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  • La Chine perd son titre d’usine du monde

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    Selon les médias officiels chinois, au cours de la seconde moitié de 2014, un nombre croissant  de fabricants d’équipements d’origine en Chine ont fait faillite, mis la clé sous la porte ou ont quitté le pays. La réputation de la Chine «d’usine du monde» s’estompe alors que l’industrie chinoise fait face à une sévère régression.

    Selon la Radio nationale chinoise, sous contrôle de l’État, en décembre dernier, deux célèbres grands fabricants d’équipement d’origine – c’est-à-dire des entreprises qui fabriquent des produits vendus par la suite sous  d’autres marques – installés à Suzhou, dans la province du Jiangsu (sud-est de la Chine), se sont effondrés.

    L’entreprise United Win Technology, financée par Taïwan, a annoncé sa faillite le 5 décembre. Autrefois, l’entreprise employait plus de 20000 personnes; il n’en restait que 3000 au moment de la faillite. L’entreprise avait pendant un temps travaillé pour Apple,  puis pendant quelques années pour l’entreprise de smartphones chinois Xiaomi.

    Silitech Technology, une autre entreprise financée par Taïwan et basée à Suzhou, a annoncé sa fermeture le 28 novembre 2014 et a licencié la majorité de ses employés. L’entreprise qui comptait à une époque plus de 10000 employés, produisait principalement des claviers de téléphones portables pour Nokia. À cause de la popularité croissante des téléphones tactiles, la production de claviers a graduellement disparu du secteur.

    Zhaoxin Communications Industrial, un groupe de recherche, développement et production de téléphones portables, basé à Dongguan dans la province du Guangdong, a non seulement fait faillite mais son président a également fait une tentative de suicide. Selon le journal officiel Southern Metropolitan Daily, le 4 janvier, un cadre supérieur de l’entreprise a confirmé la tentative de suicide de son président Gao Min. «Comme vous le savez, à cause  de la conjoncture générale, de nombreuses entreprises du delta de la rivière des Perles ont fait beaucoup de dettes triangulaires et l’argent ne peut pas circuler», a confié ce cadre qui a voulu rester anonyme. Au moment du reportage,  Gao Min était toujours entre les mains des secouristes.

    À Shenzhen, dans la province du Guangdong, au moins trois fabricants de tablettes informatiques  ont annoncé leur faillite dans la deuxième moitié de 2014, parmi lesquelles l’entreprise Keen High Technology, connue pour ses produits de haute qualité.

    Selon un média officiel, rien qu’en octobre dernier, plus de 10 grandes usines de chaussures ont également fait faillite dans la ville de Dongguan. Le magazine d’État China Times a annoncé que les sources internes de ce secteur  estimaient à plus d’une centaine le nombre de grandes usines qui allaient faire faillite ou fermer ses portes d’ici le Nouvel an chinois en février prochain.

    Liang Zhenpeng, un expert chinois de l’industrie de l’informatique, de la communication et de l’électronique, a donné trois raisons  aux faillites des fabricants de produits d’origine: «Premièrement, les faillites ou les pertes financières de clients en aval brisent la chaîne commerciale et financière. Deuxièmement, les principaux actionnaires des fabricants de produits d’origine ont sombré dans la crise financière et ont dû retirer leurs investissements. Troisièmement, la technologie obsolète des fabricants de produits d’origine ne suit pas le rythme de la modernisation technologique.»

    En outre, l’augmentation du coût de la main d’œuvre a réduit les avantages du coût de production en Chine, ce qui joue un rôle principal dans la faillite des fabricants. Le professeur Frank Tian Xie de l’école de commerce de l’Université de Caroline du sud, a expliqué à Epoch Times que «le coût  de la main d’œuvre en Chine augmente à cause de l’inflation», ce qui conduira d’autres fabricants à la faillite, au retrait des investissements étrangers et à la mise au chômage massive.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/1/17/n3510760/la-chine-perd-son-titre-dusine-du-monde-.htm

  • Corruption en Chine: 680 suspects ayant fui à l'étranger arrêtés

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, XI Jinping a lancé une vaste opération anticorruption visant tous les hauts fonctionnaires de l'ancienne administration de Jiang Zemin. À la fin de son mandat et devant la montée d'un mécontentement de moins en moins contrôlable de la population chinoise, l'ancien premier ministre Wen Jiabao avait tenu un discours, qui en avait surpris plus d'un, abordant la question de la persécution du Falun Gong - largement censurée en Chine et dans les médias internationaux. Il y demandait la fin de la répression, la libération des pratiquants et la condamnation des responsables à tous les différents niveaux. Depuis l'arrivée de Xi Jinping, sont visés par la lutte anticorruption, les principaux responsables de la persécution du Falun Gong, remontant au fur et à mesure jusqu'à Jiang Zemin en détruisant son vaste réseau d'influence en Chine. Une chronique à retrouver dans les articles d'Epoch Times et à suivre à travers les lignes de l'actualité des médias français.

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    La campagne de lutte contre la corruption menée en Chine visant des personnes ayant fui à l'étranger a permis le rapatriement "sans précédent" de 680 personnes, a annoncé aujourd'hui le ministère chinois de la Sécurité publique.

    Le gouvernement a lancé en juillet dernier l'opération surnommée en Chine "Chasse à courre" visant à l'arrestation de dignitaires du régime et d'hommes d'affaires partis à l'étranger avec souvent de l'argent gagné illégalement.

    Le ministère de la Sécurité précise que les 680 arrestations effectuées entre juillet et décembre 2014 représentent quatre fois et demi celles de 2013. Parmi les 680 suspects figurent 117 personnes recherchées depuis plus de dix ans et 390 qui se sont présentées d'elles-mêmes aux autorités.

    Selon le Global Financial Integrity Group basé Washington, qui analyse les flux financiers illicites, 1.080 milliards de dollars (915 milliards d'euros) ont quitté la Chine entre 2002 et 2011. Depuis son entrée en fonction en 2013, le président Xi Jinping et numéro un du Parti communiste, a lancé une vaste campagne de lutte contre la corruption.

    Tiré de: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/08/97002-20150108FILWWW00054-chinecorruption-680-suspects-arretes.php

  • La place Tiananmen évacuée après un incendie qui a fait cinq morts et 38 blessés

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    Un incendie a éclaté sur la place Tiananmen lundi, provoquant une évacuation et la fermeture du site touristique – et les Chinois ont affirmé qu’il s’agissait d’un «incident d'auto-immolation». Cette zone sensible est toujours l’objet d’une excellente surveillance.

    Xinhua, l’agence de presse officielle, a déclaré via Twitter, qu’un véhicule motorisé «était entré dans la foule». Plus tard, l’agence a indiqué que cinq personnes avaient trouvé la mort et 38 autres, dont des policiers et des touristes, étaient blessées.

    La Jeep a pris feu vers 12h05 après s’être écrasée dans une rampe du pont de Jinshui, situé sur le fossé de la Cité Interdite.

    Parmi les cinq personnes ayant trouvé la mort, trois se trouvaient dans la Jeep, une était en visite touristique en provenance des Philippines, et un homme était un touriste originaire de la province du Guangdong.

    Parmi les blessés, trois touristes des Philippines et un  du Japon.

    Selon les rapports sur Weibo, les services des médias sociaux chinois de type Twitter, les personnes croyaient qu'il y avait une auto-immolation (qui se traduit par une, ou plusieurs personnes,  se suicidant en incendiant son propre corps). De nombreuses photos mises en ligne ont été supprimées, comme c'est souvent le cas dans les pays placés sous le poids d’une forte  censure, mais beaucoup ont pu être conservées sur Twitter.

    «C’est la chose la plus dingue de tous les temps. Je marchais simplement sur la place Tiananmen et une voiture a explosé juste à côté», a témoigné via Twitter Grace Ng, de New York, actuellement à Pékin.

    L’incendie a été éteint au bout d’une heure environ et le trafic est revenu à la normale peu après.

    Selon le Centre d'information du Falun Dafa, l'incident a également poussé certains médias occidentaux à faire, de manière erronée, référence à un événement qui s’est déroulé en 2001. Le 23 janvier 2001, cinq personnes sont apparues pour s’auto-immoler sur la place Tiananmen et les relais de la propagande du Parti communiste ont rapidement affirmé qu'ils s’agissait de pratiquants de Falun Gong, une pratique spirituelle actuellement persécutée en Chine.

    «Au cours de la dernière décennie, des sources et des analyses crédibles ont démontré que cette auto-immolation présumée du 23 janvier 2001 avait été mise en scène par le régime chinois, comme un terrible stratagème de propagande pour amener l'opinion publique à se positionner contre le Falun Gong», a déclaré le Centre d’information du Falun Dafa dans un communiqué de presse. Cela a donné aux autorités «toute latitude pour intensifier la répression et la torture pratiquées contre les pratiquants de Falun Gong», a-t-il affirmé.

    En Chine, dans de telles situations, il est souvent difficile de connaître entièrement la vérité, car les médias subissent souvent une censure relative aux informations qu’ils peuvent ou pas diffuser.

    Alors que l’Histoire se développe, il faut prêter attention aux transformations.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/29/n3508962.htm

  • En Chine, une dose de vitriol de la part des médias accompagne l’interdiction du lait en poudre

    Chine, lait en poudre, lait, contaminé, médias, nationalisme, consommation, produits chinois, twitter chinoisLa veille d’un rappel de produit très médiatisé d’une marque de lait en poudre étrangère le 6 août, les médias officiels chinois sont passés à l’attaque, lançant le sujet du lait en poudre qu’achètent certains en termes fortement nationalistes.

    «Vous prosternez-vous toujours devant le lait en poudre étranger»; questionne le média officiel Chengdu Evening News, alors que d’autres journaux de la ville avaient affiché les graphiques des bactéries. Selon Danwei, une société d’analyse des médias chinois, le West Strait Morning Post de Xiamen aura même présenté, lundi, une Faucheuse se cachant derrière les bouteilles de lait infantile étranger.

    Le professeur Gu Junren, de l’université de Shanghai, a été cité par Evening News, alors qu’il affirmait que le lait en poudre étranger était tombé de son «autel divin» et que les produits laitiers locaux devraient travailler dur pour les remplacer.

    Un article d’opinion du média officiel, Global Times, a déclaré que la préférence des consommateurs chinois pour les produits étrangers «constituait une discrimination et signifiait que les Chinois ont le mépris de soi».

    «Les problèmes de contrôle de la qualité ne s’arrêtent pas à la frontière, celui qui a encore une foi aveugle dans les marques étrangères doit se réveiller!», déclare l’article. «Notre gouvernement doit soutenir pleinement les produits nationaux et diriger la nation vers la consommation des produits chinois.»

    Un jour, après le rappel de la préparation pour nourrissons de Fonterra le 6 août, le directeur général du géant laitier de la Nouvelle-Zélande a déclaré que le risque d’intoxication avait été résolu.

    Les bactéries résidant dans des tuyaux encrassés, dans une usine Fonterra de la circonscription agricole de Waikato, en Nouvelle-Zélande, s’étaient développées en mai 2012 dans les échantillons tests datant de mars, mais il a fallu attendre le 31 juillet pour que le test indique la présence d’une souche bactérienne pouvant provoquer le botulisme, ce que l’on nomme aussi intoxication alimentaire.

    Les internautes chinois sur Sina Weibo, le twitter chinois, n’ont pas été convaincus par la campagne médiatique, nombre d’entre eux faisant cas de leur propre histoire en Chine avec le lait en poudre empoisonné.


