Avertir le modérateur

parlement européen

  • L’Europe doit aider à mettre fin aux prélèvements forcés d’organes

    Edward McMillan-Scot, Chine, europe, prélèvements d'organes, Falun Gong, parlement européen, crime contre l'humanité, génocide

    Écrit par Edward McMillan-Scot, Vice Président du Parlement Européen

    Le 12 décembre 2013, le Parlement européen a voté une résolution (que j’ai soutenue) condamnant sans équivoque les prélèvements forcés d’organes perpétrés par le régime chinois, principalement sur les prisonniers de conscience du Falun Gong et appelant l’Union européenne à enquêter sur ces crimes.

    La même semaine, un sous-comité du Congrès américain pour la région Asie-Pacifique adoptait une résolution parallèle et une pétition portant 1,5 millions de signatures était présentée aux Nations unies.

    Cette réaction mondiale suivait une série de résolutions similaires présentées ces dernières années par des parlements nationaux et des associations professionnelles.

    Ces actions referment le fossé de crédibilité autour du crime génocidaire de sélectionner et tuer des prisonniers, principalement des pratiquants de Falun Gong, pour prélever des parties de leur corps. Le Falun Gong est un ensemble d’exercices spirituels de l’école de Bouddha, pratiqué par entre 70 et 100 millions de personnes en Chine dans les années 90. Aujourd’hui, ce sont des prisonniers dont le sang et l’urine sont examinés dans un processus de sélection. Des milliers d’entre eux, dont les tissus correspondaient ont été littéralement tués pour les besoins d’un des 169 centres de greffes d’organes en Chine. Quelques 10.000 opérations ont lieu chaque année et les organes viennent principalement de prisonniers car, pour des raisons culturelles, le don d’organes n’existe pratiquement pas en Chine.

    En tant que Vice-président du Parlement européen pour la démocratie et les droits de l’homme, en 2006 à Pékin, j’ai rencontré en secret des pratiquants de Falun Gong qui avaient été prisonniers de conscience. L’un d’entre eux m’a dit qu’un de ses amis avait disparu de leur cellule de prison et lorsqu’il l’avait revu, c’était dans l’hôpital de la prison: son corps était percé de trous où visiblement, des organes avaient été prélevés pour être vendus.

    Depuis le début de la persécution du Falun Gong en 1999, les chercheurs David Matas et David Kilgour estiment que des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie dans cette campagne de prélèvements d’organes.

    J’ai lancé une campagne contre ces crimes contre l’humanité après ma visite à Pékin.

    Là-bas, j’avais aussi eu un premier contact avec Gao Zhisheng, l’avocat chrétien défenseur des droits de l’homme, dont le rapport sur la persécution des pratiquants de Falun Gong a provoqué la fermeture de son propre bureau d’avocats à Pékin.

    Après ma visite, Gao Zhisheng et moi sommes restés en contact au sujet de la réforme en Chine, mais le 15 août 2006, il a été arrêté et plus tard accusé de «subversion». Il a subi une série d’emprisonnements et d’assignations à résidence, avant de disparaître pendant une longue période.

    Cela ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités des premiers jours, comme adresser, par mon biais, des lettres ouvertes au Parlement européen et au Congrès américain. Finalement il a été emprisonné dans un lieu inconnu et ainsi réduit au silence.

    Selon des articles de presse, des membres de sa famille sont entrés en contact avec lui en janvier 2013 dans une prison de la province du Xinjiang. Heureusement, son épouse (que j’ai rencontrée à Washington DC en mars 2013), son fils et sa fille avaient trouvé la force de fuir aux États-Unis.

    Le 2 décembre 2012, j’ai organisé une série d’audiences sur les droits de l’homme en Chine au Parlement européen à Bruxelles en appelant à la libération de Gao Zhisheng, appuyé par un témoignage vidéo de sa fille Gege.

    L’un des «crimes» reprochés à Gao Zhisheng avait été de rencontrer début 2006 le Dr Manfred Nowak, l’ancien rapporteur des Nations unies sur la torture. Manfred Nowak, mon prédécesseur lorsqu’en 2013 j’ai reçu la Médaille d’honneur du Centre européen inter-universitaire pour les droits de l’homme et la démocratie, a affirmé que deux-tiers des prisonniers envoyés dans les «camps de rééducation par le travail» dans toute la Chine étaient des pratiquants de Falun Gong.

    Je n’ai aucun doute, après avoir rencontré des centaines de pratiquants de Falun Gong autrefois prisonniers de conscience et aujourd’hui exilés, que tout cela est vrai et que plus encore, des milliers de pratiquants ont perdu la vie dans le vil commerce de la transplantation d’organes mis en place et supervisé par l’Armée de libération du peuple.

    Cette activité est contraire à l’Article 2 de la Convention sur le génocide. J’appelle à l’établissement d’un registre international pour que tous ceux qui torturent et tuent soient arrêtés et ensuite poursuivis par le Tribunal pénal international.

    Contrairement à la Chine, l’Union européenne est une démocratie. Du 22 au 25 mai auront lieu les élections dans toute l’Union européenne et j’espère être réélu pour continuer pendant cinq autres années, depuis le Parlement européen, à faire connaître la vérité au sujet de la persécution et des crimes commis envers les pratiquants du Falun Gong.

    Edward McMillan-Scott est le Vice-président du Parlement européen pour la démocratie et les droits de l’homme. Cet article a été auparavant publié dans la revue EP Today, un magazine indépendant tissant des liens entre le Parlement européen et le monde.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/4/29/n3509726/leurope-doit-aider-a-mettre-fin-aux-prelevements-forces-dorganes.htm

  • L’Europe réaffirme son attachement aux droits de l’homme

    parlement européen, résolution, Chine, Europe, prélèvements d'organes, falun Gong

    Le 12 décembre 2013, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant les prélèvements forcés d’organes en Chine sur les prisonniers condamnés à mort et les prisonniers de conscience. Initiée par 56 eurodéputés venant des quatre partis – démocrates, libéraux, verts et conservateurs, cette résolution votée à la majorité absolue, appelle la Chine à «mettre fin immédiatement à la pratique de prélèvements d’organes sur des prisonniers de conscience». Elle demande également de répondre aux questions des rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la torture et sur la liberté de religion, de justifier la source des organes utilisés dans les transplantations et de libérer immédiatement «tous les prisonniers de conscience en Chine, y compris les pratiquants de Falun Gong».

    Des enquêteurs ont en effet rapporté qu’il y a eu entre 45.000 et 65.000 pratiquants de Falun Gong , le plus important groupe de prisonniers de conscience en Chine, tués pour leurs organes entre 2000 et 2008 à des fins commerciales. La résolution demande à l’Union européenne de mener une «enquête complète et transparente» sur les prélèvements d’organes en Chine et «de poursuivre ceux qui se seraient livrés à de telles pratiques contraires à l’éthique».

    Le 9 décembre à Genève, à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’homme, une délégation DAFOH (Médecins contre les prélèvements forcés d’organes) de médecins et d’experts juridiques, a remis en main propre au Haut Commissionnaire des Droits Humains aux Nations Unies une pétition demandant la fin des prélèvements forcés d’organes en Chine. En cinq mois, de juillet à novembre 2013, près de 1,5 million de signatures ont été recueillies dans plus de cinquante pays pour s’opposer à ces pratiques contre les prisonniers de conscience chinois.

    Quelques semaines plus tôt, le 27 novembre, à l’Assemblée nationale, la députée UMP des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer a tenu une conférence avec DAFOH pour dénoncer le trafic d’organes en Chine et dans le monde. Plusieurs chirurgiens français étaient présents pour témoigner de leurs expériences de  transplantation d’organes en France et à l’étranger. Le constat était le même pour ces spécialistes, les prélèvements d’organes forcés existent bel et bien en Chine, et il existera une faille éthique profonde dans le domaine médical autant que dans le domaine politique français, tant qu’ils continueront à rester complices de ces crimes organisés par l’État chinois.

    Courant janvier 2014, le Congrès américain votera la résolution H.281 similaire à la résolution européenne, qui renforcera davantage, s’il est nécessaire, le message de l’Europe vis-à-vis de la Chine. Selon les ONG, les groupes d’avocats et de médecins et les hommes politiques informés sur le sujet, il est temps de mettre fin à ces crimes contre l’humanité en Chine, de libérer immédiatement les prisonniers de conscience et d’exiger une enquête approfondie dans tous les centres de transplantation, en incluant les hôpitaux militaires pour faire cesser ces pratiques barbares dans le pays.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/14/n3509280.htm

  • Pourquoi est-ce important d'en parler ?

    Moment historique, les députés européens s'opposent à la Chine pour mettre fin aux prélèvements forcés d'organes et demander la libération immédiate des prisonniers de conscience.

    Pourquoi est-ce important d'en parler ? La Chine est la plus grande prison au monde et les prisons y sont utilisées comme manufacture à très bas prix pour le monde entier. Croire ou penser par soi même est interdit en Chine sous peine d'être emprisonné.

    Parmi la plus grande violation des droits de l'homme dans ce pays le plus peuplé au monde, il y a la persécution des pratiquants de Falun Gong, cultivant la compassion et la tolérance, et qui sont les premières victimes des prélèvements forcés d'organes en Chine, comptabilisant 200.000 transplantations non consenties entre 2000 et 2008.

    Dans la vidéo ci dessous, les interventions (en anglais) de plusieurs députés européens, lors du vote de la résolution du Parlement européen le 12 décembre pour condamner les prélèvements forcés d'organes et demander à la Chine de mettre fin immédiatement à la persécution du Falun Gong.

    Texte de la résolution: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2013-0562+0+DOC+XML+V0//FR

    Article Epoch Times: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/13/n3509146.htm

  • Parlement Européen: Une résolution contre les prélèvement d'organes en Chine votée à la majorité absolue

    relations UE Chine, Falun Gong, Falun Dafa, Prélèvement d'organes, Chine, droits de l'homme, Parlement Européen, citoyen européen, Europe

    Voici le texte en entier de la résolution votée à la majorité absolue le 12 décembre 2013 au Parlement Européen pour dénoncer les prélèvements d'organes en Chine sur les pratiquants de Falun Gong ( voir article : Le Parlement européen vote une résolution s'opposant aux prélèvements d'organes forcés en Chine)

    Résolution du Parlement européen sur le prélèvement d'organes en Chine (2013/2981(RSP))

    Le Parlement européen,

    –   vu ses résolutions du 7 septembre 2006(1) et du 14 mars 2013(2) sur les relations UE-Chine, sa résolution du 13 décembre 2012 concernant le rapport annuel 2011 sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde et la politique de l'Union européenne en la matière(3), sa résolution du 16 décembre 2010 sur le rapport annuel 2009 sur les droits de l'homme dans le monde et la politique de l'Union européenne en la matière(4), et sa résolution du 19 mai 2010 sur la communication de la Commission intitulée "Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres"(5),

    –   vu la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 18 décembre 2012, en particulier son article 3 concernant le droit à l'intégrité de la personne,

    –   vu les auditions de la sous-commission "droits de l'homme" en date des 21 novembre 2009, 6 décembre 2012 et 2 décembre 2013 et les témoignages de David Kilgour, ancien secrétaire d'État du Canada pour la région Asie-Pacifique, et de David Matas, avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, sur le prélèvement d'organes à grande échelle effectué en Chine depuis 2000 sur les adeptes du Falun Gong contre leur gré,

    –   vu la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par la Chine le 4 octobre 1988,

    –   vu l'article 122, paragraphe 5, et l'article 110, paragraphe 4, de son règlement,

    A. considérant que la République populaire de Chine réalise plus de 10 000 greffes d'organes par an et que 165 centres chinois de transplantation font état de leur capacité à trouver des organes compatibles dans un délai de deux à quatre semaines; considérant que, pourtant, à ce jour, la Chine ne dispose pas de système public efficace ou organisé de dons ou de distribution d'organes; considérant que le système de transplantation d'organes en Chine n'est pas conforme aux exigences de l'Organisation mondiale de la santé en termes de transparence et de traçabilité des parcours de distribution d'organes; considérant que le gouvernement chinois refuse tout contrôle indépendant du système; considérant que le consentement éclairé et de plein gré est une condition préalable au respect de la dimension éthique du don d'organes;

    B.  considérant que la République populaire de Chine connaît un taux très faible de dons d'organes volontaires en raison des croyances traditionnelles; considérant qu'en 1984, la Chine a mis en place des réglementations autorisant le prélèvement d'organes sur le corps des prisonniers exécutés;

    C. considérant que le gouvernement de la République populaire de Chine n'a pas rendu convenablement compte de l'origine du surplus d'organes à la suite de la demande d'informations de Manfred Nowak, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et des chercheurs canadiens David Matas, avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, et David Kilgour, ancien secrétaire d'État du Canada pour la région Asie-Pacifique;

    D. considérant que Huang Jiefu, directeur du comité des dons d'organes de Chine et ancien ministre adjoint de la santé, a déclaré lors de la conférence sur le don et la transplantation d'organes qui a eu lieu en 2010 à Madrid que plus de 90 % des organes greffés prélevés sur des donneurs décédés provenaient de prisonniers exécutés en Chine, et a indiqué qu'à partir de la mi-2014, tous les hôpitaux détenteurs d'une licence de transplantation d'organes auront l'interdiction d'avoir recours à des organes prélevés sur le corps de prisonniers exécutés et seront tenus d'utiliser uniquement les organes donnés sur une base volontaire et distribués via un système national récemment créé;

    E.  considérant que la République populaire de Chine a annoncé son intention de mettre progressivement fin, d'ici à 2015, au prélèvement d'organes sur le corps de prisonniers exécutés et d'introduire un système informatisé d'attribution des organes baptisé "China Organ Transplant Response System" (COTRS), ce qui permet de s'interroger sur la date de la mi‑2014 annoncée pour l'interdiction imposée aux hôpitaux d'utiliser des organes prélevés sur le corps de prisonniers exécutés;

    F.  considérant qu'en juillet 1999, le parti communiste chinois a déclenché, à l'échelle du pays, une vague de persécutions visant à éradiquer la pratique spirituelle du Falun Gong et conduisant à l'arrestation et à la détention de centaines de milliers d'adeptes de ce mouvement; considérant que, selon certains rapports, des prisonniers ouïghours et tibétains ont également fait l'objet de prélèvements d'organes forcés;

    G. considérant que tant le comité des Nations unies contre la torture que le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ont fait état de leur inquiétude vis-à-vis des allégations de prélèvements d'organes sur des prisonniers, et ont demandé au gouvernement de la République populaire de Chine de renforcer l'obligation de rendre des comptes et la transparence du système de transplantation et de punir les responsables des abus; considérant que tuer des prisonniers religieux ou politiques dans le but de vendre leurs organes à des fins de transplantation est une violation flagrante et intolérable du droit fondamental à la vie;

    H. considérant que le 12 novembre 2013, l'Assemblée générale des Nations unies a élu la Chine au Conseil des droits de l'homme pour une période de trois ans à compter du 1er janvier 2014;

    1.  manifeste sa profonde inquiétude vis-à-vis des rapports crédibles et incessants de prélèvements non consentis, systématiques et cautionnés par l'État d'organes sur des prisonniers d'opinion dans la République populaire de Chine, y compris sur un grand nombre d'adeptes du Falun Gong détenus pour leurs croyances religieuses, ainsi que sur des membres d'autres groupes minoritaires religieux ou ethniques;

    2.  insiste sur le fait qu'il est inacceptable d'attendre 2015 pour mettre définitivement fin au prélèvement d'organes sur le corps de prisonniers exécutés; demande au gouvernement de la République populaire de Chine de mettre immédiatement fin à la pratique de prélèvement d'organes sur des prisonniers d'opinion et des membres de groupes minoritaires religieux ou ethniques;

    3.  demande à l'Union européenne et à ses États membres de soulever la question du prélèvement d'organes en Chine; recommande à l'Union et à ses États membres de condamner publiquement les abus en matière de transplantation d'organes ayant lieu en Chine et d'y sensibiliser leurs citoyens voyageant dans ce pays; appelle à une enquête approfondie et transparente de l'Union sur les pratiques de prélèvement d'organes en Chine, et à la poursuite en justice des personnes ayant pris part à des pratiques aussi contraires à l'éthique;

    4.  demande aux autorités chinoises de répondre de manière circonstanciée aux rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et sur la liberté de religion ou de conviction, qui demandent des explications sur l'origine du surplus d'organes constaté avec la hausse du nombre de greffes, et de leur permettre d'effectuer une enquête sur les pratiques de transplantation d'organes en Chine;

    5.  appelle à la libération immédiate de tous les prisonniers d'opinion en Chine, notamment des adeptes du Falun Gong;

    6.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au représentant spécial de l'Union pour les droits de l'homme, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, au gouvernement de la République populaire de Chine et au Congrès national du peuple chinois.

    Tiré de: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2013-0562+0+DOC+XML+V0//FR

  • Le Parlement européen vote une résolution s'opposant aux prélèvements d'organes forcés en Chine

    prélèvements d’organes, Chine, résolution, parlement européen, Europe, Falun Gong, Union européenne, éthique, transplantation,

    Hier, le Parlement européen a notifié à la République Populaire de Chine (RPC) que la pratique des prélèvements d'organes forcés était inacceptable. Une résolution adoptée jeudi après-midi à Strasbourg a exprimé « sa profonde préoccupation devant les informations persistantes et crédibles de prélèvements d'organes systématiques organisés par l'État chinois sur des prisonniers de conscience non consentants en République Populaire de Chine, y compris sur un grand nombre de pratiquants de Falun Gong emprisonnés pour leur croyances religieuses, et des membres d'autres groupes minoritaires religieux et ethniques » .

    La Chine est appelée dans la résolution à : « mettre fin immédiatement à la pratique de prélèvements d'organes sur des prisonniers de conscience » ; de répondre aux demandes des rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la torture sur ​​la liberté de religion ; de justifier la source des organes utilisés dans les transplantations ; de permettre aux rapporteurs de mener leur enquête ; et de libérer immédiatement « tous les prisonniers de conscience en Chine , y compris les pratiquants de Falun Gong . »

    La résolution recommande à l'Union Européenne (UE) et à ses États membres de condamner publiquement les violations de transplantation en Chine et de sensibiliser leurs citoyens voyageant en RPC. La résolution demande à l'UE de mener une « enquête complète et transparente » sur les pratiques de prélèvements d'organes en RPC et « de poursuivre ceux qui se seraient livrés à de telles pratiques contraires à l'éthique. »

    La résolution indique également l’identité des principales victimes de prélèvements d'organes forcés en Chine : « En juillet 1999, le Parti communiste chinois a lancé une persécution nationale intensive conçue pour éradiquer la pratique spirituelle du Falun Gong menant à l'arrestation et la détention de centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong […] il y a des rapports que des ouïghours et des tibétains détenus ont également été soumis à des prélèvements d'organes forcés ».


    Un pas en avant
    « La position du Parlement européen est vraiment très importante », a écrit le Dr Rafael Matesanz, le directeur de l'Organisation nationale de transplantation en Espagne, dans un courriel.

    « Que la représentation des citoyens de 28 pays de l'UE ait exprimé une position commune devant le gouvernement chinois en leur demandant d'arrêter immédiatement toutes ces pratiques contraires à l'éthique est aller dans le bon sens de la marche », a écrit Matesanz .

    Il a noté que, à cette occasion, les « autres considérations » qui auraient « modulés les positions de nombreux gouvernements ou d’organismes internationaux » ont été oubliées. La République populaire de Chine utilise en effet régulièrement les relations commerciales et l’intimidation diplomatique pour tenter de faire taire les critiques sur son bilan des droits de l'homme.

    Erping Zhang, le porte-parole du Centre d’information sur le Falun Dafa, a déclaré que la résolution de l'UE « a envoyé un message fort au régime du PCC que de tels crimes contre l'humanité sont inacceptables par les représentants de sociétés civilisées. »


    Entrer en action
    « La pression internationale devrait suivre le même sens [que la résolution de l'UE] non seulement en Europe mais partout dans le monde, au sein des organismes internationaux comme l'OMS, l'ONU, ou le Conseil Européen » écrit le Dr Rafael Matesanz .

    Dr. Torsten Trey, directeur exécutif de l'organisation des droits humains DAFOH (Médecins contre les prélèvements forcés d'organes), voit dans cette résolution une mobilisation et une condamnation internationale des prélèvements d'organes forcés de la République populaire de Chine .

    La résolution « va servir de phare pour de nombreux autres pays et régions pour exiger de la Chine de mettre immédiatement en place les droits fondamentaux souverains du 21e siècle », écrit le Dr Trey dans un e-mail.

    Pour Rafael Matesanz la résolution donne « une définition claire de ce qui ne devrait pas être fait pour les patients: aller à l'étranger pour acheter un organe d'origine non éthique ». Elle donne également des conseils à « certains médecins européens, qui « comprenne » ou même de facilite de telles pratiques pour le bénéfice théorique de leurs patients » .

    Le Dr. Rafael Matesanz a travaillé en Espagne sur une loi qui a été votée et qui criminalise un citoyen espagnol recevant un organe prélevé sur une victime non consentante, que la transplantation ait lieu en Espagne, en Chine, ou ailleurs .

    Torsten Trey a déclaré: « Cette résolution contribuera à sensibiliser les pays du monde à adopter des règlements pour mettre fin au commerce et l'approvisionnement d'organes contraire à l'éthique ».

     Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/12/13/n3509146.htm

  • Le Vice-Président du Parlement européen appelle à la liberté de la presse en Chine

    Parlement européen, Démocratie, Droits humains, Edward McMillan-Scott, gouvernement taiwanais, Chine,liberté d’expression, Union Européenne, Chunghwa Telecom, New Tang Dynastie

    Pour la deuxième fois en deux ans, le Vice-président britannique du Parlement européen responsable pour la Démocratie et les Droits humains, a écrit au président de Taïwan au sujet de la liberté de la presse.

    Edward McMillan-Scott a envoyé la lettre à Ma Ying-jeou la semaine dernière, demandant au gouvernement taiwanais d’aider au renouvellement du contrat du satellite de la Télévision New Tang Dynastie (NTD) avec Chunghwa Telecom (CHT) appartenant en partie à Taiwan.

    McMillan-Scott a demandé au président d’«assurer que la démocratie, la liberté d’expression, et la liberté de la presse, pivots de la relation entre Taiwan et l’Union européenne, continuent à prospérer à Taiwan».

    NTD diffuse une couverture des problèmes de droits humains vers le continent, via le satellite de Chunghwa, mais son contrat doit être renouvelé en août. Chunghwa a jusque-là gardé le silence sur la question, dans ce qui semble être une répétition de la controverse de 2011, lorsque le fournisseur n’avait prolongé le contrat qu’après avoir fait l’objet d’une campagne, suite à un problème allégué de bande passante.

    «Il a été largement documenté que Pékin maintient un contrôle absolu sur tous les médias en Chine, et s’efforce de contrôler le flux de l’information entrant et sortant du pays», a déclaré McMillan-Scott. «Cependant, comment réagir à une telle tentative dépend encore du monde libre».

    Chungwha a diffusé NTD sur son satellite ST-2 depuis la campagne pour le dernier renouvellement.

    «Mes collègues au Parlement européen et moi-même attendons impatiemment de voir cette question résolue rapidement et équitablement, car nous avons malheureusement vu auparavant que le régime chinois a fait pression sur des sociétés pour mettre fin à leur couverture de NTD», a ajouté McMillan-Scott, prenant l’exemple de la société française Eutelsat cédant au régime en 2008. En dépit d’une Déclaration écrite adoptée au sein du Parlement européen, et d’une enquête juridique toujours en cours sur l’«interférence chinoise», Eutelsat n’a pas rétabli la couverture.

    McMillan-Scott a conclu qu’il a «foi dans la démocratie et la liberté de la presse à Taiwan, qui est considérée comme une société libre et pleine de vie», et espère «une solution qui permette à NTD de continuer ses précieuses diffusions vers la région asiatique en utilisant les satellites CHT».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/5/21/n3508374.htm

  • Parlement européen : forum sur les prélèvements d'organes

    [Leonidas Donskis, Sous-comité des droits de l'homme, Parlement européen]:
    «Les gens qui sont derrière cela sont des criminels. C'est un crime contre l'humanité.»

    Lors du forum organisé au Parlement européen à Bruxelles, ce 29 janvier, des médecins, des politiciens et des défenseurs des droits de l'homme ont discuté de la façon dont les prisonniers de conscience en Chine sont persécutés, torturés et dans certains cas tués pour leurs organes.

    [Tunne Kelam, Comité des affaires étrangères, Parlement européen]:
    «Si nous ne considérons pas sérieusement cette pratique, nous deviendrons moralement et politiquement co-responsables de ce qui se passe.»

    Enver Tohti était chirurgien en Chine dans les années 90. Il a, un jour, reçu l'ordre de prélever de force des organes sur des personnes vivantes. À cette époque, il n'avait pas compris que ces personnes étaient des prisonniers de conscience persécutés pour leur religion. Plus tard, il a agi et a témoigné pour mettre fin à cette pratique.

    [Enver Tohti, Ancien chirurgien, Xinjiang, Chine]:
    «En tant que médecin, je devais sauver mon patient. Mais d'un certain point de vue, j'ai tué cette personne. Il est mort après que j'ai prélevé son foie et ses deux reins. Pour moi, c'est une sorte de blasphème envers mon devoir de médecin. Pendant de nombreuses années, j'ai eu le cœur très lourd.»

    Les premiers indices de prélèvements forcés d'organes sur des prisonniers de conscience sont apparus en 2006. Les enquêteurs indépendants, David Kilgour et David Matas, ont conclu que plus de 40 000 personnes innocentes ont été tuées pour leurs organes. La plupart de ces victimes pratiquaient le Falun Gong.

    Selon le journaliste d'investigation Ethan Gutmann, en plus des pratiquants de Falun Gong, les Ouïgours et les Chrétiens clandestins, en Chine, ont aussi été victimes de prélèvements d'organes.

    Il existe des moyens internationaux de mettre un terme à ces crimes.

    [Ethan Gutmann, Chercheur associé, Fondation pour la défense des démocraties]:
    «Le plus évident et je pense que c'est ce qui va se passer d'abord en Australie, c'est de le criminaliser. Si vous allez en Chine chercher un organe, vous êtes un criminel. C'est aussi simple.»

    Bien que les prélèvements d'organes aient eu lieu, en Chine, depuis plus de 10 ans, ce phénomène n'a attiré l'attention que récemment.

    [Erping Zhang, Porte-parole, Centre d'information du Falun Dafa]:
    «En quoi la situation est-elle différente aujourd'hui ? Beaucoup de médecins ont décidé de parler de ce problème. La communauté internationale ne peut plus l'ignorer, parce que des experts en droit, des avocats et des organisations des droits de l'homme ont soulevé ce problème aujourd'hui.»

    [Prof. Dr. Huige Li, Délégué pour l'Union européenne, DAFOH]:
    «Nous pouvons sentir que visiblement, la communauté européenne est inquiète à ce sujet. Pourquoi ? Nous avons récolté 166 000 signatures en seulement 45 jours.»

    Un précédent forum sur le même sujet avait eu lieu au Congrès américain, en septembre dernier.

    Tiré de: http://www.youtube.com/user/NTDFrench

  • Les valeurs de l’Europe face aux pressions de coupure de la radio Erabaru en Indonésie

    Yue Chen à la station de radio Sound of Hope à Manhattan. Elle travaille à la radio depuis sa création en 2003. (Matthew Robertson/The Epoch Times)
    Yue Chen à la station de radio Sound of Hope à Manhattan. Elle travaille à la radio depuis sa création en 2003. (Matthew Robertson/The Epoch Times)

    Depuis le 14 novembre 2009, 106.5 fm radio Erabaru basée en Indonésie, partenaire de la radio libre Sound of Hope de langue chinoise, est menacée d’interruption suite à des pressions du régime chinois sur le gouvernement indonésien. Destinée à la très large communauté chinoise en Indonésie, la radio Sound of Hope (SOH) internationale et la radio Erabaru offrent la première et seule alternative aux médias officiels chinois pour cette communauté qui a beaucoup souffert de l'instabilité politique du pays.

    À la mi-décembre, la radio SOH est allée à la rencontre des députés du Parlement européen de Strasbourg pour connaître leurs positions face à ce nouveau cas de censure d’un média chinois libre.

    L’eurodéputée Astrid Lulling, du Parti chrétien social luxembourgeois, a déclaré: «C’est inacceptable. Le Parlement européen est vraiment attaché aux médias libres parce que ce sont les bases de la démocratie. C’est important que les gens soient correctement et objectivement informés. Je regrette beaucoup ce nouveau cas de censure en Chine contre les médias libres et contre une information objective pour la population. Car si un peuple est bien informé, il réagit bien car il a la capacité de juger. Même les politiciens, s’ils ne sont pas bien informés, ne peuvent pas juger et décider correctement». A la question qu’est ce que le gouvernement taïwanais peut faire dans cette affaire, l’eurodéputé répond avec enthousiasme: «Ils doivent résister à la pression de Pékin!»

    L’eurodéputé Wolf Klinz, du groupe Alliance des démocrates et des libéraux, explique que l’Union européenne est à la base une union de valeurs: «L’Union européenne ne souhaite que personne au nom d’intérêts commerciaux ou autre, n’interfère avec cette liberté de la presse». Il ajoute que le Parlement européen a une volonté très forte de voir, dans toutes les régions du monde, la liberté de la presse protégée et acceptée comme une valeur et comme un droit de la société.  En apprenant le cas de la radio SOH, Wolf Klinz a indiqué qu’il contacterait le gouvernement de Taïwan et d’Indonésie pour exprimer son souhait qu’ils respectent aussi la liberté d’expression.

    Pour l’eurodéputé conservateur roumain Csaba Sogor, la Chine fait partie maintenant des leaders économiques mondiaux et possède une longue histoire, comme l’Europe. Il nous explique que les Etats-Unis sont aussi un leader mondial et que leur histoire récente a été parsemée d’erreurs qui leur ont permis aujourd’hui de devenir un système très démocratique et très fort, référence au combat des noirs pour la liberté. Selon lui, le cas de la repression des Ouïghours, des Tibétains ou du Falun Gong, peut être résolue par une voie démocratique et humaine qui rendra la Chine plus forte. «Pour être un leader mondial ou pour gouverner vous n’avez pas à être effrayé par la liberté d’expression, par des cultures, des religions ou des traditions différentes. Il n’est pas nécessaire d’avoir peur des radios libres, internet, télévision et presse libres. Parce que cela est connu dans l’Histoire européenne, un empire puissant signe toujours son arrêt de mort dès qu’il essaye de censurer l’information, de contrôler la liberté d’expression et de penser.»

    Collaboration spéciale pour La Grande Epoque

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu