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personnages historiques

  • Regarder une personne avec de nouveaux yeux: 刮目相看

    expression chinoise, proverbe, Chine, trois royaumes, vin, récit historique chinois, personnages historiques

    L’expression 刮目相看 guā mù xiāng kàn, qui signifie «regarder une personne avec de nouveaux yeux» est tirée d’une description de Lü Meng(1), remarquable général de l’État de Wu, dans le récit historique chinois Chroniques des Trois Royaumes(2).

    Lorsque Lü Meng était jeune, il n’aimait pas lire. Il préférait pratiquer les arts martiaux. Devenu général, il n’aimait toujours pas lire. Aussi ses pairs le considéraient-ils souvent comme un simple guerrier.

    Un jour, Sun Quan, le roi de l’État de Wu, lui dit: «En tant que général, vous devriez constamment enrichir vos connaissances».

    Lü Meng répondit: «Je suis trop occupé par les affaires militaires et je n’ai pas le temps de lire».

    «Je ne vous demande pas de devenir un érudit», l’encouragea le roi. «Lire davantage peut aider à étendre votre vision et à enrichir votre sagesse. Vous dites être trop occupé pour lire. En tant que roi, il y a toutes sortes d’affaires dont je dois m’occuper, comparé à vous. Pourtant, je trouve quand même le temps de lire et de m’améliorer.»

    Lü Meng fut inspiré par les propos du roi. Il commença à se mettre sincèrement à lire. Peu à peu, il enrichit ses connaissances et il devint un stratège militaire encore meilleur.

    Un jour, le commandant-en-chef de l’État de Wu vint à passer. Il ne voulait pas rendre visite à Lü Meng, pensant qu’il ne pourrait pas discuter d’affaires militaires avec celui qui avait la réputation d’être un illettré. Mais son assistant lui conseilla de rendre visite à Lü Meng, lui disant qu’il était devenu une personne très au fait.

    Ce fut chose faite. Détendus et buvant du vin, ils abordèrent la possibilité d’une bataille avec l’État de Shu. Lü Meng offrit un conseil et suggéra des stratégies à même de gagner une guerre.

    Le commandant-en-chef fut grandement surpris par l’incroyable progression de Lü Meng. Il commenta: «Je pensais que vous ne saviez rien faire d’autre que de vous battre sur un champ de bataille, mais je vois à présent que vous êtes informé et sage. Je dois dire que vous n’êtes plus la personne que je connaissais».

    Lü Meng répondit: «S’agissant d’un homme déterminé, si vous ne l’avez pas vu depuis trois jours, vous devriez le regarder avec de nouveaux yeux».

    «Regarder une personne avec de nouveaux yeux» signifiait à l’origine regarder quelqu’un sous un nouveau jour. Aujourd’hui, cette expression est utilisée pour faire l’éloge de quelqu’un ayant considérablement progressé.

    Note:

    (1) Lu Meng 吕蒙 (178-220 ap. J.-C.) était général des armées, au service de Sun Quan, roi de l’État de Wu, durant la période des Trois Royaumes (220-280 ap. J.-C.)

    (2) Le récit historique Chroniques des trois royaumes, également connu sous le nom de Romance des trois royaumes, couvre l’histoire de la fin des Han orientaux (184 av. J.-C.-ap. J.-C.) et la période des Trois royaumes (220-280 ap. J.C.). Il a été originellement écrit au IIIe siècle par Chen Shou. Luo Guanzhong l’a réécrit sous la forme du roman Romance des trois royaumes au XIVe siècle.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/15/n3508912.htm

  • Sima Qian, père de la première histoire de la Chine depuis l’origine

    première histoire de la Chine, Chine, Sima Qian, historiographie chinoise, grand historien, personnages historiques, Shiji

    Sima Qian est né sous la dynastie Han. Il est connu pour avoir été le fondateur de l’historiographie chinoise pour son oeuvre, Mémoires du grand historien ou Shiji.

    Le père de Sima Qian a servi l’empereur Wu de la dynastie des Han comme officiel des grands scribes. En 26 av. J.-C., il a organisé pour Sima Qian, alors âgé de vingt ans, un voyage à travers le pays. Le voyage apporta beaucoup à Sima Qian, notamment une riche collection de documents historiques de première main, une connaissance approfondie et de nouveaux amis. Il lui permit également d’acquérir une certaine ouverture d’esprit. À la fin de son voyage, il fut nommé préposé au palais et accompagna l’empereur Wu lors de l’inspection des différentes régions du pays. Il continua à recueillir et à compiler les documents historiques partout où il se rendait en compagnie de l’empereur. Plus tard, il hérita de la position de son père et conçut le projet ambitieux de produire l’histoire complète de la Chine, commencé par son père, le Shiji.

    Sima Qian croyait que les historiens devaient être objectifs, faire preuve d’une certaine indépendance d’esprit et ne pas faire écho à tout ce que les empereurs souhaitaient. De manière à pouvoir retracer les personnages historiques et les événements objectivement et de façon impartiale, il consacra une grande partie de son temps et de ses efforts à recueillir les détails historiques et à vérifier les faits, faisant fi de la difficulté. Il concentra ses efforts pour restituer un récit compréhensif et objectif. Un des défis auquel il a eu à faire face a été de rapporter les évènements impériaux, ainsi que ceux de son père. Sima Qian prit la décision de relater tous les faits, les bons comme les moins bons, ce qui provoqua le courroux de l’empereur Wu.

    En 98 av. J.-C., Sima Qian fut impliqué dans des faits concernant la capitulation du général Li Ling devant les Xiongnu. Sima a été la seule personne au tribunal à prendre la défense du général Li. L’empereur Wu en fut furieux. Il donna l’ordre de l’emprisonner en attendant son exécution pour diffamation. Afin de compléter son monumental travail pour le Shiji, ainsi que la promesse qu’il avait faite sur le lit de mort de son père, Sima Qian choisit de commuer la condamnation à mort en une humiliante castration.

    Très peiné par la castration, afin de surmonter son envie suicidaire, il consacra chacune de ses précieuses minutes à son oeuvre. En 91 av. J.-C., il termina finalement sa compilation historique, le Shiji, après dix années de travail acharné.

    Mémoires du grand historien, ou Shiji est l’œuvre la plus extraordinaire, la première histoire complète de la Chine de l’époque de Sima Qian. Elle couvre plus de 2.000 ans, de l’empereur Jaune à l’empereur Wu de la dynastie des Han. Elle comprend 520.000 mots au total et résume 3.000 ans de l’histoire chinoise. Cet ouvrage aborde toute l’histoire depuis les souverains, les rois, les empereurs et les familles royales jusqu’aux nobles et familles féodales, ainsi que des liens avec les grands principes, mais aussi les rites sociaux, la musique, le calendrier, l’astronomie, la littérature et l’économie.

    Les citations de Siam Qian dans le Shiji, comme «ne relater que la vérité», «pas de vantardises, juste la vérité» ont été largement plébiscitées par les historiens chinois. Laissant son honneur de côté, il a laissé aux générations qui ont suivi une compréhension de l’histoire complète de la Chine ancienne.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/2/24/n3507957.htm

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