Avertir le modérateur

massacre de la place tiananmen

  • Un présentateur exclu de CCTV révèle tout dans une autobiographie

    présentateur, télévision, Chine, cctv, massacre de la Place Tiananmen, étudiant, parti communiste, régime

    Xue Fei, un ancien présentateur des informations sur la China Central Television (CCTV), interdit d’antenne depuis la nuit du 4 juin 1989 où il est apparu vêtu de noir pour couvrir le massacre de la Place Tiananmen, a fait son retour.

    Dans un livre de révélations intitulé «Mes jours en Hongrie», Xue Fei explique ce qui s’est réellement passé après ce jour fatidique où il a ouvertement regretté et critiqué le massacre des étudiants en présentant les informations du soir.

    Banni

    Le 4 juin 1989, les téléspectateurs chinois avaient été témoins d’une émission inoubliable. Au cours des informations quotidiennes de 19h sur CCTV, Xue Fei et sa co-présentatrice Du Xian (également vêtue de noir) ont rapporté les événements de la journée. Du Xian parlait très lentement d’une voix étouffée, sanglotant presque, en détaillant le mouvement de répression et le massacre des étudiants par l’Armée de libération populaire sur la place Tiananmen. Le visage de Xue Fei exprimait la tristesse et la colère. Du Xian a conclu ses propos par cette phrase: «Souvenez-vous de ce jour noir!»

    Il ne sfagissait évidemment pas d’une déclaration officielle de la chaîne CCTV contrôlée par le Parti communiste. Leur couverture des informations a attiré l’attention nationale mais leur a valu d’être immédiatement transférés vers des postes isolés et d’être interdits de se montrer en public.

    Dans son nouveau travail d’éditeur, Xue Fei a été contraint d’utiliser le nom d’emprunt «Bai Mo». Finalement, pour l’empêcher de fuir, il a même été interdit de se rendre dans d’autres régions, même pour son travail.

    Alors qu’il n’avait jusque là jamais pensé se rendre un jour à l’étranger, Xue Fei a soudain réalisé qu’il devait quitter le pays.

    Autobiographie

    Xue Fei s’est rendu en Hongrie où il a tenté de commencer une nouvelle carrière comme vendeur de rue. Après de nombreuses difficultés, Xue Fei est rentré en Chine en 2001 et a essayé de gagner sa vie en donnant des cours sur la diffusion d’émissions télévisées.

    Ces difficultés personnelles et son expérience du massacre de la place Tiananmen sont racontées dans une autobiographie intitulée Mes jours en Hongrie publiée par SinaMaps Press et en vente dans les librairies depuis le mois dernier.

    L’éditeur, une maison d’édition des autorités centrales, a présenté sur son site officiel le livre de Xue Fei, en évitant de parler de sa période de présentateur pour CCTV et surtout de ses critiques très médiatisées sur le massacre de la Place Tiananmen, qui reste toujours un sujet tabou dans la Chine actuelle. Au lieu de cela, le livre présente la décision de Xue Fei de quitter CCTV en déclarant: «Xue Fei était un célèbre présentateur de CCTV du début des années 1990 qui a quitté son poste pour chercher de nouvelles opportunités de carrière en Hongrie, disparaissant durant plus de 10 ans.»

    Pour éviter toute controverse, les autres sites de Chine continentale n’ont rien mentionné des contestations de Xue Fei au sujet du massacre de la place Tiananmen et ont sagement reposté la présentation du livre telle que proposée sur le site de la maison d’édition.

    Phoenix TV et la chaîne de divertissement NetEase ont également diffusé la présentation de l’éditeur, qui a immédiatement attiré l’attention du public, malgré l’aspect sélectif des propos.

    Xue Fei n’est pas le seul à être revenu sur le devant de la scène. D’autres têtes pensantes de ce qu’on désigne encore comme «l’époque Zhao Zhiyang» (qui était alors secrétaire général du parti communiste et s’était opposé au massacre) ont récemment refait surface récemment.

    Willy Lam, un observateur des actualités chinoises, a déclaré pour Radio France Internationale que de nombreux intellectuels, pour la plupart des économistes, sont récemment réapparus dans les reportages des médias chinois.

    Selon certaines personnes informées, l’actuel dirigeant du Parti Xi Jinping souhaite aider les anciens partisans du 4 juin à retrouver un emploi. En 2017, Xi Jinping «pourrait commencer à prendre des mesures», a commenté Willy Lam qui a cependant précisé que, selon ses propres estimations, il y a moins de 50% de chances que cela se produise.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/2/27/n3509433/un-presentateur-exclu-de-cctv-revele-tout-dans-une-autobiographie.htm

  • Les termes Tiananmen et Zhao Ziyang apparaissent sur «Baidu»

    encyclopédie baidu,internautes chinois,massacre de la place tiananmen,zhao ziyang,termes politiquement sensiblesMardi 21 février 2012 , de nombreux internautes chinois ont découvert que le terme Zhao Ziyang apparaissait dans l’Encyclopédie Baidu, une encyclopédie chinoise en ligne.

    L’Encyclopédie Baidu et le moteur de recherche du même nom sont fortement censurés. Mais maintenant, lorsque les termes Zhao Ziyang 4 juin sont introduits dans le moteur de recherche Baidu, plus d’un million de résultats s’affichent.

