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organisation mondiale de la santé

  • Prélèvements d'organes : un secret d'état chinois

    Le 27 mars dernier, Amnesty International publiait un rapport sur la peine de mort dans le monde. Parmi les 57 pays appliquant toujours la peine de mort, seuls 20 pays ont exécuté des prisonniers en 2011 pour un total de 676 prisonniers exécutés.

    Selon Amnesty International, ce chiffre n'inclut pas les criminels exécutés en Chine et le nombre de condamnés à mort en Chine dépasse la somme de ceux de tous les autres pays. Mais le nombre de prisonniers exécutés est un secret d'état en Chine et aucun étranger ne peut connaître les chiffres avec exactitude.

    [Lan Shu, Observateur] :
    « Le PCC a toujours considéré le nombre de prisonniers exécutés comme un secret d'état. C'est une dictature totalitaire. Beaucoup de choses sont gardées secrètes. »

    Selon l'avocat chinois Jiang Tianyong, le condamné connaît seulement sa peine et son avocat est informé que son client est condamné à mort ou sera exécuté, mais il ne connaît pas tous les détails. Le public n'a aucun droit de savoir.

    [Jiang Tianyong, Avocat]:
    « D'un point de vue légal, la loi chinoise ne justifie pas l'attitude du PCC. Selon la loi, même si le procès est fermé au public, le jugement doit être rendu public. L'avocat et la famille devraient être informés de l'application de la peine de mort. »

    Selon lui, Il est suspect que le PCC considère le nombre de condamnations à mort comme un secret d'état.

    En 2005, lors d'une réunion de l'Organisation mondiale de la santé, Huang Jiefu, le Ministre adjoint de la santé chinoise a admis pour la première fois que la majorité des organes transplantés en Chine provenaient de condamnés à mort.
    Par la suite, Mao Qun'an, le porte-parole du Ministère de la santé, a nié la déclaration de Huang Jiefu et affirmé qu'un grand nombre d'organes transplantés provenaient de donneurs volontaires. 

    En mars 2006, après la publication de rapports dénonçant le prélèvement forcés d'organes sur des pratiquants de Falun Gong encore vivants et leur vente sur le marché noir, les autorités chinoises ont gardé le silence pendant trois semaines.
    Qin Gang, le porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, a nié l'existence de camps de concentration et de prélèvements forcés d'organes. Il a également déclaré que les rapports sur l'existence de prélèvements d'organes sur des prisonniers exécutés n'étaient que mensonges. Qin Gang a aussi nié les déclarations de Huang Jiefu.

    Mais au cours des Deux réunions de cette année, Huang Jiefu a de nouveau déclaré : « La pénurie d'organes est un obstacle au développement de la greffe d'organes en Chine. En raison du manque de donneurs volontaires, les prisonniers exécutés sont devenus la première source d'organes. »

    [Lan Shu, Observateur] :
    « Le PCC a choisi d'admettre publiquement qu'ils collectent des organes sur les prisonniers exécutés pour détourner l'attention. Ils veulent détourner l'attention publique.
    Ce que le public est le plus impatient de savoir, c'est si les documents de Wang Lijun envoyés à l'étranger comportent des informations confidentielles sur les prélèvements forcés d'organes effectués par le PCC sur les pratiquants de Falun Gong encore vivants. »

    Lan Shu a aussi expliqué que le PCC a admis publiquement les prélèvements d'organes sur les prisonniers exécutés pour détourner l'attention des prélèvements forcés d'organes sur les pratiquants de Falun Gong encore vivants.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2012-04-01/370476262553.html

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