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  • Liu Yunshan et le département de la propagande en perte de pouvoir

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    De petits détails montrent que le pouvoir est en train d’échapper des mains d’un personnage clé du Parti communiste chinois (PCC) lié à l’ancien dirigeant du Parti Jiang Zemin.

    Liu Yunshan est un ancien du Comité permanent du Politburo. Il a rejoint cet organe du Parti en 2007 et a prolongé son mandat d’un second quinquennat en 2012. Il avait été placé à ce poste grâce à l’influence de Jiang Zemin et il a servi les intérêts de ce dernier depuis 2002 en exerçant un contrôle étroit sur l’appareil de propagande communiste.

    Un signe indiquant la baisse de l’importance du rôle de Liu Yunshan est le programme des rencontres suivant la 4e session plénière du Comité central. La coutume au sein du PCC après le conclave annuel du Comité central est que les différents services de l’État et du Parti organisent des réunions pour promouvoir le message principal du Comité central.

    Le 23 octobre de cette année, le jour suivant la clôture de la 4e session plénière, le groupe dirigeant central de l’information et de la sécurité d’Internet a proposé son atelier pour transmettre l’esprit de la réunion. Le même jour, le Congrès national du peuple et la Conférence consultative politique du peuple chinois ont également organisé des ateliers thématiques.

    Le département de la propagande contrôlé par Liu Yunshan n’a pas tenu sa réunion sur le thème «Appliquer l’esprit de la 4e session plénière» avant le 25 octobre. Pour les observateurs de la Chine lisant attentivement la destinée du PCC, le retard de la réunion semblait très important, indiquant l’importance diminuée de cette réunion du département de la propagande.

    Par ailleurs, Lu Wei, le directeur du Bureau de l’information et de la sécurité d’Internet n’a pas assisté à cette réunion, alors que l’Internet représente un élément important de l’appareil de propagande. Au contraire, la veille, Lu Wei avait organisé un autre atelier pour le groupe de sécurité d’Internet.

    L’absence de Lu Wei signifie que le Bureau d’information et de sécurité d’Internet a échappé au contrôle de Liu Yunshan.

    Ce bureau était autrefois nommé «Bureau d’État de l’information sur Internet» et dépendant du Bureau général du Conseil d’État. Le 27 février 2014, le dirigeant du Parti Xi Jinping a pris la direction du groupe, l’a rebaptisé et en a fait une organisation du Parti central.

    Bien que Hu Jintao ait succédé à Jiang Zemin à la tête du Parti en 2002, ce dernier a maintenu son aptitude à influencer lourdement les événement au cours des 10 ans de règne de son successeur. Contrôler le département d’État était l’un des moyens trouvés par Jiang Zemin pour limiter le pouvoir de Hu Jintao. 

    Depuis bien avant que Xi Jinping accède au pouvoir en novembre 2012, Jiang Zemin et sa faction ont essayé de limiter son pouvoir, voire même de le renverser. Liu Yunshan n’a pas cessé de causer des ennuis à Xi Jinping en censurant ou en détournant le sens de ses discours.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/11/3/n3510453/liu-yunshan-et-le-departement-de-la-propagande-en-perte-de-pouvoir.htm

  • Bo Xilai inculpé de corruption et d’«abus de pouvoir»

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    Dans une annonce très succincte sur son site web, Xinhua, l’agence officielle de presse de l’État chinois, déclarait que le membre expulsé du Politburo, Bo Xilai, avait été mis en accusation et passerait en jugement pour les motifs de «prévarication, corruption, et abus de pouvoir».

    Il n’avait pas été précisé de date dans cette annonce, qui consistait en seulement deux phrases en anglais.

    L’affaire contre Bo est conduit par le Parquet Populaire de Jinan City, la capitale de la Province de Shandong sur la côte est de la Chine. On dit que Bo est coupable d’avoir «utilisé sa position pour rechercher des  bénéfices pour lui-même», et accepté «des montants particulièrement pharamineux» en argent et en propriété sous forme de pots-de-vin, selon l’annonce en langue chinoise. Son abus de pouvoir a «causé des pertes considérables aux intérêts du peuple et du pays, dans un contexte particulièrement grave», précisait le bulletin d’information.

    Bo Xilai est retenu en captivité depuis le mois d’avril 2012: d’abord sous la forme secrète de détention et d’interrogation interne au Parti, connue sous le nom de shuanggui, et ensuite aux mains des autorités judiciaires, qui ont dû enquêter sur les chefs d’accusation porter contre Bo par les comités de sécurité du Parti, et définir les preuves qu’elles se devaient de mettre à jour.

    Le procès de Bo est l’un des plus politiquement chargés et sensibles de toute une génération. Cela a commencé à la suite d’un scandale l’année dernière, en février de 2012, lorsque son collaborateur Wang Lijun, l’ex-commissaire de police de Chongqing, la grande ville du sud-ouest dans laquelle Bo présidait en tant que Secrétaire du Parti, s’était rendu à minuit au Consulat des États-Unis à Chengdu (Sichuan), d’où il aurait sans doute tenté de passer à l’ouest.

    Après avoir passé plus d’une journée à enregistrer les confessions et révélations de Wang, les officiels américains l’avaient remis à un fonctionnaire de sécurité du Parti Central à Pékin plutôt qu’aux hommes de main de Bo Xilai, qui à ce moment-là avaient encerclé l’enceinte américaine avec leur police paramilitaire. L’épouse de Bo, Gu Kailai, fut inculpée en août 2012 du meurtre d’un associé d’affaires britannique, Neil Heywood, et s’était vu condamnée à une peine de mort avec sursis; Wang Lijun, en septembre 2012, fut convaincu d’une série d’infractions, y compris celui de passer à l’ennemi et d’avoir «détourner la loi à des fins égoïstes», et envoyé en prison pour 15 ans.

    Ces condamnations, ainsi que les chefs d’inculpation contre Bo — selon un rapport non confirmé, il va être accusé pour avoir accepté 2.45 millions d’euros en pots-de-vin, une somme minable dans le contexte de corruption en Chine — passent par-dessus bien des aspects plus politiquement explosifs pour ces cas.

    On pensait par exemple que Bo et Wang avaient, de concert avec l’ancien directeur du régime Jiang Zemin et l’ancien haut responsable de la sécurité Zhou Yongkang, pris part à une conspiration pour monter un coup d’état et gagner le pouvoir en Chine. Des rapports ont émergé l’année dernière selon lesquels Bo avait mis sur écoute les téléphones des cadres supérieurs du Parti, et était en mesure d’écouter leurs conversations privées.

    Alors que Bo était maire de Dalian, une ville du nord, sa femme Gu Kailai et lui même ont sans doute également été impliqués dans le commerce de cadavres de prisonniers exécutés — incluant selon toute vraisemblance des prisonniers de conscience — vendus à des compagnies qui les plastinisaient pour ensuite les exhiber dans le monde entier.

    Wang Lijun s’est vanté dans un discours, plus tard retiré de l’Internet, qu’il s’était livré à des «milliers» de transplantations d’organes «sur site», une référence que les experts ont considéré devoir nécessiter l’implication d’un cadre clinique dans lequel les victimes selon toute probabilité avaient été simplement anesthésiées, plutôt que tuées, avant d’extraire leurs organes pour une greffe. Des analystes pensent aussi qu’il est probable, vu le contexte de son discours, que nombre de ces milliers de victimes étaient des pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle qui est persécutée en Chine depuis 1999.

    Les activités de Wang Lijun liées au prélèvement d’organes se sont produites dans la Province de Liaoning, que Bo Xilai a dirigée de 2000-2004. Le chercheur Ethan Gutmann a nommé cette province d’épicentre du prélèvement d’organes sur les pratiquants de Falun Gong.

    Aucun de ces plus graves chefs d’accusation n’apparaissait dans les procès très orchestrés de Gu et Wang, et on ne s’attend pas à ce qu’ils entrent en ligne de compte dans le procès de Bo Xilai, dont le verdict sera celui que le Parti Communiste aura décidé, avant même qu’il ne pénètre dans la salle de tribunal.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/5/n3508642.htm

  • Après la purge de Bo Xilai, la recherche sur l’Internet du terme «prélèvement d’organes» a tout à coup été autorisée

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    Le Parti communiste chinois applique un régime de censure de l’Internet tellement strict que lorsqu’il y a un trou – en particulier un grand trou, évident et béant – les observateurs sont enclins à conclure qu’il doit être laissé délibérément.

    Ainsi, peu de temps après le 28 septembre 2012, où il avait été annoncé que Bo Xilai, le fonctionnaire expulsé du Politburo, avait été aussi exclu du Parti, et que la recherche de termes politiquement sensibles tels que «prélèvements à vif» et «prélèvements meurtriers» avait été autorisée sur plusieurs sites populaires, les analystes ont essayé de comprendre ce que cela signifiait.

    Ethan Gutmann, un chercheur et auteur de nombreux ouvrages sur les pratiques abusives de transplantation d’organes en Chine, avait écrit dans un courriel: «Je pense que très peu de gens savent réellement ce que cela signifie».

    Il est tentant d’imaginer que cela suggère que quelqu’un au sommet du Parti envoyait un message à la ligne dure et aux partisans cachés de Bo, quelque chose du genre «Nous aurions pu aller beaucoup, beaucoup plus loin dans les accusations contre Bo. Donc, nous lui faisons une faveur. Eloignez-vous. Oubliez tout cela. C’est Chinatown». La dernière phrase est tirée du film Chinatown de Roman Polanski en 1974, signifiant d’une certaine manière que de graves injustices restent parfois impunies.

    Deux grandes plateformes Sina Weibo et Tencent Weibo (weibo signifie «microblog» en chinois), avaient levé l’interdiction sur les recherches associées aux prélèvements d’organes. Des articles dans l’édition chinoise d’Epoch Times relatant des témoignages récents à ce sujet au Conseil des droits de l’homme des Nations Unis avaient été diffusés par des internautes chinois en utilisant ces mots clés.

    Les termes qui ont été débloqués comme «prélèvements à vif» sont presque exclusivement utilisés en référence aux allégations de prélèvements d’organes sur des prisonniers de conscience, le plus souvent des pratiquants de Falun Gong.

    Une séquence d’événements semblable a eu lieu au mois de mars 2012, après la fuite de Wang Lijun au consulat américain de Chengdu. On pensait qu’il avait révélé aux fonctionnaires américains son implication dans les prélèvements d’organes dans le nord-est de la Chine.

    Entre 2003 et 2008, Wang était le chef de la sécurité dans la ville de Jinzhou et dirigeait un laboratoire médical rattaché au Bureau de la sécurité publique qui se focalisait sur la recherche dans le domaine de transplantation d’organes.

    Dans son discours lors d’une remise d’un prix qui a été mis en ligne, Wang a reconnu avoir participé à des «milliers» d’opérations de transplantations effectuées sur place. Compte tenu du contexte de ses remarques, les analystes sont parvenus aux conclusions provisoires que la plupart des transplantations avaient été effectuées tandis que les victimes étaient toujours en vie et que la plupart des victimes étaient probablement des pratiquants de la discipline spirituelle du Falun Gong, une pratique populaire traditionnelle qui est persécutée depuis 1999 en Chine.

    Les analystes partageaient l’avis que les hauts dirigeants du Parti étaient au courant des crimes de Wang et qu’en médiatisant l’information sur son implication dans ces crimes, ils essayaient d’une certaine façon d’épargner la participation dans son ensemble du Parti communiste.

    Les microblogs Sina et Tencent ont également levé l’interdiction sur les noms de Bo Xilai, Gu Kailai et Wang Lijun. Gu Kailai est l’épouse de Bo, elle a été récemment condamnée à la peine de mort avec sursis pour le meurtre de l’homme d’affaire britannique Neil Heywood.

    Ce changement, bien que subtil de la censure, a suscité des discussions et des réflexions parmi les internautes.

    Un utilisateur a écrit: «Ces crimes odieux sont déjà connus dans la société internationale mais peu de gens sont au courant en Chine où l’information est fortement bloquée. Les instigateurs sont les gauchistes les plus extrêmes et pervers. Ils doivent être tenus responsables et condamnés!» Le terme «gauchiste» fait référence aux purs et durs du Parti.

    Un utilisateur de Tent-cent a écrit: «Les prélèvements d’organes touchent probablement un nerf sensible du Parti pervers, alors ils n’osent pas en parler».

    Un autre utilisateur a écrit: «Le gouverneur B (Bo Xilai) a commis des crimes de prélèvements d’organes à vif et la fabrication de spécimens humains. Ses crimes contre l’humanité, quand seront-ils réglés?»

    Un autre a écrit: «Ils n’osent pas faire connaître aux gens le prélèvement d’organes à vif et la vente d’organes car ils périraient une fois que cela sera connu.»

    Lin Zixu, un analyste de la politique chinoise, a déclaré lors d’une interview à Son de l’espoir, une radio en langue chinoise installée hors de la Chine: «Tout le monde est au courant que le Parti communiste est très prudent par rapport à chaque déclaration concernant Bo Xilai, parce que c’est un sujet extrêmement sensible. Ils font attention à chaque signe de ponctuation».

    Il a dit que beaucoup de gens à l’intérieur de la Chine, y compris les dirigeants du Parti, sont déjà au courant de l’implication de Bo et Wang dans les prélèvements d’organes. «Ces gens du Parti qui n’étaient pas impliqués savent que tôt au tard cette affaire explosera et qu’ils devront dire qu’ils étaient en train d’enquêter pendant tout ce temps pour pouvoir mettre la responsabilité sur Bo Xilai et les autres.»

    Lin a poursuivi: «Mais maintenant tout le monde sait aussi que la raison fondamentale pour que cela se soit produit en premier lieu était due au système du Parti communiste».


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/28/n3508275.htm

  • En Chine, le dirigeant du Parti négocie en coulisse avec la faction rivale

    Xi Jinping, Chine, Politburo, parti communiste, lutte contre la corruption

    Analyse de l’information

    Xi Jinping, le nouveau dirigeant du Parti communiste chinois déguisé en promoteur d’une campagne de lutte contre la corruption pour sauver le Parti et l’Etat, a hérité de la mission inachevée de contrôle et de purge des forces rivales et des factions qui ont été, l’année dernière, à l’origine de scandales et de luttes intestines parmi les hauts dirigeants du Parti.

    En tête de liste se trouve Jiang Zemin, l’ancien chef vieillissant du Parti, qui a, telle une épée de Damoclès, la responsabilité de la persécution du Falun Gong suspendue au-dessus de sa tête. L’autre cible de Xi est le Comité des affaires politiques et juridiques (CAPL), un appareil de sécurité publique de la Chine, devenu l’organisation la plus corrompue et le second centre de pouvoir sous la conduite de son ancien chef Zhou Yongkang, qui est également l’un des plus proche allié de Jiang. La manière dont Xi traitera ces problèmes va déterminer le destin du Parti.

    Au cours des quelques semaines qui ont suivi la nomination de Xi en tant que chef du Parti, Jiang Zemin a déjà à plusieurs reprises défié ouvertement l’autorité de Xi.

    Le 4 décembre, huit règles visant à améliorer le travail du Politburo, connues sous le nom de Huit règles de Xi, ont été approuvées par le Parti. Une de ces règles interdit aux fonctionnaires de publier leurs propres écrits, monographies, lettres ou télégrammes de vœux ou encore toutes autres inscriptions, sans l’approbation préalable du gouvernement central.

    Cependant, selon un rapport d’un média d’Etat, sur une période de six jours,qui va du 22 au 28 décembre, Jiang a transgressé à quatre reprises les règles de Xi. Le 22 décembre, Jiang a écrit la préface d’un livre d’anciens poèmes. Deux jours plus tard, il a publié un livre intitulé Huang Ju, dédié à son partisan Huang Ju qui était aussi un personnage clé dans la persécution du Falun Gong et qui est décédé en 2007.

    Le 25 décembre, Jiang a fait une inscription qui a été dévoilée sur le Pont de Nanjin. Et, le 28 décembre , son dernier livre a été publié. Selon des analystes politiques, l’intention de Jiang était de rappeler à Xi, et à tout le monde, qu’il a encore une influence politique.

    Une personne bien informée du camp de Xi Jinping a dit à la Radio Nationale de Chine appartenant à l’Etat, que l’attitude distante de Jiang était dans une certaine mesure approuvée par Xi. Le fait de permettre à Jiang d’entretenir ces présences publiques a servi de couverture pour les vraies opérations – reconquérir le pouvoir de Jiang, tromper l’attention du CAPL et empêcher Zeng Qinghong, l’homme à tout faire de la faction de Jiang, d’entreprendre toutes sortes d’opérations «suicide» qui aurait pu mettre le Parti hors de contrôle.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/1/10/n3507783.htm

  • Regard sur les nouveaux dirigeants du Parti Communiste Chinois: Wang Qishan

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    Le nouveau comité permanent du Politburo (ou Bureau Politique) du Parti Communiste Chinois a été révélé le 15 novembre. Exceptés le leader du Parti Xi Jinping et son député et chef des affaires économiques Li Keqiang, cinq noms sont relativement nouveaux. Wang Qishan est l’un d’entre eux.

    Wang Qishan est né en Juillet 1948 dans le comté de Tianzhen, de la province de Shanxi. Son père était professeur à l’Université Tsinghua à Pékin. Diplômé du Lycée de Pékin N°35, il faisait partie des «jeunes éduqués» et fut envoyé en campagne à Yanan City, dans la province de Shanxi. Durant cette période il rencontra Yao Mingshan  la fille du leader du Parti Yao Yilin, avec qui il se maria par la suite. En 1973, en tant que soi-disant étudiant «travailleur-fermier-soldat» durant la Révolution Culturelle (1966-1976), il entra à la Northwest University pour étudier l’histoire. Après l’obtention de son diplôme en 1976 il travailla au Musée de Shaanxi durant trois ans,  puis changea d’orientation en passant de l’histoire de la République de Chine à la macroéconomie.

    En 1982 Yo Yilin intégra le Secrétariat Général du Parti Communiste Chinois (SGPCC) en tant que membre alternatif du Politburo et Wang Qishan fut alors placé au «Bureau de Recherche Politique Rurale» du SGPCC. Ce fut le point de transition qui amena Wang Qishan à entrer en politique.

    En mars 1993 Zhu Rongji remplaça Yao Yilin en tant que Vice-Premier ministre. Zhu appréciait chez Wang Qishan son expérience et ses compétences dans les secteurs bancaire et financier. Trois mois plus tard Wang devint vice-président de la Banque Populaire de Chine.

    Wang fut ensuite rapidement promu. Il devint le président et le secrétaire du Parti à la China Construction Bank en 1996, puis un membre du Comité Permanent du Comité Provincial de Guangdong du PCC en 1997, vice-gouverneur de Guangdong en 1998, directeur et secrétaire du Parti au «Bureau de la Restructuration Economique du Conseil d’Etat» en 2000, secrétaire de la province de Hainan et directeur du Comité Permanent de l’Assemblée Provinciale Populaire en 2002, député du secrétaire du Parti de la municipalité de Pékin et commandant actif en 2003, membre du Bureau Politique en 2007, puis vice premier ministre du Conseil d’Etat en 2008. Bien qu’il soit moins haut placé que Hui Liangyu, en charge de l’agriculture, et Zhang Dejiang, en charge des industries économiques clés, Wang Qishan et Li Keqiang sont tous les deux perçus comme les deux forces dirigeantes parmi ces vice-premiers ministres.

    Mais Wang n’aura probablement pas beaucoup d’occasions de se concentrer sur le développement économique, étant donné qu’il a été assigné au corps anti-corruption du Parti.

    Note de l’éditeur: Lorsque Wang Lijun, l’ancien policier haut gradé de Chongqing a fui pour sauver sa vie au Consulat des États-Unis à Chengdu le 6 février, il a déclenché une tempête politique qui ne s’est pas calmée. La bataille dans les coulisses tourne autour de la position prise par chaque responsable concernant la persécution du Falun Gong).La faction aux «mains tachées de sang» – les fonctionnaires promus par l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin afin de mener la persécution – cherche à éviter la responsabilité de ses crimes et à poursuivre la campagne. D’autres fonctionnaires refusent de continuer à participer à la persécution. Les événements qui se déroulent offrent un choix aux fonctionnaires et aux citoyens de la Chine, ainsi qu’aux gens du monde entier: soutenir ou s’opposer à la persécution du Falun Gong. L’histoire se rappellera du choix de chacun.)

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/26/n3507508.htm

  • D'anciens cadres du PCC publient une lettre ouverte adressée à Hu et Wen

    Zhou Yongkang, membre du Comité permanent du Politburo
    Zhou Yongkang, membre du Comité permanent du Politburo – la plus haute instance dirigeante du Parti communiste chinois – pourrait être expulsé du Parti tout comme son protégé, Bo Xilai. (Liu Jin/AFP/Getty Images)

    Seize anciens cadres du Parti communiste chinois ont publié le 9 mai, sur Internet, une lettre ouverte adressée aux dirigeants chinois, Hu Jintao et Wen Jiabao.

    L'auteur de la lettre, Yu Yongqing, a confirmé son authenticité lors d'une entrevue téléphonique avec The Epoch Times.

    La lettre émet plusieurs requêtes concernant le haut dirigeant Zhou Yongkang, dont son retrait du Comité permanent du Politburo; son retrait du rôle de secrétaire de la Commission des affaires politiques et législatives (CAPL); que Zhou admette ses torts dans la persécution du Falun Gong; que Zhou démissionne de tout autre poste, y compris son adhésion au Parti; et que Zhou fasse l'objet d'une enquête par la Commission centrale de discipline.

    Zhou Yongkang est aux commandes de l'appareil de sécurité chinois en dirigeant la CAPL et il est un des neuf membres du Comité permanent du Politburo, la plus haute instance du pouvoir au sein du régime. Des rumeurs avaient fait surface au mois de mars que Zhou – assisté par Bo Xilai qui a récemment été disgracié et expulsé – avait planifié un coup d'État pour empêcher Xi Jinping de devenir le prochain dirigeant suprême et pour installer à la place Bo dans les plus hautes sphères.

    Geste audacieux
    La lettre des signataires est particulièrement intéressante, car elle dénonce un homme qui a le pouvoir de les faire disparaître.

    «Habituellement, les auteurs de telles lettres ont des demandes générales, comme la mise en œuvre de réformes politiques», explique le chroniqueur Zhang Tianliang. «Il est très rare qu'une seule personne soit prise à partie.»

    La lettre a été publiée sur le site web Canyu.org, appartenant à la China Free Press.

    La lettre demande également que Liu Yunshan soit démis de ses fonctions de directeur du Département de la propagande (sous Li Changchun) et qu'on l'empêche de participer à la prochaine rencontre du Comité permanent lors du 18e Congrès national du peuple.

    Liu Yunshan, considéré par plusieurs comme faisant partie de la faction de Hu Jintao au sein du Parti, est un des dix candidats considérés pour un poste sur le Comité permanent.

    Les crimes de Mao et de ses successeurs
    Les 16 signataires de la ville de Zhaotong, province du Yunnan, ont énuméré les crimes de Mao Zedong et de ses successeurs. Ils ont aussi dénoncé l'intention de Zhou Yongkang et de Bo Xilai de ramener la Révolution culturelle et de planifier un coup d'État à Chongqing.

    Yu Yongqing a déclaré : «Dans plusieurs mouvements, les intellectuels et les agriculteurs ont été sauvagement réprimés. Après les tourments de la Révolution culturelle de Mao Zedong en Chine, ses successeurs Deng Xiaoping et Jiang Zemin ont été responsables du massacre de Tiananmen en 1989 et de la persécution actuelle du Falun Gong.»

    Yu Yongqing estime que ces évènements ont ruiné l'avenir de la Chine et que les protagonistes devraient être tenus pour responsables. Le gouvernement doit innocenter les gens persécutés, selon lui. Si le PCC ne change pas, les gens vont se soulever et le renverser.

    Un autre signataire, Wu Zhibo, a dit croire que Pékin savait que Zhou Yongkang soutenait Bo Xilai. Il a aussi dit que la Chine ne devrait pas retourner aux jours obscurs et chaotiques de la Révolution culturelle.

    La lettre souligne que plutôt que de critiquer sérieusement la Révolution culturelle et les crimes commis par Mao Zedong, et d'éliminer l'influence persistante de la Révolution culturelle, le Comité central du Parti valorise encore l'idéologie de Mao et a déformé l'histoire afin de camoufler ses crimes. Par exemple, la statue de Mao se dresse encore sur la place Tiananmen.

    La lettre ajoute que l'idéologie de Mao a joué un rôle fondamental dans les troubles politiques en Chine actuellement concoctés par Zhou Yongkang  et l'ex-secrétaire du Parti à Chongqing, Bo Xilai. Sans la tentative de défection au consulat américain de l'ex-chef de police de Chongqing et bras droit de Bo Xilai, Wang Lijun, le 6 février dernier, la Chine aurait fait face à des conséquences inimaginables, indique la lettre.

    Version originale : Party Veterans Publish Open Letter to Hu and Wen


    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Danciens-cadres-du-PCC-publient-une-lettre-ouverte-adressee-a-Hu-et-Wen.html

  • Hu Jintao cible le directeur de la police de la Chine

    Hu Jintao, Chine, lutte de pouvoir,Zhou Yongkang, Politburo, Bo Xilai La tête dirigeante du Parti communiste chinois, Hu Jintao, a quitté la Chine pour une tournée de huit jours dans trois pays, bien que Pékin soit inondée de rumeurs face à la lutte de pouvoir féroce qui se déroule à la direction du PCC. Les analystes disent que Hu se sent en sécurité de voyager en ce moment, car il a utilisé un vieux subterfuge pour contenir son plus dangereux ennemi.

    Cet ennemi est Zhou Yongkang, le dirigeant de la Commission des affaires politiques et législatives (CAPL), un organe puissant du parti qui contrôle la police, la police armée, le parquet, les tribunaux et à peu près tous les autres secteurs du système d’application des lois du régime. Zhou est aussi l’un des neuf membres du Comité permanent du Politburo qui dirige le PCC.

    Après que Wang Lijun, l'ancien chef de la police au niveau provincial de la ville de Chongqing, a tenté de faire défection au consulat américain à Chengdu le 6 février, une cabale au sein du PCC impliquant Zhou Yongkang et le chef du Parti de Chongqing, Bo Xilai, a été révélée.

    Bo Xilai était connu comme étant le choix de Zhou pour lui succéder à la tête du CAPL et au Comité permanent − Zhou est censé prendre sa retraite en octobre. Zhou et Bo sont tous deux fortement impliqués dans la persécution du Falun Gong. Avec Bo au pouvoir, Zhou pourrait prendre sa retraite en sachant qu'il ne serait pas tenu responsable de ses crimes contre les pratiquants de Falun Gong.

    Le journaliste à la sécurité nationale de longue date Bill Gertz a cité qu’un responsable américain aurait dit que Wang était au courant «des efforts déployés par des partisans de la ligne dure comme Zhou Yongkang et Bo Xilai pour perturber le bon déroulement de la succession de Xi Jinping». Le site Internet chinois dissident Boxun a rapporté que Zhou et Bo planifiaient un coup d'État visant à renverser le prochain chef présumé du PCC, Xi Jinping, lorsqu’il aurait pris le pouvoir.

    Le 15 mars, l’organe du parti Xinhua a annoncé que Bo avait été congédié et qu'il était sous enquête. Depuis cet évènement, une rumeur court selon laquelle il serait assigné à domicile. Depuis son arrestation, plusieurs hauts responsables du Parti à Chongqing ont également été arrêtés.

    Cette purge de Bo et de ses acolytes a affaibli Zhou, mais il détient encore le pouvoir. En sachant que Hu et Wen ont agi contre Bo, Zhou peut être encore plus dangereux, ayant été mis au pied du mur.

    Les rumeurs d'une tentative de coup d'État qui aurait eu lieu dans la nuit du 19 et du 20 mars ont désigné Zhou comme responsable. Selon d’autres rumeurs, Zhou aurait lui-même été arrêté le 21 mars.
     
    Le plan de Hu Jintao
    Le 21 mars, une série de sessions de formation au sein du CAPL, impliquant 3300 secrétaires du parti à l'échelle nationale, a été annoncée.
     
    Le 26 mars, d'après Xinhua, 462 secrétaires du CAPL, à l'échelle des provinces, des villes et des cantons, se sont présentés à la première des sessions de six jours à Pékin. Zhou Yongkang est venu à la journée d'ouverture et a prononcé un discours, tandis que Hu Jintao quittait Pékin pour Séoul, la première étape de son voyage.

    Lors de son discours, Zhou donnait l’impression d’un cadre loyal au Parti. La chaîne officielle China Central Television (CCTV) a couvert son discours, mettant l'accent sur la contribution de Hu à l'idéologie du PCC, le Concept de développement scientifique. Zhou a également parlé de l'importance du CAPL, gardant une ferme emprise sur son orientation politique et maintenant un consensus maximal avec le Parti central sur "les principaux points de ce qui est bien et de ce qui est mal".

    Le 23 mars, Zhou convoquait une réunion nationale du CAPL à Pékin. Sa lettre, à cette occasion, adoptait un ton très différent. Zhou couvrait d’éloges les «réalisations» du CAPL.

    Shi Zangshan, un expert de la Chine, basé à Washington D.C., a commenté à la Radio Son de l'Espoir (SOH) le stratagème de Hu : «Hu Jintao a convoqué les secrétaires du CAPL de partout dans le pays pour une formation avec un très court préavis. C'est la méthode de Hu afin d’empêcher Zhou Yongkang de mobiliser la police et les forces de l'ordre armées pendant qu’il est en voyage. De toute évidence, Hu ne fait pas confiance à Zhou.»

    Li Tianxiao, commentateur politique et chroniqueur pour The Epoch Times, a déclaré à SOH : «La formation [session] a coupé Zhou de son pouvoir en l’isolant. C'est comme mettre Zhou en résidence surveillée, l'empêchant ainsi d'influencer les cadres de niveau inférieur du CAPL.»

    Li a déclaré que dans le passé Zhou a violé la loi et commis de nombreux crimes en donnant directement des ordres à ses secrétaires du CAPL partout dans la nation. Maintenant, ces secrétaires ont été convoqués à Pékin et ils ont l’occasion de démasquer Zhou.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Hu-Jintao-cible-le-directeur-de-la-police-de-la-Chine.html

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