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  • Huit conseils favorisant la longévité et une bonne santé

    médecine, Chine, santé, vieillir, santé, tradition, longévité, se soigner, patient, culture chinoiseQuelques conseils venant de la médecine chinoise traditionnelle, un peu étrange pour un occidental, mais montrant tout de même la différence de point de vue entre la médecine moderne occidentale basée sur la guérison de la maladie et la médecine chinoise traditionnelle basée sur la prévention, et le "Vivre en bonne santé, pour être en bon santé".

    Depuis la nuit des temps, nombreux sont ceux qui ont cherché sans cesse à atteindre l’insaisissable rêve de l’immortalité. Ce désir a fait naître de nombreuses techniques traditionnelles contribuant à la longévité. Ces techniques ont été transmises de génération en génération.

    Plusieurs conseils viennent de la Chine ancestrale. Ils sont peu coûteux, simples à mettre en pratique et semblent être très bénéfiques pour la santé.

    1. La tête est le centre de l’intelligence: se coiffer trois fois par jour prévient les maladies. Selon la médecine chinoise traditionnelle, les douze méridiens du corps humain, plus de quarante points d’acupuncture et plus d’une douzaine de remarquables points d’acupuncture, se réunissent au niveau de la tête.

    Se brosser les cheveux permet de masser le crâne un peu comme l’acupuncture. Cela stimule les points d’acupuncture et peut libérer les douze méridiens, favoriser la circulation sanguine, améliorer le métabolisme cellulaire cérébral, retarder le vieillissement de cellules cérébrales, améliorer la mémoire, renforcer l’audition et la vue et rafraîchir l’esprit. Cela peut aussi éliminer la fatigue, l’insomnie, les névralgies du trijumeau et les migraines. Il peut même y avoir des effets inattendus sur la beauté.

    La tradition suggère de se peigner trois fois par jour: une fois dans la matinée, une fois après le déjeuner et encore une fois avant d’aller au lit, chaque fois pendant deux minutes, soit 60 à 100 mouvements pour des résultats optimaux. Aussi longtemps que vous persévérez dans la pratique de ce brossage régulier, vous vous sentirez plus lucide, énergique et dormirez mieux. Vos cheveux blancs pourraient même retrouver leur couleur et vous aurez un meilleur appétit.

    2. Le pied est souvent considéré comme le deuxième cœur. En frottant les pieds, on préserve souvent sa santé.

    La médecine traditionnelle chinoise révèle que le pied a plus de 60 points d’acupuncture qui sont étroitement liés aux 12 méridiens des organes internes. Toutefois, en raison de la grande distance entre le pied et le cœur, la résistance du pied est faible. C’est la zone la plus faible de l’organisme, car les pieds sont vulnérables au froid et à l’humidité. C’est pourquoi la santé du pied est censée être étroitement liée à la santé du corps humain dans son ensemble.

    La médecine ancestrale avance que le meilleur moyen de maintenir la santé des pieds est de frotter le point d’acupuncture Yongquan (au milieu du pied, entre la pulpe et la voûte plantaire). Un massage cohérent de la plante des pieds commence après les avoir trempés dans l’eau chaude. Cela peut avoir divers effets bénéfiques sur les tendons, la circulation sanguine et les muscles des pieds et même d’autres régions du corps. Cela peut soulager les maux de tête, les hernies, la néphrite, les convulsions, l’insomnie, l’hypertension, les maladies cardiaques, le mal de gorge, les pieds crevassés, l’engourdissement dû à la vieillesse et de nombreuses autres maladies.

    En raison de ses effets sur l’état de santé général, la médecine chinoise se réfère au point Yongquan comme étant le «point de remise en forme».

    3. Déglutir la salive trois cents fois par jour pour vivre plus longtemps. Le dictionnaire chinois, ou Ci Hai, définit la salive comme étant un liquide sécrété par les glandes salivaires et de nombreuses petites glandes de la paroi buccale. L’adulte moyen produit environ 1 à 1,5 litre de salive chaque jour.