    Zhao Ziyang a été Premier ministre de la République populaire de Chine de 1980 à 1987 et Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois de 1987 à 1989. Il est plus connu en Occident pour son soutien envers le mouvement étudiant pour la démocratie. En 1989, il s’est adressé aux étudiants sur la Place Tiananmen juste avant le massacre. C’était sa dernière apparition publique. Il a passé le reste de sa vie en résidence surveillée.

    En Chine, le massacre de la Place Tiananmen est désigné comme l’incident du 4 Juin et il est interdit d’y faire référence.

    Les utilisateurs de Sina Weibo ont commencé à débattre sur cette question et la discussion a été partagée plus de 2.000 fois en quelques heures. Plus de 500 personnes ont commenté.

    Selon, Pu Fei, un bénévole du Centre des Droits de l’Homme de Tianwang, l’apparition de termes politiquement sensibles ne signifie pas que la censure soit sur le point de diminuer ou de disparaître. «C’est simplement un ajustement technique. Je pense qu’il sera rapidement bloqué. Dans la  perspective de l’histoire, plus la lutte de pouvoir au sein du PCC est grave, plus le contrôle du PCC se fait sentir sur le pays», a-t-il expliqué.

    D’après Ma Xiaoming, un ancien journaliste de Shaanxi TV, il n’est pas encore certain que le PCC lève complètement l’interdiction.

    Ma Xiaoming a précisé: «Le 18e Congrès du PCC approche, certains responsables devraient montrer une attitude claire en réprimant les gens qui utilisent le pouvoir d’Internet. Certaines personnes pensent que Bo Xilai, Wang Lijun et Jiang Zemin sont les cibles. En d’autres termes, Hu Jintao et Wen Jiabao veulent réprimer la puissance des autres factions au sein du Parti. De façon générale, c’est le signe d’une lutte au cœur du Parti communiste chinois».

    En raison de l’attitude indulgente de Zhao Ziyang envers le mouvement étudiant pour la démocratie et l’occupation de la Place Tiananmen, les autorités communistes chinoises le désignent toujours aujourd’hui comme une mauvaise influence.

    Il est considéré comme l’une des icônes du mouvement démocratique chinois moderne.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-termes-Tiananmen-et-Zhao-Ziyang-apparaissent-sur-Baidu.html

  • Les Mères de Tiananmen rejettent les offres de compensation individuelles

    Les mères de Tienanmen.jpg

    Le silence ne s'achète pas, la dignité et le respect ne sont pas à vendre, disent-elles

    Des responsables du Parti communiste chinois (PCC) ont approché des membres individuels de l'organisation les Mères de Tiananmen, offrant de compenser les proches de ceux qui ont été tués dans le massacre de la place Tiananmen. Les Mères ont décliné l'offre et ont plutôt demandé aux responsables l'ouverture d'un dialogue transparent.

    Le 4 juin dernier a marqué le 22e anniversaire du massacre de la place Tiananmen, lorsque le dirigeant chinois de l'époque – Deng Xiaoping – avait ordonné à l'armée de réprimer le mouvement démocratique, causant la mort de milliers de personnes.

    À l'occasion du 22e anniversaire, les Mères de Tiananmen ont publié une lettre ouverte qui a été diffusée par l'ONG Human Rights in China (HRIC).

    «Au cours des 16 dernières années, les Mères de Tiananmen ont demandé à de multiples reprises au gouvernement d'ouvrir un dialogue, mais les autorités sont restées indifférentes. Cette année, le silence a finalement été rompu. Ceci aurait dû être un pas en avant. Mais, en fait, que signifie cette réponse tardive? Si les autorités souhaitent simplement régler l'affaire du 4 juin avec de l'argent et le faire en dessous de la table, alors quel sera le résultat?», demande la lettre.

    Une des Mères de Tiananmen, Zhang Xianling, a déclaré à la BBC le 31 mai : «Si le gouvernement était vraiment sincère, il n'aurait pas contacté seulement des individus mais le groupe en entier. Les Mères de Tiananmen demandent au gouvernement de discuter avec le groupe, ouvertement.»

    Ding Zilin, une porte-parole du groupe, a indiqué le 31 mai à RFI : «Le Bureau de la sécurité publique de Pékin a rendu visite à certaines des familles des victimes au mois de février pour avoir des échanges privés. Ils sont venus le 20 février, le 3 avril et autour du 20 mai. Les visiteurs ont dit qu'ils voulaient avoir des échanges privés avec les familles des victimes à un niveau personnel afin de discuter comment régler la question de Tiananmen.»

    Des membres des Mères de Tiananmen sont sous surveillance et sont victimes de différentes formes de harcèlement provenant du Bureau de la sécurité publique depuis plusieurs années. Elles se plaignent maintenant que ceux qui les surveillent sont les mêmes qui ont été envoyés pour négocier avec elles les compensations.

    Mme Ding a affirmé à VOA le 31 mai : «Ces gens envoyés par le gouvernement pour dialoguer sont les mêmes qui surveillent les victimes. En soi, il s'agit d'une injustice.»

    Les Mères estiment que seule une compensation ne suffit pas. La lettre indique : «En 1995, nous avons commencé à demander trois choses pour régler la question du 4 juin : vérité, compensation et responsabilité.»

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-Meres-de-Tiananmen-rejettent-les-offres-de-compensation-individuelles.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu