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  • Parlement européen : forum sur les prélèvements d'organes

    [Leonidas Donskis, Sous-comité des droits de l'homme, Parlement européen]:
    «Les gens qui sont derrière cela sont des criminels. C'est un crime contre l'humanité.»

    Lors du forum organisé au Parlement européen à Bruxelles, ce 29 janvier, des médecins, des politiciens et des défenseurs des droits de l'homme ont discuté de la façon dont les prisonniers de conscience en Chine sont persécutés, torturés et dans certains cas tués pour leurs organes.

    [Tunne Kelam, Comité des affaires étrangères, Parlement européen]:
    «Si nous ne considérons pas sérieusement cette pratique, nous deviendrons moralement et politiquement co-responsables de ce qui se passe.»

    Enver Tohti était chirurgien en Chine dans les années 90. Il a, un jour, reçu l'ordre de prélever de force des organes sur des personnes vivantes. À cette époque, il n'avait pas compris que ces personnes étaient des prisonniers de conscience persécutés pour leur religion. Plus tard, il a agi et a témoigné pour mettre fin à cette pratique.

    [Enver Tohti, Ancien chirurgien, Xinjiang, Chine]:
    «En tant que médecin, je devais sauver mon patient. Mais d'un certain point de vue, j'ai tué cette personne. Il est mort après que j'ai prélevé son foie et ses deux reins. Pour moi, c'est une sorte de blasphème envers mon devoir de médecin. Pendant de nombreuses années, j'ai eu le cœur très lourd.»

    Les premiers indices de prélèvements forcés d'organes sur des prisonniers de conscience sont apparus en 2006. Les enquêteurs indépendants, David Kilgour et David Matas, ont conclu que plus de 40 000 personnes innocentes ont été tuées pour leurs organes. La plupart de ces victimes pratiquaient le Falun Gong.

    Selon le journaliste d'investigation Ethan Gutmann, en plus des pratiquants de Falun Gong, les Ouïgours et les Chrétiens clandestins, en Chine, ont aussi été victimes de prélèvements d'organes.

    Il existe des moyens internationaux de mettre un terme à ces crimes.

    [Ethan Gutmann, Chercheur associé, Fondation pour la défense des démocraties]:
    «Le plus évident et je pense que c'est ce qui va se passer d'abord en Australie, c'est de le criminaliser. Si vous allez en Chine chercher un organe, vous êtes un criminel. C'est aussi simple.»

    Bien que les prélèvements d'organes aient eu lieu, en Chine, depuis plus de 10 ans, ce phénomène n'a attiré l'attention que récemment.

    [Erping Zhang, Porte-parole, Centre d'information du Falun Dafa]:
    «En quoi la situation est-elle différente aujourd'hui ? Beaucoup de médecins ont décidé de parler de ce problème. La communauté internationale ne peut plus l'ignorer, parce que des experts en droit, des avocats et des organisations des droits de l'homme ont soulevé ce problème aujourd'hui.»

    [Prof. Dr. Huige Li, Délégué pour l'Union européenne, DAFOH]:
    «Nous pouvons sentir que visiblement, la communauté européenne est inquiète à ce sujet. Pourquoi ? Nous avons récolté 166 000 signatures en seulement 45 jours.»

    Un précédent forum sur le même sujet avait eu lieu au Congrès américain, en septembre dernier.

    Tiré de: http://www.youtube.com/user/NTDFrench

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