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  • Les ratés de la politique Chinoise des États-Unis

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    Les États-Unis ont gagné la guerre froide en désintégrant l’Union soviétique il y a vingt ans. Aujourd’hui, ils affrontent la République populaire de Chine, un régime qui considérait le régime soviétique comme son  «Grand Frère» et dont la situation économique et la puissance militaire reste inférieure à celle des États-Unis. L’Amérique se retrouve à faire souvent des compromis au lieu d’impulser des changements en Chine. Le fait est que les États-Unis n’ont fait que faiblir dans leur  promotion des droits de l’homme et de la démocratie en Chine, alors que la République populaire de Chine, elle, jouit d’une croissance plus affirmée sur la scène internationale.

    Les gouvernements Nixon et Carter se sont tout d’abord alliés à Pékin afin d’affronter les Soviétiques. Il fallait redéfinir les liens avec la République Populaire de Chine après l’évolution de la situation stratégique de 1991. Sur les 20 dernières années, le mot d’ordre de la politique chinoise des États-Unis a été le dialogue. Par des contacts et des échanges, les États-Unis espéraient transformer progressivement la Chine en une société libre et démocratique où s’applique la règle du droit.

    Au cours de la guerre froide, la concurrence frontale à un pouvoir dur s’est avérée efficace pour désintégrer cet immense empire. Dans le cas de la République populaire de Chine, arriver à transformer la Chine en une nation démocratique par le dialogue, était une voie préférable, car elle n’impliquait pas de course à l’armement ; en théorie ce processus est possible. Si cet engagement avait réussit, cela aurait été la politique étrangère la plus perspicace.

    Cependant, vingt ans se sont écoulés et sous le régime du Parti Communiste, la Chine n’a réalisé aucun progrès politique. L’histoire montre que l’approche politique a échoué. Pour être juste, ce n’est pas cette politique elle même qui est à blâmer, mais plutôt sa mise en œuvre. Le vrai problème est que dans leurs échanges avec la Chine, les États-Unis ont privilégié les gains économiques à la transformation du régime répressif. Ils ont ainsi commis cinq erreurs dans les faits.

    Première erreur: l’ouverture sans entrave du marché américain à la Chine

    Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient la première superpuissance mondiale, économique et militaire. Son marché intérieur était le plus mature et le plus dynamique au monde et disposait d’un pouvoir d’achat énorme. L’histoire économique du monde d’après-guerre a montré que lorsque les États-Unis ouvrent leur marché à un pays, ce pays s’enrichit. C’était le cas de l’Europe qui a bénéficié pour sa renaissance du Plan Marshall; c’était aussi le cas avec les moteurs d’Asie comme le Japon, la Corée et Taiwan.

    Avec la signature des relations diplomatiques en 1979, les États-Unis ont accordé à la RPC (République Populaire de Chine) le statut commercial annuel de Nation privilégiée (MFN). L’examen annuel du statut de MFN installait les États-Unis en position de force. L’accès des chinois au marché américain dépendrait de la situation des droits de l’homme en Chine.

    Pékin accordait beaucoup d’importance au statut de MFN. Depuis 1978, la croissance économique était la seule source de légitimité pour le Parti communiste au pouvoir et son modèle économique basé sur l’exportation, rendait le marché américain critique pour son économie.

    En 2000 la situation a changé lorsque l’administration Clinton a adopté un projet de loi qui donnait un statut normalisant les relations commerciales de façon permanente avec la Chine (PNTR). Par la suite, le marché américain s’est largement ouvert à la Chine sans aucune restriction matérielle et le régime chinois n’eut plus à s’inquiéter des risques qu’engendreraient les mauvais traitements qu’il infligeait à son propre peuple.

    Les États-Unis ont souvent utilisé la carotte et le bâton avec les régimes autoritaires, mais avec la Chine, ils ont laissé tomber le bâton. Aujourd’hui, nombre de responsables américains, impuissants, soupirent et concèdent devant les agissements condamnables de la Chine: «nous n’avons aucune prise».

    Derrière l’adoption du projet de loi, des entreprises  américaines qui lorgnaient avec envie sur le coût dérisoire du travail en Chine, ont réussi à convaincre les politiciens d’ouvrir la voie aux investissements des entreprises américaines en Chine.

    C’est ainsi que le gouvernement américain a sciemment trahi ses propres principes en échange d’avantages économiques. Et cela à un moment où la situation des droits de l’homme a pris une tournure désastreuse à dire, la pire de toute, en Chine. Seulement un an avant le passage du PNTR, le régime communiste a lancé une campagne nationale pour éradiquer la pratique spirituelle Falun Gong, une campagne devenue un modèle pour réprimer tout embryon de dissidence dans le pays.

    Une fois lancée, on ne peut plus rattraper la pierre. Les avantages économiques ont eu un effet boule de neige devenant une arme efficace dans les mains de Pékin qui s’en sert comme prise sur les sociétés américaines, qui à leur tour influencent le gouvernement américain afin que ce dernier favorise les politiques prochinoises.

    Deuxième erreur: sous estimer l’impact du soft power

    Puisque de nombreux responsables américains chargés des affaires Chinoises sont d’anciens experts de l’Union soviétique, ils ont par habitude des approches de guerre froide avec la République populaire de Chine et concentrent toute leur attention à surveiller le développement économique de même que le potentiel militaire chinois.

    Cette approche a pour inconvénient d’ignorer un autre aspect du pouvoir: l’habileté du régime chinois à user de tromperie et de propagande pour gagner les faveurs de l’opinion publique nationale et internationale. Pékin muscle discrètement son soft power, qui se transformera en un pouvoir dur, synonyme de victoire sur  l’adversaire. Pékin endoctrine le peuple chinois, persuadant ce dernier que les États-Unis représentent la menace n°1 du pays; et continue sa propagande non-stop contre les valeurs démocratiques occidentales.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/5/n3507376.htm

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