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propagande

  • Charlie Hebdo : en Chine, l’épineuse question de la liberté de la presse

    En Chine comme ailleurs, impossible de passer sous silence l'attentat chez Charlie Hebdo. Mais comment en rendre compte sans entrer de plain-pied dans le débat sur la liberté d’expression ?

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    Journalistes du bureau de l'AFP à Hong Kong

    Au lendemain de la tragédie qui a touché la France avec l'attentat contre Charlie Hebdo , les autorités chinoises de la propagande ont eu à gérer une opération particulièrement délicate. Impossible de passer sous silence un événement d’envergure planétaire, mais comment en rendre compte sans entrer de plain-pied dans le débat sur la liberté d’expression ? Pour de nombreux médias, l’approche s’est voulue, avant tout, factuelle. Une description du déroulé des événements, quelques encarts pour expliquer qui est «Charlie Hebdo», et souvent, également, des éléments d’analyse autour de la menace que représente le terrorisme islamiste. Une thématique chère à la Chine en raison des attaques récentes perpétrées sur le sol chinois par une frange radicalisée de la minorité ouïgoure, de confession musulmane. Mais le «Quotidien du Peuple», principal journal du Parti communiste, se garde bien de faire son éditorial, ni même son principal titre de «une», sur le sujet.

    Ce n’est pas le cas du «Global Times», quotidien qui adopte, vis-à-vis de l’Occident et de ses valeurs, une posture souvent offensive et virulente. Pour le journal nationaliste, l’occasion est trop belle de s’en prendre à la liberté d’expression, citée entre guillemets pour mieux mettre en doute le concept. Dans son éditorial, le journal juge que s’il faut blâmer le terrorisme, il faut tout autant «préconiser le respect entre les civilisations». Or, ajoute-t-il, «les musulmans sont en position de faiblesse en Occident», par conséquent il convient de ménager leur «sensibilité». Et de se moquer des dirigeants politiques occidentaux qui n’osent pas encadrer la liberté d’expression et contrôler leurs médias, par peur de voir leur popularité en pâtir. Une position que rejoint, sur le site internet «L’Observateur», un commentateur comme Song Luzheng, basé en France : «Si on regarde le résultat, on voit que la liberté de la presse n’aide pas à résoudre le conflit, mais au contraire l’attise.» Et de conclure : «Nous avons de la chance de ne pas avoir ce genre de liberté de la presse en Chine.»

    Premier sujet sur la blogosphère

    Mais sur la blogosphère, la tonalité est différente. Le sujet est devenu, de loin, le plus important. Les nombreux dessins de soutien à Charlie Hebdo sont «forwardés» sur weibo, le «Twitter chinois», comme sur Wechat, l’application sur téléphone mobile. L’idée que la provocation radicale est contre-productive est relayée par de nombreux internautes, mais le point de vue contraire s’exprime, dans des proportions légèrement supérieures semble-t-il. Cet internaute chinois francophone, après avoir analysé les différentes unes» de «Charlie Hebdo», constate que les journalistes décédés avaient tout simplement «de la sympathie pour les faibles et criaient contre l’injustice, en utilisant leurs pinceaux pour donner le sourire aux gens». Cet autre juge qu’en débattant des limites de la liberté de la presse, on se trompe de question : il s’agit plutôt «de savoir limiter la colère et l’esprit de vengeance» des assaillants, avance-t-il.

    Il y a ceux, enfin, qui osent évoquer plus clairement le fond du débat dans le contexte chinois. Cela implique des formulations tout en doigté. Wuyue Sanren, par exemple, un commentateur respecté, précise bien qu’il ne parle que de religion avant d’écrire que «pour garder sa légitimité, il faut être capable de se confronter à tous les sarcasmes possibles». Cet autre internaute se fait plus explicite : «Faut-il se taire face aux menaces de mort ou continuer à avancer ? Cette question ne peut pas être posée face à l’Empire du Ciel», une façon délibérément pompeuse d’évoquer la Chine. Enfin, ce dernier ne cite aucun pays, mais ne trompe personne : «Les terroristes rêvent d’étouffer la liberté de la presse en massacrant les journalistes, mais le terrorisme d’Etat consiste à arrêter les journalistes et à bloquer les médias pour atteindre cet objectif. Dans les deux cas on étouffe la liberté.»


