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  • Les États-Unis sont une « cible continue » des cyberattaques chinoises

    La Chine a longtemps été accusée d'utiliser les cyberattaques dans le cadre de sa stratégie militaire, notamment contre les États-Unis. Dans son rapport annuel au Congrès daté du 6 mai sur l'Armée populaire de libération, le Pentagone a mis l'accent plus que jamais sur la gravité de ces attaques.

    [David Helvey, sous-secrétaire adjoint à la Défense aux affaires asiatiques,  homme]:
    « L'armée chinoise continue d'explorer les rôles des opérations militaires dans le cyberespace comme une caractéristique de la guerre moderne et continue à développer la formation de la doctrine et des exercices qui mettent l'accent sur la technologie de l'information et des opérations. Par ailleurs, en 2012, de nombreux systèmes informatiques à travers le monde, y compris ceux qui sont détenus par le gouvernement des États-Unis, ont continué à être la cible d'intrusions, dont certains semblent être attribuables directement au gouvernement et organisations militaires de la République populaire de Chine. »

    Des exemples de telles attaques sont le vol présumé de plans du F-35 et F-22, les avions de combat furtifs.Le ministère chinois des Affaires étrangères a nié les accusations contenues dans le rapport américain, réaffirmant sa position contre le piratage.

    [Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères ,femme]:
    « La Chine a déclaré à maintes reprises son opposition au soi-disant réseau d’attaque. La Chine s'oppose fermement à toute forme de piratage informatique et est prête à avoir un dialogue pacifique et constructif avec les États-Unis concernant la sécurité du réseau. »

    Malgré ce refus, les législateurs américains ont décrit l'utilisation de la cyberguerre sans cesse croissante de la Chine comme la "pierre angulaire" des opérations de  l'Armée populaire de libération. Au début de cette année, Mandiant, l'entreprise américaine de sécurité informatique a publié un rapport disant qu'ils avaient suivi un nombre important de cyber attaques venant d’une tour blanche de 12 étages à Shanghai.

    Mandiant croit que la tour est le siège de l’unité 61398 de l’Armée populaire de libération. Ces allégations ont également été rejetées par le ministère chinois des Affaires étrangères.

    Le vol de secrets militaires américains permettrait à la Chine de se défendre ou même de répliquer des armes américaines. Cela fait partie d'une expansion militaire chinoise.

    Le rapport de 83 pages du Pentagone a déclaré que les dépenses militaires chinoises ont augmenté de près de 10% par an au cours des dix dernières années. La Chine a annoncé un budget militaire de 114 milliards de dollars en mars, mais le Pentagone estime que le chiffre réel pourrait être aussi élevé que 215 milliards. Le budget militaire annuel des États-Unis dépasse cependant les 500 milliards de dollars.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2013-05-10/364134961411.html

  • Tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine

    char taiwan.jpgL'annonce par le Pentagone, le 29 janvier, qu'il approuvait la vente à Taïwan pour 6,4 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) d'armements américains et la riposte chinoise qui a suivi, sous la forme d'une suspension des contacts militaires à haut niveau et d'éventuelles sanctions commerciales à l'encontre des sociétés américaines impliquées, sont le signe d'une montée des tensions entre Pékin et Washington.

    Le soutien apporté par la diplomatie américaine au géant informatique Google, en situation parfois délicate en Chine, l'avait déjà montré.

    Après une période très conciliante vis-à-vis de la Chine qui, aux yeux des Américains, n'a pas porté ses fruits à la conférence sur le climat de Copenhague, l'administration Obama se veut plus agressive vis-à-vis d'une puissance perçue comme trop sûre d'elle. Alors même que la coopération de Pékin est sollicitée sur les dossiers de l'Iran, de la Corée du Nord et de l'Afghanistan.

    La réaction bruyante de la Chine sur le sujet sensible de Taïwan, l'île de facto indépendante dont Pékin a interdit par un acte de loi en 2005 la sécession, était attendue. Les relations bilatérales sino-américaines devrait aussi pâtir de la prochaine rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama. Deux sujets qui suscitent l'indignation officielle de Pékin, qui dénonce une "interférence grossière dans ses affaires internes".

    La question des ventes d'armes à Taïwan est un point de friction récurrent entre Pékin et Washington. Aux Etats-Unis, ces ventes sont autorisées par le Taiwan Relations Act, qui encadre la politique américaine vis-à-vis de l'île depuis 1979. La Chine, qui ne l'a jamais reconnu mais a dû le tolérer, se prévaut aujourd'hui du fait que les Etats-Unis se sont engagés en 1982 à ne pas poursuivre "sur le long terme"leur politique de ventes d'armes à destination de Taïwan et que celles-ci seraient "progressivement réduites".

    Or le lot de matériel pour lequel le Pentagone a donné son accord, qui comporte des batteries antimissile Patriot, des navires chasseurs de mines sous-marines et des hélicoptères Black Hawk, intervient moins de deux ans après un lot similaire, et d'un même montant, autorisé par l'administration Bush en octobre2008. Les livraisons d'armes avaient porté sur des sommes bien inférieures les années précédentes. La Chine avait alors interrompu, pendant huit mois, les contacts militaires à haut niveau, que les Américains jugent essentiels pour leur politique d'engagement de la Chine.

    L'accord du Pentagone pour le nouveau lot d'armes à destination de Taïwan aurait certes pu intervenir plus tard dans le mandat du président Obama. En réalité, font remarquer les analystes, il est loin de répondre à toutes les demandes de l'armée taïwanaise, préoccupée, comme Washington, par la montée en puissance des forces chinoises de l'autre côté du détroit de Formose (de 1000 à 1 500 missiles chinois seraient en permanence pointés vers Taïwan): n'y figurent ni la version plus sophistiquée des chasseurs F-16 (les F-16 C/D), ni les sous-marins diesel électriques déjà réclamés par Taïwan à GeorgeBush. Ceux-ci, selon le ministère de la défense taïwanais, seraient toujours en cours de négociation. Pour des questions de budget mais aussi de stratégie: en s'abstenant de livrer à Taïpeh des équipements militaires sur lesquels la Chine a indirectement mis son veto, les Etats-Unis sont ainsi en position de force pour "négocier" avec Pékin.

    Un autre facteur favorise Washington: la situation politique interne de Taïwan. La presse chinoise, qui critiquait vertement les Etats-Unis ces derniers jours, a ménagé le président taïwanais Ma Ying-jeou qui a vu sa popularité s'éroder à Taïwan en raison de ses politiques pro-Pékin. Or M. Ma, qui ne peut pas se permettre politiquement d'apparaître imprévoyant ou naïf face aux capacités militaires de la Chine (l'opposition taïwanaise milite pour l'indépendance de l'île), est l'artisan d'un projet d'accord de libre-échange avec la Chine, dont l'aboutissement dans les prochains mois est vu par son camp, ainsi que par Pékin, comme un succès. Autant dire que la Chine n'a aucun intérêt à voir s'envenimer à cette date ses relations avec Taïwan.

    Reste les dossiers de l'Iran, de la Corée du Nord ou de l'Afghanistan: une obstruction de la Chine aux visées américaines en raison de ce contentieux est jugée peu probable. Mais sa coopération n'est pas non plus acquise. "Le message doit être clair, et fort: si les Etats-Unis ne respectent pas les intérêts essentiels de la Chine, ils ne peuvent s'attendre à ce que celle-ci coopère sur une vaste gamme de problèmes internationaux et régionaux essentiels", assènait, lundi 1er février, un éditorial du China Daily destiné à un lectorat étranger. "Voilà donc l'attitude des Etats-Unis vis-à-vis [d'une Chine]“partenaire constructif”", raille le quotidien, en reprenant le qualificatif employé par les Etats-Unis à propos de la puissance chinoise émergente.

    Ecrit par Brice Pedroletti, Le Monde: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/01/tensions-croissantes-entre-les-etats-unis-et-la-chine_1299353_3216.html

     

  • Mer: incident entre Chinois et Américains

    Deux bateaux de pêche chinois ont effectué vendredi des manoeuvres "dangereuses" près d'un navire de surveillance américain au large des côtes chinoises, deux mois après un incident similaire, a indiqué aujourd'hui un porte-parole du Pentagone.

    "C'est un comportement dangereux et imprudent qui doit être réglé" diplomatiquement, a déclaré Bryan Whitman, en référence aux manoeuvres des bateaux chinois à proximité du navire américain Victorious, alors que celui-ci menait des "opérations de routine" dans les eaux internationales, à plus de 100 kilomètres de la Chine.

    "Le Victorious a pris des mesures défensives à leur approche et a sollicité l'aide d'une navire militaire chinois", provoquant le départ des bateaux de pêche, a-t-il précisé.
    Début mars, un incident de même nature avait créé des frictions entre Pékin et Washington.

    Cinq bateaux chinois avaient effectué des manoeuvres périlleuses près d'un bâtiment non-armé de la Marine américaine dans les eaux internationales, en mer de Chine méridionale, selon les Etats-Unis, qui avaient appelé la Chine à respecter le droit international.

    Le département d'Etat avait jugé que le navire "Impeccable" avait "été harcelé de manière déplacée".

    Tiré de Le Figaro le 05 05 09

     

  • USA: le réseau électrique victime de cyber-espions russes et chinois

    WASHINGTON (AFP) — Des cyber-espions chinois et russes ont infiltré le réseau électrique américain et installé des programmes qui pourraient être utilisés pour perturber le système et provoquer le chaos aux Etats-Unis, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.

    Citant des sources du renseignement et du ministère américain à la Sécurité intérieure (DHS) non identifiées, le quotidien affirme que les cyber-espions ont pénétré le système à plusieurs reprises l'an dernier, sans toutefois provoquer de perturbations.

    "Les Chinois ont tenté de cartographier nos infrastructures, comme le réseau électrique", indique le journal, citant un haut responsable du renseignement, et "les Russes aussi".

    Même si aucun dégât n'a été constaté, les enquêteurs ont découvert des virus disséminés dans le système qui pourraient fonctionner comme des bombes à retardement. "Si nous entrons en guerre avec eux, ils vont essayer de les activer", a indiqué le responsable.

    Une porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), Amy Kudwa, a indiqué "ne pas être au courant d'une quelconque perturbation affectant le réseau électrique".

    Mais, a-t-elle toutefois reconnu, "il y a tout le temps des cyberattaques".

    Le président américain Barack Obama, adepte des nouvelles technologies, s'est engagé à améliorer la défense du pays contre les cyberattaques et à étendre l'usage d'internet dans le pays.

    Mardi, le Pentagone a révélé avoir dépensé plus de 100 millions de dollars au cours des six derniers mois pour réparer les dégâts provoqués par des cyberattaques.

    Mais le défi est immense.

    "Nous dépensons de grosses sommes d'argent pour essayer d'améliorer la sécurité, mais la sécurité informatique est une cible mouvante", a relevé John Bumgarner de la Cyber Consequences Unit, qui conseille le gouvernement.

    Pour Evan Kohlmann, un expert auprès de Global Terror Alert, des cyber-pirates sont capables de reproduire la vaste panne électrique qui avait plongé New York dans le noir en 2003.

    La panne était due à un problème de lignes à haute tension, mais un cyber-pirate contrôlant le réseau électrique pourrait provoquer une panne similaire ou même pire.

    "C'était juste une brève panne de courant. Imaginez si des choses pires se produisaient. En provoquant des sautes de courant, il pourrait y avoir des dégâts très très sérieux", a dit M. Kohlmann. "Cela pourrait provoquer des dégâts économiques majeurs".

    Même si des groupes terroristes envisagent ce type d'attaques, les pirates informatiques les plus doués et les plus motivés se trouvent en Chine et en Russie, selon les analystes.

    "Le gouvernement chinois a soit autorisé, soit encouragé de nombreux pirates patriotes et le gouvernement russe aussi", a expliqué Noah Shachtman de Wired magazine.

    Pour M. Bumgarner, une grande partie des attaques visant le réseau électrique a pour but non pas de provoquer des dégâts, mais de voler des informations, peut-être pour "améliorer leur propre système".

    Selon lui, la Chine et la Russie, pays rivaux, mais aussi partenaires des Etats-Unis, ne veulent pas provoquer des dégâts majeurs - du moins pas pour l'instant.

    "Il semble que leur objectif n'est pas de perturber le système maintenant, mais de s'assurer que si ces Etats se retrouvent dos au mur, ils auront une autre option que l'arme atomique ou autre", a dit l'expert.

    Le risque majeur à l'heure actuelle, selon M. Bumgarner est que l'expertise en piraterie informatique échappe au contrôle gouvernemental, et que "le génie sorte de la bouteille.

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