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  • Chine: Zhou Youguang, l’inventeur du pinyin, 109 ans et dissident

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    La langue chinoise officielle, le mandarin, est maîtrisée aujourd'hui par plus de 90% de la population, contre environ 20% dans les années 50. Son apprentissage à travers le pays a été facilité par le pinyin, mis au point par ZhouYouguang, plaidant pour un alphabet romain afin de mieux relier la Chine avec le monde extérieur.

    En 1955, le Premier ministre Yü Hung-chün lui confie la co-présidence du comité chargé de réformer la langue chinoise et de combattre l'illettrisme. Ce linguiste amateur, qui pratique un peu l'espéranto, s’inspire alors d’un système élaboré en Union soviétique pour transcrire en caractères romains les sons de la langue officielle, le mandarin. 

    «Un caractère chinois, vous ne pouvez pas le prononcer juste en le regardant. Le pinyin a donc été utile pour l'enseignement», explique Luo Weidong, professeur à l'Université des langues de Pékin. La langue s’avèrera en outre essentielle à l'interface entre le mandarin et l'informatique.

    Approuvé le 11 février 1958 par l'Assemblée populaire nationale de la République populaire de Chine, le pinyin supplante peu à peu le Wade-Giles, système de transcription, mis au point par deux diplomates britanniques au XIXe siècle. Adopté en 1979 par le gouvernement chinois, plusieurs centaines de millions de personnes l’utilisent dans le pays et dans le monde pour apprendre le chinois, langue dépourvue d’alphabet. Quatre accents graphiques différencient les quatre tons du chinois.

    «Je n'ai pas de sentiment de fierté. Je ne crois pas avoir accompli grand-chose», estimait M. Zhou, le 13 janvier 2015, interrogé par l'AFP à Pékin pour son anniversaire, un jour «sans importance», selon lui. 

    La dynastie Qing
    Né en 1906 dans une famille aristocratique, Zhou a connu les dernières années de la dynastie Qing (1644-1911) avant son renversement. Etudiant à Shanghai puis au Japon, il se réfugie ensuite avec sa femme et ses deux enfants à Chongqing (sud-ouest) pendant l'invasion japonaise avant de travailler dans la banque, à Wall Street, après 1945. Il rencontrera deux fois Albert Einstein à Princeton chez des amis.

    De retour en Chine après la victoire de Mao en 1949, il écrira plus tard: «A l'époque, ils (les communistes) se présentaient comme des démocrates». Après avoir enseigné l'économie, il est nommé conseiller de Chou En-lai, numéro deux du régime.

    Cible privilégiée du régime de Mao
    Pendant la révolution culturelle (1966-76), l'intellectuel aux cheveux blancs clairsemés devient une cible privilégiée du régime de Mao et sera interné deux ans en camp de travail. «Quand vous êtes dans l'adversité, vous avez intérêt à être optimiste. Les pessimistes ont tendance à mourir», écrira-t-il à propos de ses compagnons de goulag.

    «En toute honnêteté, je n'ai rien à dire de bon sur Mao Tsé-toung», dira-t-il, après coup jugeant que les 20 années entre 1960 et 1980 sont «perdues». Il leur préfère celles des années de réformes économiques de Deng Xiaoping, mais à ses yeux, «que les Chinois deviennent riches n'est pas important. Le progrès humain, en définitive, c'est le progrès vers la démocratie», dit-il.
     
    Depuis la vague d'arrestations d'intellectuels –certains âgés de 81 ou 71 ans– déclenchée par le président Xi Jinping, ses ouvrages sont de plus en plus scrutés par la censure. Celle-ci s'en est pris à son dernier livre dans lequel il évoque notamment l'immense famine sous Mao et ses dizaines de millions de morts. 

    Le problème n'est pas l'actuel président, dit-il, «c'est le système: nous n'avons pas de liberté de parole en Chine». «Après 30 ans de réformes économiques, la Chine doit encore prendre le chemin de la démocratie», assure le linguiste et dissident vraisemblablement le plus âgé de la terre.

  • Le régime chinois essaie de faire plier la presse internationale

    Epoch Times, chine, liberté de la presse, Consulat chinois, presse, média

    Un vendeur automobile avait fait paraître une annonce publicitaire dans le journal Epoch Times. Peu de temps après, le siège du producteur automobile aux États-Unis avait reçu un appel du Consulat chinois.