    En savoir plus sur: http://www.lesechos.fr/monde/chine/0204063648414-charlie-hebdo-en-chine-lepineuse-question-de-la-liberte-de-la-presse-1081342.php?U0yOY7rj2z81QSPU.99
  • Après 60 ans de censure, un film chinois réédité

    Le film « La Vie de Wu Xun » est sorti en Chine en 1951, tout juste deux ans après la fondation de la République populaire de Chine. C'était l'un des plus populaires des premiers films produits par les autorités communistes. Il a été projeté pendant des mois dans les cinémas bondés de toute la Chine.

    Chine, propagande, mao, histoire, parti communiste, idéologie, lutte des classes, film, censure, cinéma, Wu XunL'intrigue, vaguement basée sur une histoire vraie, parle d'un jeune homme extrêmement pauvre appelé Wu Xun qui essaie d'emprunter de l'argent pour les funérailles de sa mère. Il est maltraité et raillé par les classes supérieures. En réaction à cela, Wu Xun décide d'économiser de l'argent toute sa vie en mendiant dans les rues, pour pouvoir construire une école gratuite pour les enfants pauvres. Des décennies plus tard, il a atteint son objectif.

    Pour beaucoup de spectateurs, le message du film semble coller parfaitement à l'idéologie communiste : un jeune homme vertueux et pauvre essaie d'améliorer le quotidien de ses semblables. Mais peu après sa sortie, le film a été durement critiqué par Mao Zedong, le dirigeant du parti communiste de l'époque.
    Selon Mao Zedong, ce film est idéologiquement incorrect : « trop intellectuel » et trop « réformiste. » Et il lui manque le message essentiel du communisme chinois : la lutte.

    Le Quotidien du peuple, le journal officiel du Parti a traité le véritable Wu Xun de « bandit, créancier et grand propriétaire terrien, » et le Parti a commencé à interdire le film.

    Tiré de: https://www.youtube.com/channel/UCIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA

  • Propagande chinoise: retour sur le canular de l'auto-immolation place Tiananmen

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    NDR: Cet article revient sur un incident s'étant passé en 2001 sur la place Tiananmen. Des personnes présentées comme des pratiquants de Falun Gong, une méthode traditionnelle de qigong très populaire puis persécutée par Jiang Zemin depuis 1999, sont filmées par les caméras de CCTV. Les images vont servir par la suite d'outils de propagande à grande échelle pendant plusieurs mois. Il s'agissait de justifier par la terreur, la campagne de calomnie et d'emprisonnement systématique, en prévenant en même temps que toute personne proche d'un pratiquant de Falun Gong (ils sont près de 100 millions en Chine). pourrait être arrêté, torturé, persécuté financièrement, etc.

    Pour inciter à la haine envers le Falun Gong et en quelque sorte "justifier" ainsi sa politique de persécution dans l'esprit du public, le gouvernement chinois a organisé, le 21 janvier 2001, l’immolation d’un groupe de personnes sur la place Tiananmen. Le gouvernement a déclaré publiquement qu'ils étaient des pratiquants de Falun Gong. Nous nous y référons comme au "canular de l'auto-immolation place Tiananmen". Canular, parce que toutes les preuves indiquent qu'il a été mis en scène par le régime communiste chinois comme un coup de propagande. Et bien sûr, les enseignements du Falun Gong interdisent aussi le suicide.

    Le propriétaire d'une station essence en Chine, expert en incendie, a récemment soulevé trois questions sur l'incident lors d'une conversation avec un correspondant du site Minghui.

