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persécution falun gong chine

  • Après dix ans d'emprisonnements répétés et de torture invalidante, M. Bai Sanyuan est emprisonné à nouveau

    Le pratiquant de Falun Gong, M. Bai Sanyuan a été condamné à six ans de prison et emmené au sixième quartier de la prison de Lanzhou le 12 juillet 2010. Il a entamé une grève de la faim depuis la fin du mois de mai. Son visage est pâle et il est d'une maigreur squelettique, méconnaissable comparé à seulement quelques mois en arrière. M. Bai souffre également d'une atrophie musculaire dans les jambes et d'une hernie discale lombaire depuis son dernier emprisonnement.

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    M. Bai Sanyuan

    Lorsque Bai Sanyuan est arrivé à la prison, un gardien, portant le numéro d'identification 0333814, l'a roué de sept ou huit coups de pied dans le bas du dos et l'a giflé une dizaine de fois pendant son bilan de santé.

    Il a ensuite été gavé de force, une fois par semaine, avec 500 ml d'un mélange de bouillie de maïs et de lait en poudre. Plus récemment, il a été gavé de force et a reçu des liquides par voie intraveineuse tous les jours. Le 28 juillet, il s'est évanoui en raison de son état d'extrême faiblesse, il a été rapporté qu'il a eu des convulsions au niveau des jambes lors de son évanouissement.

    Le 2 août, le directeur politique du quartier pénitentiaire Xu a parlé à la famille de M. Bai avant une visite familiale. Il leur a demandé de persuader M. Bai de cesser sa grève de la faim, d'écrire des déclarations de garantie en échange d'une peine de prison réduite et de payer les « frais » de 300 yuans.

    Le 3 août, la famille de M. Bai a rapporté le passage à tabac à l'Administration pénitentiaire du Gansu. Liu, un chef de service, a écouté leurs plaintes. Après avoir appelé la prison, il a nié les coups et a déclaré que la prison n'avait aucune responsabilité dans cette affaire.

    Dix ans d'emprisonnement, de torture et d'abus pour la pratique du Falun Gong

    En 2000, M. Bai a été emprisonné pendant trois ans parce qu'il a fait appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. En prison, il a été torturé au point où il a été dans un état critique, à plusieurs reprises. On dit qu'il était au seuil de la mort, deux fois. Lorsque M. Bai a été libéré, il avait des blessures sur tout le corps. Après sa libération, il a été arrêté et détenu, à maintes reprises, et contraint de fuir la maison pour éviter davantage de persécution.

    Emprisonné pour avoir fait appel à Pékin

    M. Bai a commencé la pratique du Falun Dafa en 1997. Quelques jours seulement après le 20 juillet 1999, lorsque la persécution a commencé, Wang le sécrétaire du Parti communiste chinois (PCC) du canton de Pingbao, le directeur du commissariat de police Zhong Zhenyu, l'agent Wang Xincheng, l'agent Du Xinwu, le directeur du comité villageois Bai Mingjun et d'autres sont venus à son domicile à plusieurs reprises essayant de le contraindre à renoncer à la pratique. Comme la persécution s'intensifiait, le directeur du comité villageois Bai Mingjiun a confisqué les livres de Falun Dafa de M. Bai, des banderoles et d'autres affaires de Falun Dafa de son domicile.

    Les employés de gouvernement du canton, Liu Tao et Wu, ont visité la maison de Bai Sanyuan pour une toute autre question, en août 2000. Ils ont vu l'image du Maître du Falun Dafa, Li Hongzhi, suspendue au mur et l'ont signalé à la police. En une heure, les policiers Wang Xincheng et Du Xinwu sont venus pour enlever la photo.

    Le 26 octobre en 2000, M. Bai est allé à Pékin faire appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. La police l'a arrêté et détenu, d'abord au poste de police de la place Tiananmen, puis au Centre de détention de Haidian au village de Qinghe. Pour le forcer à donner son nom et son adresse, les gardiens ont ordonné aux détenus de le priver de sommeil. Les détenus se sont relayés pour le surveiller. Ils lui ont piqué les yeux, la tête et le visage quand il fermait les yeux. Ils l'ont nargué par divers autres moyens, jusqu'à ce qu'il leur donne son nom et son adresse. Il a été remis aux agents Ma et Zhong Zhenyu du Bureau politique et de sécurité du Département de police du canton de Jingyuan après qu'il eut été détenu à Pékin pendant dix-huit jours. Ils l'ont emmené directement au centre de désintoxication du Centre de détention du département de la police du canton de Jungyuan où il a été illégalement détenu pendant un mois. Pendant sa détention, les gardiens lui ont ordonné de balayer la cour du service de police, d'attiser les chaudières à charbon et de nettoyer la suie et la cendre. On lui a extorqué 150 yuans quand il a été libéré.

    Le 7 janvier 2001, un peu moins d'un mois après sa libération, lorsque les agents du Bureau 610 de la ville de Lanzhou ont arrêté M. Bai alors que lui et sa femme attendaient un bus à un arrêt de bus dans la ville de Lanzhou. Il a résisté et a été battu. Sa tête et son visage ont été meurtris, son pouce droit cassé et il saignait du nez. Il a perdu conscience après un coup sur la tête et a été emmené au centre de détention n°1 de la ville de Lanzhou à Xiguoyuan.

    M. Bai a entamé une grève de la faim pour protester contre son arrestation. Le troisième jour, Su Shengfu, le chef des gardiens, a ordonné qu'il soit menotté, enchaîné et ensuite que les menottes et les chaînes soient attachées ensemble. Le fil entre les menottes et les fers étaient si courts qu'il ne pouvait ni se tenir debout ni s'asseoir, ni se tourner pendant le sommeil. Il ne pouvait aller à la salle de bain sans aide. Ses mains et ses poignets étaient enflés à cause des menottes.

    La torture s'est intensifiée parce que M. Bai refusait de renoncer à sa foi dans le Falun Gong. Les gardiens l'ont privé de sommeil. Ils l'ont mis dans un sac, lui ont attaché les pieds ensemble et ont attaché le sommet du sac autour du cou, avec seule sa tête à l'extérieur du sac. Ils l'ont ensuite mis dans un coin près de la porte de la salle de bain pendant toute la nuit. Il devait demander de l'aide, chaque fois qu'il avait besoin d'aller aux toilettes et a été chaque fois insulté et humilié. Cela a duré plusieurs jours jusqu'à ce qu'il renonce à sa grève de la faim.

    Les travaux forcés au centre de détention

    À la mi-avril 2001, le centre de détention a forcé les prisonniers à éplucher les graines de melon. Après cinq jours de ce travail, les doigts de M. Bai étaient gonflés avec des cloques, qui se sont ensuite ulcérées. Il a dû endurer une douleur immense quand il pelait les graines avec les doigts blessés. Après cela,le pus suintait sous ses ongles. La peau sous les ongles est devenue noire. Ses bouts de doigts diminuaient. Il a fallu beaucoup de temps pour que ses doigts reviennent à la normale après la fin du travail forcé.

    Les gardiens pratiquaient le favoritisme et réduisaient systématiquement le quota de travail quotidien pour les détenus favorisés, tout en augmentant le quota pour les autres. Les détenus n'étaient autorisés ni à dormir, ni à avoir un repas décent, ni à utiliser la salle de bains librement jusqu'à ce que leur quota soit atteint. Certains détenus ont été torturés par un tyran dans leur cellule pendant la nuit parce qu'ils n'avaient pas terminé leurs quotas. Certains d'entre eux sont morts subitement après avoir subi une douleur à long terme. La plupart des décès qui ont eu lieu dans la prison sont pour cette raison.

    L'hygiène n'était même pas prise en compte. Les graines ont été entassées sur le plancher de béton dans la cour, puis arrosées et brassées par des détenus avec leurs mains. La terre à partir des graines et du sol a été mélangée dans l'eau. Les graines étaient trempées dans l'eau afin de les rendre plus faciles à peler. La terre collait à la graine. L'enveloppe des graines était ouverte avec les dents. Les lèvres des détenus ont été blessées et certains détenus ont eu la diarrhée à long terme. M. Wang Guifu, un pratiquant de Lanzhou, est décédé après avoir été malade à cause de ce travail.

    M. Bai et un autre pratiquant ont été épargnés du travail d'épluchage en juin après leurs protestations.

    Gavages brutaux

    Les gardiens ont utilisé des meurtriers et d'autres détenus de haute sécurité pour torturer les pratiquants de Falun Gong faisant une grève de la faim. Les détenus, comme Ren Zhengqiang (qui a tué trois personnes dont un enfant de cinq ans dans un vol de maison) trouvaient du plaisir à torturer les pratiquants. Les gardiens ont ordonné aux détenus de gaver les pratiquants de force avec des solutions d'eau salée très concentrée. Une fois, ils ont mis une livre de sel dans un petit récipient de liquide. M. Bai l'a vu et a emmené le récipient au bureau du commandant. Le gardien Yang Linquan l'a traîné dehors, ne l'a pas laissé parler et l'a fait gaver de force. Sans aucun autre échappatoire, M. Bai désespéré s'est cogné la tête contre le mur et a perdu connaissance. Quand il s'est réveillé, le détenu Yue Gao a crié : « Tu as rapporté cela au commandant, mais nous mettons encore du sel dedans, n'est-ce pas ? »

    Yang Linquan a dupé les pratiquants en grève de la faim pour ouvrir leur bouche. Il leur insérait une sonde d'alimentation, puis la laissait-là. Plus tard, il tournait et tirait les tubes ça et là pour torturer ses victimes. Parfois, il le faisait non seulement par la bouche, mais aussi par les deux narines.

    Les gardiens ont ordonné au détenu Guan Xiaoman d'utiliser cette technique de torture sur les pratiquants en grève de la faim. Le nez des pratiquants a commencé à saigner et devenait gonflé à cause des tubes d'alimentation. La douleur s'intensifiait lors de leur prochain gavage. Guan sortait et rentrait le tube des narines de M. Bai, l'une après l'autre, jusqu'à ce que ses bras soient fatigués. Le visage de M. Bai était couvert de larmes, de sang et de mucus. Sept à dix détenus devaient tenir chaque pratiquant durant ces cycles de torture. C'était une scène horrible.

    M. Bai a subi un tel gavage forcé deux fois par jour pendant cinq jours après avoir entamé une grève de la faim le 17 juillet. Su Shenfu lui a ordonné d'éplucher des graines de melon le 22 juillet. Il a refusé. Alors, Su, le fit asseoir sur le plancher de béton chaud sous le soleil toute une journée. Les gardiens ont versé de l'eau dans sa cellule pendant plusieurs jours, ils l'ont fait asseoir et dormir sans matelas. Yu Gao a menacé M. Bai et a ordonné aux autres de le tenir au sol, tandis qu'il lui arrachait ses copies manuscrites des conférences de Falun Dafa pour les faire brûler, plus tard.

    Procès secret, pas de visites familiales

    Bai Sanyuan, le pratiquant M. He Jianzhong, et une demi-dizaine d'autres ont été poursuivis dans la ville de Lanzhou, au tribunal du district de Chengguan au début de l'automne 2001. Ni leurs familles, ni le public n'ont été informés du procès. Les deux pratiquants ont présenté les arguments que, premièrement le Falun Dafa est bon, deuxièmement les pratiquants sont de bonnes personnes et troisièmement, Maître Li est innocent de tout crime. Le tribunal a condamné M. Bai à trois ans de prison et l'a détenu au centre de détention pour une durée indéterminée.

    M. Bai demandé le droit de recevoir les visites de sa famille à plusieurs reprises, mais ses demandes ont été refusées. Il a dit aux gardiens qu'en prenant cette mauvaise décision, ils persécutaient non seulement les pratiquants, mais aussi leurs propres familles et les enfants. Il a fait valoir que ce traitement est contre la loi internationale des droits de l'homme, ainsi que la Constitution chinoise et d'autres lois.

    Ses visites familiales ont finalement été accordées en 2002 après sa protestation persistante. Sa femme a été soumise à deux ans de travaux forcés en mai 2001. Lorsque ses deux enfants ont parcouru des centaines de miles pour se rendre au centre de détention, ils ont été privés de visite, en citant la raison que « le directeur était absent ».

    La persécution en a fait un " squelette " vivant

    Après de nombreuses protestations inutiles contre sa durée illimitée en détention, M. Bai a de nouveau entamé une grève de la faim le 17 août 2002. Quelques jours plus tard, la Cour a rendu un verdict le condamnant à trois ans de prison. Il a déchiqueté la condamnation en face du bureau du commandant et a continué sa grève de la faim.

    Bai Sanyuan était devenu extrêmement faible après deux ans de torture. Son rythme cardiaque était trop élevé. Il avait une anémie sévère et des douleurs dans les mains et les pieds. Il avait le visage et la langue engourdies. Les gardiens l'ont de nouveau soumis à des gavages brutaux. Pour masquer leurs crimes, ils ordonnaient à tous les détenus de rester dans leur cellule chaque fois que les pratiquants étaient nourris de force. À la première occasion, M. Bai a craché à plusieurs reprises après avoir été gavé avec de l'eau salée. Il n'avait vraiment pas l'air bien encore des jours plus tard et a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés, où il a eu des intraveineuses pendant plusieurs jours. Ses pieds, jambes, mains et bras sont devenus rigides et enflés, après dix jours. Il éprouvait des douleurs intenses dans les jambes. Il a ensuite souffert d'une éruption de pus, périodiquement, d'une durée de vingt jours à chaque fois, sur ses pieds, jambes, mains, dos des mains, chaque articulation, la peau entre le pouce et l'index, les bras, les fesses, la taille, les organes génitaux et l'anus. Après deux jours de douleurs vives comme des contractions dans son anus, il a souffert d'incontinence fécale. Comme sa situation se détériorait, les bras et les doigts de M. Bai se sont raidis. Il ne pouvait ni sentir ses jambes, ni ses doigts ni ses bras. Il était dans un état critique et maigre comme un squelette. Ses colocataires à l'hôpital l'appelait un « squelette vivant ».

    Après avoir obtenu une note du médecin sur l'état critique de M. Bai, l'administrateur du centre de détention a ordonné à sa sœur de payer 2'000 yuans pour sa libération si elle pouvait obtenir l'approbation de son bureau de gouvernement local et le service de police. Mais aucun des bureaux, ni du gouvernement ni de la police, n'a été d'accord pour l'approbation.

    Le 24 octobre, les gardiens ont emmené Bai Sanyuan de nouveau au cabinet médical du centre de détention. Après cela, peu de gens ont été au courant de la situation de M. Bai et on ne savait pas s'il était encore en vie. La rumeur de sa mort se répandit parmi les gens de l'extérieur du centre de détention.

    M. Bai avait perdu toute sa capacité à s'occuper de lui-même. Il n'était plus capable de se lever du lit. Il faisait froid et il n'avait qu'une mince couverture. Il n'arrivait plus à se rendormir, une fois réveillé, dans le froid glacial, vers minuit.

    Sa famille lui a rendu visite avant la nouvelle année 2003. Plus tard, lorsqu'ils ont essayé de le visiter encore une fois, les gardiens leur ont dit : « Bai Sanyuan a été transféré. Il n'est plus ici. »

    Il est resté dans un état critique jusqu'en octobre 2003.

    Dans un état critique pour la deuxième fois

    Le 16 octobre, M. Bai et les compagnons de pratique M. Zhang Xiaodong, M. Yang Xuegui et M. Wang Yunbo se sont dirigés vers la porte du centre de détention pour protester contre leur détention illégale. Les gardiens les ont menottés et enchaînés. Ils ont entamé une grève de la faim pour protester. Le sixième jour, ils ont été gavés de force. L'ordre est venu du chef Liu Wei, du chef Liu Runqing et du directeur général Zhao Guanhu. Xu Yueting et Zhao Ping de mélanger le liquide, un mélange d'eau salée très concentrée et de phénobarbital. Guan Xiaoman a mené les gavages. En même temps, des gardiens ont ordonné aux détenus de battre les pratiquants.

    M. Bai a de nouveau été laissé dans un état critique. Il a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés. Il a été confirmé, plus tard, que seulement quelques heures auparavant, son admission à l'hôpital, M. Zhang Xiaodong a été battu à mort (voir http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2005/9/16/64957.html ). Les gardiens ont donc emmené le corps à l'hôpital où un médecin a délivré un certificat de décès indiquant que M. Zhang était décédé de maladie. Ils ont, de routine, forcé des détenus dans le bureau médical à faire de faux témoignages. Tant le centre de détention que l'hôpital ont tenté de dissimuler leurs crimes. Les rumeurs sur la mort de M. Bai se sont propagées pour une deuxième fois.

    À l'hôpital, un gardien surnommé Bai et les détenus ont emporté les manuscrits des conférences de Falun Dafa que M. Bai portait avec lui. Il avait des difficultés à marcher et était incapable d'utiliser la salle de bain. Quelques gardiens lui ont intentionnellement rendu les choses difficiles.

    Son fils a entendu parler de la situation et lui a rendu visite deux mois après qu'il ait été admis à l'hôpital. L'administration de l'hôpital a rejeté la visite, disant qu'elle n'était pas autorisée.

    Bai Sanyuan criait de forts éloges pour Falun Dafa une semaine avant la fin de sa peine. Le gardien Ma l'a traîné par les vêtements, l'a jeté hors du lit et l'a saisi par la gorge avec les deux mains. En conséquence, il a eu des éraflures sur les deux genoux. Il a été libéré deux jours après que sa peine soit terminée.

    Après trois ans d'emprisonnement, M. Bai est devenue handicapé et a perdu la capacité de travailler. Quand il est sorti, tout son corps était rigide. Il était engourdi et avait des douleurs partout, surtout dans les pieds, les jambes, les mains et les bras. Il avait une douleur extrême et persistante dans ses doigts et avant-bras. Parfois, la douleur dans les jambes et les pieds étaient si fortes qu'il ne pouvait pas dormir. Parfois, il avait de la difficulté à tourner son corps en raison de la douleur dans tout le corps. Les médecins ont diagnostiqué à M. Bai une cholécystite, des calculs biliaires, une grave anémie et de l'atrophie musculaire.

    Arrêté à plusieurs reprises après sa libération

    Après sa libération, Bai Sanyuan et sa famille ont été harcelés à plusieurs reprises par des agents du poste de police local et le gouvernement du canton. En 2004 seulement, ils ont été harcelés à sept reprises. Dans certains cas, les policiers Wang Dingan et Wang Xinchen du poste de police ont fouillé leur maison.

    Wang Xinchen, Pu Junwen, secrétaire du PCC du village de Pingbao, Yan Yuqing, policier du département de police de la ville de Baiyin et d'autres policiers ont arrêté M. Bai au Festival d'Automne en août dans son verger où il aidait sa femme à la récolte des pommes. Ils l'ont poussé au sol, menotté les poignets derrière le dos et emmené au commissariat de police du village de Pingbao. Un policier lui a intentionnellement appuyé de tout son poids sur les menottes. Les menottes lui ont profondément entaillé les poignets, les faisant enfler. Il a été libéré après avoir été harcelé pendant plusieurs heures. À son retour à la maison, il a constaté que sa maison avait été saccagée.

    Dans la soirée du 25 septembre 2005, tandis que M. Bai se préparait à dîner, Wang, vice-directeur du PCC du village, a amené plusieurs personnes chez lui sans avertir. Ils ont vu qu'il avait une copie de l'Hebdomadaire Minghui, puis ont appelé Zhang Guowang, un agent du Bureau judiciaire. Plusieurs policiers sont arrivés et ont décidé d'arrêter M. Bai, mais ils ont échoué en raison de la résistance de M. Bai et de ses voisins.

    En avril 2006, Yang Fangfang a accompagné plusieurs personnes inconnues à la maison de M. Bai. Personne n'a répondu à la porte. Yang a alors redirigé ces gens chez le frère de M. Bai. Après cela, son frère a été fréquemment harcelé.

    Une nuit, aux environs du Nouvel An chinois en 2007, les membres du PCC et des policiers du poste de police a contrôlé la maison de Bai Sanyuan deux fois en deux heures.

    Autour de 17h, le 22 avril 2008, Zhang Mingrui, directeur adjoint du Département de police du canton de Jingyuan, Pan Qianrui, directeur de la Division de sécurité intérieure, ainsi qu'une demi-dizaine d'autres personnes ont fait irruption dans la maison de M. Bai. M. Bai n'était pas chez lui. Ils ont jeté sa femme au sol, ils l'ont menottée, ils ont illégalement perquisitionné leur domicile pendant quatre heures et ont emporté un ordinateur portable, un récepteur TV et des livres de Falun Dafa. Les agents ont saccagé leur maison le lendemain matin avant l'aube. Le matin du troisième jour, les policiers ont entouré leur verger à Nanping et foulé aux pieds la culture de lin dans le champ de leur voisin. M. Bai a quitté la maison pour échapper à d'autre harcèlement.

    Les policiers ont fouillé Nanping pendant toute une nuit en juin. Les villageois savaient qu'ils étaient à sa recherche.

    Zhang Mingrui, Pan Jianrui et six autres sont allés aux domiciles du frère de M. Bai et de sa sœur dans la région autonome du Ningxia en juillet, ils leur ont ordonné de leur remettre M. Bai. Le même mois, ils sont allés dans les bureaux de son frère et du frère de sa femme dans la ville de Lanzhou, et ont exigé qu'ils leur remettent M. Bai.

    Pan Jianrui s'est rendu au bureau du frère de sa femme, une seconde fois en novembre 2009 et a menacé de lui retirer son uniforme de police de la circulation, s'il ne leur remettait pas M. Bai.

    De nouveau arrêté

    M. Bai est revenu à la maison pour aider sa femme à la ferme à la fin d'avril 2010. Zhang Mingrui, Pan Qianrui et six policiers en civil ont encerclé son domicile vers 19h, le 16 mai. Trois policiers ont escaladé le mur jusque sur le toit, ils ont sauté et ouvert la porte. M. Bai s'est caché dans la grange. Ils ont appelé des agents du Département de police de Baiyin, du poste de police du canton de Pingbao, des membres du PCC du village et un médecin. Ils ont réuni une trentaine de personnes au total. Peu après 22h, ils ont tiré des grenades lacrymogènes dans la grange. M. Bai a perdu conscience et a été emmené au Centre de détention du canton de Jingyuan.

     

    L'épouse de M. Bai est allée à la porte de la tour pour échapper à la police. Les policiers ont grimpé sur la tour, l'ont traînée en bas et attachée avec des lignes téléphoniques. Sa dent de devant est tombée au cours de la lutte.

    Deux policiers du département de police du canton de Jingyuang se sont de nouveau rendus chez M. Bai le 20 mai et ont ordonné à sa femme de signer leurs documents. Elle a refusé.

    M. Bai a été attaché sur un« banc du tigre » deux fois dans le centre de détention, la première fois pour deux jours de suite, et la deuxième fois pendant huit jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le chef en charge de la torture de Bai Sanyuan était Zhang Hongzhong. M. Bai a fait une grève de la faim pour protester contre la persécution. Il a été emmené à l'hôpital cantonal de Jingyuan pour des intraveineuses le dix-neuvième jour, car sa bouche était devenue pourpre, ses joues effondrées, et il avait des convulsions aux jambes. Zhang Mingrui a emmené les amis de M. Bai et le frère de sa femme à l'hôpital et les a gardé là pendant une journée entière, et leur a ordonné de le forcer à mettre un terme à sa grève de la faim.
    Condamné à six ans de prison

    Pour collecter des « preuves » contre M. Bai, le 26 mai, Pan Qianrui et Zhong Lianrong ont interrogé les pratiquants M. Bai Yujun et M. Chen Fanghai qui ont été emprisonnés à la prison de Lanzhou.

    La Cour de Jinghuan a tenu un procès le 18 juin. M. Bai a rejeté l'avocat assigné par le tribunal, en lui disant qu'il n'avait pas besoin de sa défense.

    Le bureau du procuteur du canton de Jingyuan a inculpé M. Bai le 22 juin et fixé un délai d'appel de dix jours. Le tribunal a jugé l'affaire le 23 juin sans la présence de M. Bai. Les personnes suivantes ont été au procès : Ye Shengwang, juge en chef; Su Benlu, juge suppléant ; Li Chunping, juge suppléant ; Du Zhize, secrétaire; Zhao Caixia, procureur nommé par le tribunal de la Firme légale de Zhengping ; Liang Xizhong, témoin et président du Congrès du peuple du village de Pingbai et Wei Liguo, témoin..

    Le 28 juin, le directeur de l'hôpital a clairement informé le tribunal et services connexes que M. Bai était dans un état critique. C'était le 35e jour de sa grève de la faim. Le côté gauche de son corps était engourdi, sa jambe gauche avait une atrophie musculaire et sa jambe droite était enchaînée au lit.

    Le même jour, le juge en chef de la Cour pénale intermédiaire de la ville de Baiyin et huit personnes sont allés à l'hôpital pour terminer l'affaire. Bai Sanyuan leur a demandé : « Comment pouvez-vous passer un jugement avant que mon appel n'ait été entendu ? » Le juge a répondu : « La Cour de Jingyuan nous a transmis le dossier. Vous avez seulement fait un appel verbal et non un appel par écrit. Ainsi, nous ne suivons pas la procédure judiciaire. »

    Le juge mentait. L'appel par écrit avait été soumis. M. Bai avait écrit l'appel sur son lit de malade.

    À la fin de l'appel il a écrit : « Ce n'est pas un crime d'être une bonne personne. Ce n'est pas un crime de suivre le principe d'Authenticité-Compassion-Tolérance. Ce n'est pas un crime d'avoir une croyance. Falun Dafa guide les gens à élever leur esprit, avoir de la compassion dans leur cœur, retourner à une vie morale. Ce que j'ai fait ne violait pas la Constitution ou la loi. C'est légal. D'autre part, c'est un crime pour toute organisation, organisme ou individu d'interférer ou de me priver de mes droits. »

    La famille de M. Bai a embauché un avocat pour son second procès. Le jour après lui avoir rendu visite à l'hôpital, l'avocat a reçu l'ordre de se présenter au Bureau 610 de la ville de Lanzhou. Après avoir été détenu dans le Bureau, toute la matinée, l'avocat a retiré l'appel pour innocence de M. Bai.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201009/52980.html

     

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