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  • Un milliardaire chinois du secteur minier exécuté pour corruption

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, XI Jinping a lancé une vaste opération anticorruption visant tous les hauts fonctionnaires de l'ancienne administration de Jiang Zemin. À la fin de son mandat et devant la montée d'un mécontentement de moins en moins contrôlable de la population chinoise, l'ancien premier ministre Wen Jiabao avait tenu un discours, qui en avait surpris plus d'un, abordant la question de la persécution du Falun Gong - largement censurée en Chine et dans les médias internationaux. Il y demandait la fin de la répression, la libération des pratiquants et la condamnation des responsables à tous les différents niveaux. Depuis l'arrivée de Xi Jinping, sont visés par la lutte anticorruption, les principaux responsables de la persécution du Falun Gong, remontant au fur et à mesure jusqu'à Jiang Zemin en détruisant son vaste réseau d'influence en Chine. Une chronique à retrouver dans les articles d'Epoch Times et à suivre à travers les lignes de l'actualité des médias français.

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    chine,corruption,milliardaire,purge,tigre,jiang zemin,xi jinping,mafia,zhou yongkang,lutte,politique, Liu HanLa lutte contre la corruption fait de nouvelles victimes en Chine. Liu Han, un milliardaire du secteur minier, son frère et trois complices ont été exécutés ce lundi 9 février dans le centre du pays. Les cinq hommes avaient été condamnés à la peine de mort fin mai, après avoir été reconnus coupables d’organisation en « gang mafieux » et de meurtres.

    Visiblement, les dirigeants chinois ont lu Balzac. « Derrière chaque grande fortune se dissimule le crime », affirmait l’écrivain français. Celle accumulée par la famille de ce magnat du secteur minier serait considérable, à en croire les médias en Chine. Patron du groupe Hanlong, fondé en 1997, Liu Han avait le bras long. Le conglomérat a une main dans la construction, une autre dans l’immobilier et la troisième dans les ressources naturelles. C’est d’ailleurs dans ce secteur que le milliardaire s’est fait connaître.

    Coup de grisou en 2011 : Hanlong propose de racheter un géant australien du minerai de fer, le groupe Sundance très connecté en Afrique. Finalement, l’affaire ne se fera pas, car déjà Liu Han est rattrapé par le scandale. La presse officielle parle alors d’opérations de blanchiment dans les casinos de Macao, de voitures de luxe et de connexions mafieuses. Comme souvent en Chine, les affaires sont d’abord une question de « Guanxi », de « réseau », et en l’occurrence de contacts bien placés dans le parti.

    Manque de chance, Liu Han et son frère Liu Wei (exécuté également avec « trois complices » ce lundi) ont misé sur le mauvais cheval. Selon le journal économique Caixin, le quotidien de Hong Kong South China Morning Post et l’agence Reuters, Liu Han aurait passé des marchés avec un certain Zhou Bin dans la province du Sichuan, autrement dit avec le fils de Zhou Yongkang, l’ancien tsar de la sécurité publique aujourd’hui déchu. Or, depuis la transition à la tête du pouvoir chinois en novembre 2012, tous les « tigres » proches de cet ancien membre du sacro-saint comité permanent du bureau politique du PC chinois, tombent comme des « mouches ».

    Tiré de: http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150209-milliardaire-chinois-secteur-minier-execution-lutte-corruption-peine-mort/

  • Le complot finalement évoqué dans les médias de Chine continentale

    Les intentions d’ex-dirigeants communistes de monter un coup d’État avaient été rapportées il y a trois ans par Epoch Times.

    Chine, complot, coup d'état, Bo Xilai, le Parrain, corruption, mafia, révolutionnaire, assassinat, crime, Xi, JinpingJusqu’à tout récemment, ce genre de propos se trouvait presque uniquement dans les médias chinois à l'étranger. Parmi les sinologues occidentaux, ces propos étaient souvent balayés du revers de la main. Mais voilà que d’importants sites Web chinois rapportent maintenant la nouvelle : avant d’être expulsés du Parti communiste, l’ex-chef de la sécurité intérieure et un membre du Politburo se sont rencontrés en secret pour parler de sédition.

    Les personnages impliqués – Zhou Yongkang, chef de la sécurité intérieure, et Bo Xilai, dirigeant de la mégalopole de Chongqing et fils d’un puissant dirigeant révolutionnaire – pourraient sortir tout droit des films Le Parrain à la sauce chinoise.

    Zhou, qui a grimpé les échelons dans l’industrie pétrochimique étatisée, dirigeait un empire sécuritaire avec un budget d’environ 120 milliards de dollars, soit plus important que celui des forces armées.

    Sous sa responsabilité se trouvait la Police populaire armée, ayant la taille d’une véritable armée avec un million d’hommes. Il contrôlait également les agences de sécurité, que ce soit la police politique secrète ou les espions, ainsi que les tribunaux, les prisons, la police régulière, les camps de travail et plus encore.

    Bo Xilai est le fils du sbire révolutionnaire maoïste Bo Yibo et fait donc partie de la «noblesse rouge». Ses ambitions politiques étaient sans borne. Il organisait des rassemblements et imposait des politiques sociales de style maoïste à Chongqing, une ville de 30 millions d’habitants, et ne cachait pas qu’il visait un poste très important au sein du Parti – peut-être le plus important.

    Pourquoi Zhou et Bo tenaient-ils des discussions secrètes durant la période sensible avant la transition politique générationnelle du Parti communiste qui devait survenir à la fin 2012?

    Faire un «grand coup»

    Ils voulaient faire un «grand coup», selon un article paru dans le Phoenix Weekly, un magazine politique publié à Hong Kong. Il n’est pas rare que les reportages politiques de Hong Kong soient utilisés par les dirigeants du Parti pour guider l’opinion publique ou pour diffuser des nouvelles qui favorisent leur programme politique.

    Par la suite, c’est souvent un indice de leur utilité politique si ces articles sont republiés ou s’ils circulent sur les portails chinois. Dans ce cas-ci, des portails comme Hexun et Sina ont republié la nouvelle sans aucune censure. Très rapidement, la nouvelle s’est répandue à travers la Chine : Zhou Yongkang et Bo Xilai ont conspiré pour faire la promotion de leur propre forme d’idéologie néo-maoïste, visant à remplacer la structure de pouvoir actuelle du Parti.

    L’article du Phoenix Weekly affirme que Zhou a rencontré Bo à Chongqing, alors que Bo était toujours le secrétaire du Parti de la ville. «Selon des sources, le sujet principal de discussion était comment complètement réfuter la théorie de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping et son application», indique un sommaire de l’article sur Sina, un portail Web chinois populaire.

    «Les deux hommes croyaient que la théorie proposée par Mao dans ses dernières années – soit que le conflit le plus important dans la société chinoise est la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre le socialisme et le capitalisme – est encore exacte, et que la théorie de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping doit être révisée», poursuit l’article.

    Dans la théorie communiste chinoise, il s’agit d’une «lutte de ligne», soit une compétition féroce sur la bonne «ligne» de théorie à appliquer en Chine.

    Une lutte de ligne a également un autre nom en Chine : une lutte de pouvoir pour contrôler le Parti. «Le terme “lutte de ligne” est une autre façon de dire “coup d’État”», estime Shi Cangshan, spécialiste des affaires du Parti communiste établi à Washington, D.C. «Cela veut dire qu’ils appelaient à un changement de régime. C’est perçu de cette façon par les membres du Parti.»

    Opportuniste idéologique

    L’article du Phoenix affirme que Bo, fidèle à lui-même, devait aider Zhou à «accélérer les choses» (chong yi chong). Le sens de la phrase chinoise est que Bo serait le premier à mettre en avant l’idée que le programme de réformes de Deng Xiaoping a créé un lot obscur de problèmes, soit souvent les mêmes que ceux avancés par les critiques étrangères : la pollution extrême de l’environnement, la décadence morale, une structure politique lourdement corrompue, une paupérisation grandissante, etc. Les néo-maoïstes estiment que l’héritage de Deng Xiaoping est responsable de tous ces problèmes.

    Bo Xilai avait en fait déjà commencé à emprunter cette voie avec ses politiques sociales populistes à Chongqing.

    «Bo Xilai a vu ce sentiment maoïste-gauchiste grandir parmi des segments de l’intelligentsia du Parti et l’a coopté», explique Shi Cangshan. «Il a organisé des séances de chants maoïstes, comme durant la Révolution culturelle. Ses campagnes contre le crime organisé ressemblaient aux campagnes de confiscation des terres avant la révolution. Il soutenait les maoïstes-gauchistes et leurs sites Web, qui s’en prenaient ouvertement au premier ministre Wen Jiabao. Croyez-vous que cela pouvait être permis s’il n’y avait pas quelqu’un comme Zhou Yongkang pour les protéger?»

    Bo Xilai, bien entendu, était un opportuniste et non pas un vrai croyant. Lui et sa famille ont probablement détourné d’immenses sommes. «C’était seulement une manière de s’emparer du pouvoir», commente Shi Cangshan. «Zhou Yongkang et Bo Xilai voulaient renverser les bases du système actuel.»

    Observateurs dédaigneux

    Début 2012, le complot entre Bo Xilai et Zhou Yongkang – et d’autres hauts dirigeants du Parti – a commencé à s’éventer. La fuite de Wang Lijun, le chef de police et bras droit de Bo Xilai, vers le consulat américain de Chengdu en février a mis la puce à l’oreille aux autorités centrales.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/19/n3510772/le-complot-finalement-evoque-dans-les-medias-de-chine-continentale.htm

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