    1. La couverture anti-feu

    La chaîne de télévision centrale chinoise (CCTV), qui a diffusé chaque jour pendant des mois les images du canular, a affirmé qu'un policier avait éteint le feu sur l'une des victimes en le couvrant avec une couverture anti-feu. Mais la couverture montrée dans le film ne ressemble pas à une véritable couverture anti-feu.

    Une véritable couverture anti-feu est faite d'amiante. En Chine, seuls les établissements tels que les stations essences et les bâtiments de stockage de matériaux combustibles, les véhicules tels que des camions de pompiers et les camions d'essence, etc., en sont équipés. Les voitures de police ne les prennent pas systématiquement dans leurs patrouilles.

    Plus important encore, les couvertures d'amiante sont généralement grises et pèsent plus de 10 kilos. Une personne moyenne a besoin de ses deux mains pour en porter une. Cependant, dans la vidéo de surveillance, le policier a facilement déployé une couverture colorée d'une seule main. Elle ressemblait à une couverture acrylique qu'on trouve communément en Chine.

    2. Les extincteurs

    Dans les prises de vue de la CCTV, la police apportait une douzaine d’extincteurs. Tous étaient des extincteurs de 8 kg. Mais en Chine on ne trouve cette taille d’extincteur que dans les installations mentionnés plus haut. Ils ne sont pas transportés dans des véhicules.

    La taille de l'extincteur est basée sur celle du véhicule. En Chine, un fourgon de taille moyenne porte un seul extincteur d’un kilogramme. Un grand bus peut avoir un ou deux extincteurs de 2,5 kg Même le plus grand camion d’essence n'est équipé que de deux extincteurs de 4 kg. Il est hautement improbable que la police dans le film ait transporté plus de dix extincteurs de 8 kg dans leurs camionnettes, à moins qu'ils en aient eu besoin ce jour-là.

    3. Le feu lui-même

    Différents matériaux combustibles brûlent différemment. En tant qu'expert travaillant dans ce domaine depuis plus de 20 ans, j'ai vu toutes sortes de matériaux brûler, en particulier l'essence. La CCTV affirme que ces personnes se sont versés de l'essence dessus, mais après avoir vu plusieurs fois la vidéo, j’en ai conclu que ce n’était pas un feu d'essence.

    L’essence a une propriété particulière. Quand elle prend feu, elle se propage instantanément. Les flammes jaillissent très haut au tout début puis meurent rapidement en redescendant. Le tout est très rapide, ce n’est donc pas facile à capturer sur un film, à moins que la caméra ne soit déjà en place et prête à l’avance.

    Et pourtant, la CCTV a montré des prises de vue très claires de tout l'événement. À mon avis, il n'y a que deux possibilités qui ont pu permettre cela.

    L'une, on a mis le feu à quelque chose d'autre que de l'essence, de sorte que cela dure suffisamment longtemps pour que la CCTV prenne la vidéo. L’autre, la chaîne de télévision était au courant à l'avance, de sorte qu'ils avaient déjà mis en place la caméra, en attendant que cela se produise.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a116523-L-avis-professionnel-d-un-expert-incendie-sur-le-canular-de-l-auto-immolation-place-Tiananmen.html

  • Liu Yunshan et le département de la propagande en perte de pouvoir

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    De petits détails montrent que le pouvoir est en train d’échapper des mains d’un personnage clé du Parti communiste chinois (PCC) lié à l’ancien dirigeant du Parti Jiang Zemin.

    Liu Yunshan est un ancien du Comité permanent du Politburo. Il a rejoint cet organe du Parti en 2007 et a prolongé son mandat d’un second quinquennat en 2012. Il avait été placé à ce poste grâce à l’influence de Jiang Zemin et il a servi les intérêts de ce dernier depuis 2002 en exerçant un contrôle étroit sur l’appareil de propagande communiste.

    Un signe indiquant la baisse de l’importance du rôle de Liu Yunshan est le programme des rencontres suivant la 4e session plénière du Comité central. La coutume au sein du PCC après le conclave annuel du Comité central est que les différents services de l’État et du Parti organisent des réunions pour promouvoir le message principal du Comité central.

    Le 23 octobre de cette année, le jour suivant la clôture de la 4e session plénière, le groupe dirigeant central de l’information et de la sécurité d’Internet a proposé son atelier pour transmettre l’esprit de la réunion. Le même jour, le Congrès national du peuple et la Conférence consultative politique du peuple chinois ont également organisé des ateliers thématiques.

    Le département de la propagande contrôlé par Liu Yunshan n’a pas tenu sa réunion sur le thème «Appliquer l’esprit de la 4e session plénière» avant le 25 octobre. Pour les observateurs de la Chine lisant attentivement la destinée du PCC, le retard de la réunion semblait très important, indiquant l’importance diminuée de cette réunion du département de la propagande.

    Par ailleurs, Lu Wei, le directeur du Bureau de l’information et de la sécurité d’Internet n’a pas assisté à cette réunion, alors que l’Internet représente un élément important de l’appareil de propagande. Au contraire, la veille, Lu Wei avait organisé un autre atelier pour le groupe de sécurité d’Internet.

    L’absence de Lu Wei signifie que le Bureau d’information et de sécurité d’Internet a échappé au contrôle de Liu Yunshan.

    Ce bureau était autrefois nommé «Bureau d’État de l’information sur Internet» et dépendant du Bureau général du Conseil d’État. Le 27 février 2014, le dirigeant du Parti Xi Jinping a pris la direction du groupe, l’a rebaptisé et en a fait une organisation du Parti central.

    Bien que Hu Jintao ait succédé à Jiang Zemin à la tête du Parti en 2002, ce dernier a maintenu son aptitude à influencer lourdement les événement au cours des 10 ans de règne de son successeur. Contrôler le département d’État était l’un des moyens trouvés par Jiang Zemin pour limiter le pouvoir de Hu Jintao. 

    Depuis bien avant que Xi Jinping accède au pouvoir en novembre 2012, Jiang Zemin et sa faction ont essayé de limiter son pouvoir, voire même de le renverser. Liu Yunshan n’a pas cessé de causer des ennuis à Xi Jinping en censurant ou en détournant le sens de ses discours.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/3/n3510453/liu-yunshan-et-le-departement-de-la-propagande-en-perte-de-pouvoir.htm

  • La corruption au sein de CCTV dans la ligne de mire

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    À peu près au même moment où le Parti communiste chinois (PCC) annonçait officiellement l’ouverture de l’enquête sur Zhou Yongkang, ancien membre du comité permanent du Politburo, la campagne anti-corruption s’est intensifiée au sein de CCTV, la chaîne de télévision officielle du Parti communiste chinois (PCC).

    Le 11 juillet, Rui Chenggang, célèbre présentateur des informations sur CCTV, Li Yong, directeur adjoint des programmes économiques et un autre producteur d’émissions ont été placés en détention. Liu Wen, directeur de CCTV-9, la chaîne documentaire de CCTV, a été arrêté le 30 juillet.

    Selon les observateurs chinois, ces arrestations ont été planifiées par le dirigeant du Parti Xi Jinping, en préparation d’une attaque visant Liu Yunshan, directeur du département central de la propagande et membre du Comité permanent du Politburo. Liu Yunshan, à l’instar de Zhou Yongkang, est un des membres de la faction de l’ancien dirigeant chinois Jiang Zemin.

    Liu Wen

    Selon des sources citées dans le magazine économique en ligne Caixin, un audit habituel mené en décembre dernier par le Bureau national d’audit du PCC a révélé les problèmes financiers rencontrés par Liu Wen. Ce dernier aurait tenu une mauvaise gestion lors de l’achat de documentaires étrangers. Par ailleurs, il est «soupçonné d’avoir bénéficié de publicités intégrées dans les documentaires les plus populaires.»

    Zhu Xinxin, ancien rédacteur de Radio Renmin à Hebei, a expliqué à NTD: «Bien que CCTV se présente comme un média, la chaîne sert d’outil de propagande. Elle appartient au système dictatorial du PCC. Donc, elle présente aussi tous les problèmes qui émergent de la politique du PCC. Elle participe aux affaires du régime.»

    «Elle est aussi de toutes les conspirations et escroqueries du PCC. Par conséquent, de nombreux employés de CCTV sont devenus membres de groupes d’influence. Ils sont aussi impliqués dans des problèmes de corruption et toutes sortes de scandales.»

    Des centaines de personnes interrogées

    En décembre 2013, Li Dongsheng, ancien vice-président de CCTV, était arrêté. Depuis, les médias ont rapporté que la Commission centrale d’inspection de la discipline et le Bureau national d’audit ont formé cinq équipes pour enquêter sur CCTV. Des centaines d’employés de CCTV ont été interrogés et beaucoup ont été limogés et arrêtés.

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/8/20/n3510159/la-corruption-au-sein-de-cctv-dans-la-ligne-de-mire.htm

  • Suicide d’un rédacteur en chef de l’agence de presse Xinhua

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    Le directeur adjoint et rédacteur en chef du bureau de la province du Anhui de l’agence de presse officielle Xinhua se serait suicidé lundi dernier.

    Song Bin a été retrouvé mort dans son bureau le soir du 28 avril. Selon les sources de l’agence Xinhua, Song Bin souffrait de dépression et s’est pendu. Il a laissé une note de suicide. Ces informations ont été rapportées par les médias chinois à l’étranger et plus tard par les portails Internet en Chine.

    Song Bin travaillait pour le bureau du Anhui de Xinhua depuis de nombreuses années et en était devenu le directeur adjoint et rédacteur en chef en 2009.

    Une série de suicides

    En regard d’une récente vague de suicides de responsables chinois, les spécialistes de la Chine doutent que Song Bin soit réellement décédé par suicide.

    Hua Po, un observateur politique basé à Pékin, a confié à la chaîne de télévision NTD que Song Bin «pourrait avoir été impliqué dans quelques problèmes compliqués» et aurait été «réduit au silence.»

    Le dernier responsable à être décédé dans des circonstances inhabituelles est Li Wufeng, directeur adjoint du Bureau d’information du Conseil d’état.

    Suite à cela, trois responsables du groupe China Publishing ont été démis de leurs fonctions. Le vice-ministre de la propagande Shen Weichen a fait l’objet d’une enquête le 12 avril. Gao Jianyun, directeur adjoint du Bureau de la propagande extérieure, a été détenu et interrogé le 18 avril.

    Un certain nombre d’autres responsables de la province du Anhui ont également été récemment arrêtés et interrogés, parmi lesquels Jiang Shan, secrétaire du Comité municipal de Chuzhou.

    NTD a cité des sources anonymes selon lesquelles le décès de Song Bin pourrait être lié à l’enquête visant Zang Shikai, ancien ministre de la propagande de la province du Anhui.

    Avant novembre 2011, Zang Shikai était membre du Comité permanent du Anhui et ministre de la propagande de la province du Anhui. Plus tard, il est devenu directeur adjoint du Comité permanent du Congrès national du peuple du Anhui. Selon les observateurs, Zang Shikai pourrait rapidement faire l’objet d’une enquête, a annoncé NTD.

    Wang Beiji, un observateur des affaires en cours en Chine, a confié à NTD que lorsque plusieurs responsables de la propagande sont visés par une enquête ou meurent mystérieusement, il est probable que le Parti soit en train de viser le système de propagande dans sa campagne anti-corruption et écarte les responsables jugés politiquement non fiables ou corrompus.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/5/4/n3509743/suicide-dun-redacteur-en-chef-de-lagence-de-presse-xinhua-.htm

  • Le ballet de Shanghai: La fille aux cheveux blancs en représentation à Paris

    Nous avons déjà abordé le contenu du ballet "La Fille aux cheveux blancs" du Ballet de Shanghai, qui passera à Paris en mars dans un article précédent.

