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our body a corps ouvert

  • Une exposition de cadavres humains à Paris reste interdite

    Affiche de l'exposition de cadavres humains,
    Affiche de l'exposition de cadavres humains, dont l'origine est jugée suspecte par un tribunal de Paris. (AFP/Getty Images)

    PARIS – L'interdiction d'une exposition à Paris de cadavres humains, Our body, à corps ouverts, prononcée le 21 avril 2009 a été maintenue en appel le 29 avril.

    La justice, en revanche, ne ferme plus la porte à ce type de manifestations. En première instance, le juge, saisi par deux organisations de défense des droits de l'homme, avait conclu que l'exposition portait atteinte au principe de protection de la dignité s'attachant aux corps morts. Ce motif est écarté.

    Le président de la cour d'appel, Jean-Claude Magendie, retient toutefois un problème sur l'origine des dix-sept corps, importés de Chine. Il annule cependant l'obligation pour les organisateurs de les remettre aux autorités françaises.

    L'exposition, déjà présentée dans de nombreuses villes dans le monde, revendique 30 millions de visiteurs. Elle devait se poursuivre jusqu'en août à Paris.

    La justice donne raison aux deux associations qui ont déclenché la procédure, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine. Elles disaient craindre que les dix-sept corps présentés, et préservés selon un procédé nommé «plastination» imaginé en 1977 par le plasticien allemand Günther von Hagens, ne soient ceux de condamnés à mort en Chine, objet d'un trafic.

    L'organisateur de l'exposition, Encore Events, assure avoir acquis les corps auprès d'une fondation, qui aurait recueilli les dépouilles de personnes en ayant fait don à la science.

    Mais le président de la cour d'appel dit dans ses attendus que «la preuve de la crédibilité de la fondation et de son sérieux n'est pas rapportée». Il demande que soient fournies la preuve de l'origine légale des corps et surtout des autorisations formelles par les personnes intéressées de l'usage de leur cadavre après leur mort.

    Pour le reste, «le respect n'interdit pas le regard de la société de la mort», dit le magistrat, qui rappelle que des momies égyptiennes sont par exemple exposées dans des musées.
    Les organisateurs jugeaient absurde la première décision, assurant qu'il s'agissait d'une exposition anatomique, pédagogique et non artistique.

    Les organisations plaignantes disent que Günther von Hagens a reconnu que certains corps présentaient une balle dans la tête. Le Comité national d'éthique avait émis des réserves sur le spectacle.

    Reuters

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