Avertir le modérateur

nationalisme

  • La véritable histoire de Mao et de la montée du communisme en Chine

    Un reportage très complet de Arte en 4 parties retraçant l'histoire de la Chine d'aujourd'hui à travers la naissance du communisme chinois avec Mao et la soit disant "modernisation" de la Chine qui a causé près de 80 millions de morts non naturelles en l'espace d'une dizaine d'année.

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=M2Tr0WVnD3o

  • En Chine, une dose de vitriol de la part des médias accompagne l’interdiction du lait en poudre

    Chine, lait en poudre, lait, contaminé, médias, nationalisme, consommation, produits chinois, twitter chinoisLa veille d’un rappel de produit très médiatisé d’une marque de lait en poudre étrangère le 6 août, les médias officiels chinois sont passés à l’attaque, lançant le sujet du lait en poudre qu’achètent certains en termes fortement nationalistes.

    «Vous prosternez-vous toujours devant le lait en poudre étranger»; questionne le média officiel Chengdu Evening News, alors que d’autres journaux de la ville avaient affiché les graphiques des bactéries. Selon Danwei, une société d’analyse des médias chinois, le West Strait Morning Post de Xiamen aura même présenté, lundi, une Faucheuse se cachant derrière les bouteilles de lait infantile étranger.

    Le professeur Gu Junren, de l’université de Shanghai, a été cité par Evening News, alors qu’il affirmait que le lait en poudre étranger était tombé de son «autel divin» et que les produits laitiers locaux devraient travailler dur pour les remplacer.

    Un article d’opinion du média officiel, Global Times, a déclaré que la préférence des consommateurs chinois pour les produits étrangers «constituait une discrimination et signifiait que les Chinois ont le mépris de soi».

    «Les problèmes de contrôle de la qualité ne s’arrêtent pas à la frontière, celui qui a encore une foi aveugle dans les marques étrangères doit se réveiller!», déclare l’article. «Notre gouvernement doit soutenir pleinement les produits nationaux et diriger la nation vers la consommation des produits chinois.»

    Un jour, après le rappel de la préparation pour nourrissons de Fonterra le 6 août, le directeur général du géant laitier de la Nouvelle-Zélande a déclaré que le risque d’intoxication avait été résolu.

    Les bactéries résidant dans des tuyaux encrassés, dans une usine Fonterra de la circonscription agricole de Waikato, en Nouvelle-Zélande, s’étaient développées en mai 2012 dans les échantillons tests datant de mars, mais il a fallu attendre le 31 juillet pour que le test indique la présence d’une souche bactérienne pouvant provoquer le botulisme, ce que l’on nomme aussi intoxication alimentaire.

    Les internautes chinois sur Sina Weibo, le twitter chinois, n’ont pas été convaincus par la campagne médiatique, nombre d’entre eux faisant cas de leur propre histoire en Chine avec le lait en poudre empoisonné.


    La formule locale de lait, contaminé à la mélamine, a tué six bébés et en a rendu malade 300.000 en 2008, voilà qui attise la volonté des consommateurs chinois à payer une prime pour la préparation infantile de Nouvelle-Zélande, du fait des normes de sécurité des denrées alimentaires, de l’image populaire du pays renvoyant à un environnement préservé et isolé.

    Selon un célèbre acteur chinois, Sun Haiying, sur Weibo: «Si nous voulons du lait en poudre chinois qui soit sûr, le producteur doit être digne de confiance. Perdre du temps à essayer de faire passer pour toxique le lait en poudre d’autres pays n’est pas la façon de faire!»

    «Après que le gouvernement a interdit le lait en poudre de Nouvelle-Zélande aujourd’hui, j’ai regardé l’historique de mon magasin et j’ai trouvé que j’avais vendu bien plus de lait en poudre japonais», a commenté Wuyuesanren, le propriétaire d’une boutique en ligne avec plus de 900.000 adeptes, «je comprends désormais que personne ne veut donner à ses enfants du lait en poudre chinois. Leur argent va à ceux qu’ils soutiennent».

    «Les mots ‘lait en poudre empoisonné’ font partout les gros titres. C’est comme si le pot de terre se moquait du pot de fer», a déclaré Yule, un internaute de la province du Guangdong. «Si vous demandez aux personnes en Chine de choisir entre le lait en poudre de la Nouvelle-Zélande et le lait en poudre chinois, je crois que le lait en poudre néo-zélandais serait plus populaire. Nous sommes probablement déjà immunisés contre les poisons désormais.» 


