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religion

  • Les responsables communistes cherchent conseil auprès des moines bouddhistes

    Chine, liberté, croyance, religion, athéisme, moines, pratiquants, taoiste, bouddhiste, temple, communiste

    Déçus par l’athéisme marxiste du Parti communiste, de nombreux responsables du régime chinois recherchent l’amitié et les services de moines bouddhistes et de mystiques taoïstes pour les aider dans leur tumultueuse carrière. Ces responsables cherchent  des conseils, de la chance ou encore de la clémence pour leurs méfaits.

    Les moines et les pratiquants taoïstes de l’Antiquité gardaient leurs distances avec le chaos du monde laïque, mais leurs homologues modernes, catalogués de «superstitieux» par l’idéologie officielle communiste, ont réussi à transformer leur statut en métier lucratif.

    Selon le magazine Phoenix basé à Hong Kong, Yang Weize, ancien secrétaire déchu du Parti communiste de la ville de Nanjing (est de la Chine), entretenait une relation étroite avec l’abbé bouddhiste Shi Chuanzhen. Suite à l’éviction de Yang Weize par la Commission d’inspection de la discipline du régime chinois, le magazine a publié plusieurs photos montrant le responsable du Parti en compagnie du moine bouddhiste.

    Shi Chuanzhen a expliqué au journal chinois Southern Weekly que des responsables venaient le consulter au sujet de leurs vies ou de leurs carrières tourmentées, ou encore pour définir des périodes favorables à divers événements comme les mariages.

    D’autres responsables communistes, espérant obtenir la clémence pour des actes frauduleux qu’ils avaient commis, ont fait don d’importantes sommes d’argent au temple Xuanzang, dirigé par Shi Chuanzhen.

    Selon le Southern Weekly, les murs de la salle de réception de Shi Chuanzhen au temple Xuanzang sont recouverts de photos montrant le doyen en compagnie de hauts responsables de tous niveaux du Parti communiste. Yang Weize a également visité ce temple.

    D’autres responsables devenus proches de Shi Chuanzhen ont également été démis de leurs fonctions, comme Ji Jiangye, ancien maire de Nanjing, ou Feng Yajun, membre d’un comité municipal.

    Shi Chuanzhen n’est pas un simple abbé. Il est aussi vice-président de l’Association bouddhiste de Nanjing approuvée par le régime, et membre de la Conférence consultative politique de la même ville.

    Le 18 février dernier, Duowei, un site web d’informations en chinois basé à l’étranger, expliquait que certains moines chinois très connus sont devenus des intermédiaires importants parmi les hauts responsables. Selon ce reportage, les responsables sont nombreux à solliciter ces célèbres moines dans le but de créer des relations avec d’autres hauts responsables et être promus ou s’enrichir.

    Selon le site web, Wang Lin, un maître de qigong reconnu pour ses « pouvoirs magiques » de faire sortir des serpents de lavabos vides, travaille dans le milieu des affaires et du divertissement.

    Dans la province méridionale du Jiangxi, Wang Lin a même obtenu le surnom de «ministre clandestin» du Département de l’organisation du PCC en raison de sa popularité auprès des responsables locaux.

    En 2006, Song Chenguang, le dirigeant du Parti dans la ville de Yichun, avait consulté Wang Lin afin que ce dernier considère et approuve ses plans d’ajustement des ressources humaines. Sur les conseils de Wang Lin, au moins un responsable s’est vu refuser une promotion parce que cela aurait nui à la carrière de Song Chenguang.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/3/7/n3510937/les-responsables-communistes-cherchent-conseil-aupres-des-moines-bouddhistes.htm

  • Les chrétiens de Chine face à une nouvelle vague de répression

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    Les chrétiens en Chine entrent actuellement dans une zone dangereuse: la religion devient populaire et sous le règne athée du Parti communiste chinois (PCC), cela signifie danger.

    Selon certaine estimations, la Chine compte désormais près de 100 millions de chrétiens. Ce chiffre est important – on estime que près de 100 millions de personnes pratiquaient aussi le Falun Gong quand le régime chinois a lancé sa violente persécution contre cette paisible pratique reposant sur les principes d’authenticité, de bienveillance et de tolérance.

    En fait, comme cela était le cas lorsque la persécution du Falun Gong a débuté en 1999, le nombre de chrétiens en Chine pourrait actuellement dépasser les 85 millions de membres du PCC.

    Et le régime chinois a déjà accéléré sa répression envers les chrétiens.

    Le New York Daily News a rapporté la veille de Noël que dans la seule province du Zhejiang, le régime chinois avait renversé les croix de plus de 400 églises.

    Pendant la semaine de Noël dans la ville de Wenzhou, province du Zhejiang, le régime a banni toutes les célébrations de Noël dans les écoles maternelles et primaires.

    L’article du New York Daily News citait les paroles d’un responsable chinois de l’éducation: «Dans le passé, nous recevions des recommandations au sujet des festivités étrangères comme Noël, mais cette année pour la première fois, nous avons pour la première fois émis des instructions plus précises.»

    Toutefois, l’information la plus importante concerne quelque chose de plus subtil.

    Toujours selon le New York Daily News, en août dernier, le régime chinois a forcé les pasteurs chrétiens et les intellectuels religieux à assister à un séminaire national à Pékin. Lors de ce séminaire, ils ont reçu des instructions sur la façon de protéger la foi chrétienne des influences étrangères et de l’adapter à la Chine.

    Préserver le christianisme en Chine «de toute influence étrangère» est une expression lourde de sens. Cette formulation est importante car elle renvoie à l’époque où le régime chinois détruisait les religions traditionnelles et les remplaçait par des versions créées par lui.

    Nouvelles religions

    Dans les années 50, le PCC avait entamé le processus d’éliminer toutes culture et croyance traditionnelles. Tandis que le PCC arrêtait et tuait les abbés bouddhistes et les prêtres taoïstes, il a crée deux organisations qui ont élaboré leurs propres versions de ces religions.

    Pour le bouddhisme, le PCC a instauré en 1952 l’Association bouddhiste de Chine. Pour le taoïsme, il a crée en 1957 l’Association taoïste de Chine. Toutes deux se sont mis à promouvoir des formes modifiées des religions traditionnelles en rejetant une bonne partie des pratiques fondamentales. Toutes deux ont également déclaré être « sous la direction du gouvernement du Peuple».

    Ceux qui refusaient d’adhérer à ces religions modifiées étaient persécutés. Epoch Times a souligné dans sa série éditoriale primée intitulée Neuf commentaires sur le parti communiste: «les bouddhistes et taoïstes qui étaient dévoués et suivaient les préceptes se virent étiquetés contre-révolutionnaires ou membres de sectes superstitieuses et de sociétés secrètes.»

    «Sous le slogan révolutionnaire de ’purifier bouddhistes et taoïstes’, ils furent emprisonnés, réformés par le travail ou même  exécutés.»

    L’église des trois principes d’autonomie

    À cette époque, le christianisme et le catholicisme ont été également soumis à des modifications similaires en Chine – un fait lié à la directive de préserver «la foi de toute influence étrangère».

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/29/n3510802/les-chretiens-de-chine-face-a-une-nouvelle-vague-de-repression.htm

  • Définition juridique du génocide - Le cas du Falun Gong en Chine

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    Des pratiquants de Falun Gong en train de méditer lors d'une manifestation à Bruxelles. Ils sont victimes depuis 1999, d'une persécution qualifiée de génocide par les Nations Unies

    « Génocide » évoque dans la mémoire collective le summum de l’horreur dans l’histoire humaine, et en particulier les millions d’arméniens ou de juifs exterminés de façon planifiée au siècle dernier. C’est à la suite de ces massacres de millions de personnes que les Nations Unies, après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ont posé une base juridique internationale pour que cela ne se reproduise jamais.

    Les informations données en italique à titre d’exemple sont des faits établis. Les documents précis détaillant les noms, âge, provenance des victimes sont disponibles sur demande.

    Définition de « génocide » par les Nations Unies

    Article 2, sections (a) — (e) de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide GA RES/260 A (III) du 9 décembre 1948. (note : convention que la Chine a signé et ratifié)

    a. Meurtre de membres du groupe

    b. Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe

    c. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entrainer sa destruction physique totale ou partielle

    d. Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe

    e. Transfert forcé d’enfants du groupe vers un autre groupe.

    Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

    a. Meurtre de membres du groupe ;

    note des rédacteurs : Le Centre d’Information du Falun Dafa a pu confirmer au moins 2804 personnes mortes (janvier 2006) sous la torture depuis le début de la persécution du Falun Gong en Chine en 1999. Il y a trois ans, des fonctionnaires du gouvernement chinois rapportaient que le total des pratiquants assassinés était en réalité 5 fois plus important. Depuis l’été 2003, des experts ont repositionné ce chiffre aux alentours de dix mille.

    b. Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;

    note des rédacteurs : Les pratiquants de Falun Dafa ont été soumis à des arrestations et à des détentions arbitraires, extorsion d’argent, lavages de cerveaux, dégradations publiques, diffamation, perte du droit à l’éducation et au travail, injections de drogues psychotropes, travaux forcés et esclavage, seulement parce qu’ils sont pratiquants de Falun Gong.

    c. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entrainer sa destruction physique totale ou partielle ;

    note des rédacteurs : Le bureau 6.10 a été établi par et reçoit ses ordres de Jiang Zemin à tous les niveaux et dans toutes les institutions de la société chinoise, son but étant de complétement éliminer le Falun Gong.
    Des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés illégalement et détenus. Plus de 500 ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu’à 18 ans. Plus de 1.000 ont été placés de force dans des hôpitaux psychiatriques, ce qui est condamné par l’Association Mondiale de la Psychiatrie. Plus de 100.000 ont été envoyés arbitrairement dans des camps de travaux forcés, sans avoir eu le bénéfice d’un procés.
    Des violations si graves du droit humanitaire international sont commises à l’échelle nationale. Les rapports de morts qui ont été confirmées proviennent de 30 provinces différentes.
    La liste de faits ci-dessus n’est que partielle. Des gens sont kidnappés et soumis à des pressions pour avoir « divulgué des secrets d’état » s’ils révèlent la vérité sur la persécution de membres de leur famille. Le nombre de rapports qui ont réussi à traverser le blocus de l’information maintenu par la Chine est très bas comparé au volume réel de violations des droits de l’Homme.
    Les ambassades et les consulats chinois dans le monde comme aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, en Allemagne et ailleurs ont obéi aux ordres et violé les droits de citoyens dans le monde qui choisissent de pratiquer le Falun Gong.

    d.  Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;

    note des rédacteurs : Les femmes qui refusent de renoncer à pratiquer le Falun Gong sont soumises à des avortements forcés.

    e.  Transfert forcé d’enfants du groupe vers un autre groupe.

    note des rédacteurs : Des enfants et des adolescents ont été abandonnés, privés de leurs parents et ceux qui refusent d’abandonner le Falun Gong et ne diffament pas activement le Falun Gong et son fondateur Li Hongzhi sont expulsés de l’école, du collège, du lycée et de l’université.

    Tiré de: https://infofalungong.wordpress.com/definition-juridique-du-genocide/

  • Pourquoi le régime chinois a peur de ces personnes ?

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=ItY1cyM7cKE

  • Pékin demande au Vatican de «faire face à la réalité»

    église catholique, Vatican, Pape, Benoit XVI,Chine, religionLe 11 juillet des dizaines de manifestants à Hong Kong ont fait une marche de protestation contre la détention d’un évêque catholique récemment ordonné à Shanghai. L’évêque en question, Thaddeus Ma Daqin, avait publiquement quitté son poste au sein de l’Association patriotique catholique chinoise après que le Vatican l’a officiellement ordonné évêque auxiliaire.

    L’Association patriotique, un organe du pouvoir chinois, supervise l’église catholique en Chine, mais elle n’est pas reconnue par le Vatican.

    Devant l’ambassade chinoise de Hong-Kong, plusieurs leaders catholiques locaux se sont prononcés contre l’implication du régime chinois dans les affaires de l’Église. Patrick Poon, organisateur de la manifestation, a dit à propos de cette arrestation qu’«elle montrait de façon très manifeste la répression des évêques catholiques ne voulant pas se plier à l’Association patriotique et aux autorités chinoises».

    Une source proche du Vatican a déclaré à Reuters le 12 juillet que Thaddeus avait été emmené par les autorités alors qu’il était en séminaire.

    L’église catholique et le pouvoir chinois
    Ces manifestations seraient impossibles en Chine continentale car les tensions entre les catholiques chinois et le régime au pouvoir sont profondément imprégnées dans toute la Chine. Les autorités chinoises et le Vatican ont longtemps discuté à propos du droit d’ordonner des évêques catholiques, pourtant dans le monde entier, seul le Pape est le représentant de l’église catholique.