    Cet incident s’est passé il y a dix ans, mais ses effets agissent encore aujourd’hui. Le représentant d’une agence publicitaire a expliqué que cet incident avait convaincu son entreprise que travailler avec Epoch Times déclencherait des pressions de la part du Consulat chinois.

    Le Parti communiste chinois (PCC) veut réduire au silence les médias indépendants en langue chinoise. Utiliser des pressions afin de couper les recettes publicitaires est une des principales stratégies du PCC, parmi d’autres moins subtiles.

    La pierre d’achoppement des recettes publicitaires est l’agence publicitaire qui sert de pont entre les annonceurs et les médias. Il existe une demi-douzaine d’agences publicitaires aux États-Unis qui placent les annonces des plus grandes entreprises dans la presse en langue chinoise.

    Epoch Times a rencontré des représentants d’un certain nombre de ces agences . Au cours d’un récent entretien, le représentant d’une agence a résumé le problème général:

    «Disons que je place les publicités de mes clients dans votre journal, que dois-je faire quand je reçois des appels téléphoniques des autorités chinoises ?»

    Le représentant d’une autre agence publicitaire a été encore plus direct.

    Lorsqu’on lui a proposé de travailler avec Epoch Times, il a répondu: «C’est très difficile d’être le premier.»

    «Mes clients ont tous des entreprises multinationales. Des affaires en Chine. C’est difficile pour moi de vous recommander.»

    Des publicités retirées à Hong Kong

    Epoch Times n’est pas le seul média à voir ses recettes publicitaires réduites sous les pressions du régime chinois.

    En novembre 2013, des entreprises d’État chinoises et d’autres grandes entreprises ont subitement arrêté de placer leurs publicités dans le journal indépendant de Hong Kong AM730. Selon Shih Wing-ching, le fondateur du journal, ce dernier a vu disparaître environ 2 millions de dollars de recettes publicitaires annuelles.

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    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/8/24/n3510175/le-regime-chinois-essaie-de-faire-plier-la-presse-internationale.htm

  • Epoch Times leader sur l'actualité en Chine

    Epoch Times, actualité, Chine, piratage, site internet, Zhou Yongkang, censure

    Le 30 juillet dernier, le site d’Epoch Times était de nouveau piraté. Cela laisse sous-entendre que des événements importants se déroulaient en Chine au même moment. En effet, l’attaque informatique coïncidait avec l’annonce de l’ouverture d’une enquête officielle sur Zhou Yongkang, l’ancien dirigeant de la sécurité intérieure du régime chinois.

    Les pirates ont lancé une attaque par déni de service (DdoS), ce qui signifie qu’un réseau d’ordinateurs a simultanément bombardé de messages les serveurs du site web dans l’objectif de surcharger le trafic et de rendre la page inaccessible. Selon les techniciens d’Epoch Times, il s’agit de la plus grosse attaque que le journal ait essuyée.

    Durant l’attaque qui a duré une dizaine d’heures, les lecteurs de certaines régions à travers le monde ont rencontré des difficultés pour ouvrir les pages du site web. L’attaque a toutefois échoué puisque le nombre normal de visiteurs du site a doublé.

    Crise politique

    Les lecteurs cherchaient exactement ce que les pirates cherchaient à cacher: un article publié par Epoch Times qui faisait le lien entre le sort de Zhou Yongkang et les crimes génocidaires qu’il a commis avec d’autres membres de la faction de l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois Jiang Zemin.

    La série de reportages publiés par Epoch Times sur le démantèlement de la faction de Jiang Zemin a attiré l’attention des lecteurs (et des pirates) depuis que Wang Lijun, ancien directeur de la police de Chongqing sous les ordres de l’ancien membre du Politburo Bo Xilai, s’est réfugié au Consulat américain de Chengdu le 6 février 2012.

    Les reportages sur le scandale Wang Lijun ont plongé le PCC dans une crise politique et le 28 mars 2012 à 16 h et le 29 mars à 9 h, le site d’Epoch Times a été victime de deux attaques massives.

    En août 2012, suite au reportage exclusif d’Epoch Times sur l’affaire impliquant Bo Xilai et sa femme Gu Kailai, les Chinois ont été choqués d’apprendre leur implication dans des meurtres, les prélèvements forcés d’organes et le trafic de corps humains. À partir du 20 août 2012, le site du journal a été victime d’un piratage sans précédent.

    Le 22 août 2013, à la veille du procès de Bo Xilai, le PCC a lancé une attaque informatique contre le réseau d’informations qui durera en tout 36 heures.

    Des reportages sur les tortures inhumaines infligées dans le camp de travail de Masanjia ont été publiés le matin du 27 mai 2013, un peu plus d’une semaine avant la visite de Xi Jinping aux États-Unis. Les pirates ont alors lancé des attaques bien plus importantes que les précédentes pour tenter de mettre hors service le site d’Epoch Times.

    Prédictions

    Cette suite de piratages récurrents du PCC contre le site web démontrent l’importance de ses reportages.

    Alors que que la crise politique qui mine le PCC depuis février 2012 ne cesse de prendre de l’ampleur, les lecteurs se sont montrés intéressés par les analyses précises et les prédictions surprenantes d’Epoch Times.

    Au moment où Bo Xilai était destitué de ses pouvoirs le 15 mars 2012, Epoch Times avait prédit non seulement que Bo Xilai serait condamné à une lourde peine, mais également que Zhou Yongkang serait arrêté. Et l’enquête sur Zhou Yongkang, annoncée le 30 juillet dernier, a en effet confirmé les prédictions faites deux ans auparavant.

    D’autres prédictions se sont aussi réalisées: la rétrogradation de membres du tout-puissant Comité des affaires politiques et juridiques, l’abolition du système de rééducation par le travail et le renvoi de l’oligarque pétrolier Jiang Jiemin.

    Epoch Times continue d’attirer la curiosité des lecteurs en prédisant que l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin et son principal acolyte Zeng Qinghong seront bientôt poursuivis en justice.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/8/14/n3510135/le-site-web-depoch-times-sans-cesse-vise-par-les-attaques-informatiques-du-pcc.htm

  • Suicide d’un rédacteur en chef de l’agence de presse Xinhua

    Chine, presse, Xinhua, suicide, propagande, parti communiste, liberté de la presse, médias d'état

    Le directeur adjoint et rédacteur en chef du bureau de la province du Anhui de l’agence de presse officielle Xinhua se serait suicidé lundi dernier.

    Song Bin a été retrouvé mort dans son bureau le soir du 28 avril. Selon les sources de l’agence Xinhua, Song Bin souffrait de dépression et s’est pendu. Il a laissé une note de suicide. Ces informations ont été rapportées par les médias chinois à l’étranger et plus tard par les portails Internet en Chine.

    Song Bin travaillait pour le bureau du Anhui de Xinhua depuis de nombreuses années et en était devenu le directeur adjoint et rédacteur en chef en 2009.

    Une série de suicides

    En regard d’une récente vague de suicides de responsables chinois, les spécialistes de la Chine doutent que Song Bin soit réellement décédé par suicide.

    Hua Po, un observateur politique basé à Pékin, a confié à la chaîne de télévision NTD que Song Bin «pourrait avoir été impliqué dans quelques problèmes compliqués» et aurait été «réduit au silence.»

    Le dernier responsable à être décédé dans des circonstances inhabituelles est Li Wufeng, directeur adjoint du Bureau d’information du Conseil d’état.

    Suite à cela, trois responsables du groupe China Publishing ont été démis de leurs fonctions. Le vice-ministre de la propagande Shen Weichen a fait l’objet d’une enquête le 12 avril. Gao Jianyun, directeur adjoint du Bureau de la propagande extérieure, a été détenu et interrogé le 18 avril.

    Un certain nombre d’autres responsables de la province du Anhui ont également été récemment arrêtés et interrogés, parmi lesquels Jiang Shan, secrétaire du Comité municipal de Chuzhou.

    NTD a cité des sources anonymes selon lesquelles le décès de Song Bin pourrait être lié à l’enquête visant Zang Shikai, ancien ministre de la propagande de la province du Anhui.

    Avant novembre 2011, Zang Shikai était membre du Comité permanent du Anhui et ministre de la propagande de la province du Anhui. Plus tard, il est devenu directeur adjoint du Comité permanent du Congrès national du peuple du Anhui. Selon les observateurs, Zang Shikai pourrait rapidement faire l’objet d’une enquête, a annoncé NTD.

    Wang Beiji, un observateur des affaires en cours en Chine, a confié à NTD que lorsque plusieurs responsables de la propagande sont visés par une enquête ou meurent mystérieusement, il est probable que le Parti soit en train de viser le système de propagande dans sa campagne anti-corruption et écarte les responsables jugés politiquement non fiables ou corrompus.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/5/4/n3509743/suicide-dun-redacteur-en-chef-de-lagence-de-presse-xinhua-.htm

  • Pourquoi est-ce important d'en parler ?

    Moment historique, les députés européens s'opposent à la Chine pour mettre fin aux prélèvements forcés d'organes et demander la libération immédiate des prisonniers de conscience.

    Pourquoi est-ce important d'en parler ? La Chine est la plus grande prison au monde et les prisons y sont utilisées comme manufacture à très bas prix pour le monde entier. Croire ou penser par soi même est interdit en Chine sous peine d'être emprisonné.

    Parmi la plus grande violation des droits de l'homme dans ce pays le plus peuplé au monde, il y a la persécution des pratiquants de Falun Gong, cultivant la compassion et la tolérance, et qui sont les premières victimes des prélèvements forcés d'organes en Chine, comptabilisant 200.000 transplantations non consenties entre 2000 et 2008.

    Dans la vidéo ci dessous, les interventions (en anglais) de plusieurs députés européens, lors du vote de la résolution du Parlement européen le 12 décembre pour condamner les prélèvements forcés d'organes et demander à la Chine de mettre fin immédiatement à la persécution du Falun Gong.

    Texte de la résolution: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2013-0562+0+DOC+XML+V0//FR

    Article Epoch Times: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/13/n3509146.htm

  • Taiwan démonte les antennes diffusant des informations non censurées vers la Chine

    Taiwan, tours de diffusion, Sound Of Hope, Voice Of America, Radio Free Asia, information, presse,  non censuré, Radio Taiwan International, Chine, liberté, Chen Guangcheng, avocat, droits de l’homme, SOH

    Avant de devenir une cause célèbre en Occident, l’avocat aveugle des droits de l’homme, Chen Guangcheng, enfermé dans son domicile du Shandong, écoutait souvent les informations et les reportages sur les droits de l’homme de la radio Sound Of Hope. Toutefois, actuellement, les ondes radio de cette station indépendante sont menacées par les bulldozers et les décrets bureaucratiques alors que la plus importante station radio dirigée par le gouvernement taïwanais, Taiwan Radio International, s’apprête à abattre des dizaines de tours onéreuses envoyant des signaux à ondes courtes en Chine et dans le monde, sous ce qui est largement considéré comme une pression du Parti communiste chinois.

    La première tour diffusant des ondes courtes, située à Tianma, à Tainan, dans le sud de Taiwan, est tombée le 1er juillet selon Sean Lin, vice-président de SOH, qui vit à Washington. Son collègue, Allen Zeng, PDG de Sound Of Hope, a désespérément tenté, durant deux mois, de mettre fin au processus, mais n’a rencontré qu’une sourde oreille de la part des autorités taïwanaises de diffusion.

    Il y a environ 28 structures hautes de 75 mètres (246 pieds), situées à Tianma et Huwei à Taiwan. Sound Of Hope les a louées, pendant neuf ans, houspillant la Chine continentale avec des diffusions de quatre ou cinq heures chaque nuit, devenant un des plus importants clients de RTI. 

    Ces dernières années, Radio Taiwan International a de moins en moins utilisé les ondes courtes. Construites avec l’aide et les fonds de l’armée américaine en 1970, la technologie faisait partie de la stratégie de tenter de diffuser des nouvelles non censurées aux gens en Chine, où les médias internes sont asservis au Parti communiste chinois, avec l’idée d’aider le pays à soutenir une transition démocratique. Voice Of América et Radio Free Asia diffusent également en Chine continentale, où les communistes ont bloqué leurs signaux et les ont catalogués de «stations ennemies».

    Maintenant, plutôt que de porter des nouvelles libres aux masses de Chine, RTI s’est focalisée sur une audience taïwanaise intérieure, qu’il peut servir parfaitement bien via Internet. Les diffusions d’ondes courtes ont un rôle minime ainsi les stations ont, pendant quelque temps, cherché à réduire les coûts et à faire tomber les tours.

