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morale

  • À quoi vous fait penser la culture chinoise ?

     

  • Proverbe chinois: La bienséance suggère la réciprocité (礼尚往来)

    Proverbe chinois, Chine, bienséance, reciprocité, courteoisie, amabilité, bonne conduite, politesse, obligation, morale

    Le proverbe chinois 礼尚往来 (Lǐ shàng wǎng lái) stipule que “la bienséance ou courtoisie suggère la réciprocité."
    Tirée d'un passage de "Li Ji" (礼记), ou le "Classique des rites," l'un des Cinq Classiques du confucianisme, l'expression offre des conseils éthiques intemporels pour l’organisation sociale et les bonnes relations entre les gens.
    Dans l’expression, le caractère 礼 (Lǐ) traduit le concept de bienséance ou de courtoisie et renvoie à la justesse du comportement, des mœurs et de la morale. Il est également utilisé pour désigner un cadeau ou un présent.
    Le caractère 尚 (Shang) donne l'idée d'accorder une grande estime, du respect et de la valeur à quelque chose. La phrase 往来 (wǎng lái) signifie aller et venir et dans cette expression indique les relations et les interactions d'une personne avec les autres, qui impliquent finalement une série d'échanges sociaux de donner et de recevoir.
    Dans sa signification liée au comportement correct, 礼 (Lǐ) se réfère aux règles de bonne conduite, d'étiquette ou de protocole dans diverses situations sociales, y compris les cérémonies et les rituels, basés sur le rôle et le statut de quelqu’un dans la société.
    Ce qui guide ce comportement correct est l'essence morale qui incarne le principe de la bienséance (禮, lǐ), , qui est l'une des cinq vertus cardinales imparties par Confucius il y a plus de 2.000 ans, avec la bienveillance (仁, rén), la droiture 義, yì), la sagesse (智, zhì) et l’intégrité (信, xìn).
    Ces vertus et d'autres normes de comportement telles que la loyauté, la piété filiale, la justice, l'honnêteté et la tolérance constituent le fondement de la morale individuelle et sociale dans la culture traditionnelle chinoise.
    Ainsi, l’expression offre des conseils moraux qui enseignent aux gens à étendre le respect mutuel et la bonté aux uns et aux autres et à toujours faire le bien et à rendre le bien.

    Redécouvrir la véritable courtoisie

    Ce guide aborde les idéaux moraux qui sont au cœur de la culture traditionnelle chinoise. Il reflète également l'importance cruciale que l'éducation traditionnelle chinoise a placée sur l'éducation morale à travers l'histoire depuis l’antiquité.
    L’expression 禮尚往來 vient d'un passage du “Classique des rites” qui stipule: “La bienséance suggère la réciprocité. Ce n'est pas de la bienséance que de donner sans recevoir pas plus qu'il n'est bienséant de recevoir sans donner ".
    Cependant avec le déclin des valeurs traditionnelles de la société, la pratique de 禮尚往來 s'est progressivement écartée de sa substance morale et est devenue plus associée à la signification en surface de "traiter les autres de la même façon qu’ils nous traitent."
    En particulier, dans les temps modernes l'expression est souvent utilisée dans le contexte de donner des cadeaux ou d'échanger des faveurs afin de nouer des liens d’amitié et d’affaire et d'entretenir de bonnes relations avec les autres.
    Elle a également pris une connotation d'obligation dans le sens pratique, tel qu'obtenir un intérêt propre ou accomplir un but ou un autre. Par exemple, celui qui donne peut s'attendre à recevoir quelque chose de convenable en retour, ou celui qui reçoit se sent obligé de retourner quelque chose de valeur similaire plus tard.
    Le vrai sens de l'expression, cependant, parle de la bonté fondamentale d’une personne et de la fondation et de l'esprit de la morale personnelle et sociale dans la culture traditionnelle chinoise.
    Comprendre l'essence historique de l'expression peut aider les gens à redécouvrir cette authentique bonté et la fondation morale consistant à étendre la courtoisie et la gentillesse mutuelles les uns envers les autres.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201308/114006.html

  • Le Palais Taoïste de la Montagne du Phoenix Chantant

    palais taoïste,montagne du phoenix,chantant,piété filiale,histoire,légende,morale,lü dongbin,chineOn raconte que sous la Dynastie Ming, un boucher du nom de Zhao vivait à l'extérieur de la porte Sud de Kunming. Un jour, Zhao décida de tuer une vache, mais il ne trouvait nulle part son couteau de boucher. Il y avait, non loin un veau couché et qui gémissait tristement. Zhao le fouetta à plusieurs reprises. Le veau se leva, révélant la présence du couteau à l'emplacement où il était couché. Zhao comprit que le veau avait peut-être pressenti la mise à mort de sa mère et qu'il avait caché le couteau sous son propre corps en gémissant tristement.
    La piété filiale du veau toucha Zhao. Il renonça à son projet, et emmena la mère et son petit dans les Montagnes de l'Ouest, où il vécut une vie de reclus.


    Zhao était une personne qui s'emportait très facilement. Il savait qu'on pouvait facilement le mettre en colère, si bien qu'il récitait souvent ces paroles : “Eteint le feu dans ton cœur, pour ainsi rencontrer Lü Dongbin.” Lü Dongbin est un sage Taoïste célèbre.


    Un jour, un vieux Taoïste arriva à son domicile. Zhao accueillit le Taoïste en préparant du thé chaud. Il versa même le thé pour le Taoïste dans une précieuse tasse en porcelaine qu'il utilisait seulement pour les occasions spéciales. Le Taoïste se saisit de la tasse et, délibérément, la laissa tomber. Zhao regarda médusé sa tasse en porcelaine à présent réduite en morceaux, la colère se reflétant sur son visage.

    Se retournant pour regarder le Taoïste, Zhao remarqua qu'il avait disparu. La tasse brisée était à présent intacte et posée sur la table. Sous la tasse, il y avait un morceau de papier ou il lut : “Dongbin était là, mais le feu dans le cœur s'est embrasé une fois de plus.”


    Zhao comprit que le Taoïste n'était autre que Lü Dongbin. Zhao eut profondément honte d'avoir encore en lui une telle colère. Zhao mourut peu de temps après.


    Quelques années plus tard, Yongbin Chen un fonctionnaire du gouvernement arriva à Kunming pour prendre ses fonctions. Un jour qu'il visitait les Montagnes de l'Ouest, il eut une sensation intérieure de familiarité avec les lieux environnants. Chen découvrit l'histoire de Zhao gravée sur une stèle en pierre et fut surpris de constater que la date du décès de Zhao était exactement la même que sa propre date de naissance. Chen commença à imaginer qu'il était la réincarnation de Zhao.


    En y repensant, Chen se souvint que lorsqu'il était en poste dans la Province du Fujian, un Taoïste était venu le voir et lui avait demandé : “As-tu éteint le feu dans ton coeur?” La question l'avait rendu perplexe. Après une brève discussion, le Taoïste repartit, mais avant son départ, il invita Chen à une nouvelle rencontre dans le futur dans la Montagne du Phoenix Chantant.


    Après son arrivée à Yunnan, Chen entendit dire qu'il y avait dans cette localité la Montagne du Phoenix Chantant et décida de s'y rendre. Il vit un Taoïste fou assis sur une pile de pierres, tenant deux bouteilles avec les goulots se faisant face. Le Taoïste sourit et demanda à Chen : “Ca fait un moment, monsieur. Vous avez bonne mine. Cette fois-ci, de quel côté allez vous sauter?”


    Les serviteurs de Chen se mirent à crier sur le Taoïste qui disparut soudainement . Chen comprit immédiatement que les deux bouteilles avec les goulots se faisant face représentaient le caractère chinois signifiant “Lu”, et debout sur la pile de pierres représentait le caractère chinois pour “Yan”. “Yan Lu” était le nom usuel de Lü Dongbin, ce qui signifiait que le Taoïste était Lü Dongbin.