    Cependant en Chine, le Parti communiste, officiellement athée et interdisant à ses membres d’avoir des croyances religieuses «ordonne seul les évêques catholiques en Chine», a défendu Liu Weimin, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois.

    «Que la Chine gère les activités religieuses normales comme elle le fait toujours est au-delà de tout reproche. Le gouvernement chinois est sincère en voulant améliorer les relations avec le Vatican. Nous espérons que le Vatican pourra faire face à la réalité et adopter une attitude pratique flexible et créer une bonne atmosphère pour de meilleures relations», a t-il déclaré mécaniquement en réponse à ses évènements.

    Huit à douze millions de catholiques chinois se retrouvent ainsi divisés. D’un côté, une Église sanctionnée par l’État qui opère sans l’approbation du Pape ou du Vatican et de l’autre, le mouvement chrétien dit clandestin, se réunissant dans des maisons privées, à qui l’on refuse des terrains pour leurs églises et qui opèrent indépendamment du Parti communiste.

    Leurs  membres font souvent face aux harcèlements des autorités locales et sont soumis à des amendes, à l’emprisonnement à ce que le parti qualifie de «rééducation par le travail», connus aussi sous le nom de «centre de lavage de cerveaux».

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Pekin-demande-au-Vatican-de-faire-face-a-la-realite.html

  • Au Vietnam, les adeptes de Falungong sous pression

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    En pleine méditation, les adeptes du Falungong n'ont pas bronché lorsqu'un homme tatoué et torse-nu leur tapait sur la tête ou qu'une feuille de palmier bien sèche était passée sur leur visage. Au Vietnam, ils se disent habitués à un tel traitement. Les membres de ce mouvement spirituel inspiré du bouddhisme accusent le régime communiste d'avoir cédé à la pression de son puissant voisin chinois, où il est interdit depuis 1999. Et d'envoyer la police, ou des "malfrats" engagés pour l'occasion, pour les harceler, les agresser, les arrêter. Une situation mise en lumière par la condamnation en novembre de deux membres vietnamiens à deux et trois ans de prison pour avoir diffusé des émissions de radio vers la Chine.

    Avant et après le verdict, les pratiquants de Falungong avaient organisé devant l'ambassade chinoise des méditations collectives pour soutenir leurs camarades emprisonnés et dénoncé le traitement de leur groupe par Pékin.

    "Nous voulons la justice et les droits de l'Homme de la part des autorités chinoises", a expliqué à l'AFP Nguyen Doan Kien, adepte depuis 2008.

    "Nous voulons que le gouvernement chinois mette un terme à sa pression sur le gouvernement vietnamien, afin que nos étudiants soient relâchés".

    Les 86 millions de Vietnamiens sont majoritairement bouddhistes et le gouvernement assure respecter la liberté de religion. Mais les activités religieuses restent sous contrôle de l'Etat et plusieurs groupes, comme les catholiques ou des bouddhistes dissidents, se plaignent de mauvais traitements.

    Le Falungong, qui se développe au Vietnam depuis environ dix ans, a désormais entre 2.000 et 3.000 pratiquants, selon Kien. Le mouvement n'est pas reconnu mais le pouvoir assure qu'il n'est l'objet de répression. Leurs rassemblements sont empêchés "parce qu'ils violent l'ordre social et la sécurité", a indiqué Luong Thanh Nghi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    Les pratiquants se rassemblent régulièrement dans les parcs pour méditer et pratiquer des exercices physiques proches du Tai-chi. Ils ont également organisé des manifestations silencieuses devant les représentations chinoises. Comme le 24 novembre. Une quinzaine de personnes, la plupart portant de longs T-shirts jaunes frappés de slogans de Falungong, s'étaient assises dans un parc devant l'ambassade de Chine à Hanoï.

    Les jambes croisées, en silence et les yeux fermés, une main levée à la verticale juste en dessous de leur visage. En moins de vingt minutes, des agents en civil entraînaient l'un d'entre eux, le jetaient par terre et lui donnaient des coups de pied, tout en empêchant un journaliste de l'AFP de filmer la scène.

    Puis un homme torse-nu s'est accroupi auprès des pratiquants qui méditaient, et leur a donné des claques sur la tête, avant qu'une femme ne prenne le relais avec une feuille de palmier dure et sèche. Ce jour-là, "nous avons été moins battus", lâche Kien. "J'ai été battu plusieurs fois. Mais c'est notre habitude de ne pas riposter".

    "J'ai été arrêté sept ou huit fois" depuis 2009, pour quelques heures, raconte de son côté Pham Xuan Giao, 38 ans, venu de Ho Chi Minh-Ville (sud) pour soutenir les deux membres en prison.

    Ingénieur en mécanique et membre de Falungong depuis trois ans, il assure avoir été renvoyé d'un producteur de café étranger après une arrestation. "Je suspecte qu'ils aient subi des pressions de la police ou des autorités pour me virer".

    Carl Thayer, spécialiste du Vietnam basé en Australie, estime pour sa part qu'il est clair que "le Vietnam a succombé à la pression de la Chine". Le Falungong a été interdit par Pékin en 1999 après une manifestation silencieuse dans la capitale. Il a été l'an dernier qualifié de "secte qui s'oppose à l'homme, à la société et à la science".

    Au Vietnam, le ressentiment est fort contre les Chinois, qui ont occupé le pays pendant mille ans et à qui Hanoï dispute deux archipels en mer de Chine méridionale. Mais la Chine est aussi son premier partenaire commercial.

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111224.AFP2720/au-vietnam-les-adeptes-de-falungong-sous-pression.html

  • Des pratiquants de Falun Gong en Chine jugés non-coupables

    v-21-1079890-1241691281.jpgLe 15 octobre 2009, la cour du district de Louqu dans l'agglomération de Yueyang, province du Henan, ont commencé un "procès" des pratiquants de Falun Gong M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun. Leurs avocats ont plaidé non-coupables.

    Tôt ce matin là, Zhang Jiehong, le Chef du Bureau 610 de la ville de Yueyang, a conduit des gardiens de sécurité et du personnel de la communauté du 610 à encercler le tribunal. Chaque personne venue au tribunal a été enregistrée et secrètement prise en photo. A un peu plus de 8h, une longue ligne de personnels de sécurité se tenaient à l'entrée extérieure du tribunal et empêchait tout pratiquant de Falun Gong ou quiconque d'autre d'entrer et d'assister à l'audience.

    Plus d'une dizaine de membres de la famille de M. Xu Genyuan voulaient assister à la séance mais seuls trois d'entre aux ont été autorisé à entrer.

    Tout au long de l'audience, les avocats de M. Xu Genyuan et Huang Youjun ont défendu leurs clients avec un plaidoyer non-coupable. Lorsque le procureur public Li Weixin a accusé les deux pratiquants d'"utiliser une organisation de culte pour miner l'application de la loi," l'avocat M. Zhang Chuanli de Beijing lui a demandé de montrer des documents légaux concrets déclarant que "Falun Gong est un culte". Le procureur est resté silencieux, tandis que les juges et les agents de la sécurité nationale se sont regardés mutuellement, ahuris.

    Plus tard, M. Jin Guanghong a souligné "Les défenseurs croient que l'accusé M. Xu Genyuan et les autres pratiquants de Falun Gong sont des citoyens respectueux des lois. Leur pratique du Falun Gong ne mine pas plus l'application de la loi et les règles administratives qu'elle ne porte atteinte aux intérêts social, public et individuel. Au contraire, les pratiquants accusés ont obtenu la santé physique et mentale en pratiquant Falun Gong et élevé leurs standards moraux. De plus, c'est une contribution positive à la société qu'ils aient recommandé le Falun Gong à d'autres. Il est en même temps bien connu que tous les pratiquants de Falun Gong sont devenus plus aimants et serviables envers les autres. Donc le comportement des accusés ne porte certainement aucun tort à la société. En fait, c'est juste le contraire, il est bénéfique à la communauté."

    "En même temps, les prévenus font valoir que la religion peut purifier l'esprit et l'âme humaine, élever les standards moraux. Les doctrines religieuses encouragent les gens à faire de bonnes actions et à accumuler du De (Vertu), à se soumettre aux lois de l'état et respecter l'ordre public. Cela aide non seulement à créer de bons citoyens, mais favorise aussi la stabilité et l'harmonie sociales. En fait, les pratiquants de Falun Gong sont assurément les facteurs les plus stables pour notre société. Le gouvernement devrait encourager et non réprimer la croyance de ces personnes. Que le gouvernement ait accusé et puni des citoyens pour leurs croyances religieuses a foulé aux pieds les droits humains."

    M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun ont plaidé non coupables. Ils ont dénoncé les crimes de Jiang Chao, Fu Wei et d'autres des Brigades de la sécurité nationale des districts de Louqu et de Junshan, qui ont torturé et persécuté ces pratiquants. M. Xu a montré aux juges et au jury les blessures infligées par des brûlures de cigarettes, les cicatrices laissées par les menottes et par des aiguilles de métal sur ses jambes, ses bras et ses mains, et sa tête dont la plupart des cheveux ont été arrachés par les gardiens de la prison. Les membres de la famille de M. Xu ont fait entendre leur indignation et leur ressentiment, et écrit une lettre de plainte contre la branche de Yueyang de la Brigade de sécurité nationale.

    Finalement, les avocats, les pratiquants accusés et leurs membres de famille ont demandé à la cour de prononcer un verdict non coupable et de les relâcher immédiatement. Les juges ont admis que les pratiquants de Falun Gong n'étaient pas coupables, puis l'audience a du être suspendue.

    Tiré de:

    http://www.vraiesagesse.net/news/0910/28/E111831_20091025_fr.html

    Merci aux sites ClearHarmony et Vraie Sagesse de nous apporter des reportages de cette qualité en provenance de l'intérieur de la Chine.

  • Faire le Ramadan en Chine: un droit mais pas pour tous

    Pendant longtemps interdit comme toutes les pratiques religieuses, le jeûne pratiqué par les Musulmans de Chine est désormais toléré. A condition toutefois de ne pas être un étudiant ouïghour au Xinjiang.

     

     

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    Un homme installe les tables pour la rupture du jeûne dans la cour de la mosquée de la "rue du boeuf"

    De l'extérieur, cela ressemble à s'y méprendre à un temple chinois. Pourtant, l'enfilade de toits traditionnels qui domine la "rue du boeuf" n'en est pas un. "Notre mosquée est particulière, elle est le reflet d'une influence chinoise, mais la forme du bâtiment n'a pas d'importance. Le principal est d'avoir Allah dans son coeur" explique aux curieux Wei Chunjie, imam de la mosquée de Niu Jie, la plus ancienne de Pékin.


    En cette fin d'après-midi, les préparatifs vont bon train pour la rupture du jeûne, qui aura lieu dès la tombée de la nuit: d'abord une première collation, puis une prière, puis le dîner. Durant le mois saint du Ramadan, la coutume veut que les fidèles se retrouvent pour partager le dîner. "Chaque soir, près de 400 personnes se rassemblent ici", explique Bai Jia Li, qui tient un petit commerce dans la mosquée. "Durant 15 heures chaque jour, on ne peut ni boire ni manger, ce n'est pas facile. Alors à la tombée de la nuit nous aimons nous retrouver, le Ramadan est un temps de partage" dit cette femme originaire de la province du Hebei, qui jouxte la capitale.

    Mme Bai respecte strictement le jeûne. "Le plus éprouvant est de ne pas boire de la journée" confie-t-elle. Son fils, lui, ne s'impose pas cette rigueur "parce qu'il étudie, il est en médecine, et ses études doivent passer avant toute autre chose". Dans la capitale chinoise, nombreux sont les Musulmans à faire comme lui. "Si vous allez à Xi'An, où vit une importante communauté musulmane, les gens sont très pratiquants, mais ici à Pékin beaucoup moins" dit Bai Jia Li.


    Un constat que partage l'imam de la mosquée de Niu Jie. "Certaines personnes commencent symboliquement puis arrêtent après quelques jours. Sur cent personnes, je dirais qu'une vingtaine fait complètement le Ramadan" dit-il. Si ce chiffre prend en compte les enfants et les personnes âgées, dispensés de jeûne, le nombre de fidèles ne faisant pas le Ramadan reste toutefois élevé dans la communauté de Niu Jie, qui compte une dizaine de milliers de Musulmans.


    Une situation qui s'explique par un mode de vie dans lequel la spiritualité est reléguée au second plan. L'évolution économique du pays au cours des trois dernières décennies a favorisé le matérialisme, pas la religiosité. A cela s'ajoutent des causes historiques. Dans la capitale, comme partout en Chine populaire, les autorités ont longtemps dissuadé les gens de pratiquer leur religion, la foi ne faisant pas bon ménage avec le marxisme. Révolution culturelle oblige, les portes de la mosquée de Niu Jie sont restées closes dix ans, jusqu'au tournant de la mort de Mao.


    "Mais tout cela c'est du passé" dit l'imam, qui assure que les citoyens chinois sont désormais libres de faire le Ramadan s'ils le souhaitent. Deux agents de police passent dans la cour située devant le bureau de l'imam. "La police respecte la religion. Demain, elle viendra nous aider à organiser une fête et les agents du quartier doivent même acquérir des connaissances de base sur l'islam" insiste-t-il.


    Le Parti communiste chinois (PCC) garde toutefois un oeil sur les pratiques religieuses. Elles ne sont plus interdites mais la méfiance persiste à l'égard de toute activité susceptible de détourner les citoyens d'un patriotisme synonyme pour lui de légitimité, voire de remettre en cause son monopole politique, comme ce fût le cas du mouvement du Falun Gong en 1999. En Chine, la religion se pratique sous l'égide de l'état. Il se charge des nominations dans le clergé ou de la traduction et de l'édition des livres saints.


    Le Ramadan est récupéré par la propagande. "Pendant ce mois, le gouvernement communique beaucoup sur l'unité entre Hans et ethnies minoritaires" explique Wei Chunjie.


    Malgré l'insistance du président Hu Jintao sur l'harmonie qui règne sur l'ensemble du territoire, le droit au jeûne n'est pas accordé uniformément en République Populaire de Chine. Le Ramadan est largement toléré dans des régions où l'intégration des Musulmans au reste de la population n'est pas problématique. En revanche le gouvernement tente d'empêcher le jeûne dans les provinces où la cohabitation entre ethnies minoritaires et Hans est plus difficile, notamment au Xinjiang, province autonome à l'extrême ouest de la Chine où vit la minorité ouïghoure. Le Ramadan, l'un des cinq piliers de l'islam, y est perçu par les autorités comme un signe distinctif, non seulement religieux mais ethnique, qu'il faudrait effacer par crainte du séparatisme.


    "Au Xinjiang, les cadres du Parti, les employés du gouvernement, les étudiants et le personnel éducatif ne sont pas autorisés à pratiquer une activité religieuse. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus" explique Nicolas Bequelin, chercheur pour Human Rights Watch à Hong Kong.


    "Depuis plusieurs années, la campagne contre le Ramadan chez les étudiants ouïghours s'est intensifiée. Ces derniers sont vivement dissuadés de sauter le déjeuner. Ils sont explicitement prévenus par les autorités et doivent prendre leurs repas à la cantine. Quant aux professeurs musulmans, ils sont particulièrement invités à des déjeuners officiels au cours de cette période" poursuit M. Bequelin, selon qui une lettre d'avertissement a par exemple été envoyée aux parents d'un lycéen ouïghour ayant refusé de manger un midi à la cantine. Conséquence de cette politique, le Ramadan est plus respecté par les personnes âgées, sur lesquelles le gouvernement a moins de moyens de pression.



    "La Chine fait de grands efforts pour se donner l'image d'un pays qui respecte les pratiques religieuses. Si vous demandez au gouvernement, il vous répondra que la Chine respecte les activités religieuses si elles sont pratiquées dans le cadre légal. Or ce cadre est extrêmement restrictif" conclue-t-il.



    L'article 36 de la Constitution chinoise est placardé à l'entrée de certaines mosquées du Xinjiang. Il précise qu'aucun individu ne peut forcer un citoyen à avoir une religion. Une manière de dissuader les fidèles dépendant du gouvernement pour leur travail ou leurs études d'accorder trop d'importance à l'Islam. Paradoxe, le même article stipule que "les citoyens de la République populaire de Chine jouissent de la liberté de religion" et que "l'Etat protège les pratiques religieuses ordinaires".

     

    Tiré de Aujourd’hui la Chine : http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-le-ramadan-en-chine-un-droit-mais-pas-pour-tous-11988.asp?1=1

     

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