    La formule locale de lait, contaminé à la mélamine, a tué six bébés et en a rendu malade 300.000 en 2008, voilà qui attise la volonté des consommateurs chinois à payer une prime pour la préparation infantile de Nouvelle-Zélande, du fait des normes de sécurité des denrées alimentaires, de l’image populaire du pays renvoyant à un environnement préservé et isolé.

    Selon un célèbre acteur chinois, Sun Haiying, sur Weibo: «Si nous voulons du lait en poudre chinois qui soit sûr, le producteur doit être digne de confiance. Perdre du temps à essayer de faire passer pour toxique le lait en poudre d’autres pays n’est pas la façon de faire!»

    «Après que le gouvernement a interdit le lait en poudre de Nouvelle-Zélande aujourd’hui, j’ai regardé l’historique de mon magasin et j’ai trouvé que j’avais vendu bien plus de lait en poudre japonais», a commenté Wuyuesanren, le propriétaire d’une boutique en ligne avec plus de 900.000 adeptes, «je comprends désormais que personne ne veut donner à ses enfants du lait en poudre chinois. Leur argent va à ceux qu’ils soutiennent».

    «Les mots ‘lait en poudre empoisonné’ font partout les gros titres. C’est comme si le pot de terre se moquait du pot de fer», a déclaré Yule, un internaute de la province du Guangdong. «Si vous demandez aux personnes en Chine de choisir entre le lait en poudre de la Nouvelle-Zélande et le lait en poudre chinois, je crois que le lait en poudre néo-zélandais serait plus populaire. Nous sommes probablement déjà immunisés contre les poisons désormais.» 


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/14/n3508674.htm

  • Un journaliste de FRANCE 24 menacé par Pékin pour un reportage sur le Tibet

    FRANCE 24 a refusé de déprogrammer un documentaire tourné clandestinement au Tibet par Cyril Payen malgré les pressions des autorités chinoises. Le journaliste, basé à Bangkok, est menacé par Pékin et supporte "difficilement" la situation

    Diffusé le 30 mai, le reportage "Sept jours au Tibet" réalisé par Cyril Payen, le correspondant de FRANCE 24 à Bangkok, a provoqué l’ire des autorités chinoises. Quelques jours après sa diffusion sur la chaîne, des personnels de l’ambassade de Chine à Paris se sont rendus dans les locaux de FRANCE 24 pour tenter de faire déprogrammer le reportage.

    "La direction n’a en rien cédé aux tentatives d’intimidation, maintenant le sujet sur nos antennes et sur les plateformes multimédias", explique Marc Saikali, le directeur des rédactions de FRANCE 24, dans un communiqué envoyé aux journalistes de la chaîne. "La direction a alerté les plus hautes instances de l’État, ainsi que les ONG spécialisées dans les droits de l’Homme en général, et des journalistes en particulier", précise-t-il.

    Journaliste, France 24, Chine, Tibet, pression Ambassade, reportage, Pékin, Censure, Cyril Payen, Marc Saikali, médias, FranceÀ Bangkok, Cyril Payen est activement recherché par l’ambassade de Chine qui le somme de se rendre dans ses locaux pour s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à "tricher" pour obtenir un visa. Le grand reporter s’est en effet rendu à titre touristique dans la région, profitant d’un relâchement du contrôle des entrées pour se rendre au Tibet. Il a tourné l'intégralité de son sujet clandestinement. Depuis les graves émeutes pro-tibétaines de 2008, la Chine a interdit l’accès aux journalistes, ne laissant entrer les étrangers qu’au compte-gouttes.

    "Je dors une heure par nuit"

    "Je suis rentré à Bangkok le 4 juin, et à partir de cette date, tout s’est accéléré. Une diplomate chinoise m’a laissé un message sur mon téléphone et a clairement joué la carte de l’intimidation", explique Cyril Payen. "Elle m’a demandé de me rendre à l’ambassade pour m’expliquer sur les raisons des ‘mensonges’ que j’ai colporté dans mon reportage. Elle a fini par me menacer : ‘Si vous ne vous rendez pas à l’ambassade avant le 11 juin, il faudra que vous en tiriez toutes les conséquences'."

    Depuis 24 heures, le journaliste n’a plus de nouvelles des autorités chinoises. Mais il craint leur "contre-attaque". "Je fais tout pour rendre publique cette affaire, c’est une sorte de garantie pour moi. Tout le monde m’a conseillé de ne surtout pas me rendre à l’ambassade chinoise, que c’était dangereux. Le Quai d’Orsay et FRANCE 24 suivent de très près cette affaire. Mais, ce n’est pas facile en ce moment, je dors une heure par nuit, c’est vraiment difficilement vivable tout ça…"

    L’association Reporters sans frontières s’indigne dans un communiqué publié le 11 juin des menaces émises par les autorités chinoises. "Ces procédés inacceptables s’apparentent aux méthodes de la pègre plus qu’à celles de fonctionnaires de haut rang. Qu’une ambassade exprime son désaccord envers un reportage est concevable. Que des diplomates tentent par l’intimidation de modifier un contenu éditorial, fustigent un journaliste et le convoquent avec l’intention affichée de l’interroger, dépasse largement les limites tolérables", peut-on y lire.

    Dans son documentaire, Cyril Payen dénonce sans détour la répression dont est victime la population tibétaine sous le joug chinois. Son constat est sans appel : le "génocide culturel" que dénonçait le dalaï-lama en 2008 est toujours en marche.

    Tiré de: http://www.france24.com/fr/20130612-chine-censure-documentaire-france-24-tibet-cyril-payen-reportage

  • La différence d'un mot: l'impact des médias français dans le monde

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    Il est surprenant en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré mardi soir sur Arte d’entendre une fois de plus le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin, pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation debout et assis. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites: «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin, voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du ministère des Sports chinois en 1997), un moyen de s’enrichir, demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États-Unis.

    À partir du 20 juillet 1999, la machine d’État staliniste chinoise (très bien expliquée dans le documentaire d’Arte) se met en route et utilise toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet. L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’État chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. À leur tour, les médias étrangers reprennent sans sourciller la propagande du parti dans leurs propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    À l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonner et torturer les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leur entreprise, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centres de lavage de cerveaux. Tels sont les faits tels que l’on peut les retrouver en recoupant les informations et en évitant de reprendre les informations des outils de propagande chinois. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, car le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la Seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. À cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et s’ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ? Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? À l’inverse, auraient-ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été séquestré par les autorités chinoises et il est toujours emprisonné depuis. En 2007, il écrivait une lettre décrivant ses 50 jours de tortures. En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien ministre des Affaires étrangères canadien pour l’Asie-Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises, à des fins commerciales. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine. Depuis 1999, le Congrès américain, le Parlement européen, les parlements australien, suédois, israélien, etc., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère – par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine, et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est-ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré pour comprendre la Chine dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias. Cependant, une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Bo Xilai est expulsé du Parti communiste chinois

    Chine, Bo Xilai, Falun Gong, Prélévement d'organes, médias, parti communiste Les médias officiels chinois ont annoncé le 28 septembre que Bo Xilai était expulsé du Parti communiste. L'ex-membre du Politburo et secrétaire du Parti dans la mégalopole de Chongqing est au cœur de la plus grave crise politique ayant affecté le régime chinois au cours des dernières années.

    Bo Xilai a été reconnu coupable de «graves violations disciplinaires» dans un rapport préparé par l'agence des enquêtes internes du Parti communiste chinois (PCC). Le 28 septembre, des hauts dirigeants ont accepté les conclusions du rapport, et les médias officiels ont annoncé l'expulsion de Bo.

    «Il a abusé de ses fonctions pour faire profiter d'autres personnes et a reçu d’énormes pots-de-vin personnellement et par l'entremise de sa famille», a indiqué Xinhua.

    «Son épouse, Bogu Kailai [son vrai nom est en fait Gu Kailai], a également abusé de la position pour faire profiter d'autres personnes, et la famille Bo a accepté d’énormes sommes d'argent et des propriétés», poursuit l'annonce. «Bo entretient des relations sexuelles inappropriées avec un certain nombre de femmes.»

    Ces accusations ont en partie fait écho à ce qui est rapporté par les médias occidentaux depuis le début de l'année, alors que le bras droit de Bo, Wang Lijun, avait tenté de faire défection au consulat américain de Chengdu. C'est cet évènement qui a déclenché la tourmente politique actuelle.

    Selon les autorités communistes, Bo Xilai aurait commis de «graves violations disciplinaires» tout au long de sa carrière : en tant que maire de Dalian, une ville du Nord-Est; en tant que secrétaire du Parti dans la province du Liaoning; en tant que ministre du Commerce; en tant que membre du Politburo et en tant que secrétaire du Parti à Chongqing, son dernier poste. Les détails des violations n'ont pas été énumérés.

    Xinhua a déclaré que le cas de Bo Xilai allait désormais être pris en charge par les autorités judiciaires.

    D'autres passages de la dépêche étaient encore plus vagues, indiquant que «l'enquête a découvert des preuves suggérant son implication dans d'autres crimes». Ces «autres crimes» n'ont pas été abordés, quoique l'implication de Bo dans la mise en œuvre de la persécution du Falun Gong alors qu'il était à la tête de Dalian et du Liaoning – comprenant détentions arbitraires, torture et travail forcé – est bien connue.

    Des sources ont également indiqué à Époque Times que Bo était impliqué dans les prélèvements d'organes forcés sur les pratiquants de Falun Gong. Des faits démontrent que son bras droit, Wang Lijun, était impliqué de près dans ces crimes alors qu'il était sous la supervision de Bo.

    En même temps que le régime chinois annonçait l'expulsion de Bo Xilai, il était possible de faire des recherches pour le terme «prélèvements d'organes sur personnes en vie» (huozhai) sur Sina Weibo, le site de microblogue le plus populaire en Chine. Les termes à connotation politique sont normalement strictement censurés. Le terme huozhai est utilisé pour se référer presque exclusivement aux prélèvements d'organes forcés sur des prisonniers de conscience toujours en vie, principalement des pratiquants de Falun Gong. Une recherche le 28 septembre a généré près de 25 000 résultats.

    Les résultats de recherches sur Gu Kailai, Wang Lijun et Bo Xilai étaient également accessibles.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/9/30/n3507181.htm

     

  • Découvrir la Chine avec la télévision New Tang Dynasty


    Presentation de NTDTV (en francais) par NTDTV

    Aujourd’hui la Télévision New Tang Dynasty, (NTDTV), aspire à travers ses programmes quotidiens, et aussi grâce à la création de concours et d’événements culturels, à vous présenter le meilleur de la culture traditionnelle chinoise et à vous aider à mieux comprendre les événements qui se déroulent actuellement en Chine.

    NTDTV est une chaîne de télévision indépendante, à but non lucratif, établie par des Chinois vivant à l’étranger. En fournissant des informations complètes, précises et authentiques, nous avons pour objectif de rendre service à la communauté chinoise du monde entier ainsi qu’à toute personne intéressée par la Chine, afin d’agrandir leurs connaissances et d’enrichir leurs vies.

    La fédération internationale des journalistes a déclaré que la Télévision New Tang Dynasty s’est créée une réputation internationale pour « ses reportages politiques, économiques et culturels objectifs » depuis sa fondation en 2001.

    Ce qui fait la spécificité de NTDTV ce sont les nouvelles. Toute la journée, NTDTV propose des reportages se rapportant tant à l’actualité internationale que locale, en Mandarin, en Cantonais et en Anglais. NTDTV a plus de 50 équipes de reporters réparties à travers le monde pour lui fournir des informations de première main.

    Tiré de: http://www.dailymotion.com/video/x646w0_presentation-de-ntdtv-en-francais_news

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