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médias officiels chinois

  • Les médias officiels chinois déforment le massacre du Connecticut

    Le massacre qui a coûté la vie à 20 enfants d'une école primaire du Connecticut aux États-Unis, vendredi dernier, a ému le monde entier. Cependant, les médias officiels chinois ont saisi cette occasion pour raviver la flamme du nationalisme.

    La chaîne de télévision chinoise CCTV a diffusé, non-stop, des reportages et des analyses sur la tuerie, mettant en avant la politique chinoise de tolérance zéro sur les armes. Le rédacteur du Global Times a été jusqu'à demander : " N'est-ce pas un désastre pour les droits de l'homme ? "

    Une façon subtile d'effacer les appels répétés des États-Unis pour un meilleur respect des droits de l'homme en Chine, une question que la Chine qualifie de problème interne.

    Mais les internautes chinois ne se sont pas trompés sur ces reportages nationalistes. Et ils ont souligné que les médias officiels chinois ont à peine parlé d'une tragédie similaire qui s'est déroulée en Chine centrale le même jour. Un homme a blessé 22 enfants et une femme dans une école primaire de la préfecture de Guangshan, dans la province du Henan. Cette attaque n'a heureusement fait aucun mort.

    L'économiste Han Zhiguo a commenté ce massacre du Henan sur son micro blog, en disant: "Les principaux médias se sont tus, on ne peut voir ces informations que sur Weibo. Cette attitude des médias veut-elle dire que la vie des enfants chinois ne vaut pas grand-chose ?". Ce message a été reposté environ 150 000 fois.

    En réponse aux grands titres de CCTV sur le massacre du Connecticut, un internaute a demandé : "Où se trouve le reportage de CCTV sur les 22 élèves attaqués dans le Henan ? "

    Les autorités de Guangshan ont aussi été critiquées, pour leur manque de réactivité. Les autorités locales avaient d'abord organisé une conférence de presse qui a été annulée quelques heures après. Les médias n'ont pas réussi à contacter les responsables.

    Cette tragédie, dans la province du Henan, a souligné l'absence de soins psychiatriques en Chine. Selon les premiers rapports, l'homme responsable de l'attaque souffrait de déficience mentale et était la proie de crises d'épilepsie depuis deux an.

    Tiré de: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2012-12-18/993371457935.html

  • La Chine durcit le ton envers Washington dans l'affaire Google

    Les médias officiels chinois continuent d'alimenter la guerre des communiqués avec les États-Unis à propos du contrôle d'Internet.

    Le Quotidien du peuple, organe central du Parti communiste chinois, parle même d'une conspiration américaine envers Pékin et assure que la Chine populaire peut vivre sans Google.

    Voici deux semaines, Google, le plus gros moteur de recherche au monde sur le réseau Internet, a menacé de fermer son portail chinois, Google.cn, et de se retirer de Chine, en invoquant des actes de censure, et de piratage informatique émanant du territoire chinois.

    L'administration Obama a soutenu les critiques lancées par Google et jeudi dernier, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, appelait Pékin à renoncer à toute censure contre Internet et à enquêter sur le piratage informatique. Certains experts vont jusqu'à affirmer que ces actes de piratages sont organisés par les autorités chinoises elles-mêmes.

    Le Quotidien du peuple avertit dans son édition de mardi que les dissensions portant sur Internet risquent de mettre à mal plus largement les relations avec Washington, déjà tendues par des contentieux commerciaux, des ventes d'armes à Taiwan et la possibilité d'une rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains.

    "Ces déclarations et actes (de la part des Américains) se font au mépris de la réalité et portent atteinte à l'image de la Chine, mettant à mal le développement de relations sino-américaines saines et stables", écrit le Quotidien du peuple dans un éditorial sur Internet.

    "Il n'est pas difficile de voir l'ombre du gouvernement américain derrière la politisation de l'affaire Google", ajoute le journal.

    "Washington exploite les allégations de Google afin de restreindre le droit de la Chine à protéger sa sécurité nationale et ses intérêts sur Internet", lit-on par ailleurs.

    Google a réclamé la tenue de discussions avec le gouvernement chinois pour résoudre le contentieux.

    Mais le Quotidien du peuple instille une note d'incertitude quant aux espoirs du moteur de recherche. "Peut-être, Google a-t-il d'ores et déjà compris que la Chine peut vivre sans Google. Mais sans la Chine, Google n'a pas d'avenir", écrit l'organe du PC chinois.

    Lundi, un haut responsable chinois avait déclaré que Pékin s'autorisait le droit de punir quiconque utiliserait Internet pour défier le Parti communiste au pouvoir ou rompre l'unité nationale.

    Le porte-parole du bureau d'information du Conseil d'État (gouvernement) indiquait que le pays interdisait l'usage d'Internet quand il "subvertit le pouvoir d'État et sabote l'unité nationale, incite à la haine et la division ethniques, promeut les cultes et diffuse un contenu pornographique, obscène, violent ou terroriste".

    Ces commentaires, diffusés sur le site du gouvernement (www.gov.cn), laissaient entrevoir peu de place pour un compromis entre Pékin, Google et Washington sur la politique de censure.

    La Chine a poursuivi des opposants et des défenseurs de l'autonomie du Tibet qui avaient utilisé Internet pour remettre en cause la politique du Parti communiste au pouvoir.

    Elle a condamné son plus célèbre opposant, Liu Xiabo, à 11 ans de prison pour "incitation à la subversion", lui reprochant principalement plusieurs essais publiés sur des sites Internet à l'étranger.

    Le Quotidien du peuple avait accusé dimanche les États-Unis d'utiliser les réseaux sociaux, comme YouTube ou Twitter, pour fomenter des troubles en Iran.

    La Chine bloque YouTube depuis mars et Twitter depuis juin dernier. Facebook ne fonctionne plus depuis début juillet. Le pays utilise également un "grand pare-feu" pour dissuader les internautes de visionner des contenus interdits sur des sites à l'étranger.

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