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prélèvement d'organes

  • Chine : un hôpital construit pour tuer

    Des dizaines de milliers de personnes tuées à l'hôpital de Tianjin, en Chine, pour transplanter leurs organes pour le profit

    Des reportages de médias chinois se vantaient qu’en 2006, lorsqu’il travaillait au Premier hôpital central de Tianjin, le Dr Shen Zhongyang a effectué plus de 1 600 transplantations de foie. L’hôpital central de Tianjin, où il dirigeait un centre de transplantation, a récemment déménagé dans un nouveau bâtiment généreusement financé par les autorités locales. Shen Zhongyang avait fait breveter sa propre technique chirurgicale de perfusion et d’extraction rapide de foie. Les sites officiels de transplantation l’appelaient alors le « grand innovateur de transplantation » de la Chine.

    En glorifiant le chirurgien pour les vies sauvées grâce à ses opérations, la presse chinoise n’a pourtant pas accordé beaucoup d’attention à la source des organes qu’il avait transplantés. Il devient aujourd’hui évident que la carrière de Mr. Shen soulève une  question : d’où proviennent ces organes ?

    Selon l’explication des autorités, seuls les organes des prisonniers officiellement exécutés sont utilisés dans ce but. Par conséquent, le nombre de greffes devrait correspondre à peu près au nombre d’exécutions. À Tianjin, ce serait alors environ 40 exécutions par an – un nombre résultant de la comparaison entre la population de la ville, la population chinoise et le nombre total de condamnés à mort en Chine. Mais au Premier hôpital central de Tianjin, le nombre de transplantations est beaucoup, beaucoup trop élevé.

    Les chiffres officiels de l’hôpital central de Tianjin sont difficiles à trouver, mais en s’intéressant aux informations autour de l’établissement, il apparaît évident que l’hôpital – l’un des plus grands et réputés hôpitaux du pays, qui bénéficie depuis des années d’un important soutien des autorités chinoises – a transplanté beaucoup plus d’organes que ce qui aurait pu provenir des prisonniers exécutés.

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Après une étude des activités de l’hôpital basée sur les documents publics accessibles, Epoch Times a trouvé des preuves suffisantes pour émettre de forts doutes, sinon démentir entièrement la version officielle de l’approvisionnement d’organes en Chine. Tout simplement, il faut compter le nombre de greffes : il est beaucoup trop élevé. Cela pose un gros problème pour la Chine.

    Cela signifie que la grande majorité des organes transplantés au Premier hôpital central de Tianjin et, par extension, dans d’autres grands hôpitaux à travers le pays, ne pouvait pas provenir des prisonniers exécutés. Une quantité aussi importante d’organes ne pouvait pas provenir non plus des donneurs bénévoles, étant donné que l’introduction d’un système de dons d’organes volontaires a été très récemment entreprise en Chine et que ce système est encore à son stade initial.

    Cela soulève une autre question que les autorités chinoises ont toujours trouvé particulièrement frustrante et qu’elles n’ont jamais abordée : d’où proviennent en réalité ces organes ? Quelle est cette source d’organes secrète qui en 2000 a soudainement permis une expansion des capacités de transplantations d’organes à l’échelle nationale, dont le Premier hôpital central de Tianjin a représenté un modèle ?

    Pendant des années, des enquêteurs des droits de l’homme ont suggéré que les pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée en Chine, constituaient cette source probable. Une disparité béante dans les chiffres de l’hôpital central de Tianjin, ainsi qu’une panoplie d’éléments de preuves indirectes, confirment l’urgence de considérer leurs conclusions.

    Cette question a été largement évitée par les hauts responsables de la communauté médicale internationale. Mais les preuves indirectes renforçant une autre explication – le massacre massif et organisé des prisonniers de conscience et l’utilisation de la médecine comme instrument d’enrichissement du pays le plus peuplé au monde –  continuent de croître, amenant à une frustration parmi les médecins qui trouvent que rien ne bouge dans ce domaine.

    L’ascension d’un chirurgien
    À la fin des années 1990, Shen Zhongyang, un chirurgien de transplantation du foie, ne pouvait pas aller plus loin dans sa carrière : l’industrie de la transplantation d’organes était peu développée en Chine et les opérations à risque. Les clients désirant recevoir des organes étaient peu nombreux et les sources d’organes bien limitées.

    En mai 1994, il effectue à Tianjin sa première greffe du foie après avoir convaincu un travailleur migrant de 37 ans souffrant de cirrhose de subir une transplantation. À l’époque, les greffes étaient effectuées sans frais pour les receveurs d’organes, principalement en raison du faible taux de réussite.

    Des années se sont écoulées sans grand changement, jusqu’au retour en 1998 de Shen Zhongyang du Japon où il avait obtenu son diplôme de docteur en médecine.  À son retour, il investit son propre argent (100 000 yuans / 13 500 euros) pour mettre en place une petite unité de transplantation à l’hôpital central de Tianjin.

    Au début, le progrès était lent : à la fin de 1998, son unité de transplantation n’avait effectué que sept greffes de foie. En 1999, ils en ont fait vingt-quatre.

    En 2000, les choses ont rapidement changé comme si une nouvelle source d’organes était subitement apparue. Au cours de la décennie suivante, Shen Zhongyang a été à la tête d’un des plus gros business de la transplantation d’organes en Chine.

    À l’hôpital de Tianjin, le nombre de greffes a commencé à progresser rapidement : 209 greffes de foie vers janvier 2002, puis un total cumulé de 1 000 greffes à la fin de 2003, selon un rapport publié dans Enorth Netnews, porte-parole des autorités municipales de Tianjin.

    Le succès du Premier hôpital central de Tianjin reflète tout le système chinois de la transplantation d’organes : l’absence de transparence ; des liens en coulisses avec le secteur paramilitaire ; des sources d’organes qui restent inexpliquées et leur obtention rapide (ce qui suggère l’existence d’un groupe de donneurs prêts à la demande) ; et une technique chirurgicale permettant de prélever les organes de donneurs vivants ou presque vivants.

    L’expansion
    L’événement le plus important de l’expansion du Premier hôpital central de Tianjin, ainsi que le signe évident de la confiance dans une offre d’organes abondante et incessante, a été l’investissement de 130 millions de yuans (17,5 millions d’euros) effectué en décembre 2003 par le Bureau de la santé municipale de Tianjin. Cet argent était destiné à la construction d’un bâtiment de transplantations de 17 étages (incluant le rez-de-chaussée et deux niveaux en sous-sol).

    Surnommé le Centre oriental de transplantation d’organes, le bâtiment de 500 lits et de 36 000 mètres carrés, devait devenir, selon Enorth Netnews, un « centre universel de transplantations capable d’effectuer des greffes de foie, de reins, de pancréas, d’os, de peau, de cheveux, de cellules souches, de cœur, de poumons, de cornées et de gorge ».

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017 (Infographie Epoch Times)

    Le nouvel établissement de l’hôpital se composait d’un service d’urgence, d’un centre ambulatoire et d’un service de transplantation qui les surplombait.

    En 2004, tandis que le Centre oriental de transplantation était en cours de construction, afin de répondre à la demande l’empire de transplantation de Shen Zhongyang s’est étendu à cinq succursales à Tianjin, Pékin et dans la province du Shandong. Dans leurs documents officiels, le groupe a revendiqué effectuer le plus grand nombre de greffes du foie dans le monde et le plus grand nombre de greffes de reins en Chine.

    La succursale de Pékin se trouvait dans l’Hôpital général de la police armée du peuple, une force de police paramilitaire du Parti communiste  forte de plus d’un million d’agents.  Shen Zhongyang y occupait le poste du directeur du département de transplantation.

    Si un centre de transplantation d’organes en Chine devait être choisi comme le plus tristement célèbre, ce serait probablement le Centre oriental de transplantation de Tianjin. Cet établissement est devenu un véritable casse-tête pour les autorités chinoises et leur histoire officielle de l’industrie de transplantation d’organes en Chine.

    Un hôpital avec une histoire
    Le journaliste Ethan Gutmann a publié en 2014 un livre  « The Slaughter » (Ndr. Le massacre) documentant le massacre de masse des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes, alors qu’ils sont détenus dans les prisons chinoises en tant que prisonniers de conscience. Il a qualifié le site web du Centre oriental de transplantation de Tianjin (www.cntransplant.com) comme le « tour favori du Parti ».

    « J’aurais aimé parler à des étudiants de grandes universités et demander à ceux qui ont des doutes de visiter ce site web sur leurs smartphones », a-t-il dit dans une interview avec Epoch Times peu de temps après que le site de l’hôpital ait été fermé en juin 2014.

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    L’hôpital a inspiré une lettre critique écrite début 2014 par des représentants de The Transplantation Society (La Société internationale de transplantation d’organes) accusant la Chine de bafouer ses récentes promesses de ne plus utiliser les organes des prisonniers exécutés.

    « Le site de Tianjin continue à inviter les patients internationaux en quête des greffes d’organes », disait la lettre co-signée par The Transplantation Society. « Les abus sous-jacents de ces professionnels de la santé et la collusion généralisée pour le profit sont inacceptables. »

    Cette opération commerciale de grande envergure du site de l’hôpital ciblaient publiquement les clients fortunés avec un produit très rare en prime : des organes humains frais, disponibles rapidement et sans poser trop de questions.

    Selon les enquêteurs, le fait qu’un centre si grand et sophistiqué ait été construit et rempli de personnel, équipé et utilisé à très grande capacité pendant près d’une décennie, alors que la Chine n’avait pratiquement pas de système de dons volontaires, amène à des conclusions effrayantes.

    « Cela signifie qu’il y a une conviction absolue que vous allez trouver des donneurs pour fournir ces organes », a expliqué dans un entretien téléphonique Maria Fiatarone Singh, professeure de médecine de la santé à l’Université de Sydney.

    « Dans le contexte d’une absence de système de dons volontaires, cela implique une conviction assurée que cette offre, contraire à l’éthique, restera importante et continue, et qu’il y aura un bénéfice énorme à en tirer. » Mme Singh est membre du conseil d’administration de Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH), une organisation de médecins ayant comme but la sensibilisation aux abus de transplantation d’organes en Chine.

    Mais combien de greffes d’organes ont été effectuée en réalité au Premier hôpital central de Tianjin ?

    Lire l'enquête complète sur: http://www.epochtimes.fr/chine-un-hopital-construit-pour-tuer-10670.html

  • Incinération prématurée et prélèvement d'organes : des pratiquants de Falun Gong vivants traités comme des cadavres

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    L'hôpital de Sujiatun en Chine où les premières preuves d'incinération de pratiquants de Falun Gong après prélèvements d'organes forcés sont apparues

    La brutalité de la persécution n’a connu aucunes limites. Le régime a soumis les pratiquants à des formes de torture inimaginables dans ses tentatives pour les forcer à abjurer leur foi.

    Il est arrivé que des pratiquants à l'article de la mort ou inconscient soient traités comme s’ils étaient déjà morts. Certains ont été envoyés au dépôt mortuaire ou au crématorium, certains ont été brûlés vif et enregistrés comme des cas d'auto-immolation (l'incident mis en scène par le régime communiste pour diffamer le Falun Gong), et certains ont eu leurs organes prélevés de leur vivant.

    Les agents de la sécurité publique impliqués ont sciemment commis de tels crimes pour dissimuler les preuves d'une torture brutale ou pourvoir à une lucrative opération de trafic d'organes. Bien que quelques victimes aient eu la chance de survivre, la majorité a été tuée impitoyablement.

    Échapper à la mort

    M. Lei Jingxiong et Mme Liu Weishan ont été parmi les rares cas ayant échappé à la mort après avoir été envoyés au crématorium. M. Lei Jingxiong du canton de Jiahe, dans la province du Hunan avait 24 ans quand il a été arrêté le 18 août 2004. Il a été gravement torturé au sein des services de police de Tianxin et a perdu conscience.

    La police l'a précipitamment emmené au crématorium. Alors qu' il était sur le point d'être incinéré, une policière a perçu un léger mouvement. Elle a dit aux autres : "Il n’est pas mort. Nous ne pouvons pas l’incinérer. " Les autres voulaient l'ignorer, disant: " Au point où il en est il pourrait aussi bien être mort. De plus, nous sommes déjà sur place. " L'insistance de la policière a fini par sauver la vie de M. Lei - Il a ensuite été envoyé à l'hôpital central de Changsha et a survécu.

    Un incident similaire est arrivé à Mme Liu Weishan ,enseignante dans une école de Xiangyang, dans la province du Hubei. Mme Liu a été illégalement condamnée à la prison en octobre 2002 pour sa pratique du Falun Gong. Pendant son séjour à la Prison pour femmes de Wuhan, elle a été soumise à une torture brutale et suspendue pendant de longues périodes de temps. Dans un état critique elle a été hospitalisé le 31 janvier 2006. Son identité a été gardée secrète lors du processus d'enregistrement à l'hôpital.

    Mme. Liu est restée dans un état végétatif à l'hôpital les cinq années qui sont suivi .En août 2011, peu après avoir été transférée au nouveau bâtiment de l'hôpital, les fonctionnaires du " Bureau 610 " de la ville de Xiangyang et le secrétaire de l'hôpital du parti Fan Zhiyong ont pris la décision de l'envoyer dans un crématorium alors que son cœur battait encore. Heureusement, le personnel a refusé de procéder à la crémation quand ils ont réalisé qu'elle était encore en vie.

    Délibérément tués

    Bien que quelques victimes aient survécu, la majorité n’a pas été aussi chanceuse. Les trois pratiquants suivants ont été délibérément tués par des agents de l’application de la loi.

    La pratiquante de Falun Gong La pratiquante de Falun Gong Mme Wang Huajun , une fermière du canton de Baiguo dans la province du Hubei, a été sévèrement battue par Xu Shiqian le secrétaire du Comité local des affaires politiques et légales et a perdu connaissance. Elle a été traînée sur la place Jinqiao et et la police lui a mis le feu. Son cas a été enregistré comme une "auto-immolation".

    Selon un témoin oculaire, Mme Wang gisait à terre lorsqu'il lui ont mis le feu. Reprenant connaissance sous le feu, elle a lutté pour se lever, mais n’a pas pu. Elle a été brûlée vive à l'âge de 30 ans. Il lui manquait une oreille et il y avait à son cou deux traces de blessures au couteau.

    L’ancien employé de la banque industrielle et commerciale de Chine, branche de Huai'an, M. Zhang Zhenggang a été arrêté le 2 mars 2000. Les gardes du centre de détention de Huai'an l’ont battu, lui causant de graves dommages cérébraux. M. Zhang a été transporté à l'hôpital du peuple N ° 1 et a subi une opération du cerveau d'urgence. Il n'a jamais repris connaissance.

    Bien qu'un électrocardiogramme effectué dans la soirée du 30 mars ait montré des signes de vie, un plan était déjà enclenché de mettre fin à sa vie. Plus de 40 policiers sont apparus ce soir-là et ont bloqué les couloirs menant à sa chambre. Ses parents ont été escortés dans une autre pièce et ont leur a dit d'attendre.

    La police a forcé le médecin à arrêter l'administration d''oxygène et l’intraveineuse et à lui faire une injection d'une substance inconnue. Son corps a ensuite été emmené par la police et envoyé directement au crématorium alors qu'il respirait encore. M. Zhang a été assassiné à l'âge de 36 ans.

    Une autre victime, M. Yuan Shengjun , a été battu à mort après que son certificat de décès ait déjà été délivré . M. Yuan, ancien directeur du Bureau des Matériaux et Équipements de la ville de Jiyuan, a été condamné à six ans de prison le 7 octobre 2005, pour sa croyance en Falun Gong. M. Yuan s’est échappé alors qu'il était hospitalisé aux environs de 17h30 le 25 octobre et s’est caché dans la maison d'un habitant du village de Nantao, canton de Chengliu.

    La police l'a attrapé après qu’ils aient encerclé le village et forcé les fonctionnaires du village à signer des documents certifiant que M. Yuan était mort lorsqu'il a été découvert. La police l'a ensuite jeté dans une voiture et s’est dirigé à un crématorium. En chemin, il a été battu à mort. Son corps était couvert de plaies et de contusions, et il a été incinéré dans les 24 heures sans consentement de sa famille.

    Laissé pour mort dans le congélateur de la morgue

    Lorsque les pratiquants perdent conscience sous la torture, ils sont parfois envoyés directement à la morgue et déclarés mort afin de se débarrasser de la preuve de la torture. Dans les trois cas suivants, les pratiquants se sont avérés être encore en vie lorsque les membres de la famille ont examiné leurs corps. Cependant, il y avait peu de choses qu'ils puissent faire pour sauver leurs proches.

    M. Cheng Xueshan a été mis dans un congélateur alors qu'il était encore vivant. M. Cheng est du canton de Jinchuan dans la province du Heilongjiang et il a été arrêté le matin du 5 avril, 2005. Sa famille a reçu un appel téléphonique le 12 avril leur apprenant qu'il était mort d'une crise cardiaque. Lorsque sa femme et ses fils aînés sont arrivés à la morgue du canton de Fuyuan, la moitié de son corps a été sorti du congélateur pour que sa famille le voit une dernière fois.

    Lire la suite de l'article sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a116936-Incineration-prematuree-et-prelevement-d-organes-des-pratiquants-de-Falun-Gong-vivants-traites-comme-des-cadavres.html

  • Parlement Européen: Une résolution contre les prélèvement d'organes en Chine votée à la majorité absolue

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    Voici le texte en entier de la résolution votée à la majorité absolue le 12 décembre 2013 au Parlement Européen pour dénoncer les prélèvements d'organes en Chine sur les pratiquants de Falun Gong ( voir article : Le Parlement européen vote une résolution s'opposant aux prélèvements d'organes forcés en Chine)

    Résolution du Parlement européen sur le prélèvement d'organes en Chine (2013/2981(RSP))

    Le Parlement européen,

    –   vu ses résolutions du 7 septembre 2006(1) et du 14 mars 2013(2) sur les relations UE-Chine, sa résolution du 13 décembre 2012 concernant le rapport annuel 2011 sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde et la politique de l'Union européenne en la matière(3), sa résolution du 16 décembre 2010 sur le rapport annuel 2009 sur les droits de l'homme dans le monde et la politique de l'Union européenne en la matière(4), et sa résolution du 19 mai 2010 sur la communication de la Commission intitulée "Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres"(5),

    –   vu la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 18 décembre 2012, en particulier son article 3 concernant le droit à l'intégrité de la personne,

    –   vu les auditions de la sous-commission "droits de l'homme" en date des 21 novembre 2009, 6 décembre 2012 et 2 décembre 2013 et les témoignages de David Kilgour, ancien secrétaire d'État du Canada pour la région Asie-Pacifique, et de David Matas, avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, sur le prélèvement d'organes à grande échelle effectué en Chine depuis 2000 sur les adeptes du Falun Gong contre leur gré,

    –   vu la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par la Chine le 4 octobre 1988,

    –   vu l'article 122, paragraphe 5, et l'article 110, paragraphe 4, de son règlement,

    A. considérant que la République populaire de Chine réalise plus de 10 000 greffes d'organes par an et que 165 centres chinois de transplantation font état de leur capacité à trouver des organes compatibles dans un délai de deux à quatre semaines; considérant que, pourtant, à ce jour, la Chine ne dispose pas de système public efficace ou organisé de dons ou de distribution d'organes; considérant que le système de transplantation d'organes en Chine n'est pas conforme aux exigences de l'Organisation mondiale de la santé en termes de transparence et de traçabilité des parcours de distribution d'organes; considérant que le gouvernement chinois refuse tout contrôle indépendant du système; considérant que le consentement éclairé et de plein gré est une condition préalable au respect de la dimension éthique du don d'organes;

    B.  considérant que la République populaire de Chine connaît un taux très faible de dons d'organes volontaires en raison des croyances traditionnelles; considérant qu'en 1984, la Chine a mis en place des réglementations autorisant le prélèvement d'organes sur le corps des prisonniers exécutés;

    C. considérant que le gouvernement de la République populaire de Chine n'a pas rendu convenablement compte de l'origine du surplus d'organes à la suite de la demande d'informations de Manfred Nowak, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et des chercheurs canadiens David Matas, avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, et David Kilgour, ancien secrétaire d'État du Canada pour la région Asie-Pacifique;

    D. considérant que Huang Jiefu, directeur du comité des dons d'organes de Chine et ancien ministre adjoint de la santé, a déclaré lors de la conférence sur le don et la transplantation d'organes qui a eu lieu en 2010 à Madrid que plus de 90 % des organes greffés prélevés sur des donneurs décédés provenaient de prisonniers exécutés en Chine, et a indiqué qu'à partir de la mi-2014, tous les hôpitaux détenteurs d'une licence de transplantation d'organes auront l'interdiction d'avoir recours à des organes prélevés sur le corps de prisonniers exécutés et seront tenus d'utiliser uniquement les organes donnés sur une base volontaire et distribués via un système national récemment créé;

    E.  considérant que la République populaire de Chine a annoncé son intention de mettre progressivement fin, d'ici à 2015, au prélèvement d'organes sur le corps de prisonniers exécutés et d'introduire un système informatisé d'attribution des organes baptisé "China Organ Transplant Response System" (COTRS), ce qui permet de s'interroger sur la date de la mi‑2014 annoncée pour l'interdiction imposée aux hôpitaux d'utiliser des organes prélevés sur le corps de prisonniers exécutés;

    F.  considérant qu'en juillet 1999, le parti communiste chinois a déclenché, à l'échelle du pays, une vague de persécutions visant à éradiquer la pratique spirituelle du Falun Gong et conduisant à l'arrestation et à la détention de centaines de milliers d'adeptes de ce mouvement; considérant que, selon certains rapports, des prisonniers ouïghours et tibétains ont également fait l'objet de prélèvements d'organes forcés;

    G. considérant que tant le comité des Nations unies contre la torture que le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ont fait état de leur inquiétude vis-à-vis des allégations de prélèvements d'organes sur des prisonniers, et ont demandé au gouvernement de la République populaire de Chine de renforcer l'obligation de rendre des comptes et la transparence du système de transplantation et de punir les responsables des abus; considérant que tuer des prisonniers religieux ou politiques dans le but de vendre leurs organes à des fins de transplantation est une violation flagrante et intolérable du droit fondamental à la vie;

    H. considérant que le 12 novembre 2013, l'Assemblée générale des Nations unies a élu la Chine au Conseil des droits de l'homme pour une période de trois ans à compter du 1er janvier 2014;

    1.  manifeste sa profonde inquiétude vis-à-vis des rapports crédibles et incessants de prélèvements non consentis, systématiques et cautionnés par l'État d'organes sur des prisonniers d'opinion dans la République populaire de Chine, y compris sur un grand nombre d'adeptes du Falun Gong détenus pour leurs croyances religieuses, ainsi que sur des membres d'autres groupes minoritaires religieux ou ethniques;

    2.  insiste sur le fait qu'il est inacceptable d'attendre 2015 pour mettre définitivement fin au prélèvement d'organes sur le corps de prisonniers exécutés; demande au gouvernement de la République populaire de Chine de mettre immédiatement fin à la pratique de prélèvement d'organes sur des prisonniers d'opinion et des membres de groupes minoritaires religieux ou ethniques;

    3.  demande à l'Union européenne et à ses États membres de soulever la question du prélèvement d'organes en Chine; recommande à l'Union et à ses États membres de condamner publiquement les abus en matière de transplantation d'organes ayant lieu en Chine et d'y sensibiliser leurs citoyens voyageant dans ce pays; appelle à une enquête approfondie et transparente de l'Union sur les pratiques de prélèvement d'organes en Chine, et à la poursuite en justice des personnes ayant pris part à des pratiques aussi contraires à l'éthique;

    4.  demande aux autorités chinoises de répondre de manière circonstanciée aux rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et sur la liberté de religion ou de conviction, qui demandent des explications sur l'origine du surplus d'organes constaté avec la hausse du nombre de greffes, et de leur permettre d'effectuer une enquête sur les pratiques de transplantation d'organes en Chine;

    5.  appelle à la libération immédiate de tous les prisonniers d'opinion en Chine, notamment des adeptes du Falun Gong;

    6.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au représentant spécial de l'Union pour les droits de l'homme, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, au gouvernement de la République populaire de Chine et au Congrès national du peuple chinois.

    Tiré de: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2013-0562+0+DOC+XML+V0//FR

  • Une résolution de la chambre des représentants des Etats-Unis appelle à mettre fin aux prélèvements d’organes illégaux en Chine

    La résolution relie une importante augmentation des greffes en Chine avec la persécution du Falun Gong

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    WASHINGTON—La congressiste Ileana Ros-Lehtinen (R-Fla.) et le Rep. Robert Andrews (D-N.J.) ont présenté jeudi la Résolution 281 de la chambre au Comité sur les Affaires étrangères, qui appelle la Chine à arrêter immédiatement la pratique de prélèvement d’organes sur ses prisonniers, en particulier les prisonniers de conscience du Falun Gong et les " membres d’autres groupes de minorités ethniques et religieuses.”

    La résolution demande : au gouvernement des USA de condamner les abus de greffes d'organes de la Chine; une enquête du Département d'Etat sur les pratiques de transplantation d'organes de la Chine et la poursuite de ceux qui sont responsables; la fin des 14 ans de persécution du Falun Gong ; l'émission d'un avertissement de voyage aux citoyens américains se rendant en Chine pour des greffes, les informant que les organes utilisés dans leur opération pourraient provenir de prisonniers de conscience; la condamnation par le gouvernement des États-Unis des abus de greffes de la Chine, d'interdire l'entrée aux États-Unis d'individus ayant participé à l'extraction d'organes et de tissus contraires à l'éthique et la pousuite de telles personnes susceptibles de se trouver aux Etats-Unis.


    On s'attend à ce que la H. Res.281 acquière de nombreux co-sponsors dans les jours qui viennent. Après discussion et un possible amendement, la résolution sera votée au sein du Comité des Affaires étrangères, et si elle est approuvée, ira ensuite à John Boehmer, le Président de la Chambre des représentants qui programmera un vote à la Chambre.


    Le prélèvement d'organe avait été brièvement mentionné dans la H.Res.605, passée en 2010, et qui appelait la Chine à mettre fin à sa campagne pour persécuter et torturer les pratiquants de Falun Gong. La Résolution 281 de la Chambre va beaucoup plus loin. Dans approximativement cinq pages de clauses explicatives détaillées, elle établit que l'abus systématique de transplantation d'organes a bien lieu en Chine.


    La résolution déclare que "des rapports persistants et crédibles de prélèvement systématique d'organes sanctionnés par l'état sur des prisonniers de conscience non-consentants", est la base des préoccupations, puis fournit un résumé de la preuve qui lie la majorité des prélèvments d'organes à une campagne résolue visant à persécuter et "éradiquer" la pratique du Falun Gong, qui a commencé en juillet 1999;

    La résolution note que "le nombre des opérations de transplantation d'organes en Chine a significativement augmenté après 1999, ce qui correspond au début de la persécution du Falun Gong."


    La résolution déclare que les pratiquants ont été envoyés à des "camps de rééducation par le travail, centres de détention, et prisons, où la torture est les abus sont routiniers" et où "les prisonniers de conscience du Falun Gong constituent la majorité de la population, et recevraient les plus longues condamnations et les pires traitements."


    La résolution note également que les pratiquants de Falun Gong en détention reçoivent des examens médicaux auxquels les autres prisonniers ne sont pas soumis et dont le but semble être de s'assurer de la santé des organes vitaux et de leur potentielle candidature pour le prélèvement d'organes.


    La résolution mentionne aussi la preuve fournie par des enquêteurs secrets qui ont passé des appels téléphoniques à 17 hôpitaux chinois en 2006. Les médecins ont admis utiliser ou pouvoir obtenir des organes vitaux de prisonniers du Falun Gong. Certains impliquaient la collusion des tribunaux locaux et de la police pour l'obtention des organes.


    Des trancriptions et des enregistrements audios de conversations entre des enquêteurs secrets et de hauts fonctionnaires du Parti communiste chinois, publiées en mai 2012 par l'Organisation mondiale d'investigation de la persécution du Falun Gong (WOIPFG) sont aussi mentionnées par la résolution . Les conversations témoignent que plusieurs “ont indiqué que les autorités centrales étaient au courant ou impliquées dans le prélèvement d'organes sur des prisonniers du Falun Gong ,” selon la résolution.


    La résolution mentionne également les découvertes de l'enquêteur Ethan Gutmann, qui a estimé que 65,000 pratiquants de Falun Gong peuvent avoir été tués pour leurs organes dans les années allant de 2000 à 2008.


    La résolution note que l'ancien vice-ministre de la santé de la Chine a admis que 90 pourcent des transplantations d'organes viennent de prisonniers exécutés. "La pratique d'approvisionnement en organes issus de prisonniers est une violation des règles de l'éthique médicale," déclare la résolution.


    Les hôpitaux chinois annoncent des temps d'attente de 2 à 4 semaines pour des greffes de rein ou de foie ; des transplantations de coeur ont été programmées seulement 3 semaines à l'avance, déclare la résolution. "Les courts temps d'attente ne peuvent être expliqués que par l'existence d'un vaste réservoir de donneurs vivants dont les organes peuvent être prélevés sur demande" déclare la résolution.


    La résolution fournit un bref résumé du témoignage donné par un médecin chinois "Wang Guoqi, en juin 2001 devant le Sous comité des Relations internationales de la Chambre des Représentants sur les Organisation internationales et les Droits de l'homme. Wang a témoigné que "les hôpitaux en Chine ont travaillé en collusion avec les agences de la sécurité d'état pour extraire des organes de prisonniers exécutés sans le consentement écrit des donneurs d'organes, et que ces transplantations étaient une source de revenus extrêmement lucrative."

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201306/113500.html

  • Débat au Parlement danois - Les députés condamnent le prélèvement forcé d’organes à vif par le PCC

    Parlement danois, droits humains, Chine, Prélèvement d'organes, commerce humain, Falun DafaLe 22 février 2013 le Parlement danois a tenu un débat intitulé: “La situation judiciaire de la Chine communiste”. Ce débat était l’initiative de Soren Espersen- éminent membre du Parlement, vice-président et porte-parole du Parti du peuple danois. Il visait à discuter du problème actuel des droits de l'homme en Chine et questionner le Ministre des Affaires étrangères concernant le prélèvement d’organes à vif sur des pratiquants du Falun Gong par le Parti communiste chinois (PCC).

     

    Le ministre danois des Affaires étrangères et les porte-paroles de la politique étrangère de huit autres partis ont participé au débat et pris la parole. Le 26 Février, plus de 100 membres du Parlement ont voté la proposition du débat.


    M. Espersen a souligné lors du débat :”En ce qui concerne ce qui se passe en Chine, comme l’a dit le Ministre des Affaires étrangères, nous n'avons pas les chiffres exacts. Mais selon les dernières informations d'Amnesty International, en Chine il y a plus de 5 millions de prisonniers, comprenant des dissidents politiques, des représentants d’églises, des avocats, des avocats, des pratiquants de Falun Gong, des chrétiens, et des Tibétains. Ils sont répartis dans plus de 1.400 camps de travail. Certains camps créent leurs propres sociétés commerciales afin d’exploiter ouvertement le travail gratuit des prisonniers pour se faire de l'argent. Le pire, c'est qu’y est perpétré le crime de prélèvement d'organes à vif. Quels que soient les organes ou le type de sang, ils peuvent fournir à leurs acheteurs exactement ce dont ils ont besoin et tirer un énorme profit de la vente d'organes. "


    Le porte-parole pour les affaires étrangères du parti danois de l’Alliance rouge et verte, Nikolaj Villusen a déclaré: “Le débat d'aujourd'hui est très important. Au Danemark, nous avons un accord commun quant aux droits humain. Presque tous les partis sont d’accord que les droits de l'homme revêtent une importance fondamentale. Par conséquent, nous devons parler pour ceux qui luttent encore pour leurs droits humains dans leur propre pays. "
    Les membres du Parlement ont soulevé sept questions concernant le passif de violations des droits de l'homme du PCC. C'était la première fois que le Parlement danois tenait un débat spécial sur la situation des droits humains chinois. Le débat a été retransmis en direct.


    Le 26 Février, les parlementaires ont voté sur la proposition lancée commune de six partis lors du débat. La proposition a été adoptée à la majorité des votes de plus de 100 membres. La proposition se lit comme suit: “Le parlement danois a débattu sur le problème de droits humains de la Chine et invite le gouvernement chinois à travailler à l'amélioration de sa situation des droits humains.Le parlement danois est également au courant des recommandations formulées par les hauts représentants des Nations Unies et les hauts représentants de l'UE pour aborder les violations actuelles des droits humains par la Chine, y compris l’absence de liberté d'expression et le traitement injuste des groupes minoritaires. "
    C'est la première fois que le gouvernement danois a, dans son propre parlement, officiellement reconnu le prélèvement d’organes à vif par le PCC. "


    Interviewé par les médias, Soren Espersen a déclaré ”Je pense qu'en tant que pays, nous devrions avoir le bon point de vue. La Chine est contrôlée par une dictature communiste qui continue à poursuivre et à prendre pour victime les Tibétains et les pratiquants de Falun Gong. Nous ne devons pas seulement penser à des échanges commerciaux avec la Chine et ignorer ses problèmes de droits humains. "

    Lire la suite de l'article sur: http://fr.clearharmony.net/articles/201303/112111.html

  • Taiwan veut criminaliser le commerce illégal d’organes

    Les organes obtenus illégalement constituent une inquiétude majeure en Chine où les autorités ont été accusées d’assassiner des prisonniers de conscience pour leurs organes. La Chine est en effet la principale destination de patients taïwanais qui veulent obtenir rapidement des organes à l’étranger.

    Selon Hsu Ming-neng, directeur du Bureau des affaires médicales du Département de la santé de Taiwan: «Nous voulons diminuer les cas d’utilisation d'organes venant de sources discutables. Nous prévoyons d'étudier un amendement concernant les greffes d’organes au cours de la période législative à venir et souhaitons le soutien de chacun.»

    Hsu Ming-neng s’est exprimé le 28 février 2013 à Taipei lors d’un forum organisé par le département de la santé. Le panel présent était constitué d’un groupe de cinq médecins et enquêteurs venus du monde entier, parmi lesquels David Kilgour, coauteur d’une enquête internationale sur les prélèvements d’organes forcés en Chine. Ils se sont rendus à Taiwan pour justement dénoncer les abus concernant les greffes d'organes en Chine.

    Jacob Lavee, un médecin  israélien, a découvert que ses patients se rendaient en Chine pour y obtenir des greffes dans des délais extrêmement courts. Certains se sont vus promettre un organe à une date fixe, ce qui laisse penser que la Chine bénéficie d’un approvisionnement d’organes «à la demande».

    Depuis, M. Lavee œuvre pour qu’Israël empêche le tourisme de transplantation en Chine.

    «Ces courtiers qui jouent le rôle d’intermédiaires entre les patients locaux et les donneurs en Chine, leur sort devrait être réglé. C’est ce que nous avons fait en Israël et de cette façon, nous avons réussi à mettre totalement fin au flux des patients israéliens se rendant en Chine», a déclaré Lavee aux journalistes de NTD Taiwan.

    Selon Jianchao Xu, un médecin chinois résidant aux États-Unis, un effort combiné est nécessaire pour mettre fin aux prélèvements forcés d’organes en Chine.

    «Je pense que le public, la communauté médicale, le secteur politique et la communauté juridique doivent tous entreprendre des actions, parce que ce n’est pas une chose que les médecins à eux seuls peuvent accomplir», a-t-il dit.

    Des enquêteurs indépendants et des défenseurs des droits de l’homme ont accusé dès 2006 le régime chinois de tirer profit des prélèvements forcés d’organes. Le groupe le plus important de victimes identifiées est constitué des pratiquants de Falun Gong persécutés. Les chrétiens clandestins et les minorités ouïgoures détenus seraient également assassinés pour leurs organes.

    Tiré de: http://www.youtube.com/watch?v=4JQ0jYaz9Uk&list=UUIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA&index=10

  • Des membres du Parlement canadien convaincus par les preuves de prélèvement d’organes par le Parti communiste chinois

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    L’Hon. Scott Reid, president du sous-comité

    Le 5 février, le Sous-comité des droits internationaux de la personne du Comité permanent des Affaires Étrangères et du Développement international du Parlement canadien a tenu une audition sur le prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine. L’audition était sous la présidence des Hon.Scott Reid, Irwin Cotler, et Wayne Marston. Les membres du sous-comité y assistaient. Après l'audition, plusieurs membres du parlement ont accepté des interviews. Tous ont exprimé que les preuves étaient convaincantes et que le gouvernement canadien devrait prendre des mesures pour y mettre fin. (Lire le début de l'article)

     
    Des membres du Parlement ont trouvé les preuves convaincantes

    Après l’audition, plusieurs membres du Parlement ont accepté des interviews. Tous ont exprimé que les preuves de prélèvements d’organes étaient convaincantes et que le Gouvernement canadien devrait prendre des mesures pour y mettre fin.

    L’Hon. Scott Reid, président du sous-comité, a déclaré : " La question de la récolte d’organes n’a cessé de susciter de plus en plus d'intérêt. Et ceci largement grâce à ces deux témoins que sont Ms Matas et Kilgour. Et ce n’est qu’un exemple clair d’un problème de droits de l’homme qui est nouveau. Ce problème n’existait pas il y a quelques années mais alors qu'il devient de plus en plus facile d'opérer ces activités de récolte d’organes, cela devient un problème de plus en plus saillant."

    "Je pense qu’ils ont démontré leur preuve de façon tout à fait efficace. " a-t-il dit.

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    L’Hon. Wayne Marston, vice-président du sous-comité

    L’Hon. Wayne Marston, vice-président du sous-comité, a exprimé qu’il acceptait les conclusions de Ms Kilgour et Matas. Il a déclaré : "Nous avions espéré voir un changement significatif en Chine, mais il est jusque-là évident que ça ne s’est pas produit. C’est ce qui a poussé le comité à examiner la situation d’un peu plus près. [Les investigateurs] étaient en accord avec les histoires que nous avions déjà entendues. Ils nous ont apporté certaines preuves dépassant ce que nous savions déjà à nous la communauté internationale, autre que les Etats-Unis et l’Australie et d’autres endroits qui s’y intéressent. Donc il est important que le Canada examine très sérieusement la situation. " 

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    L’Hon. Irwin Cotler, vice president du sous-comité


    L’Hon. Irwin Cotler, vice-président du sous-comité, a déclaré : “J’ai trouvé leur présentation d’aujourd’hui exemplaire. Je pense qu’ils ont avancé davantage de preuves s’agissant de l’illégalité des prélèvements d’organes en Chine, et il reste aux autorités chinoises à réfuter ces preuves, ce qu’ils n’ont pas encore fait et comme je l’ai dit aujourd’hui à moins que les autorités chinoises ne puissent les réfuter, ces preuves sont valables.”

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    L’Hon. David Sweet

    L’Hon. David Sweet et l’Hon. Judy Sgro étaient aussi tous les deux d’avis que les deux enquêteurs ont offert une preuve puissante et convaincante du prélèvement d’organes de pratiquants de Falun Gong en Chine.

    L’Hon Sweet était d’avis que l’audition est la première chose à faire pour faire cesser la violation des droits humains. Il a déclaré " C’est la première chose. Mais il y a des réflexions intéressantes ressortant des suggestions. M. Matas a suggéré que lorsque le Canada traite avec le rachat de sociétés canadiennes, étant donné que le Canada en a une quantité substantielle, et bien nous sommes un bon endroit où investir. Il y a beaucoup d’entreprises tenues par des états étrangers, qui viennent ici ; Cenoc en est un exemple. Ce serait de considérer leurs bilans de droits de l’homme comme un de nos critères, ce qui historiquement, n’a pas été le cas. Peut-être que le critère devrait être ajusté en conséquence."

    L’Hon. Sgro a exprimé : “M. Cotler, mon collègue libéral, travaille sur un projet de loi de membres privés qu’il présentera dès qu’il pourra le finaliser. Faisons le circuler aux Communes en espérant qu’il sera soutenu par tous les membres de la Chambre. Et ce sera un très puissant message que le Canada va se lever pour les droits de l’homme, et se lever et défendre des gens qui sont clairement persécutés et maltraités."

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    L’Hon. Gary Ralph Schellenberger

    L’Hon. Gary Ralph Schellenberger a déclaré: “Chaque fois que mon Premier Ministre parle au gouvernement chinois, les droits de l’homme sont abordés. Je pense que ma suggestion au Ministère des Affaires étrangères est que nous fassions tout notre possible pour mettre fin au prélèvement d’organes en Chine.”

    David Kilgour et David Matas ont déclaré au journaliste que de nombreux pays et organisations de par le monde ont déjà pris des mesures contre le prélèvement d’organes, y compris les Nations Unies, le Parlement européen, les USA, l’Australie, la France, le Canada, Taiwan, Israel, et la Belgique.

    M. Matas a dit avoir soumis 166,000 signatures de 36 pays européens au Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme des NU, lesquelles demandaient aux NU de mandater une enquête indépendante sur le prélèvement d'organes.


    Des membres du parlement : davantage de gens doivent être informés de cela

    L'Hon. Sgro a déclaré : “Nous avons une opportunité de renforcer ces voix, espérons que l’an prochain à cette époque il y aura des millions de gens qui seront au courant de ce qui se passe en Chine et de comment les pratiquants de Falun Gong sont persécutés et tués en résultat de cette persécution en Chine. Donc je suis très contente de voir que cela arrive aujourd’hui et j’applaudis vraiment le comité pour avoir pris cette initiative en faisant passer cette question en premier plan. Ils peuvent agir impunément tant que les gens ne sont pas au courant. Mais lorsque suffisamment de gens vont apprendre ce genre de choses, ils seront aussi consternés que moi qu’on les laisse continuer. "

    L’Hon. Brent Rathgeber a déclaré que les enquêteurs ont présenté une preuve puissante et détaillée des prélèvements d’organes. Il espère que l’information circulera largement et que davantage de gens seront mis au courant. Il pense que plus de gens le sauront, plus tôt cela prendra fin.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201302/111914.html

  • Un secret d'État chinois: le marché de transplantation d'organes

    C’est en 2006 que les allégations sur les prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants du Falun Gong ont fait surface, bien que le régime chinois ait toujours nié cette pratique. Le porte-parole du ministre de la Santé de l’époque, Mao Qunan, a dit a ce moment-là, que les informations indiquant que le régime chinois exécutait des prisonniers pour leurs organes, avaient été «malicieusement fabriquées».

    D’après les statistiques officielles, à peu prés 10.000 transplantations d’organes sont effectuées en Chine, chaque année. Bien que le régime chinois dise que le consentement des prisonniers exécutés est une obligation avant les prélèvements d’organes, les associations des Droits de l’Homme mettent en doute la validité de cette affirmation.

    Tiré de :http://www.youtube.com/watch?v=2yMybVGdAxs&list=UUIWw8PPP5OPNkDCLBrG9zVA&index=8&feature=plcp

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