    Voici quelques précisions sur cette œuvre que nous avons trouvé dans l'excellent ouvrage "Les commentaires sur le parti communiste" édité par Epoch Times.

    "Pour inciter à la haine des classes, le PCC a réduit le théâtre chinois à un outil de propagande. Le personnage d’une célèbre histoire de l’oppression des classes, la Fille aux cheveux blancs , était à l’origine une immortelle et n’avait rien à voir avec les conflits de classe. Cependant sous la plume des écrivains militaires, l’histoire fut transformée en un drame «moderne», opéra et ballet, utilisés pour inciter à la haine des classes. Quand le Japon a envahi la Chine au cours de la seconde guerre mondiale, le PCC n’a pas lutté contre les troupes japonaises."

    et plus loin:

    " La légende populaire chinoise, La fille aux cheveux blancs, raconte l’histoire d’une immortelle qui habite dans une grotte et possède des pouvoirs surnaturels pour récompenser la vertu et punir le vice, encourager la droiture et restreindre la perversité. Toutefois, dans la version «moderne» du ballet et de l’opéra, elle a été décrite comme une fille forcée à fuir et à se cacher dans une grotte après que son père ait été frappé à mort pour avoir refusé de la marier à un propriétaire terrien âgé. Ses cheveux devinrent blancs à cause de la sous-alimentation. Cette pièce a incité à la haine des classes envers les propriétaires terriens et devint l’une des pièces «modernes» les plus connues en Chine."

    Tiré du 2ième commentaire: http://www.epochtimes.fr/front/5/7/25/n3497571/une-serie-editoriale-de-iepoch-timesi-ineuf-commentaires-sur-le-parti-communistei-e-partie.htm

  • La Fille aux cheveux blancs du Ballet de Shanghai

    Il est difficile pour les spectateurs de savoir à l’avance à quel spectacle ils vont assister. D’autant plus s’agissant des nombreux spectacles chinois prévus en 2014. Cependant une distinction importante est possible à savoir si le spectacle est produit en Chine ou hors de Chine, en d’autres termes si le contenu sera de la propagande envers le régime ou si au contraire il s’agira de découvrir un spectacle sur la culture chinoise. D’un côté ou de l’autre la différence peut être énorme.


    L’histoire de la Fille aux cheveux blancs, œuvre phare de la propagande chinoise maoïste
    Beaucoup de Parisiens ont pu voir dans le métro ou sur les bus, une publicité rouge sur noir du Ballet de Shanghai. L’œuvre maîtresse de la compagnie est l’histoire de la Fille aux cheveux blancs, une des 8 œuvres majeures de la propagande pendant la révolution culturelle de Mao. Chaque Chinois né avant les années 1980 a connu cette histoire imposée dans les cours des écoles comme seule référence culturelle.


    La Fille aux cheveux blancs est un opéra créé en 1944. Il raconte l’histoire d’enfants de pauvres fermiers exploités par un riche propriétaire. Ce dernier, alors que le père ne peut pas payer ses dettes, lui impose de lui vendre sa fille Xi’er. Le père humilié se suicide dans la nuit. La jeune fille subit alors toutes les tortures imaginables, elle est humiliée, maltraitée, elle est violée puis vendue à un marchand d’esclaves. Elle tombe enceinte et s'enfuit dans la montagne pour se réfugier dans une grotte où manquant de sel ses cheveux deviennent blancs. Elle survit alors en volant de la nourriture dans un temple, où elle erre la nuit, si bien que les gens pensent qu’elle est un fantôme. Un jour, un contingent de l’armée rouge arrive près de la montagne de Xi’er. Le parti communiste vient la délivrer de sa souffrance et la sauver de l’ancienne société esclavagiste. C’est pour elle le signe d’une vie heureuse, elle devient alors une héroïne de la Chine et ses cheveux redeviennent alors noirs. Voilà pour la fiction.


    L’histoire voudra que quinze ans plus tard, la pièce sera interdite, car dans la Chine révolutionnaire des années 60-70, les histoires fantastiques parlant d'un fantôme errant dans un temple ne sont pas du goût de la théorie athéiste ni de celle de la lutte des classes. Répondant ainsi aux nouveaux critères de la Révolution culturelle de 1966 à 1976, elle est réadaptée par la propagande pour devenir un ballet. A cette époque Mao Zedong autorisait seulement huit œuvres dans tout le pays, dont deux ballets: La Fille aux cheveux blancs et Le Détachement féminin rouge.


    Qu’en disent les Chinois aujourd’hui ?
    Hanna W. journaliste chinoise vivant à Paris, a plusieurs fois lors de son enfance en Chine, vu l’histoire de La Fille aux cheveux blancs. Chaque enfant de chaque école devait regarder plusieurs fois la pièce. Parce qu’il n’y avait pas d’autres choses au niveau artistique à cette époque, et même si elle n’aimait pas la pièce, la musique et l’histoire sont restées dans sa tête comme seule référence culturelle de son enfance. «C’était un véritable lavage de cerveau pour les enfants» a t’elle précisé.


    D’après elle, dans toutes les pièces et les spectacles venant de Chine, c’est toujours le parti qui sauve le peuple. Il y a toujours un ennemi du peuple, qui est soit un propriétaire de terre, soit le parti nationaliste Kuomintang (à l’époque de l’arrivée de Mao au pouvoir), soit le Japon, soit l’Occident, soit celui que le parti désigne comme ennemi du peuple. L’histoire est ensuite conçue pour le parti, celui ci ayant toujours raison, et étant là pour sauver le peuple et lui apporter le bonheur.


    La journaliste a raconté également comment le parti communiste sous l’impulsion de Mao a pris le pouvoir en Chine à partir des années 50. Quand les membres du parti arrivaient dans un village, ils commençaient à chercher les gens pauvres pour leur dire que c’était une injustice qu’ils travaillent ainsi, que le propriétaire était une mauvaise personne et qu’il leur prenait leur argent. En réalité, avant cette époque, les paysans et le propriétaire étaient en bonne entente car le propriétaire était celui qui leur donnait un travail, un toit et un repas: cela respectait le principe de rétribution karmique propre à la culture chinoise. Il ne s’agissait pas, avant l’époque moderne, d’exploitation. C’était une relation d’employés à employeurs et les gens travaillaient pour être en bons termes. Pourtant quand le parti communiste venait dans un village et encourageait les mauvais côtés des êtres humains, cela créait des conflits qu’il utilisait pour prendre le pouvoir et les terres. Il créait ainsi le désordre pour régner tout en faisant croire et en répétant aux gens que c’était lui qui sauvait le peuple.

    Shanghai, la faction rouge au bord du gouffre
    Shanghai, enfin. Le nom du ballet semble n’être qu’une coïncidence avec la «clique de Shanghai» du nom de la faction politique de Jiang Zemin en train d’être poursuivie en justice par le nouveau gouvernement de Xi Jin Ping. Après l’éviction et la condamnation du prince rouge, Bo Xilai début 2013, c’est une succession de hauts fonctionnaires de l’ancien régime de Jiang Zemin qui défilent un à un devant les tribunaux pour corruption. Récemment, deux « tigres», Zhou Yongkang l’ancien chef de la sécurité chinoise et Li Dongsheng ancien dirigeant du bureau 6.10 ont été arrêtés pour être condamnés. Ils font partie de la ligne dure du parti qui a participé au premier plan aux prélèvements d’organes forcés en Chine sur les pratiquants de Falun Gong.

    Quant au ballet de Shanghai, voilà bien le contenu que les spectateurs auront toutes les chances de voir derrière. C’est aussi là que l’on comprend mieux l’importance d’être bien informé, et, comme le dit le proverbe chinois, de démêler les perles des yeux de poisson.
     

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