Avertir le modérateur

révolution culturelle

  • Chine: briser les silences sur la Révolution culturelle

    chine,révolution culturelle,histoire,musée,mao zedong,gardes rouges

    Au bout d’une route montagneuse, ce musée privé sur la Révolution culturelle n’est signalé par aucun panneau, et une commémoration prévue le 8 août y a été annulée au dernier moment --signes des difficultés de la Chine communiste à revisiter ce sombre chapitre de son histoire. Sur une colline en banlieue de la ville côtière de Shantou, c’est l’un des très rares lieux en Chine à retracer les atrocités de cette décennie de chaos (1966-1976), sur lesquelles le Parti communiste (PCC) entretient un quasi-silence.

    «Nous sommes ici pour rendre hommage à la mémoire des victimes, nos compatriotes», indique avec émotion Liu Jingyi, commerçant de 41 ans, venu visiter le musée avec sa fille.

    Quelque 70 résidents de Shantou tués durant la Révolution culturelle sont inhumés près du musée.

    Dans la mémoire collective chinoise, les plaies ouvertes il y a quatre décennies peinent à se cicatriser.

    Contesté à la tête du régime, Mao Zedong avait alors lancé la «grande Révolution culturelle prolétarienne» pour conforter son pouvoir personnel... au prix d’une quasi-guerre civile meurtrière qui a déchiré la population, chacun étant poussé à dénoncer voisins et parents.

    Une partie de la jeunesse, fanatisée et organisée en «Gardes rouges», avait été chargée d’opérer une purge «idéologique» sanglante, avant d’être à son tour réprimée brutalement par l’armée.

    - 'Âmes des morts' -

    Tout en reconnaissant ultérieurement «le grave échec et les lourdes pertes» de la Révolution culturelle, le PCC avait largement épargné Mao, estimant que celui-ci avait dans l’ensemble «eu raison à 70% et tort à 30%». Le récit officiel sur cette période reste étroitement contrôlé.

    «Je me sens quasi-ignorante, je suis justement ici pour chercher à mieux comprendre», explique Mlle Chen, 20 ans, tout en scrutant les qualificatifs donnés aux «criminels» de l’époque: «Faux marxiste», «Faux gauchiste et vrai droitiste» ou encore... «Capitaliste».

    Le musée présente un compte-rendu chronologique de la décennie, ainsi que des centaines de clichés --montrant Mao et d’autres dirigeants, des séances publiques d’accusation, des humiliations, des tabassages et des meurtres.

    L’établissement a été fondé grâce à des financements privés par Peng Qi’an, ancien maire-adjoint de Shantou --sans que les autorités ne s’opposent ostensiblement au projet.M. Peng, aujourd’hui âgé de 83 ans, avait échappé de justesse à une exécution à l’époque, mais son frère enseignant avait été battu à mort.Sur de longs murs noirs, sont inscrits les noms de plusieurs milliers de victimes.

    Depuis 2006..

    Lire la suite sur: http://www.liberation.fr/monde/2014/08/15/en-chine-un-musee-tente-de-briser-les-silences-sur-la-revolution-culturelle_1081166

  • La Fille aux cheveux blancs du Ballet de Shanghai

    Il est difficile pour les spectateurs de savoir à l’avance à quel spectacle ils vont assister. D’autant plus s’agissant des nombreux spectacles chinois prévus en 2014. Cependant une distinction importante est possible à savoir si le spectacle est produit en Chine ou hors de Chine, en d’autres termes si le contenu sera de la propagande envers le régime ou si au contraire il s’agira de découvrir un spectacle sur la culture chinoise. D’un côté ou de l’autre la différence peut être énorme.


    L’histoire de la Fille aux cheveux blancs, œuvre phare de la propagande chinoise maoïste
    Beaucoup de Parisiens ont pu voir dans le métro ou sur les bus, une publicité rouge sur noir du Ballet de Shanghai. L’œuvre maîtresse de la compagnie est l’histoire de la Fille aux cheveux blancs, une des 8 œuvres majeures de la propagande pendant la révolution culturelle de Mao. Chaque Chinois né avant les années 1980 a connu cette histoire imposée dans les cours des écoles comme seule référence culturelle.


    La Fille aux cheveux blancs est un opéra créé en 1944. Il raconte l’histoire d’enfants de pauvres fermiers exploités par un riche propriétaire. Ce dernier, alors que le père ne peut pas payer ses dettes, lui impose de lui vendre sa fille Xi’er. Le père humilié se suicide dans la nuit. La jeune fille subit alors toutes les tortures imaginables, elle est humiliée, maltraitée, elle est violée puis vendue à un marchand d’esclaves. Elle tombe enceinte et s'enfuit dans la montagne pour se réfugier dans une grotte où manquant de sel ses cheveux deviennent blancs. Elle survit alors en volant de la nourriture dans un temple, où elle erre la nuit, si bien que les gens pensent qu’elle est un fantôme. Un jour, un contingent de l’armée rouge arrive près de la montagne de Xi’er. Le parti communiste vient la délivrer de sa souffrance et la sauver de l’ancienne société esclavagiste. C’est pour elle le signe d’une vie heureuse, elle devient alors une héroïne de la Chine et ses cheveux redeviennent alors noirs. Voilà pour la fiction.


    L’histoire voudra que quinze ans plus tard, la pièce sera interdite, car dans la Chine révolutionnaire des années 60-70, les histoires fantastiques parlant d'un fantôme errant dans un temple ne sont pas du goût de la théorie athéiste ni de celle de la lutte des classes. Répondant ainsi aux nouveaux critères de la Révolution culturelle de 1966 à 1976, elle est réadaptée par la propagande pour devenir un ballet. A cette époque Mao Zedong autorisait seulement huit œuvres dans tout le pays, dont deux ballets: La Fille aux cheveux blancs et Le Détachement féminin rouge.


    Qu’en disent les Chinois aujourd’hui ?
    Hanna W. journaliste chinoise vivant à Paris, a plusieurs fois lors de son enfance en Chine, vu l’histoire de La Fille aux cheveux blancs. Chaque enfant de chaque école devait regarder plusieurs fois la pièce. Parce qu’il n’y avait pas d’autres choses au niveau artistique à cette époque, et même si elle n’aimait pas la pièce, la musique et l’histoire sont restées dans sa tête comme seule référence culturelle de son enfance. «C’était un véritable lavage de cerveau pour les enfants» a t’elle précisé.


    D’après elle, dans toutes les pièces et les spectacles venant de Chine, c’est toujours le parti qui sauve le peuple. Il y a toujours un ennemi du peuple, qui est soit un propriétaire de terre, soit le parti nationaliste Kuomintang (à l’époque de l’arrivée de Mao au pouvoir), soit le Japon, soit l’Occident, soit celui que le parti désigne comme ennemi du peuple. L’histoire est ensuite conçue pour le parti, celui ci ayant toujours raison, et étant là pour sauver le peuple et lui apporter le bonheur.


    La journaliste a raconté également comment le parti communiste sous l’impulsion de Mao a pris le pouvoir en Chine à partir des années 50. Quand les membres du parti arrivaient dans un village, ils commençaient à chercher les gens pauvres pour leur dire que c’était une injustice qu’ils travaillent ainsi, que le propriétaire était une mauvaise personne et qu’il leur prenait leur argent. En réalité, avant cette époque, les paysans et le propriétaire étaient en bonne entente car le propriétaire était celui qui leur donnait un travail, un toit et un repas: cela respectait le principe de rétribution karmique propre à la culture chinoise. Il ne s’agissait pas, avant l’époque moderne, d’exploitation. C’était une relation d’employés à employeurs et les gens travaillaient pour être en bons termes. Pourtant quand le parti communiste venait dans un village et encourageait les mauvais côtés des êtres humains, cela créait des conflits qu’il utilisait pour prendre le pouvoir et les terres. Il créait ainsi le désordre pour régner tout en faisant croire et en répétant aux gens que c’était lui qui sauvait le peuple.

    Shanghai, la faction rouge au bord du gouffre
    Shanghai, enfin. Le nom du ballet semble n’être qu’une coïncidence avec la «clique de Shanghai» du nom de la faction politique de Jiang Zemin en train d’être poursuivie en justice par le nouveau gouvernement de Xi Jin Ping. Après l’éviction et la condamnation du prince rouge, Bo Xilai début 2013, c’est une succession de hauts fonctionnaires de l’ancien régime de Jiang Zemin qui défilent un à un devant les tribunaux pour corruption. Récemment, deux « tigres», Zhou Yongkang l’ancien chef de la sécurité chinoise et Li Dongsheng ancien dirigeant du bureau 6.10 ont été arrêtés pour être condamnés. Ils font partie de la ligne dure du parti qui a participé au premier plan aux prélèvements d’organes forcés en Chine sur les pratiquants de Falun Gong.

    Quant au ballet de Shanghai, voilà bien le contenu que les spectateurs auront toutes les chances de voir derrière. C’est aussi là que l’on comprend mieux l’importance d’être bien informé, et, comme le dit le proverbe chinois, de démêler les perles des yeux de poisson.
     

  • Chine: des témoignages de la Révolution Culturelle commencent à apparaître

    Révolution culturelle, Chine, Mao, manipuler, foule, prolétariat, propagande, lutte des classes, endoctrinement, intellectuel, chinois, jeunesse, garde rouge

    Ces images de propagande d'un peuple acclamant Mao étaient omniprésentes en Chine pendant la Révolution Culturelle pour endoctriner la jeunesse à renverser tous ceux qui critiquaient le régime.

    Aujourdh'ui dans Le Parisien

    "En 1970, Zhang Hongbing, adolescent chinois radicalisé par la Révolution culturelle, avait dénoncé sa mère aux autorités. Quatre décennies après l'exécution de celle-ci, il a raconté publiquement cet épisode douloureux et exprimé son remords.
    Outre la sienne, une poignée de confessions d'acteurs de la Révolution culturelle ont récemment brisé le relatif silence qui entoure en Chine les atrocités de cette décennie de chaos (1966-1976) de l'histoire nationale.

     "Tout le monde était entraîné par le mouvement, et vous ne pouviez pas y échapper même si vous le vouliez. Toute forme de gentillesse ou de beauté en moi était complètement et irrémédiablement +formatée+", a expliqué Zhang Hongbing au quotidien Beijing News, dans un entretien publié le 7 août.

    Zhang avait accusé sa mère d'avoir critiqué Mao; des militaires étaient alors venus la chercher à son domicile et l'avaient emmenée après l'avoir brutalisée. Elle avait été exécutée deux mois plus tard.
    Plusieurs années après la fin de la Révolution culturelle, un tribunal de la province de l'Anhui (centre-est), où se sont déroulés les faits, a désavoué cette condamnation, et Zhang a commencé à reconsidérer son geste.
    "Je ne me le pardonnerai jamais", confie-t-il aujourd'hui.
    Lancée par , alors contesté à la du régime, la "grande Révolution culturelle prolétarienne" avait permis au Grand Timonier d'éliminer toute forme d'opposition et de conforter son pouvoir personnel.
    Dans un climat d'anarchie débouchant sur des violences généralisées, la jeunesse avait été mobilisée au sein d'unités de Gardes rouges invitées à réprimer toute inclinaison à l'embourgeoisement, traînant voisins, parents et intellectuels à des "séances d'autocritique" et vandalisant leurs domiciles.
    Beaucoup des personnes ciblées furent emprisonnées, tuées, ou conduites au , et si aucun chiffre officiel n'a été publié, un historien occidental évoque 500.000 morts pour la seule année de 1967.
    D'autres témoignages sont apparus ces derniers mois, souvent de la part d'adolescents de l'époque devenus sexagénaires.
    Wen Qingfu, de la province du Hunan (centre), a raconté en juin dernier avoir, sur ordre, dévasté la maison d'un professeur, dont le fils était pourtant l'un de ses compagnons de jeu.
    "Quand les gens vieillissent, ils regardent en arrière et réfléchissent (...) Si je n'avais pas présenté mes excuses maintenant, il aurait été trop tard", a-t-il déclaré à un journal local.
    Dans une lettre ouverte, la fille de sa victime lui a accordé un pardon au nom de sa mère à la santé précaire: "Vous pouvez cesser de culpabiliser", a-t-elle écrit. "

    Lire la suite sur: http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/chine-resurgence-de-temoignages-sur-la-revolution-culturelle-12-08-2013-3047439.php

  • Pourquoi le Parti communiste promeut les caractères chinois simplifiés?

    caractères chinois, traditionnels, simplifiés, Chine, révolution culturelle, communiste, parti, intellectuel, culture chinoise, millénaire

    Le caractère chinois « parti » (ci-dessus) signifie organisation politique. « Parti » en chinois traditionnel signifie « noir » ou « sombre ». La raison pour laquelle le PCC a remplacé les caractères traditionnels (à gauche) par les caractères simplifiés (à droite) a pour but de dissimuler sa nature perverse et de tromper les gens. (Brad T./China Gaze)

    "Le monde est d’avis que ceux qui connaissent les caractères chinois sont sages et dignes, alors que ceux qui ne connaissent pas les caractères sont simples et stupides." (Zheng Qiao 郑樵, 1104-1162)

    L’expérience d’un Vietnamien

    Phi De Giua, un intellectuel vietnamien de formation à la fois confucéenne et occidentale, en particulier dans l’apprentissage du français, a promu inflexiblement un retour à l’orthographe pré-franco-vietnamienne, c’est-à-dire, l’abandon de la romanisation promue par les français et la restauration de l’écriture vietnamienne basée sur les caractères chinois. Phi De Giua a déclaré : « […] les disciples asiatiques modernes de Confucius apporteraient les bénéfices d’une civilisation déjà raffinée, en particulier son système d’écriture, aux peuples grossiers de l’Occident. » Il a même justifié que « l’écriture idéographique chinoise » est supérieure à « l’écriture alphabétique occidentale » et qu’elle est pleinement capable de servir de ce qu’il appelle « l’écriture universelle ». (John DeFrancis: La langue chinoise, 1984, Université des Presses d’Hawaii)

    Le vecteur de la culture millénaire chinoise

    Comme nous le savons, le langage chinois est le vecteur de la culture chinoise datant de plus de 5 000 ans. Sans ce type d’écriture idéographique, la civilisation traditionnelle raffinée n’aurait pas été transmise jusqu’à ce jour.

    Malheureusement, depuis que les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949, les campagnes de persécution qui se sont succédées ont détruit l’élite de la culture. Dés 1952, le Parti communiste a créé son « Comité de réforme de la langue chinoise ». Le terme chinois, wenzi gaige 文字改革, signifie littéralement « réforme de l’écriture » ou « réforme des textes ». La cible de cette réforme est bien révélée dans la lettre de Mao Zedong : « L’écriture en pinyin est une forme d’écriture relativement pratique. Les caractères chinois sont trop compliqués et difficiles. À présent, nous ne sommes engagés que dans une réforme dans le sens de la simplification, mais un jour dans le futur, nous devrons inévitablement engager une réforme basique. » (Correspondance choisie de Mao Zedong, 1983, Maison de publication du Peuple). D’après Mao Zedong , Deng Xiaoping a aussi déclaré que « nous […] sommes sur la voie de nous débarrasser du système d’écriture chinois ! »

    Le projet des caractères simplifiés chinois du Parti communiste

    Grâce à la nature divine de la culture chinoise, le plan de romanisation a échoué. En 1956, après de grands efforts, le comité de wenzi gaige a réussi à publier un « Projet de caractères simplifiés » qui a causé de grands dommages à l’essence de la culture traditionnelle chinoise et causé la débâche au sein du système de la langue chinoise.

    Par exemple, avec la simplification, 愛 (amour) devient 爱. La différence entre les deux caractères est très visible. Le second caractère est le mot simplifié « amour » qui indique 爱无心 amour sans un cœur. 產 (production) devient 产. Le second caractère simplifié signifie产不生 la production ne donne aucun produit. 廠 (usine) devient 厂 ou 厂空空) l’usine est devenue vide. 鄉 (canton ou village) devient, le caractère simplifié indique乡无郎 pas d’hommes dans le village …

    Qu’est que le « parti » ? Le caractère « parti » désigne une une organisation politique (黨 et 党). Mao Zedong a lu de nombreux livres anciens. Il a pris les cotés négatifs de la culture pour sa « lutte contre le Ciel, lutte contre la Terre, lutte contre le peuple. » Le Parti de Mao Zedong est appelé le Parti communiste chinois (PCC) 中國共產黨. Avec les caractères chinois simplifiés, il a changé le mot Parti黨 (dang) en党 (dang). En réalité, ce sont deux caractères de la langue chinoise qui ont le même son mais des formes différentes.

    Lire la suite sur: http://chinagazefr.wordpress.com/2013/06/29/pourquoi-le-parti-communiste-promeut-les-caracteres-chinois-simplifies/

     

  • Plagier la culture chinoise après l’avoir détruite

    espionnage, Chine, culture, révolution culturelle, danse classique, plagiat, communiste

    Photographie du public lors d’une représentation de Shen Yun au Palais des Congrès à Paris le 13 Avril 2013. La capacité de Shen Yun Performing Arts à attirer le grand public à travers le monde avec ses spectacles de danse classique chinoise a retenu l’attention des propagandistes à Pékin, qui veulent l’imiter. (Epoch Times)

    Après avoir tenté de saboter ses performances pendant huit ans, le Parti Communiste Chinois a récemment décidé d’opter pour une approche différente dans le but d’amortir l’influence de la compagnie de danse classique chinoise indépendante, Shen Yun Performing Arts: le plagiat.

    Selon certains individus à Pékin proches des débats, les responsables de la culture et de la propagande du Parti forment des équipes d’experts en danse et en art voyageant à l’étranger, pour suivre attentivement et prendre des notes méticuleuses sur les représentations de Shen Yun.

    Selon certaines sources, les responsables de la propagande considèrent que, même s’ils ne peuvent pas battre Shen Yun, ils seront au moins capables d’interférer avec son marché en créant des performances similaires.

    Selon les mêmes sources, c’est plus d’une vingtaine d’experts qui ont été sélectionnés et envoyés à des spectacles de Shen Yun à travers le monde.

    Le siège de Shen Yun Performing Arts se situe à  New York. Il a été créé en 2006 par des Chinois formés à la danse et la musique classique chinoise. C’est la première compagnie à offrir des performances de ce type à travers des tournées internationales.

    Chaque année une tournée couvre autour d’une centaine de villes, avec plusieurs centaines de représentations. Au vu des interviews réalisées par Epoch Times, un des sponsors de Shen Yun, sur les spectateurs, on remarque que le spectacle reçoit constamment les éloges des membres de l’auditoire.

    Le passage à l’acte pour copier les spectacles de Shen Yun aurait en partie été motivé par les remarques récentes des responsables culturels affiliés au  Parti à Pékin.

    Selon le South China Morning Post, en mars lors de la réunion annuelle de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Xu Peidong, un compositeur affilié à l’État, parolier et chanteur, ayant reçu un certain nombre de récompenses sponsorisées par le secteur public, a déclaré qu’il était «alarmé» par le succès de Shen Yun à l’étranger.

    Selon lui les «étrangers» (c’est-à-dire non chinois) trouvent le spectacle «d’une très bonne qualité artistique», «raffiné» et «émouvant». Selon le journal de Hong Kong Ming Pao, Xu a ajouté: «Le spectacle de Shen Yun se déplace dans de très nombreux endroits en Amérique du Nord et est extrêmement populaire. Ils couvrent leurs frais simplement sur la vente des billets». Les remarques du ténor chinois Yu Junjian ont confirmé celle de Xu.

    Voilà ce qui a tiré la sonnette d’alarme chez les bureaucrates en charge de la culture et de la propagande du Parti, dont une partie du travail consiste à étendre l’influence du régime en piégeant par tous les moyens la culture chinoise.

    Selon les sources, avant l’intervention de Xu Peidong à Pékin, un expert de l’Académie chinoise des sciences sociales, institution totalement imprégnée de la pensée du Parti, et certains noms bien connus du milieu des arts de Pékin, ont écrit conjointement un rapport proposant une façon de «traiter» Shen Yun.

    Selon le rapport les spectacles de Shen Yun font sensation dans le monde entier. Il faudrait donc que les organisations artistiques officielles du régime chinois se donnent les moyens de conquérir le marché international de la culture traditionnelle chinoise développé par Shen Yun.

    Le Département central de la propagande a pris ce rapport au sérieux, ce qui a conduit au financement de spectacles plagiant Shen Yun. Aucune des sources consultées pour cet article n’oserait commenter l’affaire en se faisant enregistrer, en raison du caractère politiquement sensible du sujet.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/20/n3508256.htm

  • Après 60 ans de censure, un film chinois réédité

    Le film « La Vie de Wu Xun » est sorti en Chine en 1951, tout juste deux ans après la fondation de la République populaire de Chine. C'était l'un des plus populaires des premiers films produits par les autorités communistes. Il a été projeté pendant des mois dans les cinémas bondés de toute la Chine.


    L'intrigue, vaguement basée sur une histoire vraie, parle d'un jeune homme extrêmement pauvre appelé Wu Xun qui essaie d'emprunter de l'argent pour les funérailles de sa mère. Il est maltraité et raillé par les classes supérieures. En réaction à cela, Wu Xun décide d'économiser de l'argent toute sa vie en mendiant dans les rues, pour pouvoir construire une école gratuite pour les enfants pauvres. Des décennies plus tard, il a atteint son objectif.


    Pour beaucoup de spectateurs, le message du film semble coller parfaitement à l'idéologie communiste : un jeune homme vertueux et pauvre essaie d'améliorer le quotidien de ses semblables. Mais peu après sa sortie, le film a été durement critiqué par Mao Zedong, le dirigeant du parti communiste de l'époque.
    Selon Mao Zedong, ce film est idéologiquement incorrect : « trop intellectuel » et trop « réformiste. » Et il lui manque le message essentiel du communisme chinois : la lutte.
    Le Quotidien du peuple, le journal officiel du Parti a traité le véritable Wu Xun de « bandit, créancier et grand propriétaire terrien, » et le Parti a commencé à interdire le film.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/

  • Comment la nature du Parti remplace et élimine la nature humaine

    Regime autoritaire chinois.jpgLe PCC est un régime autoritaire de type léniniste. Depuis les débuts du Parti, trois lignes de base ont été établies : la ligne intellectuelle, la ligne politique et la ligne organisationnelle. La ligne intellectuelle se réfère à la philosophie fondatrice du Parti communiste. La ligne politique se réfère à la mise en place de buts. La ligne organisationnelle se réfère, elle, à la manière dont les buts peuvent être atteints dans le cadre d’une organisation stricte.

    Les membres du PCC, tout comme ceux qu’il dirige, reçoivent en premier lieu et avant tout des ordres ; leur obéissance inconditionnelle est requise. Telle est la nature de la ligne organisationnelle.

    En Chine la plupart des gens sont conscients de la double personnalité des membres du PCC. En privé, ce sont des êtres humains ordinaires avec des sentiments de joie, de colère, de chagrin et de gaieté. Ils ont les mérites et les faiblesses de personnes ordinaires. Ils peuvent être parent, mari, femme ou ami. Mais la nature du Parti se place au-dessus de la nature humaine et des sentiments qui, selon les exigences du Parti communiste, transcendent le sentiment d’humanité. De cette manière, le sentiment d’humanité devient relatif et malléable alors que la nature du Parti devient absolue, au-delà de tous les doutes et de tous les défis.

    Pendant la Révolution culturelle, des pères et des fils se sont torturés entre eux, des maris et des femmes ont lutté l’un contre l’autre, des mères et leurs filles se sont dénoncées mutuellement, des étudiants et leurs professeurs se sont traités comme des ennemis. Les principes du Parti ont motivé les conflits et la haine. Dans la première période du règne du PCC, certains de ses hauts dignitaires se sont retrouvés impuissants lorsque les membres de leur famille ont été étiquetés comme ennemis de classe et réprimés. Une fois encore, cela découlait de la nature du Parti.

    L’emprise de la nature du Parti sur l’individu est la conséquence de l’endoctrinement prolongé du PCC. L’entraînement commence à l’école maternelle, où les réponses attendues par le Parti sont récompensées, alors qu’elles ne correspondent ni au bon sens ni à la nature humaine de l’enfant. Les apprenants reçoivent un enseignement politique en primaire, dans le secondaire et jusqu’à l’université. Ils apprennent à suivre les réponses standard validées par le Parti, sinon ils ne sont pas autorisés à passer les examens et recevoir les diplômes.

    Un membre du Parti doit rester dans la ligne du Parti lorsqu’il s’exprime en public quoiqu’il pense en privé. La structure organisationnelle du Parti communiste est une pyramide gigantesque, avec le pouvoir central au sommet qui contrôle la hiérarchie toute entière. Cette structure unique est une des caractéristiques les plus importantes du régime du PCC. Elle participe à produire une absolue conformité.

    Aujourd’hui le PCC a complètement dégénéré en une entité politique luttant pour préserver son propre intérêt. Elle ne poursuit plus aucun des buts élevés du communisme. Toutefois, la structure organisationnelle du communisme est maintenue et son exigence de conformité absolue n’a pas changé. Ce parti, se situant lui-même au-dessus de l’humanité et de la nature humaine, élimine toute organisation ou toute personne considérée comme une menace ou comme une menace potentielle pour son propre pouvoir, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires ou de hauts fonctionnaires du PCC.

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/Quest-ce-quest-le-Parti-communiste.html

    Tiré des 9 commentaires sur le Parti Communiste:

    En anglais: http://ninecommentaries.com/

    En français: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-P...

  • L’histoire des tueries du Parti communiste chinois

    Jiuping_7e_commentaire 2.jpg

    L'histoire du Parti communiste chinois, longue de 55 ans, est tachée de sang et de mensonges. Les récits cachés derrière son passé sanglant sont non seulement extrêmement tragiques mais aussi rarement connus. Sous la direction du PCC, entre 60 et 80 millions de Chinois innocents ont été tués, laissant derrière eux des familles éclatées. Beaucoup de gens se demandent pourquoi le PCC tue autant. Alors qu’il continue sa persécution brutale des pratiquants de Falun Gong et a récemment réprimé des manifestations populaires à Hanyuan en tirant sur la foule, on peut se demander si l'on verra un jour le PCC apprendre à s’exprimer avec des mots plutôt que par les armes.

    Mao Tse Toung a résumé ainsi le but de la Révolution culturelle : « [...] passé le chaos, le monde retrouve la paix, mais 7 ou 8 ans après, le chaos doit resurgir » . En d’autres termes une Révolution culturelle devrait avoir lieu tous les 7 ou 8 ans et il est nécessaire de tuer une partie de la population tous les 7 ou 8 ans.

    Il y a toute une idéologie et des exigences pratiques derrière les massacres du PCC.

    D’après son idéologie, le PCC croit à la « dictature du prolétariat » et « à la révolution permanente sous la dictature du prolétariat ». C’est pourquoi, après la prise de pouvoir du PCC en Chine, il a tué les propriétaires terriens pour résoudre les problèmes des relations de production dans les régions rurales, il a tué les « capitalistes » pour parvenir à des réformes commerciales et industrielles et résoudre les problèmes de production dans les villes. Une fois ces deux classes éliminées, les problèmes économiques ont été résolus dans l'ensemble. De la même manière, établir la culture de la classe dirigeante passait par le massacre. Les intellectuels ont été éliminés lors de la répression des groupes de Hu Feng opposés au Parti et des anti-droitiers. Tuer les chrétiens, les taoïstes, les bouddhistes et les groupes ethniques a permis de résoudre le problème des religions. Les meurtres en masse qui ont eu lieu pendant la Révolution culturelle ont établi la domination absolue – tant culturelle que politique – du PCC. Le massacre de la place Tiananmen visait à prévenir une crise politique et à étouffer toute revendication démocratique. La persécution du Falun Gong vise à supprimer les questions de croyance et de médecine traditionnelle. Face aux crises financières continuelles (le prix des biens de consommation a grimpé en flèche depuis que le PCC est au pouvoir et l’économie chinoise s’est effondrée après la Révolution culturelle), face aux crises politiques (les gens qui refusaient d’appliquer les ordres du Parti ou qui exigeaient de partager avec lui les droits politiques) et face aux crises de croyances (la désintégration de l’ancienne Union Soviétique, les changements politiques en Europe de l’Est et la question du Falun Gong) du point de vue du PCC, tout cela était nécessaire pour renforcer et maintenir son pouvoir. A l’exception du Falun Gong, le PCC a utilisé presque tous ces mouvements pour ranimer le spectre pervers du PCC et inciter au désir de révolution. Le PCC a aussi utilisé ces mouvements politiques pour tester ses propres membres, éliminant ceux qui ne se conformaient pas aux exigences du Parti.

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/Lhistoire-des-tueries-du-Parti-communiste-chinois.html

    Tiré des 9 commentaires sur le Parti Communiste:

    En anglais: http://ninecommentaries.com/

    En français: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu