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  • Manifestations dans les rues de Corée du Nord

    manifestation coree du nord.jpgSEOUL - Inspirées par les informations venues d'Égypte, plusieurs manifestations ont enflammé la Corée du Nord. Le dirigeant du régime au pouvoir, Kim Jong-il, a alerté les forces anti-émeutes et il semblerait que le ministère chinois de la sécurité publique ait conseillé Pyongyang sur la façon de réagir à de possibles soulèvements de masse.

    Deux jours après la démission de Mubarak, Meng Jianzhu, le ministre chinois de la Sécurité publique, s'est rendu à Pyongyang et s'est exprimé sur les différentes manières de prévenir des manifestations anti-régime en Corée du Nord, selon un article du quotidien coréen Joongan daté du 22 février.

    Meng a par exemple offert son soutien aux responsables nord-coréens sur la mise sur écoute des téléphones portables. Peu après, la Corée du Nord a renforcé le contrôle sur l'utilisation des portables et annulé les services de location de portables pour les visiteurs étrangers.

    Malgré les efforts conjoints des dirigeants des régimes chinois et nord-coréen pour censurer et contrôler de près le flux des informations, les Coréens ont eu vent des manifestations antigouvernementales en Égypte grâce aux diffusions de certaines chaînes chinoises et par le réseau des réfugiés nord-coréens. La chute de Moubarak est un sujet sensible en Corée du Nord, selon un article du Chosun Libo du 23 février.

    Faim et répression

    De nombreuses manifestations de petite envergure ont eu lieu en Corée du Nord vers le 16 février, jour de l’anniversaire de Kim Jong-il. La nuit du 14 février, les habitants des cantons de Jongiu, Yongchon et Sonchon dans la province du Pyongan sont descendus dans les rues. Ils criaient: «Donnez-nous du riz ! Donnez-nous de l'électricité!» L'électricité avait été coupée et redirigée vers Pyongyang pour la célébration de l'anniversaire de Kim Jong-il, explique un journaliste du Chosun Libo.

    Le 18 février, des centaines de personnes...

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Manifestations-dans-les-rues-de-Coree-du-Nord.html

  • En Corée du Nord, la situation des droits de l'homme reste très alarmante

    h_9_ill_1269110_3bbd_cor.jpgLe non-respect des droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC) était un sujet sur lequel les déclarations à Séoul du président Barack Obama étaient attendues. En Chine, l'hôte de la Maison Blanche a été peu mordant. Il ne l'a pas été davantage à Séoul dans le cas d'un pays certes moins puissant dont la situation a été qualifiée de "pire du monde" par Vitit Muntarbhorn, rapporteur auprès des Nations unies sur les droits de l'homme en RPDC.

    Un émissaire américain à Pyongyang le 8 décembre

    Le président américain, Barack Obama, a quitté le 19 novembre Séoul, dernière étape de sa tournée asiatique, où il était arrivé la veille. Au cours d'une conférence de presse avec son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, il a appelé la Corée du Nord "à cesser sa politique de provocations". Il a par ailleurs annoncé qu'un émissaire américain, Stephen Bosworth, se rendra à Pyongyang le 8 décembre "pour engager des discussions directes" avec le régime destinées à relancer les négociations à Six (Chine, deux Corées, Etats-Unis, Japon et Russie) sur la dénucléarisation de la République populaire démocratique de Corée.

    Le président américain, Barack Obama, a quitté le 19 novembre Séoul, dernière étape de sa tournée asiatique, où il était arrivé la veille. Au cours d'une conférence de presse avec son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, il a appelé la Corée du Nord "à cesser sa politique de provocations". Il a par ailleurs annoncé qu'un émissaire américain, Stephen Bosworth, se rendra à Pyongyang le 8 décembre "pour engager des discussions directes" avec le régime destinées à relancer les négociations à Six (Chine, deux Corées, Etats-Unis, Japon et Russie) sur la dénucléarisation de la République populaire démocratique de Corée.

    Des organisations de défense des libertés civiles avaient exhorté M. Obama à la fermeté : "le problème nucléaire a trop longtemps éludé d'autres questions", estime Elaine Pearson, directrice adjointe pour l'Asie de Human Right Watch. Dans une lettre ouverte au président américain, Timothy Peter, directeur de Helping Hands Korea, rappelle que la Chine rapatrie de force les Nord-Coréens qui passent clandestinement la frontière. Ils seraient actuellement de 30 000 à 50 000. La plupart sont des migrants économiques qui passent temporairement en Chine en quête de travail et de nourriture. Ramenés en RPDC, ils risquent de lourdes peines de prison.

    Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent les détentions abusives (de familles entières), les traitements inhumains, les sévices et tortures dont sont victimes les prisonniers. A Séoul, Yong Sang-hyun, député du parti gouvernemental, fait état de 154 000 prisonniers répartis en six camps de travail. Sous la pression internationale, précise-t-il, quatre sur les dix camps existant précédemment ont été fermés et le nombre des détenus, estimé à 200 000 à la fin des années 1990, a diminué. Mais la Croix-Rouge n'a toujours pas eu l'autorisation de s'y rendre. Les prisonniers doivent travailler dix heures par jour. Les rations alimentaires sont minimales et les soins médicaux inexistants. Dans un rapport ("Repression and Punishment in North Korea") publié en octobre par East West Center à Honolulu, Marcus Noland et Stephan Haggard, qui ont interviewé plusieurs centaines de réfugiés en Chine et en Corée du Sud, estiment que la répression ne viserait plus seulement des opposants, mais serait devenue un vaste système d'extorsion de la part des services de sécurité visant à obtenir des pots-de-vin. Une évolution qui a pour toile de fond, avancent les auteurs, les changements sociaux intervenus au cours de ces dernières années à la suite de l'apparition d'une économie parallèle fonctionnant selon l'offre et la demande.

    "Conspiration"

    Selon les autorités nord-coréennes, les dénonciations des violations des droits de l'homme relèvent de la "conspiration" des Etats-Unis. Dans un rapport soumis en août au Conseil des Nations unies pour les droits de l'homme, la RPDC rappelle que la protection des droits figure dans la Constitution amendée en avril. Selon des réfugiés récemment arrivés en Corée du Sud, la torture est "moins pratiquée" mais les "traitements inhumains", dont sont victimes notamment les femmes, se poursuivent.

    La RPDC est signataire de quatre conventions des Nations unies : sur les droits civils et politiques, les droits économiques et sociaux, les droits des femmes et ceux des handicapés. En ce qui concerne ces derniers, des progrès notables ont été enregistrés et des coopérations existent avec la Croix-Rouge internationale et l'ONG Handicap International, dans le cadre du programme d'assistance de l'Union européenne (UE) à la Corée du Nord.

    Un début de dialogue sur les droits de l'homme entre l'UE et la RPDC a été rompu en 2003 par Pyongyang à la suite de l'adoption d'une résolution de la Commission (devenue par la suite le Conseil) des droits de l'homme, condamnant le régime. Le Conseil se prononcera de nouveau le 7 décembre. Le principe de consultations sur cette question entre la France et la RPDC a été retenu lors de la récente visite à Pyongyang de Jack Lang mandaté par le président Nicolas Sarkozy pour s'informer de la situation dans ce pays.

    Tiré de Le Monde : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/11/19/en-coree-du-nord-la-situation-des-droits-de-l-homme-reste-tres-alarmante_1269297_3216.html

     

  • Pyongyang, plaque tournante du marché de la prolifération

    Alors que la Corée du Nord tirait une fusée au-dessus de l'archipel japonais, le régime de Pyongyang diffusait cette photographie non datée de Kim Jong-il inaugurant un théâtre récemment rénové dans sa capitale.
    Alors que la Corée du Nord tirait une fusée au-dessus de l'archipel japonais, le régime de Pyongyang diffusait cette photographie non datée de Kim Jong-il inaugurant un théâtre récemment rénové dans sa capitale. Crédits photo : AFP

    Les astucieux bricoleurs nord-coréens ont su s'approvisionner auprès de la Russie, de la Chine et du Pakistan, avant d'exporter leur savoir-faire vers la Syrie, la Libye, l'Iran et d'autres.

