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propagande chinoise

  • En Chine, les difficultés des Instituts Confucius sont attentivement analysées

    institut confucius, Chine, propagande chinoise,Parti Communiste Chinois Le mois dernier, les Instituts Confucius, localisés sur l’ensemble du globe, ont organisé une conférence à Pékin pour discuter des dispositions à prendre face aux difficultés rencontrées au niveau du financement et du personnel. Ces établissements sont subventionnés par le Parti Communiste Chinois et ont déjà coûté plus de 500 millions de dollars au régime, ils lui permettent de gagner en échange un «soft power» et lui assurent les moyens d’une propagande internationale.

    La 7ème Conférence de l’Institut Confucius, qui s’est tenue dans le Centre de convention nationale de la Chine a pris fin le 18 décembre. Les représentants ont discuté des problèmes liés à l’intégration locale, au développement durable et ont évoqué le manque d’enseignants à temps-plein.

    Les Instituts Confucius, mis en place par le PCC pour «promouvoir la langue et la culture chinoise», sont directement pris en charge par le régime chinois et placés sous le contrôle du Hanban, un organe affilié au Ministère de l’Education.

    Le premier Institut Confucius a ouvert ses portes en Corée du Sud en 2004 et depuis lors, c’est à l’échelle mondiale que plus de 400 Instituts Confucius ont vu le jour et plus de 500 classes couvrant le programmes Confucius (hébergées respectivement au sein des universités puis des écoles), ont été mis en place. Selon Le Quotidien du Peuple, journal porte-parole du régime, les statistiques ont montré qu’en moyenne un Institut Confucius ou un nouveau programme voit le jour tous les trois jours.

    Les Instituts Confucius souffrent d’un taux de rotation élevé d’enseignants, car la majorité d’entre eux sont des volontaires pour de courtes périodes. Toujours selon Le Quotidien du Peuple, ces centres qui croissaient si vite autrefois manquent cruellement d’enseignants à temps-plein, ce qui est devenu un problème crucial pour leur expansion à l’étranger.

    Les représentants de certains Instituts Confucius ont également admis que leur promotion mondiale a été difficile. Certains gouvernements et critiques occidentaux ont perçu ces instituts comme les véhicules de la propagande du PCC, et veulent de ce fait réduire leur expansion.

    Li Changchun, un ancien membre du comité permanent du Politburo, a été cité dans The Economist, il précisait que les Instituts Confucius formaient «une partie importante dans la politique de la propagande chinoise à l’étranger».

    «En mettant en place et en promouvant les Instituts Confucius, le régime tente de dissimuler la diffusion d’une pensée communiste. C’est pourquoi les Instituts Confucius ne sont pas les bienvenus à l’étranger», a déclaré Sun Wenguang, un professeur à la retraite ayant autrefois enseigné à l’Université du Shandong: «Ils manquent d’enseignants, aussi. Les enseignants ayant des compétences académiques réelles ne veulent pas y travailler.»

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/1/11/n3507785.htm

  • L’expérience d’une journaliste française en Chine

    experience journaliste fr en chine.jpg« Il est rare de pouvoir prendre son temps quand on est journaliste. J’ai décidé de le prendre, pour ensuite raconter, simplement ce que j’ai vu », dit Anne Soёtemondt, dans son ouvrage J’ai travaillé pour la propagande chinoise. Aller en Chine pour travailler comme journaliste dans un média d’État n’est pas donné à tout le monde. Anne Soёtemondt l’a fait. Son témoignage est sorti dans les librairies le 27 janvier 2011. Paru aux Éditions du Moment, son livre J’ai travaillé pour la propagande chinoise est la « prolongation » de son blog, qui a été, pendant toute la période qu’elle a vécu en Chine « mon espace de liberté, mon coin de journalisme à moi ». Le blog et le livre nous offrent une intéressante incursion dans un pays qui reste toujours peu connu en Occident, dans un système politique éloigné de la référence des systèmes démocratiques et dans les coulisses d’un des plus grands médias chinois.

    Après des études de journalisme à l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication à Paris, plus connue sous le nom de CELSA, Anne Soёtemondt fait ses débuts comme reporter pour France 3, au bureau régional de Lyon. Très vite, en septembre 2008, elle travaille chez Médi 1 TV, une télévision franco-marocaine et s’installe à Tanger pendant un an durant lequel elle présente des journaux télévisés du midi et du soir. En décembre 2008, elle propose sa candidature à plusieurs médias et en avril 2009, les premiers à répondre sont ceux du service français de Radio Chine Internationale.

    Un contrôle permanent de l’information

    La jeune journaliste sait très bien qu’en Chine la démocratie n’existe pas et que le pays est classé au 171e rang sur 178 du classement de Reporters sans frontière sur la liberté de la presse. Mais elle décide d’y aller en acceptant, provisoirement, de « tirer un trait sur la déontologie » journalistique. Elle est mise en garde au début par son chef direct, le responsable du service français : « ...ici on ne fait pas du journalisme. Au mieux du secrétariat de rédaction  ». Dans la radio chinoise, « tout est rédigé à l’avance pour les journaux comme les émissions, et le direct est proscrit, y compris pour les journaux d’actualité ». L’enregistrement permet un contrôle du contenu et donc de l’information. Les émissions et journaux sont réécoutés avant diffusion. Anne Soёtemondt observe que « la langue de bois favorise la parole officielle et empêche l’expression de pensées critiques » et que le « vocabulaire policé, répétitif » est aussi destiné à empêcher à l’auditeur de mettre en doute le discours véhiculé. La seule solution pour décrypter la véritable actualité chinoise – qu’il s’agisse des séismes et autres catastrophes où le nombre des victimes est minimalisé, des émeutes qui éclatent souvent dans les provinces, des succès dans tous les domaines économiques, de la pollution, de l’exposition universelle de Shanghaï ou des Jeux olympiques – c’est de lire « a contrario les nouvelles qui font la une ».

    Une journaliste au statut « d’expert »

    Au sein de la rédaction de Radio Chine Internationale, ses attributions sont grosso modo celles de corriger l’orthographe et la grammaire, et de soigner la syntaxe sur les textes des émissions de radio avant enregistrement. Son statut spécial porte officiellement l’intitulé d’ « expert numéro 003112, étranger auprès du service français de RCI ». Le discours officiel de bienvenue lui remémore la « novlangue », la langue inventée du célèbre roman d’Orwell, 1984. C’est inévitable, elle perçoit immédiatement l’atmosphère de la prison – « je me sens prisonnière d’un système auquel je ne souscris pas  » – et elle vit constamment avec le sentiment qu’elle est surveillée, soit par des militaires-robots qui ne disent jamais bonjour, ou, le plus terrifiant novlangue, par des bénévoles : des gens portant un brassard rouge dont le boulot consiste « à faire des rapports sur qui fait quoi ». Elle cherche à deviner les lieux où ils ont caché les microphones et les caméras dans sa chambre d’hôtel. Le plus dur au début est d’accepter le manque de professionnalisme et d’exigence de ses collègues chinois, l’atmosphère qui règne dans la rédaction de la radio, le contrôle des informations, la censure pratiquée par les autorités communistes, la langue de bois utilisée par la propagande dans tous les médias, les mécanismes de la terreur entretenue par le régime mais aussi la corruption répandue à tous les niveaux.

    « Se faire harmoniser »

    Radio Chine Internationale est, selon Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel envoyé en prison parce qu’il ...

     

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lexperience-dune-journaliste-francaise-en-Chine.html

  • En Chine, retour sur le mystère de la "glorieuse" bataille du pont de Luding

    C'est une ville encaissée dans une étroite vallée qui n'aurait rien de remarquable s'il n'y avait un vieux pont enjambant la rivière Dadu. Il marquait autrefois la frontière entre le monde chinois han et les marches tibétaines. A l'ouest, un temple bouddhiste dresse une pagode à étages à flanc de colline, à l'est une ville moderne a poussé au pied d'une montagne.

