

    Seulement les explications scientifiques sont loin d’être supérieures et novatrices. Certes leur synthèse scientifique est considérable et minutieusement complète : du nombre de muscles sollicités pour un froncement de sourcils (42 !) au poids du foie (1,6 kg !). On visualise avec étonnement la taille de chaque organe dans l’emplacement du corps humain. C’est révolutionnaire, mais de nombreux rapports s’inquiètent quant à la normalisation de telles expositions.

    Commerce de corps humain

    Outre la controverse de conscience collective sur le respect et la dignité du corps humain après la mort, l’exposition a soulevé la polémique sur la corruption et le trafic d’organes :   « D’où proviennent ces corps ? »

    Le rapport du site organharvestinvestigation.net, de la Fédération internationale pour la justice en Chine, brouille pertinemment, par exemple, les affirmations du Pr Yu, président de la société de Hong Kong, quant au consentement des donneurs et de leur famille. Selon la fédération, attachée à défendre les droits de l’homme en Chine, « dans la conscience collective chinoise il est impensable d’exhiber un corps nu, un mort ou même de faire don d’organes » !

    Davantage accusateur, il fait référence « aux affaires de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong (NDLR : mouvement spirituel issu du bouddhisme et du taoïsme chinois) par le PCC (Parti communiste chinois) ». Il est à noter que les allégations de persécutions de Falun Gong ont été contestées, notamment par des rapports officiels américains. Mais le premier rapport de rappeler que le Pr Gunther von Hagens « possède une société basée à Dalian, une ville chinoise malheureusement connue pour ses trois laogai (camps de travaux forcés) situés alentour » !

    Le rapport mentionne que, dans ces camps, les « prisonniers de conscience (moines bouddhistes, pratiquants de Falun Gong, journalistes, professeurs) sont soumis aux travaux forcés et aux tortures ». Et, toujours selon le rapport, Falun Gong serait considéré comme l’ennemi numéro un du PCC et ses adeptes fourniraient le plus grand nombre de victimes du trafic d’organes en Chine.

    Les interrogations fusent sur les conditions de récupération de ces corps, sur un éventuel marché d'hommes corrompu et sur une course à l’exclusivité, déshumanisant les plus faibles au profit (15 euros l’entrée) d’une exposition scientifique ou sensationnelle aux Etats-Unis, au Japon, en France, mais pas en Chine ! Ces suppositions rappellent aussi le sensationnalisme créé au début du XXe siècle dans le public parisien, quand les zoos humains de Vincennes présentaient aux yeux de tous des hommes et des femmes de tribus africaines et asiatiques encagés.

    Quant à l'émergence de nouvelles expositions anatomiques de cette envergure, les avis semblent se freiner eux-mêmes. A l'avenir, de telles expositions soulèvent l'idée qu'elles pourraient être alimentées par la corruption, notamment de régimes autoritaires, et causer la mort préméditée d'êtres humains condamnès à être exposés.

    Our Body serait-elle allée trop vite pour conserver l’exclusivité d’une première en son genre ?

    France Soir

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