    Au commencement, le programme balistique nord-coréen doit beaucoup aux scientifiques doués de l'ex-Union soviétique. Dès la fin des années 1970, l'URSS fournit des missiles tactiques à Pyongyang. Les experts estiment cependant que les premiers Scud B lui auraient été donnés par l'Égypte en 1976. C'est sur les bases de ces Scud B et C que les Nord-Coréens vont se livrer à d'ingénieux bricolages. Et les cerveaux bien faits du complexe militaro-industriel soviétique vont apporter leur précieuse contribution, avant que des efforts soient entrepris pour stopper cette coopération. En octobre 1992, les services russes interceptent ainsi une soixantaine d'ingénieurs soviétiques à l'aéroport moscovite de Sheremetyevo, alors qu'ils s'apprêtaient à décoller pour Pyongyang.

    Spécialisés dans les missiles balistiques sous-marins, ils étaient poussés à aller vendre leur savoir à l'extérieur par la fin de la guerre froide. Un peu plus tard, un général nord-coréen est déclaré persona non grata en Russie par l'Administration Eltsine. Mais il est évident que les mailles du filet n'ont pas été étanches et que les échanges pendant l'ère Gorbatchev ont été nourris. L'autre apport technique au programme nord-coréen est venu d'ingénieurs chinois.

    La Corée du Nord a vite appris. Et on la retrouve sur l'immense toile du réseau Khan, du nom du père de la bombe atomique pakistanaise. Cette «multinationale de l'atome», qui a notamment tant aidé Téhéran sur la voie du nucléaire militaire, a aussi accroché le client nord-coréen. Avec une particularité : cette fois-ci, les échanges se font dans les deux sens. Nucléaire contre missiles.

    Au milieu des années 1990, forcé de geler sa filière plutonium pour cause d'accord avec Washington, Kim Il-sung saute sur l'occasion de développer une autre filière clandestine avec les discrètes centrifugeuses du docteur Khan. Ce dernier aurait fait lui-même au moins dix fois le voyage à Pyongyang. Et si les Nord-Coréens vont recevoir des centrifugeuses P1, et même P2 comme l'a révélé le président Musharraf dans ses Mémoires, ils fournissent en échange à Islamabad des missiles Nodong qui vont être rebaptisés Ghauri.

     

    Un effet pervers de la mondialisation

    En s'attaquant aux liens entre le régime de Pyongyang et la banque Banco Delta Asia, établie à Macao, les services américains ont mis en lumière la complexité des réseaux, qui s'appuient en partie sur des opérations commerciales ou financières licites. La Corée du Nord a beau être le régime le plus fermé de la planète, elle a su se servir de la mondialisation des outils financiers…

    Au-delà de leur signification politique et militaire, les missiles sont ainsi le premier et le seul vrai produit d'exportation de la Corée du Nord. Pyongyang est en effet loin de se contenter de sa consommation personnelle, mais s'est imposé comme l'une des principales sources de prolifération dans ce domaine. La Libye, la Syrie, le Yémen et surtout l'Iran sont tous allés un jour faire leurs courses à Pyongyang. Ce marché est estimé entre 500 millions et un milliard de dollars par an. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si lors des négociations de 1999, les Nord-Coréens avaient demandé un milliard de dollars aux Américains pour geler leur programme. Le prix du «manque à gagner».

    L'arsenal balistique de Téhéran, au cœur de l'autre grande crise de prolifération du moment, doit ainsi beaucoup au commerce avec Pyongyang. Si au milieu des années 1980, les premiers achats de Scud iraniens avaient été faits auprès de Damas et de Tripoli, le régime des mollahs s'est tournée vers l'Asie du Nord pour passer la vitesse supérieure et se doter de missiles de type Scud C. Le fameux programme iranien de missile Shabab 3 aurait ainsi été développé à partir de l'achat sur étagère d'un missile Nodong nord-coréen.

    La veille désormais très vigilante des services de renseignements occidentaux et le renforcement des contrôles rendent aujourd'hui plus difficiles les échanges sur ces réseaux noirs de la prolifération. Mais, l'an dernier, le raid israélien sur le site syrien d'al-Kibar a montré que certains estiment la menace encore vive. La chasse israélienne aurait en effet eu pour cible un réacteur nucléaire en construction avec l'aide du régime nord-coréen. Et des révélations israéliennes - dont les Japonais s'étaient fait largement l'écho - laissent penser que la coopération entre Damas et Pyongyang a été riche sur les volets tant nucléaire que balistique.

    Tiré du Figaro.fr

  • La communauté internationale s'interroge sur les moyens de punir la Corée du Nord

    Avec le lancement d'une fusée dimanche, la Corée du Nord nargue une communauté internationale qui se demande comment faire pression sur le régime communiste. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunissait en urgence dimanche soir, mais les options apparaissent limitées.

    La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil, risquent de s'opposer à de nouvelles sanctions. Et comme le régime nord-coréen et d'autres Etats considérés comme renégats l'ont constaté ces dernières années, il y a toujours un moyen de les contourner. Selon un récent rapport international, celles qui ont été imposées à Pyongyang en 2006 suite à un essai nucléaire ont eu peu d'effet.

    Une action militaire n'apparaîtrait guère sage contre un pays imprévisible qui a menacé d'avoir recours à des armes nucléaires. La Chine, qui est son voisin et son plus proche allié, souhaite que la Corée du Nord continue à jouer un rôle de tampon avec la Corée du Sud démocratique et a appelé au calme pour éviter d'aggraver les tensions.

    Pyongyang a assuré qu'il mettait un satellite en orbite. Mais les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon pensent que le régime communiste testait en fait une technologie de missiles à longue portée, ce qui violerait une résolution du Conseil de sécurité interdisant à Pyongyang toute activité balistique.

    Le Japon a immédiatement demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, alors qu'on évoquait de nouvelles sanctions. Face à cette "provocation" de Pyongyang, "il n'y a qu'une seule réponse c'est l'union de la communauté internationale pour sanctionner un régime qui ne respecte aucune des règles internationales", a notamment déclaré le président français Nicolas Sarkozy, plaidant pour des "sanctions renforcées".

    Mais la Chine dispose d'un droit de veto au Conseil et a empêché l'application de sanctions dans le passé. Même si la Russie, autre membre permanent, semble se rapprocher des Etats-Unis sur ce sujet en signe de bonne volonté, Moscou devrait préconiser des sanctions légères. La Russie n'a pas beaucoup de prise sur son ancien allié, mais elle a toujours hésité à critiquer la Corée du Nord, craignant de perdre le peu d'influence qu'elle a sur elle.

    La Chine ne devrait pas soutenir des sanctions plus dures, parce qu'elle ne croit pas que cela ait beaucoup d'effet sur Pyongyang, selon Shi Yinhong, professeur de relations internationales à l'Université du peuple à Pékin.

    De plus, Pékin pourrait être encore plus réticent à appliquer des sanctions parce qu'il ne souhaite pas empoisonner l'atmosphère des commémorations du 60e anniversaire de la création de liens diplomatiques entre les voisins communistes, a précisé Shi Yinhong.

    "L'attitude de la Chine est très prudente. Elle a appris d'expériences passées que les mesures dures ne marchent pas", a-t-il poursuivi. La Chine craint que de telles mesures n'entraînent une détérioration de ses relations avec Pyongyang. "Mon opinion personnelle, c'est que la Chine pourrait bien bloquer toute punition visant la Corée du Nord", a-t-il conclu.

    Tiré de NouvelObs.com

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