    Les légendes populaires racontent que Chen rencontra Lü Dongbin à trois reprises dans la Montagne du Phoenix Chantant. Lü révéla à Chen que la montagne était un lieu béni. Ainsi, durant les trois années où Chen gouverna la localité, il ordonna la construction du “Palais de l'Anneau de Jade” pour vénérer le sage Lü Dongbin. De nos jours, le palais est une célèbre attraction touristique.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201009/52870.html

  • 化干戈為玉帛 Transformer les épées en socs de charrues

    CHine, conte chinois, légende, histoire, traditionnel, inondation, héros, morale化干戈為玉帛 “Transformer les épées en socs charrues” est une expression qui remonte à il y a 4000 ans, et provient d’une histoire à propos du dirigeant légendaire Xia Yu, également connu sous le nom “Yu le Grand.”

    Il y a quelques 4000 ans, il y avait de nombreuses tribus qui vivaient près du Fleuve Jaune et les inondations affligeaient fréquemment la Chine, l’Empereur Yao appointa Gun, le père de Xia Yu, pour mettre fin aux inondations. Gun ordonna la construction de murs de 2,4 mètres de haut tout autour de la ville pour arrêter les eaux. Craignant pour la sécurité de la ville, il creusa aussi des douves autour des fortifications.

    La tentative de Gun d’arrêter les inondations dura neuf ans, mais alors les gens perdirent confiance en lui et les autres tribus y virent une opportunité d’attaquer la Tribu de Xia. Gun fût plus tard exécuté par le successeur de l’empereur Yao, Shun. Cependant, l’empereur avait une grande confiance en Xia Yu et l'appointa pour poursuivre le travail de son père.

    Xia Yu avait beaucoup appris des échecs de son père. Gun avait perdu la confiance des dirigeants et le soutien du peuple en construisant de hauts murs de protection. Xia Yu ordonna que les murs soient démolis et que les douves soient comblées, et il partagea les trésors qui lui étaient donnés avec le peuple.

    Avec un caractère moral droit, Xia Yun unifia les peuples des différentes tribus et leur ordonna de l’aider à construire des canaux dans tous les principaux fleuves responsable des inondations afin d’évacuer les eaux vers la mer. Il fît cela jour et nuit sans retourner dans son village natal 13 années durant. La légende dit que pendant ces 13 ans, il passa trois fois devant sa maison sans y entrer, signe de sa persévérance dans son travail. Finalement, il réussît à stopper les inondations, ce qui amena la paix et le contentement parmi la population.

    Le caractère désintéressé de Xia Yu gagna les cœurs. Sous sa gouvernance, ils travaillaient dur et diligemment, avec très peu d’incidents de vol. La tribu Xia devint par conséquent forte et prospère. Les autres tribus voyant les vies paisibles et heureuses des gens de la tribu Xia, voulurent aussi devenir les sujets de Xia Yu. Lorsque Xia Yu tint sa première rencontre avec tous les chefs des états à Tushan, dix mille personnes vinrent avec des trésors qui lui étaient destinés. En conséquence, l’Empereur Shun nomma Xia comme successeur.

    Telle est l’origine de l’expression “transformer les épées en socs de charrues ”. Gouverner un pays nécessite de la sagesse et un dirigeant désintéressé avec un caractère moral droit. C’est la fondation de la paix et de la prospérité.

    [Interprétation: Transformer des épées en socs de charrues]

    Les “Epées” évoquent les armes et représentent la guerre; les “socs de charrues” peuvent également signifier des instruments de paix (tels que le jade et les soies précieuses) et représentent l’amitié et la paix.
    “Transformer les épées en socs de charrues” signifie par conséquent le fait de se tourner vers des buts pacifiques et se détourner de la guerre.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201307/113839.html

  • "Traiter les autres avec clémence et latitude" - Histoires de la Chine ancienne

    Chine ancienne, dicton, Chine, tolérance, pardon, le bien et le mal, morale, histoire, tao, empereurs

    Un vieux dicton chinois dit: "Les anciens hommes de bien étaient stricts envers eux-mêmes jusque dans les moindres détails, et traitaient les autres avec clémence en leur donnant de la latitude." Cela signifie qu'ils étaient très exigeants envers eux-mêmes afin de s’améliorer. Mais d’un autre côté, ils traitaient les autres avec tolérance, ce qui exige que l'on soit large d'esprit et bon. Zi Gong demanda à son maître Confucius : “Y a-t-il un seul mot que je puisse prendre pour guide dans ma vie?" Confucius répondit: “Le pardon est sans doute ce mot."

    Ci-dessous quelques histoires des temps anciens à propos du pardon.
    Song Jiu rend le bien pour le mal

    Dans la période des Royaumes combattants (722 BC à 481 BC), Song Jiu était gouverneur de canton dans l'état de Liang. Son canton était adjacent à l'état de Chu. Un poste fût établi de chaque côté de la frontière. Ceux qui travaillaient dans les postes de chaque côté cultivaient des melons. Les gens de Liang étaient industrieux, et irriguaient souvent leur terre, de sorte que leurs melons poussaient bien. Les gens de Chu étaient paresseux. Ils n’arrosaient pratiquement jamais la terre et leurs melons bien sûr ne poussaient pas bien.
    Par jalousie, les gens de Chu piétinèrent et arrachèrent les plants des gens de Liang tard dans la nuit. Les gens de Liang signalèrent les dégâts au gouverneur Song et voulaient prendre leur revanche. Song secoua la tête et dit : “Nous ne devrions pas faire cela. Se faire un ennemi est un chemin vers la calamité. Ce serait faire preuve d’étroitesse d'esprit que de répondre du tac au tac. Je vais vous donner une solution. Nous allons envoyer nos gens de l'autre côté afin qu’ils arrosent secrètement leurs terres tous les soirs, mais nous ne leur dirons pas. "
    Le matin, les gens de Chu constatèrent que leur récolte avait déjà été irriguée. Avec l'aide des gens de Liang, les plants de melon dans l'état de Chu poussaient chaque jour de mieux en mieux. Au début les gens de Chu trouvèrent cela étrange. Ils menèrent secrètement une enquête et en découvrirent la raison. Très touchés ils le signalèrent à leur gouvernement central. Le roi de l'état de Chu présenta alors ses excuses aux gens de Liang avec de généreux cadeaux et leur demanda d’établir un lien d'amitié entre les deux états. Au fil du temps, les deux états ont développèrent une amitié de longue durée à partir de l'incident des plants de melon et la façon dont Song Jiu avait transformé un acte de méchanceté en un acte de bonté.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201304/112695p.html

  • Le pouvoir de la bonté

    Chine, humanité, bonté, ciel, croyance, conscience, vie, vertu, morale, bien, bon

    Le ciel a donné à l’humanité le sens de la vertu et de la conscience. Il s’agit du meilleur de l’essence même de la vie humaine. Il permet aux êtres humains de maintenir un cœur de bonté, d’élever la moralité continuellement, la qualité humaine la plus importante à atteindre.

    Le véritable homme de bien aime lire de bons livres et faire de bonnes actions. Il favorise également la gentillesse, encourage les autres à être bons. Le véritable homme de bien est celui qui traite les autres avec bonté.

    Il est capable de transformer les autres, de les aider à comprendre l’importance de la bonté, apportant ainsi la paix et la prospérité autour de lui selon les principes justes du ciel.

    Ainsi l’ancien adage nous dit: «Le véritable homme de bien  est celui qui traite les autres avec douceur.»

    Beaucoup d’histoires parvenues des anciens nous offrent des conseils précieux dans nos rapports avec autrui. Voilà l’histoire d’un homme du nom de Wu Qianjin, sous la dynastie Ming (AD 1368-1644).

    Wu était un homme fort et agressif qui pratiquait les arts martiaux. Si quelqu’un lui barrait la route, il ripostait sans réfléchir avec des coups de poing. Il saisissait les biens ainsi que l’argent d’autrui sans jamais croiser d’obstacle et tout le monde avait peur de lui.

    Or, par une journée caniculaire, il monta sur une terrasse pour se rafraîchir. Là,  plusieurs personnes sur la terrasse s’étaient rassemblés pour se protéger de la chaleur, mais quand ils virent Wu, tout le monde paniqua, on prit ses jambes à son cou, de sorte qu’il ne resta plus personne... sauf… un vieillard.

    Wu dit au vieil homme d’une voix menaçante: «Tout le monde s’est enfui. Sauf toi qui n’a pas bougé. Douterais-tu de mes formidables capacités dans les arts martiaux?»

    Le conseil de la bonté

    «Vous êtes perdu et n’avez pas même conscience de l’erreur de vos manières», répondit le vieux monsieur.

    «Vos parents vous ont élevés, en espérant que vous deveniez une personne de bien pour votre pays. Mais en tant qu’expert en arts martiaux, vous ne réfléchissez nullement à la façon de contribuer à la prospérité du pays. Au contraire, vous semblez résigner à n’être qu’un bon à rien. Le pays perd ici une personne de talent. Quel dommage!»

    Wu éprouva une grande honte. En larmes, il déclara: «Tout le monde dit que je suis une mauvaise personne, moi aussi je me considère comme mauvais. Vos bons mots d’aujourd’hui sont comme les sons de la cloche du matin et le tambour du soir, qui me réveille tout à coup.»

    «Mais j’ai été mauvais pour une si longue période. Comme une lune éclipsée qu’il est difficile de rendre ronde à nouveau, même si je voulais réparer mes fautes, puis-je encore devenir une bonne personne?»

    Le vieil homme répondit: «Si vraiment vous changez votre cœur et votre esprit, si vous vous cultivez pour devenir une bonne personne, comment pouvez-vous ne pas réussir?»

    Dès lors, Wu Qianjin changea ses manières. Il commença à servir son pays et devint ensuite maréchal adjoint de l’armée. Il fut très respecté et loué pour son commandement admirable et l’amour que lui portait le peuple.

    Changer le cœur des gens

    Il existe un vieux dicton: «Il est humain de se tromper, mais il n’existe rien de plus fort  que de corriger ses erreurs.»

    Quand on enseigne la vertu et travaille à apporter des changements avec gentillesse, on peut inspirer les autres à réfléchir sur le sens véritable de la vie et d’autres questions d’ordre moral – comme la façon de prendre soin et d’aimer les autres au lieu de se perdre dans les désirs et l’intérêt.

    Le pouvoir de la bonté est immense, car il est omniprésent et capable de changer le cœur d’une personne en son cœur.

    La bonté peut guider les autres dans leur quête de la vérité, les ramener à la conscience pour faire les choix justes, et dissoudre tout ce qui n’est pas juste.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/9/n3507399.htm

  • Morale et courtoisie de l’empereur Wen des Han de l’ouest

    Morale, courtoisie, Chine, culture, Qin, empereur, loi, philosophie, Wen, Han

    L’empire Qin n’a survécu qu’une quinzaine d’années (221 à 206 av. J.-C.) avant d’être évincé par la dynastie des Han qui durera plus de quatre siècles. Les empereurs Han ont tiré une leçon importante du déclin de la dynastie Qin: la force peut être utilisée pour conquérir d’autres pays mais non pour les gouverner. Opter pour l’éthique c’est s’assurer la pérennité du pouvoir.

    La dynastie des Han a été celle où tout s’est mis en place: les structures politiques chinoises, les lois, les institutions, la philosophie. Cette dynastie englobe deux périodes: celle des Han de l’ouest et celle des Han de l’est. Durant le règne de la dynastie occidentale, le pays connaît une longue période de prospérité et les Chinois sont alors qualifiés de peuple Han. Jusqu’à aujourd’hui, il est question de «citoyen Han», de «personnage Han», de «vêtements Han».

    L’empereur Wen (202 à 157 av. J.-C.) a été le cinquième empereur de la dynastie des Han. Il a dirigé le pays pendant vingt-trois ans. Au cours de cette période, les gens ont pu bénéficier du calme et de l’abondance. Son règne, dont le but était de transformer une nation déchirée par la guerre en une économie en plein essor, a marqué un tournant décisif pour la dynastie.

    La bienveillance de l’empereur Wen s’est reflétée de différentes manières, en voici cinq d’entre elles.

    Premièrement, il a mis fin aux châtiments corporels et par association à la culpabilité.

    L’empereur Wen croyait que les lois avaient été établies pour gouverner les pays, empêcher les crimes et guider les peuples vers le bon comportement. Si l’auteur d’un crime était puni conformément à la loi, d’autres, probablement innocents, ne devaient nullement être mis en cause. En outre, tant que les lois et règles étaient justes, les gens devenaient eux-mêmes équitables; une bonne application de la loi rendait la confiance au peuple.

    Deuxièmement, l’empereur Wen a réexpédié les familles nobles, bloquées dans la capitale, sur leurs terres féodales afin que leurs paysans n’aient plus à traverser l’ensemble du pays pour délivrer les fournitures et les biens nécessaires. En outre, la noblesse était tout à fait capable de faire preuve d’autorité dans sa région.

    Troisièmement, l’empereur Wen a mené une vie très simple.

    Ainsi au cours des vingt-trois années de règne dans la capitale, il n’a jamais importé de produits de luxe. Ses vêtements étaient généralement de qualité moyenne, non pas exceptionnels. Il a, par-là, donné un exemple à la nation. Enfin, avant sa mort, l’empereur Wen a formulé le souhait d’avoir une tombe sobre, sans métaux décoratifs, ni dieux, ni argent. Seule la poterie a été autorisée. Il a aussi précisé vouloir une tombe de taille modeste afin de ne pas encombrer le peuple.

    Quatrièmement, l’empereur Wen a aboli le délit de diffamation à l’encontre de la Cour royale et la condamnation de la critique politique. Ce n’est qu’en écoutant les suggestions qu’il s’avérait possible de gouverner un tel pays, de l’ouvrir et de museler les ambitions personnelles.

    Cinquièmement, concernant la défense des frontières, l’empereur Wen a tenu compte du bien-être du peuple pour orienter l’ensemble de ses décisions entre batailles et rencontres diplomatiques.

    Bien que les Huns du Nord aient, à plusieurs reprises, rompu les accords bilatéraux et envahi la Chine, l’empereur Wen n’a toujours fait que renforcer sa défense sans jamais attaquer, ne voulant pas charger la population civile.

    En 159 av. J.-C., le pays connaît des désastres naturels et une sécheresse sur l’ensemble du pays, suivis par une invasion de criquets. Suite à ces catastrophes naturelles, l’empereur Wen a pris une série de mesures pour aider les gens: il a allégé les hommages rendus par ses seigneurs, levé l’interdiction du développement des montagnes et des lacs, a fait réduire les dépenses sur les articles de luxe dans son propre palais, réduit le nombre de fonctionnaires, ouvert ses propres greniers aux pauvres.

    En plus d’être un souverain bienveillant, l’empereur Wen a également montré un grand amour filial et de l’obéissance familiale. Sa mère a été malade pendant trois ans, il a veillé sur elle de nombreuses nuits. Chaque fois que sa mère allait prendre des médicaments, il insistait pour tester les produits en premier, afin de s’assurer de sa sécurité.

    Durant son règne, éthique et courtoisie ont été très appréciées, ainsi la stabilité sociale s’est maintenue et la vie des gens était pacifique. L’économie s’est redressée après des décennies de guerre, le pays est devenu prospère. L’époque des Han de l’ouest est l’une des rares périodes harmonieuses dans l’histoire de la Chine.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/20/n3507468.htm

  • 4 vertus cardinales face à la crise

    Ces derniers mois nous ont permis d’assister ou de vivre des épisodes tout à fait édifiants : les émeutes de la faim, l’envolée des prix du baril de pétrole, l’augmentation des chiffres du chômage et son corollaire l’augmentation des populations fragilisées, les migrations de population suite aux catastrophes climatiques, la crise financière, le tout sur fond de conflits armés, de ventes de produits frelatés… Tout à coup, sur une courte période, il semble queStatue d'Athena Montreal.JPG tout se dérègle, se concentre. Nous assistons, souvent impuissants, et continuons à mener notre petite vie, que d’ailleurs nous ne maîtrisons plus : risque de perte de notre emploi, pouvoir d’achat toujours en berne, avec le sentiment que rien ne semble fi able autour de nous. Pourquoi ne pas choisir ces moments de tourmente, pour réfléchir à nos valeurs, faire remonter dans notre réalité consciente, le terme de vertu. Cela nous ramène à Platon (427-347 av. J.-C.), qui aborde dans son œuvre, les quatre vertus cardinales: «la sagesse, le courage, la tempérance et la justice».

    Ces vertus sont dites cardinales: «qui constituent le point essentiel d’une doctrine, d’une action». Parmi nous qui se rappelle de l’origine du terme vertu. Du latin virtus «force virile», vir «homme». On peut le traduire par puissance propre d’une chose à produire certains effets ou disposition réfléchie ou volontaire qui porte à faire le bien et à éviter le mal. Cette définition replace le terme de vertu, comme une balance. Cette dernière nous permet ou nous évite de sombrer dans un choix inadapté. Analysons maintenant une à une les quatre vertus cardinales.

    LA SAGESSE Du grec sophia et du latin sapienttia, soit prudence, jugement, sagesse. Pour Platon, elle contient la contemplation des idées et détermine une conduite prudente et avisée. Idéal de vie de l’homme parfaitement accompli selon les anciens. Art de vivre, attitudes mesurées des hommes capables de se délivrer des préjugés et des craintes et à qui elle apporte sérénité et bonheur durable, selon les modernes.

    LE COURAGE Cette vertu se caractérise par la fermeté priorisée face à une épreuve physique ou morale, par exemple prendre son courage à deux mains dans le langage de tous les jours, c’est se décider à entreprendre quelque chose souvent difficile et la manière d’affronter les difficultés.

    LA JUSTICE C’est un principe qui maintient chaque élément à sa place. La justice concerne la relation à autrui. Elle repose sur l’harmonie des rapports entre les différents états et les différentes fonctions représentés dans la société et dans le cosmos. La loi cosmique est la même pour tous et l’équité offre à chacun ce qui lui est dû.

    LA TEMPÉRANCE Cette dernière repose sur la mesure et la maîtrise de soi, notamment face aux passions et aux sentiments. Elle traduit la mesure et la prudence en toutes choses. Aristote (384-322 av. J.-C.) enseignait que la vertu chez l’homme est ce qui accomplit excellemment la nature d’un être: «La vertu d’un homme est d’agir conformément à la raison», c’est-à-dire selon le juste milieu. Nous retrouvons ce concept de juste milieu, avec l’image de la balance. Dans ce monde en plein dérèglement, où nous devons accomplir ou mener notre vie quotidienne, prenons parfois le temps de réfléchir, de nous attarder et d’évaluer: de nous peser au regard de ces vertus cardinales. Où en sommes-nous? Où en est le monde?

    Tiré de La Grande Epoque

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