    Le pont a été construit sous la dynastie mandchoue. C'est un ouvrage modeste et suspendu, fait de chaînes et de planches, comme on n'en fait plus. Mais ce n'est pas son esthétique qui l'a rendu célèbre en Chine : l'endroit a été le théâtre de l'un des épisodes les plus glorieux de la Longue Marche des soldats maoïstes, forcés de se replier vers le nord à travers les hauteurs tibétaines après avoir été chassés du sud de la Chine par les troupes nationalistes de Tchang Kaï-chek.

    Glorieux ? C'est en tout cas ce que répète à l'envi la propagande du régime pékinois : une héroïque bataille a eu lieu ici, le 29 mai 1935, les "rouges" s'emparèrent du pont, lieu stratégique sur leur itinéraire. L'histoire est sans doute très différente de la version rabâchée par les textes officiels et exaltée au Musée de Luding, où, fresques à l'appui, le public peut admirer l'héroïsme des commandos de l'armée populaire : soixante-quatorze ans plus tard, toute la vérité n'a pas été faite sur les mystères du pont de Luding.

    Si l'on en croit la propagande, en ce jour de printemps 1935, un groupe de vingt-deux hommes a franchi l'ouvrage sous un déluge de feu déclenché par les soldats nationalistes. A un moment, ces derniers ont tenté de mettre le feu aux planches. Mais, poussés par un indomptable courage, les soldats de Mao Zedong - qui était stationné en aval de la rivière - ont réussi à s'accrocher aux chaînes et à balancer des grenades dans le camp adverse. Miraculeusement, aucun attaquant n'a été touché. Au Musée de Luding, vingt-deux stèles, certaines sans nom, marquent le souvenir de leur valeureuse percée, sans laquelle la Longue Marche aurait été plus courte...

    Tel n'est pas l'avis de tous les historiens : certains estiment que la bataille ne s'est pas déroulée de cette façon, qu'elle n'a pas été de grande intensité et que, de l'autre côté du pont, les troupes nationalistes n'étaient en fait que des soldats perdus d'un seigneur de guerre local dont les "rouges" ne firent qu'une bouchée. Jun Chang et Jon Halliday, dans leur très controversée biographie de Mao (Mao, the Unknown Story, Jonathan Cape, 2005), soutiennent même que la bataille n'a pas eu lieu !

    Mme Li, témoin oculaire

    Si cette dernière thèse semble très exagérée, il semble bien, d'après plusieurs textes d'écrivains étrangers, que des combats ont eu lieu à Luding, mais que les communistes ont rapidement pris l'avantage sur leurs adversaires et sans grandes difficultés.

    La semaine dernière, dans le village pauvre qui s'étend le long de la rivière sur sa rive ouest, nous avons retrouvé un témoin oculaire de la "bataille". Le soir tombait, de jeunes touristes se photographiaient sur le pont, de petites dames bien mises promenaient leurs gros chiens sur les planches. Après avoir traversé l'ouvrage, nous sommes immédiatement tombés sur celle que nous cherchions : Mme Li Guoxiu promenait ses 91 ans et son cabas dans la ruelle boueuse du hameau. L'oeil gauche transparent de glaucome, la diction un peu laborieuse et l'accent fortement sichuanais, la vieille dame semblait malgré tout avoir gardé une mémoire vive des événements. "J'avais 17 ans ce jour-là", a-t-elle commencé à raconter en grignotant des noix fraîches sur le sofa de sa masure : "Je me souviens de tous ces soldats qui passaient, c'étaient des jeunes, armés de fusils, mais aussi de bâtons et de sabres. Ils m'ont même confisqué les volets de la maison pour remplacer les planches que les ennemis avaient retirées du pont." Mais a-t-elle vu la bataille ? "Oui ! oui !, s'enflamme-t-elle, j'ai entendu le bruit de la bataille, ça a duré sept jours et sept nuits !"

    Mme Li en rajoute : tous les textes affirment que les combats n'ont pas duré plus d'une journée. La fuite du temps la pousse-t-elle à embellir le passé ? C'est un voisin, dans sa rue, qui, avec des mines de conspirateur livrant des informations classées secret-défense, nous a mis au parfum. Nous venions de lui dire que Deng Xiaoping lui-même avait un jour admis que l'épisode de Luding avait été mis en scène à des fins de propagande... L'homme a chuchoté en regardant autour de lui : "Il avait raison, Deng, mais nous, on peut pas le dire. Li Guoxiu, elle, a des ordres des autorités locales pour insister sur le fait que les combats furent très durs. On l'a prévenue qu'elle devait faire très attention à ce qu'elle racontait. Elle a toute sa tête, vous savez !"

    Tiré du Monde : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/28/en-chine-retour-sur-le-mystere-de-la-glorieuse-bataille-du-pont-de-luding_1246114_3216.html

  • Pékin arrête des dissidents et enferme les contestataires dans les hôpitaux psychiatriques de province

    La République populaire de Chine a célébré, mercredi 10 décembre, le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme en emprisonnant l'un de ses plus célèbres dissidents. Liu Xiaobo a été arrêté, lundi 8 décembre, dans la nuit, à son domicile et n'avait toujours pas été libéré jeudi. Son épouse Liu Xia a raconté qu'une dizaine de policiers ont emmené son mari après avoir montré un mandat d'arrêt indiquant qu'il était accusé de "subversion d'Etat".

    Une telle accusation est particulièrement grave en Chine et a valu, cette année, à un autre célèbre activiste des droits civiques, Hu Jia, d'être condamné à trois ans et demi de prison. M. Liu, 53 ans, avait déjà fait 20 mois de prison pour sa participation au mouvement de Tiananmen, en 1989. Un autre dissident et ami de Liu Xiaobao, Zhang Zuhua, a également été interrogé, lundi, pendant une douzaine d'heures sur ses activités avant d'être relâché.

    Le régime a dirigé ses foudres contre ces deux hommes, instigateurs de la "Charte 08", signée par 300 intellectuels, dans laquelle ils dénoncent le manque de liberté en Chine. Ecrit en référence à la célèbre "Charte 77" des dissidents tchécoslovaques durant le régime prosoviétique au pouvoir à Prague, son équivalent chinois se demande, dans un long texte en trois parties, "où va la Chine au XXIe siècle : va-t-elle continuer à se moderniser sous un régime autoritaire ou va-t-elle embrasser les valeurs humaines universelles, se joindre au concert des nations civilisées et édifier un système démocratique ?"

    MALADIE MENTALE

    En préambule à une liste de préconisations en 19 points, le texte indique : "La réalité politique est que la Chine possède beaucoup de lois mais ne vit pas sous le règne de la loi : elle a signé en 1998 deux conventions importantes à propos des droits de l'homme, elle a amendé sa Constitution en 2004 pour y inclure la phrase "plan d'action national sur les droits de l'homme" : malheureusement, la plupart de ces avancées politiques n'ont pas dépassé le format du papier sur lequel elles ont été mentionnées."

    Par ailleurs, au Guizhou, dans le sud, deux autres activistes signataires de la "Charte", Chen Xi et Shen Youlian, ont été appréhendés, mardi, pour avoir organisé une conférence sur les droits de l'homme à Guiyang, chef-lieu de la province.

    Enfin, le quotidien Les Nouvelles de Pékin a révélé que 18 personnes de la province du Shangong ont été détenues par les autorités dans des hôpitaux psychiatriques de la ville de Xintai pour les empêcher de venir à Pékin déposer leurs plaintes au bureau des réclamations.

    Sun Fawu, 57 ans, a ainsi raconté qu'il avait eu l'intention de se rendre dans la capitale pour protester contre l'hyper-exploitation minière dans son village. Mais, en octobre, il s'est retrouvé à l'hôpital où, abruti par des calmants, enfermé dans une chambre munie de barreaux, on l'a soigné pendant trois semaines pour maladie mentale.

    Pour leur part, les autorités se sont félicitées, en ce 60e anniversaire de la Déclaration universelle, "des développements historiques de la Chine en matière de droits de l'homme". Selon Wang Cheng, directeur de l'information au Conseil d'Etat, "le statut des droits de l'homme en Chine est à son plus haut niveau dans l'histoire", parce que "le peuple jouit de garanties sans précédent quant à son droit à la survie et au développement".

    Tiré de Le Monde

     

  • Radio-Canada accusée de suivre la ligne du régime chinois

    Le radiodiffuseur public national du Canada (SRC-CBC) est accusé d’avoir courbé l’échine devant le régime communiste chinois pour une deuxième fois en ayant produit et diffusé un reportage à sens unique salissant le Falun Gong, un groupe spirituel persécuté en Chine. Le reportage a été diffusé la semaine dernière
    En novembre 2007, la CBC avait retiré des ondes et édité un documentaire sur la persécution du Falun Gong après avoir reçu un appel de l’ambassade de Chine se plaignant au sujet de cette diffusion.
    Malgré les modifications apportées au documentaire, intitulé Beyond the Red Wall , le site de Radio-Canada a été bloqué par les censeurs en Chine en janvier 2008. La société d’État a estimé que cela pouvait être des représailles à la présentation du Red Wall.

    À trois reprises, la semaine dernière, Radio-Canada a diffusé un documentaire à sens unique et aux allures d’un réquisitoire contre le Falun Gong. Malaise dans le Chinatown dépeint le groupe comme une force destructrice dans le Chinatown de Montréal, tout en offrant une couverture sympathique à un propriétaire de journal montréalais qui répète la diffamation de Pékin envers le groupe et appelle à son éradication du Canada.
    L’émission semble même avoir surpris deux experts dont les propos sont diffusés dans le reportage de Radio-Canada. Un professeur de l’Université de Montréal a déclaré à La Grande Époque que le choix d’angle de la chaîne est «regrettable», alors qu’un ex-membre du Parlement juge le reportage «extrêmement injuste».

    Lucy Zhou, la porte-parole de l’Association du Falun Dafa du Canada, va plus loin : «J’ai peur que Radio-Canada tente de plaire à Pékin avec cette émission.»
    Le reportage d’environ une demi-heure donne l’impression d’une diatribe contre le groupe de méditation. Le Falun Gong est critiqué continuellement sans la présentation de contre-argument.
    Étrangement, les mots les plus sévères proviennent de la journaliste de Radio-Canada, Solveig Miller, ainsi que l’animateur de l’émission Enquête, Alain Gravel, qui décrivent le groupe comme un «mouvement religieux peu connu et omniprésent qui dérange», qui «suscite beaucoup de méfiance à l’extérieur de la Chine» et qui «bouscule une paix fragile» depuis son arrivée dans la communauté.

    Le groupe de méditation Falun Gong est en fait présent à Montréal depuis 1996. Il n’y a eu aucun rapport de controverse ou de division dans la communauté jusqu’à ce que le régime en Chine commence à réprimer la pratique en 1999, affirment des adeptes locaux. Peu après, la propagande anti-Falun Gong a commencé à se retrouver dans la presse chinoise à l’étranger. À Montréal, c’est le journal de Crescent Chau, le protagoniste du reportage de Radio-Canada, qui a mené le bal.
    Dans sa publication, M. Chau a incité ses lecteurs à participer aux efforts pour éradiquer le Falun Gong du Canada et a publié des éditions spéciales anti-Falun Gong avec du contenu qui frappe par sa similarité avec celui publié dans les médias gouvernementaux en Chine.
    Le journal de Crescent Chau est allé jusqu’à dire que les pratiquants de Falun Gong s’ouvrent l’estomac avec un couteau, qu’ils commettent des meurtres et se suicident et, qu’à Montréal, les pratiquants boivent du sang, ont des relations sexuelles avec des animaux et s’adonnent à d’autres actes dégoûtants et immoraux.
    Le régime chinois utilise de telles allégations pour justifier son affirmation que le Falun Gong représente une menace pour la santé publique. Human Rights Watch (HRW) voit les choses différemment : «Le danger pour la santé vient des traitements que subissent les pratiquants aux mains de la police et des autorités carcérales», souligne Sidney Jones, directeur exécutif Asie chez HRW, dans un rapport sur la persécution du Falun Gong.

    Le reportage de Radio-Canada n’a pas parlé du contenu des articles de M. Chau, ni que celui-ci a continué de les publier malgré deux injonctions de la cour.
    Crescent Chau a plutôt été simplement décrit comme le propriétaire d’un des plus anciens journaux du Chinatown et comme quelqu’un qui habite au Canada depuis 30 ans. Radio-Canada a affirmé que M. Chau était «exaspéré» par les pratiquants de Falun Gong qui ont lancé des poursuites judiciaires contre lui.

    Approchée par Radio-Canada
    C’est peu de temps après le blocage du site de Radio-Canada en Chine que la journaliste de Solveig Miller a approché Lucy Zhou.
    Mme Zhou s’est fait dire que la chaîne préparait un reportage sur le journal de M. Chau et le Falun Gong dans le Chinatown de Montréal, affirme-t-elle. Le réalisateur Léon Laflamme lui a dit qu’ils ne voulaient pas parler de la persécution, ce qui était une mise en contexte essentielle selon Mme Zhou, considérant que le journal de M. Chau répète la propagande du régime chinois et qu’il a commencé à faire cela seulement après le début de la persécution en Chine. Lucy Zhou a ajouté que le procès du groupe contre M. Chau était toujours en cours et a donc décliné la demande d’entrevue.
    Mme Zhou a discuté plusieurs heures de cette question avec Radio-Canada, mentionne-t-elle.
    C’était la première fois que l’Association de Falun Dafa du Canada déclinait une entrevue. L’émission de la SRC n’a pas indiqué pourquoi Mme Zhou avait décliné l’interview et l’a plutôt dépeinte comme ayant peur des médias.

    Lorsque La Grande Époque a contacté la journaliste, Solveig Miller, pour obtenir ses commentaires sur son reportage, elle a déclaré être dans une réunion et que la SRC «se penchait là-dessus», puis elle a raccroché. Elle n’a pas répondu lorsque recontactée plus tard et n’a pas retourné les messages laissés sur son cellulaire et à son bureau.
    David Ownby, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des religions populaires en Chine et ayant étudié le Falun Gong, est un des deux experts interviewés par la SRC qui affirment que leurs propos ont été utilisés sélectivement. Malgré que M. Ownby ait déclaré qu’il était sympathique à la cause du Falun Gong, il souligne que ce n’est pas ce qui est reflété dans les séquences utilisées par Radio-Canada dans son émission.
    En fait, David Ownby a témoigné en tant qu’expert pour le compte des pratiquants du Falun Gong dans leur procès contre Crescent Chau à Montréal. Devant la cour, il a qualifié les articles de M. Chau de «saleté sans fondement versée sur la page». Radio-Canada n’a pas mentionné cette critique de M. Ownby adressée à M. Chau.
    Selon M. Ownby, les pratiquants de Falun Gong ont commis une erreur en refusant la demande d’entrevue de la SRC.
    «Ceci leur permet de dépeindre le Falun Gong comme secret, difficile et paranoïaque. Ça joue en la faveur de quelqu’un qui veut vous faire mal paraître.»

     

    Remerciements à La Grande Epoque quant à la qualité de leurs news

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