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/14/n3508674.htm

  • L'UE inquiète d'un repli sur soi de la Chine


    Depuis le début de la crise, les autorités chinoises multiplient les entraves pour les entreprises étrangères.

    Les réformes et l'ouverture économiques chinoises sont mises à mal par la crise, selon le rapport de la Chambre européenne de commerce en Chine publié mercredi. «Il y a un ralentissement dans beaucoup de secteurs, et même un renversement partiel des réformes», selon le président de la Chambre, Joerg Wuttke. Durant ces douze mois de crise, interventions politiques ou obstacles juridiques et techniques se seraient multipliés pour compliquer la tâche aux entreprises étrangères. En mai dernier, Joerg Wuttke avait déjà critiqué un protectionnisme latent observé dans le cadre du plan de relance chinois, notamment le domaine du «vert» et des énergies renouvelables. Cette fois-ci, il enfonce le clou et donne des exemples précis, sans toutefois citer les entreprises concernées.


    Il a ainsi évoqué le cas d'une entreprise européenne leader pendant des années en Chine pour les technologies de cryptage commercial, bloquée aujourd'hui par l'apparition de nouvelles certifications qu'aucune entreprise étrangère n'a reçues. Le rapport déplore aussi que dans l'automobile, les Chinois puissent acheter des entreprises européennes mais que les étrangers soient toujours obligés à la coentreprise avec un partenaire chinois. Les procédures de marché public favorisent les entreprises locales, comme dans le secteur de l'éolien où aucune entreprise étrangère n'a pu obtenir un contrat depuis 2005.


    Inquiets de l'affaire «d'espionnage» Rio Tinto, les hommes d'affaires européens souhaitent aussi que la Chine définisse sa notion d'«intérêt national» et les règles du jeu en matière d'obtention de données statistiques. Le rapport note enfin, en guise d'avertissement, que la Chine a plus besoin de l'Europe que l'inverse. Les exportations européennes en Chine représentent 0,7 % du PIB de l'UE alors que les exportations chinoises en Europe contribuent pour 7 % au PIB de la Chine…


    Arnaud de La Grange, correspondant à Pékin
    Tiré du Figaro : http://www.lefigaro.fr/economie/2009/09/03/04001-20090903ARTFIG00482-l-ue-inquiete-d-un-repli-sur-soi-de-la-chine-.php

  • Un an après ses Jeux, la Chine s’est renfermée

    Le Comité international olympique avait misé sur une ouverture du pays, mais le nationalisme actuel des jeunes de l’élite chinoise laisse à penser que le pari est manqué


    Un après les Jeux olympiques de Pékin,  le régime communiste ne s'est pas toujours pas ouvert (AFP/Fabrice COFFRINI).

    Ils sont jeunes, diplômés de l’université, et ils possèdent des moyens suffisants pour vivre confortablement dans une grande ville chinoise comme Pékin ou Shanghaï : en un mot, ils représentent la tête pensante et agissante de la Chine de demain. Un an après les Jeux olympiques, ils se félicitent de la tenue de cet événement qu’ils considèrent comme « phare » dans l’histoire de leur pays.

    « Les Jeux olympiques ont permis à la Chine de montrer ses capacités au monde entier, se félicite Hui Xingmen, 25 ans. La population et le gouvernement ont montré qu’ils pouvaient marcher main dans la main pour organiser le plus bel événement mondial. Tout s’est parfaitement déroulé. » Pour Li Jun, 32 ans, « l’important était de remporter des médailles et de terminer premiers du total, devant les Américains. Pourquoi ? Nous devions confirmer notre retour à notre juste place. La Chine a toujours été une nation puissante. Les pays occidentaux ont profité de ses faiblesses internes pour diriger le monde. Même s’ils tentent aujourd’hui encore de nous empêcher de revenir à notre juste place, nous y arriverons. Les Jeux n’étaient que la première marche. »

    Le 14 juillet 2001, les membres du Comité international olympique (CIO) ont choisi Pékin pour organiser les Jeux d’été 2008. François Carrard, alors directeur général du CIO, explique que ses collègues ont « misé sur le fait que, lors des sept prochaines années, dans de nombreux domaines, l’interaction, l’ouverture, le progrès et le développement, la situation se sera améliorée. » Liu Qi, alors maire de Pékin, devenu président du comité olympique chinois et aujourd’hui membre de la plus haute instance politique du pays, assure alors : « Nous croyons dans la capacité des Jeux à élever notre niveau de vie et à accélérer l’ouverture et les réformes. »

    Pas d'ouverture aux cultures étrangères

    Au-delà de la question des droits de l’homme – la répression s’est intensifiée depuis huit ans contre les voix discordantes vis-à-vis de la ligne officielle –, les Jeux n’ont pas célébré le mélange des cultures, ni surtout l’ouverture des Chinois vers les cultures étrangères, l’un et l’autre promis par les autorités. Celles-ci avaient avant tout cherché à limiter les contacts entre les autochtones et les visiteurs étrangers ; elles avaient ainsi conseillé aux Pékinois de regarder « le succès de la cérémonie d’ouverture devant leur poste de télévision », afin de favoriser le maintien de l’ordre. Une instruction suivie à la lettre pendant toute la quinzaine olympique.

    Lors de ces dix-huit derniers mois, le climat politique s’est aussi sensiblement dégradé. Les portes de la Chine et des citadins chinois, les plus perméables à la propagande gouvernementale, se sont encore un peu plus refermées. Les tensions ethniques, au Tibet et plus récemment au Xinjiang, ont accru le sentiment d’insécurité de l’élite chinoise. L’unité du pays demeure en effet un pilier de la légitimité de son maintien au pouvoir, et toute attaque à sa notion de « grande Chine » lui paraît donc insupportable.

    « Les pays étrangers soutiennent les révoltes des séparatistes des minorités, assène Ming Xu, une ingénieur de 32 ans. Personne n’a oublié le soutien de la France, de Paris et des Français au dalaï-lama pendant le relais de la torche olympique. De leur côté, les Américains soutiennent les Ouïgours et les Taïwanais. L’Occident ne veut pas d’une Chine trop puissante, il veut pouvoir continuer à régner sur le monde. Cela se retrouve notamment dans son discours environnemental : l’Europe et les États-Unis ont pollué pendant des siècles, et ils veulent aujourd’hui interdire toute croissance aux pays en voie de développement. »

    « Les journalistes étrangers détestent notre pays ! »

    Cette aigreur et cette analyse très nationaliste étonnent, de la part d’une mère de famille qui parle parfaitement français et anglais, et qui a habité en Europe pendant trois ans. À la différence de la quasi totalité des jeunes citadins de cette élite, elle accepte néanmoins de discuter avec un journaliste étranger, même si sa famille et ses amis l’ont prévenue, répétant la propagande officielle, qu’« il transformera tes propos pour pouvoir critiquer la Chine, car tous les journalistes étrangers détestent notre pays » !

    Le célèbre dissident chinois Wei Jingsheng ne s’était donc pas tant trompé lorsqu’il avait indiqué, en 2001 : « Si la Chine obtient les Jeux, cela enflammera un nationalisme extrême. Cela jouera un rôle nocif dans la vie morale et spirituelle des gens. Le parti fera sa promotion auprès des éléments anti- occidentaux, et il pourrait même être encouragé à attaquer Taïwan. »

    Les préparatifs des fêtes du 60e anniversaire de la République populaire, le 1er octobre prochain, laissent à penser que cet état d’esprit ne changera pas. « La sécurité sera petit à petit augmentée dans la capitale, jusqu’à la fin des vacances nationales du mois d’octobre. Le niveau de sécurité sera aussi rigoureux que pendant les Jeux olympiques. Et la vigilance autour de la place Tian An Men sera bien plus sévère que pour les 20 ans du massacre du 4 juin 1989 » : il y a deux semaines, le quotidien officiel China Daily s’est voulu très clair en indiquant que les autorités pékinoises ne feront pas dans la demi-mesure en termes de sécurité.

    Pourtant, les visiteurs étrangers s’étaient déjà étonnés du niveau de sécurité déployé pendant les Jeux olympiques, avec plus de 100 000 policiers, militaires et volontaires chargés de l’ordre publique sur le terrain. Peut-être est-ce la vision chinoise du concept d’ouverture.

    Tristan de BOURBON, à Pékin

    La Croix: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2389256&rubId=1094

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu