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  • Selon un journal d'état, la démocratie sèmerait la confusion dans l’esprit des Chinois

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    Un journal chinois de doctrine politique approuvé par l’État rejette les idées politiques occidentales qui s’implantent actuellement en Chine et affirme qu’elles «créent la confusion dans l’esprit du peuple».

    Selon le média basé à Washington Chinascope, un article récent paru dans la revue Qiushi (littéralement «chercher la vérité») que l’organisme aura partiellement traduit, s’est montré critique envers les tendances idéologiques occidentales qui «créent la confusion dans l’esprit des gens» et «ruinent la base idéologique commune du Parti», tout en favorisant de «fausses idées» telles que «les valeurs universelles» et «la démocratie constitutionnelle».

    L’article intitulé Consolider la base idéologique commune que le Parti et le peuple partage dans leur lutte concertée déclare que ces idées sont destinées à tromper et confondre les masses, et réaffirme avec fermeté la primauté du Parti communiste chinois (PCC). Selon Qiushi les réformes politiques du nouveau régime de Xi Jinping ne font aucunement référence à l’insertion d’une démocratie constitutionnelle de style occidentale, voire à un système multipartite.

    Soutenant résolument un document très strict du Parti divulgué cet été, l’article du journal Qiushi, paru le 16 octobre, dénonce officiellement les changements espérés par le Nouveau Mouvement des Citoyens, un mouvement pro - réforme, pro - démocratie, qui s’est récemment développé en Chine.

    En caractérisant la réforme politique de style occidentale comme un «piège de la démocratie» visant à affaiblir et à éliminer le PCC, l’article de Qiushi attaque les idées politiques occidentales en les définissant comme dangereuses.

    Selon Reuters, l’article affirme que les partisans de l’occidentalisation auraient comploté pour «semer la pagaille dans l’esprit des gens». «Tout cela pour faire pression sur nous afin de mettre en place les ‘réformes politiques’ qu’ils espèrent ardemment et dont le but réel est d’éliminer les dirigeants du Parti communiste et de changer notre système socialiste».

    La réitération de la forte position anti- réforme du régime, publiquement révélée cet été, s’est accompagnée d’une répression continue contre la liberté de réunion, d’association et d’expression.

    Ainsi, dans un effort redoublé pour faire fondre ces tendances par la détention de personnes-clés, les partisans d’un gouvernement reposant sur une constitution, la transparence concernant les biens des fonctionnaires et l’élimination de la corruption au sein du gouvernement se sont retrouvés dans la ligne de mire.

    Selon le Centre Chinois de Défense des Droits humains, les arrestations de dizaines de militants, d’avocats et autres citoyens remontent au mois de mars de cette année, lors de la répression. Cette dernière cherche à supprimer les assemblés pacifiques, l’association et l’expression.

    À la date du 21 octobre 2013, le Centre de Défense a comptabilisé en Chine plus de 60 personnes accusées d’activisme, pénalement détenues ou disparues. Nombre d’entre elles restent en détention sans inculpation et seulement 34 ont été officiellement arrêtées.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/30/n3508967.htm

  • Chine: La libéralisation économique et le contrôle politique risquent de se retrouver en conflit

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    Les récentes mesures prises par la Banque centrale de la Chine pour faciliter le contrôle des taux d’emprunts et le refus d’injecter de l’argent lors d’une grave crise de liquidités, en juin, semblaient indiquer que le Premier ministre chinois Li Keqiang est sérieux quant aux réformes économiques. Cependant, tous les espoirs de réforme politique ont disparu étant donné que le chef du Parti Xi Jinping a intensifié la rhétorique et le symbolisme maoïstes.

    Li a appelé à une diminution du contrôle politique dans l’économie et a déclaré que le gouvernement devrait déléguer le pouvoir pour maintenir la croissance.

    Contrairement à Li qui cherche à desserrer les rênes, Xi tente d’élever en puissance le pouvoir de l’État et son contrôle idéologique. Selon un rapport publié par Open Magazine, à Hong Kong début juin, en tant que «prince héritier», l’enfant de la génération des fondateurs du Parti, notamment, se montre réticent pour changer l’ancien système. Certains commentateurs sont convaincus que ces deux objectifs finiront par entrer en conflit.

    Rester rouge

    Lors d’une tournée d’inspection à Xibaipo, une ancienne base de la révolution dans la province du Hebei, du 11 au 12 juillet, Xi a exhorté les membres du Parti à «veiller à ce que la couleur rouge de la Chine ne change jamais».

    Xi a également souligné l’importance des «deux devoirs», l’essence de l’esprit de Xibaipo qui a été donné par le feu à Mao Zedong, chef du Parti il y a plus de 60 ans, prévenant les membres du Parti communiste chinois (PCC) qu’ils «doivent rester modestes, prudents et sans arrogance ni témérité dans leur style de travail» et «doivent préserver un mode de vie simple et de rude combat».

    Il a poursuivi: «C’est précisément parce que le Parti a persisté à pratiquer les deux devoirs qu’il est capable de résister à l’épreuve du temps et de maintenir une relation en chair et en os avec les masses.»

    Selon Chen Ziming, un chercheur indépendant qui étudie la politique du Parti, pour Mao, cependant, les deux devoirs sont sous-tendus par «l’arme marxiste-léniniste de la critique de l’autocritique».

    Chen a averti que la promotion de «la critique et l’autocritique» pourrait conduire à des campagnes dans le style de la révolution culturelle.

    Le passé

    Lors d’un voyage à Guandgong, en décembre 2012, Xi a déploré l’effondrement de l’Union soviétique et a fait remarquer qu’«il n’y avait pas un seul «homme véritable» prêt à se lever pour y résister».

    Lors d’un atelier de grande envergure du Parti, en novembre dernier, Xi a déclaré que bien que le socialisme à caractéristiques chinoises ait pris forme au cours de la période de réforme et d’ouverture, «il reposait également sur le système socialiste en place depuis 1949 et les vingt années suivantes de construction socialiste».

    «On ne peut pas nier ce qui a été fait avant la réforme et l’ouverture en fonction de ce qui s’est passé après et vice versa», a ajouté Xi.

    Ses remarques ont attisé une discussion enflammée en ligne, car ne pas nier ce qui a été fait avant, c’est déclarer que le peuple chinois ne doit pas rejeter le désastre que la grande Révolution culturelle a apporté au pays.

    Les sept tabous

    Un document, connu par les initiés comme le «document central N° 9» et publié par le Bureau général du Comité central en mai dernier, a mis en garde les responsables pour qu’ils combattent les «valeurs occidentales dangereuses». Il a également appelé les journalistes et les enseignants des collèges à éviter les «sept thèmes innommables»: «les valeurs universelles, la liberté de presse, la société civile, les droits des citoyens, les aberrations historiques du Parti, la «classe capitaliste privilégiée» et l’indépendance de la magistrature».

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/7/n3508650.htm

  • Des prélèvements d’organes à la réforme politique contrainte

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    Il y a quelques semaines, le groupe dirigé par l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois Jiang Zemin semblait gagner du terrain dans la lutte pour le pouvoir. Le groupe de Jiang est connu pour être notoirement violent et corrompu. Ils ont participé activement au massacre de la Place Tiananmen et sont à l’origine de la persécution du Falun Gong, une discipline spirituelle, en 1999, le nom de «Faction aux mains couvertes de sang» leur a été attribué.

    Profitant de la mort scandaleuse du fils de M. Ling Jihua, le groupe de Jiang a empêché Hu Jintao de prendre une position politique plus importante. Ils avaient aussi réussi à maintenir Bo Xilai en tant que représentant du Congrès du Peuple, avec une immunité pour les poursuites pénales jusqu’à la fin du mois d’octobre, alors que le retrait de Bo était largement attendue depuis des mois.

    Bo Xilai est le chef déchu du Parti de Chongqing, trahi par son bras droit, l’ancien chef de la police et maire adjoint, Wang Lijun. La campagne politique du style Mao de Bo rivalisait depuis des années avec la direction du PCC à Pékin. Il était considéré par le groupe de Jiang comme le meilleur successeur à la direction communiste, en raison de son implication active dans la persécution du Falun Gong.

    Pendant ce temps, le chef de la sécurité Zhou Yongkang, qui est connu pour avoir conspiré avec Bo pour renverser Xi Jinping, avait réussi à conserver son poste et à rester l’un des neuf membres du Comité permanent du bureau politique – le petit groupe qui dirige le PCC – jusqu’à sa retraite en novembre. Zhou est le chef de «la faction aux mains couvertes de sang», il a supervisé la persécution des pratiquants de Falun Gong.

    Au moment où la Chine et le Japon se disputaient la souveraineté des îles Senkaku, le groupe de Jiang profitant de l’occasion avait orchestré des manifestations à l’échelle nationale, pour manipuler le nationalisme chinois. Cependant, ils ont intégré des messages de propagande dans les slogans de la manifestation, qui appelaient à la résurgence d’une société du style Mao. Ils ont, en outre, affiché un culte zélé dédié à Bo. Les manifestations ont dégénéré dans certaines villes et ont créé une crise internationale ainsi qu’un chaos interne au moment du changement de direction du Parti.

    Le pari de Jiang Zemin

    Les observateurs chinois peuvent être perplexes quant aux raisons pour lesquelles le groupe de Jiang joue avec sa vie en causant des interférences, même après avoir accepté de coopérer avec Hu et Xi en échange d’une l’immunité pour les crimes de Bo.

    La réponse la plus probable est que le groupe de Jiang sait qu’il ne pourra pas échapper à des poursuites pénales, si «la Faction aux mains couvertes de sang» perd le pouvoir. Les crimes de ce groupe ont violé les exigences les plus élémentaires requises pour un minimum d’humanité – le pire de leurs crimes a été les prélèvements forcés d’organes sur des pratiquants de Falun Gong pour en faire un commerce.

    Le livre Prélèvements meurtriers écrit par un ancien secrétaire d’État canadien (Asie-Pacifique), David Kilgour et l’avocat des droits de l’homme canadien, David Matas, considère qu’entre 2000 et 2005, 41 500 transplantations d’organes ont été réalisées en Chine, pour lesquelles la source la plus probable est des prisonniers pratiquants de Falun Gong. David Matas a estimé que sur les 10 000 transplantations actuelles réalisées en Chine, 8 000 sont susceptibles d’être effectuées avec les organes prélevés sur des pratiquants.

    Lire la suite sur Epoch Times: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/10/n3507401.htm

  • Xi Jinping planifie des réformes en Chine

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    Selon une source proche du gouvernement, Xi Jinping, le présumé futur chef du Parti communiste chinois (PCC) prévoit des réformes politiques en Chine en commençant par l’organisation, à l’aube du 18e congrès du Parti prévue le 8 novembre, d’une relative mise en compétition des postes de haut niveau au sein du Parti.

    Le Parti a pratiqué ce qu’on appelle «la démocratie au sein du Parti» pendant un certain temps, en encourageant fortement ce principe depuis le 17e congrès en 2007. Le problème est que les élections ne sont pas si transparentes que cela, car dans le passé chaque électeur au Parti s’est habitué à nommer le candidat qui allait gagner. En 2007, lors du 17e congrès, 8% des candidats à des postes élevés ont été éliminés au cours des élections. En 2002, lors du 16e congrès du Parti, 5% des candidats avaient échoué.

    Lors du 18e congrès, le vice-président Xi Jinping et le vice Premier ministre Li Keqiang vont très probablement devenir la nouvelle équipe dirigeante du Parti. Selon nos sources, Xi propose une augmentation du taux d’échec de 40% pour les élections servant à déterminer l’adhésion au Comité permanent du politburo (l’entité dirigeante la plus importante du PCC) et 30% de taux d’échec pour les membres du Politburo (les 25 fonctionnaires les plus importants du PCC) et ceux du Comité central (environ 350 hauts fonctionnaires). La source a également déclaré que les membres du Politburo pourraient être réduits de 25 à 22 membres et les membres du Comité permanent de neuf à sept.

    Test interne à une réforme démocratique

    Le dirigeant actuel du Parti Hu Jintao et Xi Jinping ont tenu une élection secrète dans laquelle un groupe de 350 hauts fonctionnaires du Parti ont élu les candidats pour cinq des sept postes au sein du Comité permanent - les deux autres postes tenus par Xi et le vice Premier ministre Li n’étant pas contestés.

    La liste des candidats élus a donné une grande confiance à Hu et Xi sur la possibilité d’élections en Chine, et cela les a encouragé à continuer sur la même lancée pour les élections du Comité permanent, du Politburo et du Comité central.

    Le fait que les élections ouvertes puissent être utilisées pour le choix des postes de haut niveau, a été corroboré par un article paru dans le China Daily en août dernier. Wang Jingqing, chef adjoint du Département de l’organisation du Comité central a déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’une élection ouverte renouvelant davantage de candidats sera bien adoptée par le Comité central.

    Le 18e congrès du Parti

    Xi a aussi d’autres projets de réformes. Il est en train de planifier la promotion d’élections démocratiques à la base du parti et d’exiger des fonctionnaires du Parti de déclarer leurs biens.

    De plus, Xi a l’intention de diminuer le pouvoir du Comité des affaires politiques et législatives, l’organe du Parti qui contrôle presque tous les aspects de l’application des lois en Chine. Xi a également dit être décidé à donner un certain degré d’indépendance aux tribunaux et aux parquets.

    Les autres réformes dont il a parlé concernent la Chine (la nationalisation de l’armée, ce qui signifie qu’elle sera indépendante du PCC, l’élimination de la règle du Parti unique et la levée des restrictions concernant les médias) mais ne se produiront pas lors du prochain congrès du Parti, toujours selon la source interne.

    La réforme politique

    Au début septembre, Reuters a rapporté des discussions ayant eu lieu entre Xi Jinping et le réformateur de premier plan, Hu Deping, à propos des réformes politiques du pays. Les hauts dirigeants du Parti ont été tenus au courant des points de vue exprimés par Xi lors de ses conversations avec Hu Deping.

    L’idée de Xi est que la réforme politique ne devrait être ni trop rapide, ce qui pourrait conduire à une instabilité, ni trop lente. Les réformes devraient être comprises à l’intérieur et à l’extérieur du parti, du haut en bas de la hiérarchie et du Parti central aux gouvernements locaux.

    Xi pense que, si le Parti lors du 18e congrès, ne met pas en place la réforme politique à un rythme plus rapide, il perdra le droit d’avoir son mot à dire sur la réforme politique au cours des cinq prochaines années, car les gens perdront confiance dans le Parti.

    Xi espère faire une grande avancée pour attirer l’attention des fonctionnaires du Parti au niveau local et de ceux qui ont été complètement déçus par le Parti. De cette manière, Xi espère que le peuple aura confiance dans la mise en œuvre de ces réformes, a ajouté la source proche du dossier.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/10/31/n3507341.htm

  • Wang Yang, un réformiste de Guangdong, pourrait avoir sa place au soleil

    Wang Yang, Chine, réforme, fonctionnaires, Parti communisteWang Yang, l’une des personnes les plus éminentes de la faction réformiste du Parti communiste chinois (PCC), va poursuivre sa politique dans la province de Guandong, après avoir été gardé à son poste de secrétaire du Parti de cette région et suite aux rumeurs qu’il obtiendra probablement un siège au Comité permanent du Politburo, l’organe politique le plus puissant en Chine.

    En tant que Secrétaire du Parti de la province du Guandong depuis 2007, Wang a formé une sorte de coalition avec le Premier ministre Wen Jiabao et le Président chinois Hu Jintao afin d’introduire une réforme dans la province du Guandong.

    La réforme soutenue par Wang Yang représente une menace pour les cadres qui ont fait leur carrière dans la sécurité et les organes de propagande.

    Comme l’a indiqué  le journal  l’Economic Observer: «La raison de l’alliance de Wang Yang, Secrétaire du Parti de Guangdong, avec Wen Jiabao lors de l’essai de la réforme à Guandong ne provient pas seulement du  fait qu’ils viennent de la même province et ont fait partie de la Ligue de la jeunesse communiste, mais aussi parce que Wang Yang cherchait un modèle économique pour la ville de Guangdong qui répondait aux attentes des citoyens. Par conséquent, ils ont fait une proposition à la Banque mondiale, ainsi qu’à d'autres organisations internationales  pour la mise en œuvre d’un plan sur cinq ans».

    L'importance de Wang Yang s’est accrue suite à la récente éclipse de Bo Xilai, qui  défendait les idéologies politiques opposées et la  politique économique mettant l’accent sur l'Etat.

    Bo était un garde rouge dans sa jeunesse et son organisation d’étudiants a été formée directement  par Mao Zedong. L’attitude critique de son père, Bo Yibo, a donné à Bo Xilai une occasion de prouver son zèle révolutionnaire en frappant son père et en lui cassant trois côtes. Yang Guang, un survivant de la Révolution culturelle, cite les paroles de Bo Yibo: «Quand j'ai vu qu'il n'avait pas peur de couper les liens avec les membres de sa famille, j’ai compris qu'il était un bon élément pour la prochaine génération de la direction du Parti».

    Wang était un révolutionnaire qui restait ferme dans sa croyance dans un système économique transparent et principalement privé plutôt qu’étatique, un système que les experts considèrent comme essentiel pour un développement économique durable en Chine. La croissance du pouvoir  politique de Wang s’est illustrée par sa gestion réussie de l’agitation sociale dans le village de Wukan, qui a été résolue par un compromis, au lieu de la violence.

    Un climat économique international défavorable a peut-être en partie aidé Wang à introduire les réformes dans le Guangdong. «L’échec de la réforme est autorisée, mais l’inaction n’est pas autorisée» était l’un des slogans lancé ces dernières années. Les partisans affirment que la politique de libéralisation économique dans le Guangdong est un exemple potentiel que d'autres régions de la Chine pourront suivre.

    Wang a également déclaré récemment que le peuple chinois ne devrait pas remercier le Parti communiste pour ses succès ou son  bonheur, une déclaration qui est fondamentalement à l’opposé des six dernières décennies de propagande du Parti.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Wang-Yang-un-reformiste-de-Guangdong-pourrait-avoir-sa-place-au-soleil.html

  • Un haut responsable officiel du Parti s'élève contre la campagne de propagande

    Le Secrétaire du Parti de la province du Guangdong, Wang Yang, connu comme un libéral dans le contexte communiste chinois, a récemment déclaré que le peuple chinois ne doit pas son bonheur au Parti.
    Le Secrétaire du Parti de la province du Guangdong, Wang Yang, connu comme un libéral dans le contexte communiste chinois, a récemment déclaré que le peuple chinois ne doit pas son bonheur au Parti. (Lintao Zhang/Getty Images)

    Un Haut responsable officiel du Parti communiste, qui se définit lui-même comme un réformiste, a déclaré dans un récent rapport sur le travail, par ailleurs surfait, que: «le peuple chinois ne devrait pas remercier le Parti pour son bonheur». Au milieu d’un long discours empreint du jargon du Parti, la remarque a été rapidement extraite et largement diffusée sur Internet, rencontrant l’approbation des internautes.

    Wang Yang est le Secrétaire du Parti de la province du Guangdong et il s’attend à recevoir un siège au Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois (PCC) lorsque le régime tiendra son 18ème Congrès, vers la fin de l’année (ou peut-être au début de l’année prochaine, selon les rapports).

    Il est connu comme un «libéral» dans le contexte communiste chinois et il a ouvertement combattu la ligne dure néo-maoïste de Bo Xilai, récemment disgracié et évincé de ses fonctions au sein du Parti. Wang Yang préconise une politique publique orientée vers le marché et une plus grande liberté économique pour les Chinois - cependant, il fait souvent preuve de prudence en disant que la Chine ne devrait pas «imiter» l’Occident.

    Lors d’un congrès du Parti, qui a eu lieu dans la province de Guangdong du 9 au 11 mai 2012, Wang Yang a déclaré: «Nous devons en finir avec l’idée erronée que le bonheur du peuple est une faveur accordée par le Parti et le gouvernement».

    Cela contraste avec la propagande habituelle du Parti, qui met en scène le PCC comme le gracieux bienfaiteur de toutes les bonnes choses offertes au peuple chinois.

    Wang Yang a ajouté que «La recherche du bonheur est le droit du peuple» et que le rôle du gouvernement est de donner «aux masses populaires», (jargon du Parti), la liberté d’«explorer hardiment leur propre voie vers le bonheur».

    Les sites d’informations sur l’internet chinois annonçaient que Wang Yang a dit que les gens ne doivent pas leur bonheur au Parti communiste. Les observations faites par les internautes étaient de vraies acclamations. «Un haut responsable bon est difficile à trouver. Les gens du Guangdong sont très chanceux», stipulait-on dans la rubrique des commentaires de l’article publié sur Sohu.com, un portail internet majeur. Un autre écrivait: «Je voulais juste dire que je vous soutiens, et je suis très reconnaissant. J’espère que votre vie est paisible». Un autre a déclaré: «Ces mots entrent dans l’histoire».

    Cependant, il y a eu une limite à la circulation des nouvelles. Les reportages à la télévision d’Etat sur le discours de Wang Yang n’ont pas mentionné les remarques.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Un-haut-responsable-officiel-du-Parti-seleve-contre-la-campagne-de-propagande.html

  • Le combat d’un journaliste chinois contre le vol de terrain par les fonctionnaires

    journaliste chinois, chine, expropriation, réforme, médias chinois, libéralisation anti-bourgeoise,Hu Jintao , Zhao YanNEW YORK – Zhao Yan, largement connu depuis que, journaliste d’investigation au New York Times, il a été emprisonné en Chine pendant trois ans pour « divulgation de secrets d'État », refait parler de lui. Aujourd'hui réfugié aux États-Unis, il est devenu l’un des champions de la Chine dépossédée. M. Zhao a décidé de se consacrer à des enquêtes sur les vols de terres en Chine et éduque les paysans chinois sur la façon de se battre contre la rapacité des fonctionnaires.

    D’abord critique d'art, puis policier – il a été expulsé de la police en 1987 lors de la campagne de libéralisation « anti-bourgeoise » – l’homme a commencé à s'intéresser aux droits des agriculteurs en 1997. À l’époque, pour avoir révélé les vols de terres appartenant aux agriculteurs, un de ses amis journalistes, Sheng Xueyou, avait été emprisonné par le secrétaire du parti de Harbin à la suite d’un « procès-spectacle ». C’est alors que M. Zhao est venu à son aide.

    « J'ai dû étudier le droit par moi-même pour l'aider. J'ai travaillé sur cette affaire pendant plus d'un an », explique-t-il. C’est grâce à cette expérience que Zhao Yan a appris ce qu’endurent les Chinois des zones rurales et c’est ce qui a ensuite impacté sa carrière. « Cette expérience a changé ma vie », résume-t’il. Dès lors, il est devenu journaliste et militant.

    En 2002, sa position de journaliste a été officialisée par un poste au magazine La Réforme, en Chine, journal publié par la Commission de la Réforme et du Développement national, un département du Conseil d'État.

    « Ils faisaient tous des recherches, mais leurs compétences journalistiques n’étaient pas très élevées. J’ai réalisé des enquêtes plus approfondies pour eux, y compris sur la question de l'accaparement des terres », se souvient-il.

    Son travail d’enquête au nom des marginalisés de la société chinoise a attiré l'attention du New York Times. « Il n'y avait presque personne dans les médias chinois se concentrant sur la situation des minorités à cette époque », se rappelle M. Zhao.

    Joseph Kahn, alors chef du bureau du New York Times de Pékin, le prend dans son équipe comme enquêteur lorsque Zhao Yan démissionne de La Réforme, début 2004. La principale mission de Zhao était de réaliser les travaux préliminaires de recherche que M. Kahn ou d'autres pouvaient reprendre, vérifier et utiliser comme base pour rédiger des articles.

    Il a également mis à profit son réseau de contacts le tenant au fait des rumeurs sur les rivalités à l’intérieur du parti. Une note manuscrite diffusée sur ce sujet lui a valu trois ans de prison, de 2004 à 2007, pour « divulgation de secrets d'État ».

    La peine d'emprisonnement était en réalité une punition de Hu Jintao, pour ses articles précédents, pense M. Zhao. La « divulgation de secrets d’État » n’a été qu’un prétexte.

    Selon Zhao, le journalisme a toujours soutenu les activistes pour aider les agriculteurs à résister aux saisies forcées de terrains. « En tant que journaliste, je ne peux pas le faire, mais en tant qu'intellectuel avec une conscience, ayant des idées sur la façon de répondre à ce problème si je ne le leur dis pas, qui le fera ? »

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-combat-dun-journaliste-chinois-contre-le-vol-de-terrain-par-les-fonctionnaires.html

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