    La médecine chinoise affirme que la salive, conjointement avec la rate et l’estomac, humidifie les orifices, les membres et les organes internes, régénère l’énergie, lubrifie les articulations et dégage l’esprit. La médecine moderne affirme que la salive arrête le saignement, facilite la contraction des vaisseaux sanguins, dissout les bactéries, tue les microbes, préserve la santé dentaire, combat les virus, facilite la digestion et soutient une variété d’autres fonctions.

    Ces dernières années, les scientifiques américains ont également découvert que la salive peut favoriser la croissance des cellules épidermiques et nerveuses. Selon l’Institut de recherche alimentaire japonais, «la salive peut éliminer des substances très nocives existant dans l’air et dans l’alimentation» et elle a un effet important dans la prévention du cancer.

    Des études menées à l’université de médecine de Géorgie ont conclu que l’aflatoxine, qui est parmi les substances cancérigènes les plus connues, ainsi que le benzène et le nitrite, sont désintégrés trente secondes après un contact direct avec la salive. Ils suggèrent qu’«il est préférable de mâcher chaque bouchée trente fois».

    4. Claquez des dents tous les jours afin d’éviter leur chute. Un ancien texte chinois suggère que la santé des os humains dépend de la nutrition de la moelle osseuse et que la moelle osseuse est à l’origine de l’essence de l’être humain. Si cette essence diminue, elle ne sera peut-être pas suffisante pour étayer la moelle osseuse. Les dents risquent alors de se déchausser, d’être en mauvaise santé, voire de tomber.

    La médecine traditionnelle chinoise avance également qu’en claquant souvent des dents, on peut équilibrer le yin et le yang, favoriser la circulation sanguine et le flux des méridiens énergétiques, maintenir et améliorer la fonction globale des muscles de la mâchoire et fortifier la racine des dents, ce qui en retardera l’atrophie. Souvent, mastiquer à vide peut accroître réellement la ténacité du tissu muqueux, améliorer la mastication, favoriser la circulation sanguine générale de la bouche et des gencives, augmenter la sécrétion de salive, améliorer la résistance aux caries et donc rendre les dents plus robustes, plus blanches et brillantes.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/11/10/n3509004/huit-conseils-favorisant-la-longevite-.htm

  • Différence entre médecine chinoise et occidentale

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    Il existe une grande différence entre la médecine chinoise et la médecine occidentale.

    La plus grande différence qui existe entre la médecine chinoise et la médecine occidentale est leur fondement. La première prend racine dans la culture traditionnelle chinoise, alors que la seconde est le fruit d’une des branches de la science empirique moderne.

    Dans la société actuelle dominée par la médecine occidentale, les gens ont tendance à douter de l’efficacité de la médecine traditionnelle chinoise. Même en Chine, l’efficacité de celle-ci est souvent contestée.

    En réalité, durant les 5000 ans d’histoire chinoise, les Chinois ont toujours eu recours à la médecine chinoise pour se soigner et se protéger contre les maladies et autres épidémies. Elle a par ailleurs contribué à la croissance démographique de la Chine tout au long de son histoire.

    Parmi plus de 300 méthodes de médecine traditionnelle dans le monde, la médecine chinoise est de plus en plus demandée et devient de plus en plus populaire. Son efficacité se confirme par le nombre croissant de personnes qui choisissent de l’étudier partout dans le monde.

    Tout d’abord, la médecine chinoise est un ensemble de connaissances pratiques qui visent à soigner toute une série de maladies, des plus communes comme un rhume aux plus graves comme une tumeur ou une maladie cardiovasculaire. Beaucoup de Chinois se fient à ces connaissances dans leur quotidien.

    «Prenons le cancer du pancréas par exemple, au niveau international, le pronostic vital des personnes non opérables est de quatre à six mois. Dans notre institut à Shanghai, les patients non opérables atteints de cette maladie qui suivent notre traitement vivent entre trois à cinq ans. La plupart de ces patients ne peuvent pas se faire soigner par un traitement classique comme une opération chirurgicale, une chimiothérapie ou une radiothérapie», a expliqué le professeur He Yumin de l’Institut de médecine traditionnelle chinoise de Shanghai.

    Un proverbe quelque peu satirique dit : «Une personne qui suit un traitement occidental meurt souvent en sachant exactement pourquoi, alors qu’une personne qui se soigne avec la médecine chinoise vit sans savoir pourquoi.»

    La médecine occidentale se concentre surtout sur la suppression des symptômes d’une maladie en utilisant les méthodes directes : soigner le mal de tête lorsqu’on a mal à la tête, soulager la douleur au pied lorsqu’une personne a mal au pied. La médecine chinoise se base sur une analyse de l’ensemble du corps humain, puisque tout est relié, chaque partie est interdépendante d’une autre. Par conséquent, cette vision holistique lui confère une plus grande opportunité de pouvoir traiter des maladies souvent très complexes comme le cancer, le sida ou la maladie d’Alzheimer.

    L’organisation mondiale de la santé définit la condition de «sous-santé» comme un état entre la santé et la maladie, où physiquement la personne n’est pas malade, mais souffre de toutes sortes de malaises et même de douleurs. La médecine occidentale ne sait souvent pas comment traiter ces cas, mais la médecine chinoise excelle dans ce domaine par un examen sur les conditions générales du corps et une analyse des symptômes.

    La médecine occidentale conventionnelle ne reconnaît pas l’existence de méridiens ou canaux énergétiques dans le corps humain, parce que les connaissances anatomiques ne peuvent pas en faire la preuve. La photographie de Kirlian découverte en 1939 utilise un appareil photo qui ne nécessite pas de pellicule ou d’émulsion et qui peut capturer le flash de lumière entre les électrodes rendant l’image du corps de plasma biologique de l’objet. Une telle photo a été prise par les scientifiques de l'université d'État de Kirov sur un corps humain et on y voit beaucoup de zones lumineuses dans tout le corps qui correspondent aux méridiens et aux points d'acupuncture enseignés dans la médecine chinoise.

    Pour les Chinois, s’attacher à la médecine chinoise a aussi une valeur culturelle parce que c’est une manifestation de la culture traditionnelle chinoise dans le domaine de la santé. La médecine occidentale préconise «qu’il faut voir pour le croire»; la médecine chinoise suit un autre principe qui est basé sur le yin et le yang et une philosophie d’interdépendance et d’opposition. La médecine chinoise croit en l’existence de canaux énergétiques et de points d’acupuncture même si on ne peut pas les voir à l’œil nu.

    De plus, la tradition chinoise pense que toute matière dans cet Univers possède un côté physique et un côté spirituel (le tangible et l’intangible). Les deux parties forment une entité complète.

    Par exemple, quand on attrape un rhume, la médecine occidentale dit que c’est causé par une infection virale, mais la médecine chinoise dit que c’est causé par un déséquilibre entre le yin et le yang parce que les canaux d’énergie sont bloqués. La médecine occidentale est comme un guerrier dans un jeu vidéo combattant les virus sur la ligne de front. La médecine chinoise quant à elle élimine le virus avec une main invisible en arrière-scène.

    L’authentique médecine chinoise s’inspire de la culture chinoise d’origine divine. Ce qui est dommage, c’est que l’essence même de celle-ci est perdue. Ce qui reste de cet héritage se résume à de simples formules de prescription. En Chine, les étudiants en médecine sont formés à partir de la médecine occidentale, mais l’essence même sur laquelle repose leur propre culture ne leur a pas été enseignée.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/11/7/6/n3504897/difference-entre-medecine-chinoise-et-occidentale.htm

  • La méditation, un médicament sur ordonnance?

    D'après l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la méditation est très répandue à travers le monde : 70% de la population la pratique ! Si vous souffrez de douleurs aiguës ou chroniques, la méditation pourrait vous être prescrite par votre médecin, une fois les thérapies conventionnelles épuisées. En plus d'être appréciée des malades, des personnes en bonne santé trouvent assurément une forme de plénitude en elle.

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=D2o2kltpNno&feature=share

  • Qu'est-il arrivé à l'authentique médecine chinoise?

    médecine chinoise, santé, médecine traditionnelle, se soigner, ChinePendant des milliers d'années, la médecine traditionnelle chinoise a été transmise de maître à disciple.

    Dans la médecine chinoise, la tradition de la transmission des connaissances de Maître à disciple a perduré pendant des milliers d'années. En 1999, deux ans après que la souveraineté de Hong Kong ait été transférée à la Chine continentale, le Parti communiste chinois promulgua les «Règlements de la médecine chinoise»,  rendant très difficile la poursuite du style d'enseignement de la médecine chinoise. Une fois l'ordonnance complètement répandue, la tradition «du Maître à disciple», a commencé à disparaître.

    Selon M. Yu Chao Hong, président de l'Association de «Préservation de la médecine chinoise antique» et héritier de l'ancienne méthode de traitement des lésions osseuses, la législation est en train de détruire la médecine chinoise. «C'est la principale raison pour laquelle la vraie médecine chinoise est en voie de disparition», a t-il dit.

    Durant des milliers d'années, la médecine chinoise a été transmise à des disciples par des maîtres tels que Li Shi Zhen et Hua Tuo, des médecins de renom dans l'histoire chinoise. Un maître transmettait la connaissance qu'il avait acquise de ses expériences accumulées depuis des décennies. Il la transmettait avec  des formules secrètes à ses disciples ou à ses propres enfants.

    «Ce qui est dans les livres ne sont que des formules sans aucun effet ou un effet léger, mais expliquées par la main de mon Maître ces formules sont très efficaces», a déclaré Yu. Ces formules ne peuvent pas être comprises sans les instructions verbales d'un Maître. Yu précise: «Ces prescriptions sont écrites séparément. Pour être efficace, il faut ajouter une formule à l'autre, le Maître transmet le savoir seulement à des disciples qualifiés».

    Il existe une relation prédestinée entre un enseignant et un étudiant. «Avant que mon maître m'ait accepté comme son disciple, il a observé mon comportement durant de nombreuses années. À la fin, il  a décidé qu'il acceptait de m'apprendre son savoir», a expliqué Yu. Avant que son Maître ne meure, il  dit à Yu,»Vous devez accepter quelques bons disciples  et veilliez à ce que  cette connaissance ne soit pas perdue.» «Hélas, je ne peux pas remplir mes engagements de disciple,»  déclara Yu, exprimant sa tristesse et sa frustration.

    Les «Règlements de la médecine chinoise», devenus effectifs en 1999, imposent, pour être praticien de médecine chinoise l’exercice de pratiques enregistrées légalement, les praticiens de médecine chinoise devant ainsi réussir des examens de qualification. De plus, il est demandé de  suivre l’intégralité du référentiel  de cours du premier cycle ou de justifier de formations équivalentes approuvées par le Conseil chinois de la médecine de Hong Kong.

    Dans un éloge de son Maître, Yu a écrit: «Maître, avant de mourir, vous pouviez prendre quelqu'un comme votre disciple. Mais maintenant, cela est impossible. Cette personne doit être un diplômé de l'université de médecine chinoise avec un certificat. Sinon, il est inutile. Je peux lui apprendre, mais il ne peut pas pratiquer la médecine parce que c'est devenu illégal.»

    Yu a essayé de prendre des apprentis et de recruter des universitaires ou praticiens enregistrés en médecine chinoise, mais en vain. «Ils se considèrent comme des étudiants de professeurs d’université et pensent qu’ils sont des praticiens de la médecine orthodoxe. Pourquoi alors devraient-ils me prendre comme un Maître?» s’exclama t’il, impuissant. Il ajouta: «Regardez, l'ancienne méthode de traitement des lésions osseuses est sur le point de disparaître»

    «Quand je mourrais, si le principe de Maître à disciple» est toujours illégal, je brûlerais tous mes livres médicaux» déplora Yu.

    «Le gouvernement britannique a toujours respecté notre patrimoine culturel et respecté notre système médical. Toutefois, deux ans après que Hong Kong ait été transférée en Chine, ses règlements obligent l'ancien système de transmission de connaissances à disparaître.»

    Source: Kan Zhong GuoKan 

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Arts-et-cultures/Quest-il-arrive-a-lauthentique-medecine-chinoise-Premiere-partie.html

  • La santé, d'hier à aujourd'hui

    santé,histoire de la santé,se soigner,sécurité sociale,santé publique,médecine chinoise,médecine occidentale,système de santé,santé et qigongLe déficit record de plus de 30 milliards d’euros de la Sécurité Sociale en 2010 a montré les limites du système de prise en charge des soins. Ordonnancée en 1945 par le gouvernement provisoire du général De Gaulle, la gestion des soins en France a connu de profondes mutations jusqu’à aujourd’hui, notamment avec l’apparition des groupes pharmaceutiques et de la technologie. Au cœur du système de Santé Publique, le concept initial de la santé semble s’être effacé au profit de la médicamentation et  de l’organisation administrative des soins. En remontant dans l’histoire, le concept de la santé se trouve lié au XIXe siècle à la science expérimentale, au Moyen âge à l’Église et dans l’antiquité à la philosophie. Ce « déficit structurel » semble indiquer que le système de gestion et de remboursement des soins n’est peut être plus adapté à notre société. Entre imbroglio systémique et perte du savoir, c’est du côté de son histoire que la santé peut nous permettre de comprendre les raisons de la complexification de son administration et des moyens de la rendre accessible au plus grand nombre.


    Un peu d’histoire

    Dans l’antiquité chinoise, la notion de santé était reliée à celle du Tao. Dans le Yijing (le Livre des Mutations), il est écrit que « le fonctionnement de la loi céleste est le plus sain, si l’homme suit cette loi alors il deviendra naturellement fort ». Un médecin très connu de la dynastie Tang, Sun Simiao, avait écrit que « si l’homme a une bonne moralité, sa vie sera longue et heureuse sans qu’il prenne de médicaments ». Dans la Chine antique, être en bonne santé signifiait donc s’appliquer à cultiver son corps et son esprit, discipline aujourd’hui connue sous les termes de Qi Gong. Cette science traditionnelle a d’ailleurs été préservée dans sa quasi totalité jusqu’au milieu du XXe siècle.


    Dans l’antiquité gréco-romaine, la médecine était étroitement liée à la philosophie, c'est-à-dire à la raison et à l’état moral de la personne. La philosophie antique était conçue pour soigner l’âme tandis que la médecine soignait le corps. Platon rapproche la médecine d’un art, permettant d’atteindre la beauté et la sagesse. Il définit la cité idéale comme étant la plus à même de procurer le bonheur collectif à ses citoyens. Selon lui, la philosophie détourne l’homme de ses passions susceptibles de le faire souffrir et « l’homme en lequel la raison domine est plus sain que celui qui s’abandonne à la pente naturelle de ses désirs ». Il est étonnant de savoir que les savants de l'Antiquité grecque tels que Pythagore, Thalès de Milet ou Démocrite, connus pour leurs écrits en mathématiques ou en philosophie, sont les fondateurs de la médecine occidentale. C’est d’ailleurs Hippocrate de Cos, considéré comme le père de la médecine moderne, qui au VIe siècle av. J.-C., est le premier à séparer la médecine de la philosophie en en faisant une discipline distincte. Il met au point un système curatif basé sur la théorie des humeurs, dont le but est de rétablir à l'intérieur du corps l’équilibre des quatre éléments terre, eau, air et feu. Il est le premier à catégoriser les états extérieurs du mal être et à utiliser la nature pour fournir des soins palliatifs. Il préconise le repos et l’immobilisation ainsi que des conditions de propreté afin d’éviter aux patients des infections. Il classe les maladies en fonction de symptômes aigus, chroniques, endémiques, épidémiques et décrit les premières procédures du diagnostic médical et du traitement chirurgical.


    La médecine connaît au Moyen âge un changement méthodologique au sein de la société. Après l'effondrement de l'Empire romain en Occident, l'enseignement de la médecine devient limité aux structures religieuses et les écrits des auteurs antiques sont perdus et dispersés. La médecine devient alors dépendante de l'église catholique qui s'approprie entièrement la pratique médicale et met en place les premiers hôpitaux. L’hôpital a alors pour mission de recueillir les pauvres et de prendre soin du nécessiteux par amour de Dieu. Ce n’est qu’au XIIe siècle que les facultés et les universités de médecine font leur apparition. Un retour aux textes antiques est suscité par les premiers résultats des études expérimentales, principalement dans le domaine de la dissection et de l’anatomie.


    La médecine moderne, qui remonte au milieu du XIXe siècle, est marquée par l’apparition des sciences fondamentales. Le développement des techniques d'investigation du corps humain modifie considérablement la connaissance médicale. La médecine se détache définitivement de la philosophie et de l’Église pour entrer dans l'ère moderne. Une somme colossale de connaissances et de découvertes médicales est accumulée en un siècle. L'examen clinique, la radiologie, l'anesthésie et la chirurgie bouleversent le pronostic médical. Avec le développement des techniques médicales, les concepts de la santé et de la médecine se sectorisent jusqu’au début du XXe siècle en un ensemble de disciplines distinctes, telles que la médecine générale, la cancérologie, la cardiologie, la bactériologie, la neurologie, la psychiatrie, la pédiatrie, la gériatrie, la rhumatologie, la dermatologie, l’immunologie, la toxicologie, la médecine urgentiste, etc.


    Le bilan de la santé après  1945

    A partir du milieu de XXe siècle, la médecine connaît de grands bouleversements. Dans le contexte de la Première et de la Seconde guerre mondiale, l'industrie du médicament s'est dotée de moyens considérables permettant de produire des substances naturelles ou de synthèse. Pour répondre aux besoins des hôpitaux en agents antibactériens pendant la guerre, la fabrication industrielle de la pénicilline dès 1943 amorce une ère thérapeutique nouvelle avec l’apparition des premiers antibiotiques destinés aux traitements bactériologiques. En 1945, le gouvernement De Gaulle met en place la Sécurité sociale en ordonnançant la fusion de toutes les anciennes corporations. Mutualité et solidarité nationale deviennent alors les maîtres mots pour panser les maux d’une société meurtrie par deux guerres mondiales. La santé devient un droit social et l’ensemble des prestations médicales est mutualisé et généralisé. Le Préambule de 1946 de la Constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définissait alors la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social ».


    Depuis l’Assurance Maladie est fondée sur le principe de la prise en charge du risque individuel par la collectivité. Pour mettre ce principe en application, un système de gestion administrative a été mis en place sous forme de caisses d’Assurance Maladie réparties par régimes. Devant la quantité d’informations créée par les différents types de régimes, de remboursements, d’interventions médicales, de campagnes de vaccination, de nouveaux médicaments, etc., le système de remboursements des soins s’est irrémédiablement complexifié. Il a été complètement informatisé auprès du grand public à partir de 1996 avec la mise en place de la carte vitale. Cette informatisation de la gestion des soins a permis une externalisation des données de toutes les prestations entre le médecin, le pharmacien, la caisse d’allocations et le patient, donnant ainsi la main à des informaticiens sur le système de gestion des soins, très loin des aspirations bienveillantes de la médecine traditionnelle.


    On observe aujourd’hui un déficit endémique de l’Assurance Maladie, signe que les structures de base du système sont non maîtrisables par des outils administratifs et informatiques. À cela, l’histoire du concept de la santé apporte des éclaircissements en revenant aux premières définitions.


    Les perspectives pour demain

    Aujourd’hui la France est devenue le premier consommateur de médicaments en Europe, le deuxième à l’échelon mondial derrière les Etats-Unis. Le poids de l’industrie pharmaceutique, qui consacre trois milliards d’euros à la promotion de ses produits, incite les médecins à prescrire des médicaments récents, pas forcément innovants et plus chers. L'art de guérir s’est, semble t-il, éloigné du concept de la santé en tant que bien-être accessible à tous. On observe que la médecine a connu de grandes avancées scientifiques en même temps que sa terminologie s’est complexifiée. En élargissant le champ de recherche de la santé, il serait intéressant de regarder son histoire en dehors de l’Europe. Le meilleur exemple en est les méthodes de santé venant de la Chine antique et des résultats de guérison spectaculaire observés chez des personnes pratiquant le Qi Gong. Des recherches scientifiques récentes montrent également les liens entre une bonne santé et le respect de valeurs morales, ceci ouvrant de futures pistes vers de nouvelles méthodes de soins basées sur l’éducation morale et le bien être du corps et de l'esprit.

     Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Societe/Et-si-le-deficit-de-lAssurance-Maladie-etait-une-question-de-sante.html

  • Le caractère chinois 醫Yi – Médecine, traitement médical

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    醫Yi – Médecine, traitement médical

    L'évolution des caractères chinois signifiant la 'médecine' ou le 'traitement médical' témoignent de l'évolution de la pratique de la médecine chinoise. Le caractère 醫 (yī) représente le substantif "médecine" et aussi le verbe pour le 'traitement médical'. Le symbole originel tel que trouvé sur les os divinatoires de la période pré-chrétienne était beaucoup plus simple. Il était composé de la pointe d'une flèche et d'un crochet facilement reconnaissables. Dans les temps anciens, l'arc et la flèche étaient, partout, des armes courantes, même en temps de guerre. Les soldats blessés par les flèches avaient besoin qu'on les leur retiredu corps. L'outil de choix était un crochet. Ceux capables d'extraire du corps de quiconque une flèche au moyen d'un crochet étaient désignés comme docteurs.. Le procédé d'extraction était considéré comme un traitement médical. Ainsi on peut en déduire que les symboles sur les os divinatoires d'il y a 4000 ans décrivent une manière de pratiquer la médecine à cette époque.

    A mesure que la civilisation s'est développée, est apparu le caractère chinois écrit pour 'médecine': 醫. Ce caractère est composé de trois parties: 医 (yī), 殳 (shū) et 酉 (yŏu). 殳 était désigné sur les os divinatoires par une main, tenant des outils; qui indique un ou des outil(s), mais il désignait aussi le couteau utilisé pour une opération chirurgicale. Le symbole divinatoire 酉 ressemble à un tonnelet à vin en céramique au ventre bien large, symbolisant l'alcool, probablement utilisé pour stériliser le couteau et anesthésier le patient en même temps. Dans le caractère 醫, le symbole 酉 signifie la désinfection du couteau durant l'opération chirurgicale avec l'alcool, et l'anesthésie de la personne opérées.

    L'évolution des symboles chinois pour la 'médecine' et le 'traitement médical' indiquent l'évolution de la pratique de la médecine chinoise. C'est une indication claire que la médecine traditionnelle Chinoise ne dépendait pas seulement des herbes médicinales, mais aussi d" opérations chirurgicales, même dans les temps anciens.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200809/41377.html

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