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paroxysme de l’horreur

  • Existence d'un camp de concentration en Chine : rappel de l'Actualité de 2006

    Ci dessous, est un rappel de la découverte faite en 2006 du camp de concentration de Sujiatun. Depuis ce camp a effectivement été démantelé et effacé de la carte par les autorités chinoises. Ce rappel historique permet de ne pas oublier le contexte en Chine de la situation des droits de l'homme, qui ne s'est pas amélioré depuis 2006.

     

    Le journal " La Grande Époque " révèle l'existence d'un camp de concentration en Chine pour la déportation de membres de Falun Gong. La fournaise du côté sud-ouest de l’hôpital et camp de concentration de Sujiatun, où des pratiquants de Falun Gong seraient incinérés après avoir prélevé leurs organes pour être vendus sur le marché noir.

    Interview de la sinologue Marie Holzman : Atteindre le paroxysme de l’horreur : l’histoire se répète. Le régime communiste de la Chine concurrence le régime nazi

    Vendredi 31 mars 2006

    Hôpital de Sujiatun, abritant le camp de concentration de Sujiatun à Shenyang, dans la Province de Liaoning au Nord de la Chine. Le 18 mars, Marie Holzman, sinologue spécialiste de la Chine contemporaine a été interviewée lors d’une manifestation dénonçant la récente découverte d’un camp de concentration en Chine. Elle est également auteur, traductrice et enseignante à l’université Paris VII. Voici comment elle a réagi à la nouvelle de la découverte du camp de concentration Sujiatun dans la ville de Shenyang de la province de Liaoning. Elle qualifie l’information d’« effrayante ».

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    Ce camp de concentration Sujiatun renferme environ 6.000 pratiquants de Falun Gong «à la fois utilisées pour des expériences médicales,[à qui] on aurait ôté leurs organes pour les vendre ou faire des expériences avec. Ce camp de Sujiatun serait aussi doté d’un four crématoire qui permettrait de faire disparaître les corps. » Marie Holzman a lu cette information rapportée par Dajiyuan (version en langue chinoise de La Grande Époque). Voici sa réaction à propos du silence médiatique sur cette découverte macabre : « Cette nouvelle est absolument stupéfiante, extrêmement inquiétante et j’aimerais beaucoup pouvoir la lire dans d’autres médias que La Grande Époque, pour que nous puissions à la fois en parler plus largement et mieux comprendre ce qui se passe. » Selon elle, la situation en Chine est alarmante surtout si l’on s’en tient à l’état de la liberté de la presse et le sort réservé à nos confrères : « on a assisté ces derniers mois à un très grand nombre d’arrestations, un très grand nombre de condamnations. Des condamnations très lourdes : certaines allant jusqu’à 8, 10, 12 ans de prison sous prétexte que les journalistes en question auraient trahi les secrets d’État alors qu’en fait ils ne faisaient que dévoiler des scandales ou des horreurs qui se seraient déroulées sous leurs yeux », rapporte-t-elle. « Je suis très inquiète de voir cette évolution qui me donne l’impression que le pouvoir chinois est en train de s’orienter vers une sorte de criminalisation. »

     

    Elle analyse le déclin du régime communiste comme étant un gouvernement de plus en plus mafieux qui a recours à la force et à la violence pour maintenir son pouvoir. Elle se reporte pour cela aux répressions féroces « dans plusieurs provinces de Chine où des paysans se sont faits attaqués par des personnes qui n’étaient pas des policiers. » Ces paysans tentaient de garder leurs terres pour s’opposer au projet immobilier décidé contre leur gré. Alors que les paysans occupaient leurs terres, les autorités locales ont alors envoyé des milices armées qui n’ont pas hésité à tirer sur les propriétaires des terres pour réprimer leur opposition au projet immobilier et les contraindre à la confiscation de leurs terres.

    Marie Holzman note la particularité de ce régime qui fait appel à des réels gangs mafieux pour régler ses comptes avec les citoyens qui oseraient défier le régime par le simple fait d’exprimer leur désaccord. « Par exemple, ce ne sont plus des policiers ou des gardiens de prison qui frappent les prisonniers mais de simples voyous, des membres d’une milice secrète, des espèces de mafias du crime qui sont utilisées pour réprimer les manifestations. » Selon elle, ce développement de la mafia dans les diverses répressions menées par le gouvernement communiste à l’heure actuelle est le symptôme alarmant d’un régime en dérive. Cela révèle deux phénomènes : « L’un est que le pouvoir a de plus en plus de mal à mettre ses actes en accord avec ses paroles puisque bien sûr il se réclame du droit mais il ne l’applique pas. La deuxième dérive est cette espèce de violence qu’on observe partout et qui semble montrer que le pouvoir chinois est en fait devenu extrêmement faible et extrêmement vulnérable s’il est obligé d’utiliser ce genre de procédé qui ne devrait même pas exister au XXIème siècle. »

    Pour lire la série d'articles sur cette affaire cliquez sur :

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Camps-et-traffic-d-organes-en-Chine/

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