    Cependant, ce changement n’explique pas les circonstances particulières du moment ni la soudaineté de la décision de détruire les tours, qui, à l’origine, devaient être simplement mises hors service à la fin de cette année; ni le secret et la non-communication des fonctionnaires de RTI lors de la mise en œuvre; ni leur refus systématique de n’importe quel projet avec Sound Of Hope et Radio Free Asia pour prendre les tours des mains de RTI, plutôt que ce dernier ne les démolisse toutes par la force.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/5/n3508568.htm

  • La transmission télévisée indépendante entre Taiwan et la Chine est en péril

    Taiwan, télévision, indépendant, satellite, Parti démocrate progressiste, NTD, New Tang dynasty, Chine, liberté, presse, information, expression, Chungwa Telecom

    Taipei, Taiwan – Chungwa Telecom, la plus grande compagnie de télécommunication à Taiwan, prend à nouveau son temps pour renouveler le contrat avec une succursale de la chaîne de télévision indépendante New Tang Dynasty, qui diffuse ses programmes en Chine et est abhorrée par Pékin à cause de sa couverture assurée des violations des droits de l’homme par le régime communiste.

    Les obstacles rencontrés par la compagnie NTD Asie-Pacifique ( NTD-AP), apparaissent avec régularité tous les deux ans lorsque le contrat arrive à échéance.

    Tout récemment, selon une déclaration faite le 1er mai par Chang Ruey-lan, le PDG de NTD-AP, la chaîne s’est adressée à Chungwa Telecom en mars, puis à nouveau en avril pour le renouvellement du contrat, mais n’a reçu aucune réponse.

    Le 30 avril, Leng Tai-feng, le président de Chungwa Telecom, a refusé de commenter la situation lorsqu’il a été interrogé à ce sujet.

    Selon les commentateurs, ce qui fait obstacle au renouvellement du contrat est la pression du Parti communiste chinois. Le gouvernement de Taiwan a une participation majoritaire dans Chungwa Telecom et il cherche également à développer des liens plus étroits avec la Chine continentale. NTD est bloqué en Chine.

    Chang Ruey-lan, le responsable de NTD-AP, a demandé à Ma Ying-jeou, le président de Taiwan, d’aider à résoudre le problème de renouvellement et de permettre à la station de continuer à servir les Chinois qui sont «privés d’une libre circulation des informations».

    Il y a deux ans, lors du renouvellement du contrat, Chungwa Telecom a d’abord refusé, invoquant des difficultés techniques. Sous la pression publique, l’administration de Ma est intervenue pour assurer le renouvellement du contrat.

    Dana Rohrabacher, un membre du Congrès américain, a passé un appel téléphonique en 2011, demandant au président Ma d’aider à régler la situation.

    La semaine dernière, lors d’une réunion du sous-comité sur l’Asie et le Pacifique de la Chambre américaine des représentants, Rohrabacher a de nouveau demandé à Taiwan d’assurer que NTD-AP renouvelle sont contrat «si l’île veut être reconnue comme un pays démocratique et libre».

    Plusieurs politiciens taiwanais partagent le même avis.

    Weng WenPing, un membre du Comité central du Kuomintang, a déclaré que l’octroi du contrat est une façon de montrer que Taiwan est un pays libre et démocratique.

    Le Dr Chen Chi-mai, un législateur du Parti démocrate progressiste, a déclaré: «Il s’agit de la protection de la liberté d’expression ou, plus en profondeur, s’il y a derrière cela une pression de part de la Chine et une tentative d’interdire la diffusion de la télévision NTD».

    Twu Shiing-jer, l’ancien ministre de la Santé, pense qu’il y a une intention de faire taire NTD parce que la chaîne diffuse des reportages sur des sujets censurés en Chine. «Je pense que c’est très injuste. En tant que dirigeant d’un pays indépendant, le président Ma devrait accorder le renouvellement du contrat à NTD-AP.»

    Hochen Tan, l’ancien président de Chungwa Telecom, a souligné à Epoch Times que Chungwa Telecom plaide en faveur de la diffusion comme un droit de l’homme. Il espère que ses anciens collègues auront le courage de défendre la liberté d’expression à Taiwan.

    Tiré de:http://www.epochtimes.fr/front/13/5/19/n3508365.htm

  • Le journal de langue chinoise Sing Tao licencie tous ses rédacteurs et traducteurs à Toronto

    Sing Tao Daily, Chine, Hong Kong, Presse, parti communisteLe Sing Tao Daily, un journal de langue chinoise pro-Pékin dont les quartiers généraux sont à Hong Kong et dont la compagnie médiatique canadienne Torstar Corporation détient une partie majoritaire des opérations canadiennes, a annoncé le licenciement immédiat de 15 employés le mardi 10 avril.

    On compte parmi les mises à pied tous les traducteurs et rédacteurs qui ne font pas partie de la direction.

    Howard Law, un représentant de la Southern Ontario Newspaper Guild [guilde des journaux du sud de l’Ontario], a affirmé que Sing Tao avait fait l’annonce à son personnel.

    «Ils déménagent tous les postes reliés à la rédaction au bureau Sing Tao de Hong Kong; ils n’auront plus de rédacteurs [à Toronto]», a dit Law. Law ne connaît pas le sort qui sera réservé à la direction de Sing Tao à Toronto.

    Law croit que la qualité du journal sera affectée.

    Selon lui, «[s]‘ils déménagent la rédaction et la traduction à Hong Kong, nous nous attendons à un produit de qualité inférieure, car leur personnel ne connaît ni Toronto, ni le Canada, ni les expressions canadiennes. Alors je crois qu’il y aura certaines erreurs».

    Law ajoute que la direction n’a pas encore expliqué les raisons des licenciements, ni les raisons pour lesquelles la rédaction et la traduction sont déménagées à Hong Kong.

    Il précise que le syndicat rencontrera les membres concernés et décidera des prochaines démarches à suivre.

    «La convention collective n’interdit pas à la compagnie [Sing Tao] de sous-contracter des travaux, mais tout sous-contrat doit être légal». Ils considéreront les options légales qui s’offrent à eux.

    Peter Li, vice-président des opérations chez Sing Tao Daily, a indiqué au journal Ming Pao le 10 avril que la décision avait été prise après une longue et mûre réflexion. Les licenciements permettront de maintenir le journal dans une position compétitive en prenant des mesures proactives pour maintenir les coûts le plus bas possible, a-t-il dit.

    Liens avec le régime chinois
    Au Canada, Sing Tao est détenue en majorité par Torstar, bien que le journal ait toujours une relation quant à la rédaction avec la société mère à Hong Kong, le Sing Tao News Group.

    Le président de Sing Tao News Group, Charles Ho, est un membre du Standing Committe of the Chinese People’s Political Consultative Conference, une position réservée aux plus proches alliés du Parti communiste chinois.

    La Jamestown Foundation, un groupe de réflexion basé aux États-Unis qui supervise les menaces à la démocratie et à la liberté, a analysé l’influence de Pékin dans les médias de langue chinoise d’outre-mer en 2001.

    Il a constaté que le Sing Tao Daily ainsi que trois autres journaux de langue chinoise étaient sous l’influence directe du Parti communiste chinois.

    «En préparation à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, le gouvernement chinois a tout mis en œuvre, au début des années 1990, pour acheter quelques agences médiatiques importantes de Hong Kong. Il a exécuté ces procédures par l’entremise de parties tierces ayant des liens avec la Chine», indiquait le rapport.

    Dans le cas de Sing Tao, le régime chinois a aidé financièrement la propriétaire de l’époque, Sally Aw Sian, qui faisait face à une crise financière à la fin des années 1980, selon Jamestown. Par la suite, le journal s’est transformé en un journal procommuniste dont la rédaction a même été confiée à un ancien rédacteur en chef du Quotidien du Peuple, le porte-parole officiel du régime.

    Selon l’analyste politique Kengchit So, Sing Tao s’est transformé et est devenu l’un des journaux les plus procommunistes de Hong Kong.

    So avait auparavant une chronique politique dans l’édition internationale de Sing Tao dans laquelle il critiquait souvent le régime chinois. La chronique a été coupée, et So soutient qu’un éditeur lui avait dit que c’était parce que la propriétaire de l’époque, Sally Aw Sian, se préparait à rencontrer le président du Parti communiste chinois, Jiang Zemin

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Canada-/-Quebec/Le-journal-de-langue-chinoise-Sing-Tao-licencie-tous-ses-redacteurs-et-traducteurs-a-Toronto.html

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