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lutte de pouvoir

  • La persécution du Falun Gong complique les luttes de pouvoir à Pékin

    Falun Gong, Chine, persecution, Bo Xilai , Wang lijun, lutte de pouvoir, crimes, humanitéLes dirigeants, coupables de crimes contre l’humanité, craignent de se voir accusés.

    Le scandale de l’affaire Wang Lijun-Bo Xilai a fait fondre le secret qui entoure généralement les dirigeants chinois. Ce qui rend la bataille politique actuelle à Zhongnanhai aussi intense, complexe et difficile à résoudre pendant cette année extrêmement sensible de changement du pouvoir, c’est l’implication de certains dirigeants du plus haut niveau dans la persécution du Falun Gong.

    Durant les semaines qui ont suivi le début de l’affaire, les rumeurs sur les combats politiques de l’élite chinoise ont atteint leur paroxysme avec la mise à pied et l’arrestation de Bo Xilai, suivies par des rumeurs de coup d’État, suivies d’autres rumeurs selon lesquelles Zhou Yongkang, ministre de la Sécurité de l’État, avait été arrêté. On peut s’attendre à voir tomber encore d’autres têtes.

    Wang Lijun, ancien député maire et chef de la police de Chongqing, s’est réfugié à l’ambassade des États-Unis à Chengdu pour demander l’asile politique le 6 février 2012 – un fait sans précédent dans l’histoire récente de la Chine et une humiliation pour les dirigeants chinois craignant toujours de perdre la face. Vingt-quatre heures plus tard, Wang a été escorté à Pékin par de hauts responsables du ministère de la Sécurité d’État et on n’a plus entendu parler de lui depuis.

    Les dirigeants du parti communiste chinois (PCC) appartenant à différentes factions se sont employés à maintenir leur position de pouvoir. Mis à part le fait que la lutte pour le pouvoir au sein du PCC s’est intensifiée pour atteindre de nouveaux sommets, les raisons exactes et les motivations des actes des dirigeants en place échappent encore au monde extérieur.

    La divulgation, durant la visite de Xi Jinping aux États-Unis, par le gouvernement américain des informations données par Wang Lijun a déstabilisé Pékin. Xi Jinping a été désigné pour devenir le chef du PCC au 18e Congrès en octobre. D’après le reportage du journaliste Bill Gertz dans le Washington Free Beacon, un membre officiel du gouvernement américain a indiqué que Bo Xilai et Zhou Yongkang ont planifié de saboter systématiquement l’ascension vers le pouvoir de Xi (langage poli pour dire qu’ils vont témoigner contre lui et prendre le pouvoir pour eux).

    Cela a ravivé d’autant la lutte interne pour le pouvoir déjà compliquée et tendue. Les dirigeants du PCC savent qu’il n’est pas facile de faire tenir tranquille le gouvernement des États-Unis. C’est devenu un sujet d’inquiétude sérieux pour les élites du pouvoir de savoir quels autres secrets honteux contenus dans les documents livrés par Wang vont être révélés.

    Naturellement, les 25 membres qui supervisent les affaires du parti communiste ont tous pour but de maintenir le pouvoir du PCC. Ils savent aussi que s’ils ne contrôlent pas correctement l’affaire Wang Lijun, cela aura de sérieuses conséquences. Non seulement le régime peut tomber mais cela peut leur coûter aussi leur tête.

    Ce qu’on sait à propos de Wang, c’est qu’il a commis des crimes en tant que chef de la police de Chongqing, y compris l’arrestation illégale et la torture d’hommes d’affaires sous l’égide de la campagne contre le crime intitulée «frapper sur le marché noir». Wang était aussi profondément impliqué dans la persécution du groupe spirituel du Falun Gong, y compris la collecte d’organes prélevés sur des milliers de pratiquants du Falun Gong.

    Derrière de nombreux crimes de Wang, se tient Bo Xilai arrêté dernièrement, qui a orchestré la campagne «chanter des chants rouges et frapper le marché noir». Bo a été relevé de son poste de secrétaire général du parti communiste de Chongqing le 15 mars et se trouverait actuellement en résidence surveillée.

    On peut dire que la majorité des cadres supérieurs du PCC ne soutiennent pas la campagne de Bo et pourraient trouver un accord concernant Wang et Bo.

    Lire la suite de l'article: http://www.epochtimes.fr/front/12/4/1/n3506224.htm

  • Hu Jintao cible le directeur de la police de la Chine

    Hu Jintao, Chine, lutte de pouvoir,Zhou Yongkang, Politburo, Bo Xilai La tête dirigeante du Parti communiste chinois, Hu Jintao, a quitté la Chine pour une tournée de huit jours dans trois pays, bien que Pékin soit inondée de rumeurs face à la lutte de pouvoir féroce qui se déroule à la direction du PCC. Les analystes disent que Hu se sent en sécurité de voyager en ce moment, car il a utilisé un vieux subterfuge pour contenir son plus dangereux ennemi.

    Cet ennemi est Zhou Yongkang, le dirigeant de la Commission des affaires politiques et législatives (CAPL), un organe puissant du parti qui contrôle la police, la police armée, le parquet, les tribunaux et à peu près tous les autres secteurs du système d’application des lois du régime. Zhou est aussi l’un des neuf membres du Comité permanent du Politburo qui dirige le PCC.

    Après que Wang Lijun, l'ancien chef de la police au niveau provincial de la ville de Chongqing, a tenté de faire défection au consulat américain à Chengdu le 6 février, une cabale au sein du PCC impliquant Zhou Yongkang et le chef du Parti de Chongqing, Bo Xilai, a été révélée.

    Bo Xilai était connu comme étant le choix de Zhou pour lui succéder à la tête du CAPL et au Comité permanent − Zhou est censé prendre sa retraite en octobre. Zhou et Bo sont tous deux fortement impliqués dans la persécution du Falun Gong. Avec Bo au pouvoir, Zhou pourrait prendre sa retraite en sachant qu'il ne serait pas tenu responsable de ses crimes contre les pratiquants de Falun Gong.

    Le journaliste à la sécurité nationale de longue date Bill Gertz a cité qu’un responsable américain aurait dit que Wang était au courant «des efforts déployés par des partisans de la ligne dure comme Zhou Yongkang et Bo Xilai pour perturber le bon déroulement de la succession de Xi Jinping». Le site Internet chinois dissident Boxun a rapporté que Zhou et Bo planifiaient un coup d'État visant à renverser le prochain chef présumé du PCC, Xi Jinping, lorsqu’il aurait pris le pouvoir.

    Le 15 mars, l’organe du parti Xinhua a annoncé que Bo avait été congédié et qu'il était sous enquête. Depuis cet évènement, une rumeur court selon laquelle il serait assigné à domicile. Depuis son arrestation, plusieurs hauts responsables du Parti à Chongqing ont également été arrêtés.

    Cette purge de Bo et de ses acolytes a affaibli Zhou, mais il détient encore le pouvoir. En sachant que Hu et Wen ont agi contre Bo, Zhou peut être encore plus dangereux, ayant été mis au pied du mur.

    Les rumeurs d'une tentative de coup d'État qui aurait eu lieu dans la nuit du 19 et du 20 mars ont désigné Zhou comme responsable. Selon d’autres rumeurs, Zhou aurait lui-même été arrêté le 21 mars.
     
    Le plan de Hu Jintao
    Le 21 mars, une série de sessions de formation au sein du CAPL, impliquant 3300 secrétaires du parti à l'échelle nationale, a été annoncée.
     
    Le 26 mars, d'après Xinhua, 462 secrétaires du CAPL, à l'échelle des provinces, des villes et des cantons, se sont présentés à la première des sessions de six jours à Pékin. Zhou Yongkang est venu à la journée d'ouverture et a prononcé un discours, tandis que Hu Jintao quittait Pékin pour Séoul, la première étape de son voyage.

    Lors de son discours, Zhou donnait l’impression d’un cadre loyal au Parti. La chaîne officielle China Central Television (CCTV) a couvert son discours, mettant l'accent sur la contribution de Hu à l'idéologie du PCC, le Concept de développement scientifique. Zhou a également parlé de l'importance du CAPL, gardant une ferme emprise sur son orientation politique et maintenant un consensus maximal avec le Parti central sur "les principaux points de ce qui est bien et de ce qui est mal".

    Le 23 mars, Zhou convoquait une réunion nationale du CAPL à Pékin. Sa lettre, à cette occasion, adoptait un ton très différent. Zhou couvrait d’éloges les «réalisations» du CAPL.

    Shi Zangshan, un expert de la Chine, basé à Washington D.C., a commenté à la Radio Son de l'Espoir (SOH) le stratagème de Hu : «Hu Jintao a convoqué les secrétaires du CAPL de partout dans le pays pour une formation avec un très court préavis. C'est la méthode de Hu afin d’empêcher Zhou Yongkang de mobiliser la police et les forces de l'ordre armées pendant qu’il est en voyage. De toute évidence, Hu ne fait pas confiance à Zhou.»

    Li Tianxiao, commentateur politique et chroniqueur pour The Epoch Times, a déclaré à SOH : «La formation [session] a coupé Zhou de son pouvoir en l’isolant. C'est comme mettre Zhou en résidence surveillée, l'empêchant ainsi d'influencer les cadres de niveau inférieur du CAPL.»

    Li a déclaré que dans le passé Zhou a violé la loi et commis de nombreux crimes en donnant directement des ordres à ses secrétaires du CAPL partout dans la nation. Maintenant, ces secrétaires ont été convoqués à Pékin et ils ont l’occasion de démasquer Zhou.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Hu-Jintao-cible-le-directeur-de-la-police-de-la-Chine.html

  • Qui est véritablement Zhou Yongkang, ministre de la Sécurité publique chinoise?

    Zhou Yongkang, Chine, Falun Gong, persécution, lutte de pouvoir, Jiang ZeminAvant d’entrer dans la politique, Zhou Yongkang (né en 1942), a travaillé pendant presque 30 ans dans l’industrie pétrolière. Il est de notoriété publique qu’après la mort de sa première femme dans un accident de voiture, le mariage de Zhou Yongkang avec la nièce du Président Jiang Zemin, lui a permis d’atteindre de hautes fonctions au sein du Parti communiste chinois. En 1998, promu ministre des «Terres et des Ressources», Zhou quitte son poste de leader de la Compagnie nationale chinoise de Pétrole. Un an plus tard, il sera à la tête de la Province du Sichuan.
     
    En 1999, le président de l’époque, Jiang Zemin s’engage à éradiquer le Falun Gong en trois mois, à l’aide d’une campagne nationale. Étant un «proche» et un compagnon de confiance de la tête du régime, Zhou assume certains rôles clés dans la persécution du Falun Gong (ou Falun Dafa).

    Leader du Parti dans la province du Sichuan, Zhou a promis des récompenses financières pour quiconque – issus des prisons, camps de travaux forcés ou bureaux de la sécurité publique - participant activement à la torture et au lavage de cerveau des pratiquants de Falun Dafa, selon le site du Falun Gong «Clearwisdom». Avec au bas mot, 217 pratiquants de Falun Gong morts dues à la torture ou à différents abus, le Sichuan est la province concentrant le plus de violations des Droits de l’Homme liées à la persécution du Falun Gong. 

    Selon le site Clearwisdom, des documents officiels du bureau 610 – l’organe du Parti créé par Jiang Zemin pour l’éradication des pratiquants de Falun Gong – prouvent qu’en tant que directeur du Comité des Affaires politiques et législatives, Zhou Yongkang (de 2007 jusqu’à aujourd’hui) et Luo Gan (de 1998 à 2007) donnèrent, tous deux, la permission à la police de «pratiquer des traitements médicaux tout en altérant, si nécessaire, la santé des pratiquants de Falun Gong». Au moins 11 pratiquants de Falun Gong sont connus pour avoir succombé à des injections mortelles, après absorption médicamenteuse forcée, endommageant les principaux centres nerveux. Durant son voyage aux États-Unis, Zhou a été poursuivi pour crimes contre l’humanité.

    Avec sa participation active dans la persécution orchestrée par Jiang Zemin, Zhou a été promu, en décembre 2002, ministre du Département de la Sécurité publique bien qu’il n’ait aucune expérience dans ce domaine. Lorsqu’en novembre 2001, Zhou fut nommé assistant directeur du Bureau 610 principal, il développa sa stratégie opérée au Sichuan à l’échelle nationale, selon l’Organisation mondiale pour l’Investigation de la Persécution du Falun Gong.

    En même temps, Zhou est passé successivement par plusieurs organes centraux du régime. En tant que membre du Politburo et du secrétariat du Comité central du Parti, Zhou a été impliqué dans des décisions relatives au personnel pour le Parti mais aussi pour le pays.

    En 2007, Zhou est promu à la tête du Comité des Affaires politiques et législatives du Parti communiste chinois, sous la surveillance de toutes les autorités de mise en application incluant, les agences de renseignement, du maintien de l’ordre, de la sécurité, de la détention, judiciaire et du parquet. De par son statut, les tâches de Zhou furent multiples. Zhou s’est occupé en partie de faire taire les protestations des parents d'enfants qui ont été emprisonnés sous les ruines de bâtiments scolaires mal construits dans le séisme de 2008, d’envoyer des troupes militaires au Tibet après des rapports aient attesté la protestation de moines par auto immolation, et de rétribuer à l’étranger, des étudiants chinois pour le travail de renseignement.

    Version anglaise: http://www.theepochtimes.com/n2/china-news/who-is-zhou-yongkang-210734.html

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Qui-est-veritablement-Zhou-Yongkang-ministre-de-la-Securite-publique-chinoise.html

  • Wen Jiabao voudrait la fin de la persécution du Falun Gong, selon une source de Pékin

    Le Premier ministre du régime chinois Wen Jiabao a fait pression pour mettre fin à la persécution du Falun Gong avec réparation aux membres de cette pratique spirituelle, selon une source de Pékin. Sa proposition a été contrée par Zhou Yongkang et la faction dirigée par l'ancien chef de file du régime Jiang Zemin. Jiang a démarré la persécution du Falun Gong en 1999, et Zhou, comme ministre de la Sécurité publique de 2003 à 2007, et chef de la puissante commission des Affaires politiques et législatives de 2007 jusqu’à présent, a été fortement impliqué dans la mise en œuvre de la campagne de Jiang. Il est dit que Hu Jintao n’a pas commenté la proposition de Wen.

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    Lorsque Wang Lijun, ancien chef de la police de Chongqing et bras droit de Bo Xilai du chef du Parti communiste de Chongqing, a tenté de faire défection au consulat des États-Unis le 6 février, il a attiré l'attention de la communauté internationale sur les prélèvements d'organes forcés du régime à l’encontre des pratiquants de Falun Gong. Wang a été fortement impliqué dans cette atrocité. Dans un discours de Wang donné en 2006, il s'est vanté d'avoir supervisé des «milliers» d'opérations de prélèvement d'organes en tant que chef de la police de Jinzhou dans la province du Liaoning, bien que Wang ne mentionne pas spécialement les prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong.

    Bo Xilai était gouverneur de la province de Liaoning de 2000 à 2004. L’affaire des prélèvements d'organes forcés sur les pratiquants de Falun Gong a été découverte en 2006 dans le Liaoning, et la province a été nommée l’«épicentre» des prélèvements d'organes en Chine.
    
Au cours d'une réunion interne à Zhongnanhai, le siège du gouvernement de Pékin, au sujet de l'incident Wang Lijun, Wen Jiabao a dénoncé les prélèvements d'organes et la participation de Bo Xilai dans ces actes.
    
«Sans anesthésie, le prélèvement d'organes humains et leur vente pour de l'argent, est-ce quelque chose qu’un homme peut faire?» a dit, selon la source de Pékin, Wen lors de la réunion des dirigeants du Parti. «Les choses de ce genre sont eu lieu pendant de nombreuses années. Nous sommes sur le point d’y mettre fin mais ce n'est pas encore tout à fait résolu. »

    « Maintenant que l'incident de Wang Lijun est connu par le monde entier, on peut l'utiliser pour punir Bo Xilai. Résoudre le problème du Falun Gong devrait être un choix naturel», a dit la source en citant Wen. 



    Des recherches internet non censurées

    Le rapport que Wen a demandé aux principaux dirigeants du Parti pour réexaminer le cas du Falun Gong, trouve une corroboration dans le comportement récent de l'Internet en Chine. 
Normalement, les termes relatifs à la pratique ou à la persécution du Falun Gong sont parmi les plus étroitement censurés sur Internet en Chine, mais, au cours de la troisième semaine de mars, les recherches qui, auparavant, avaient été bloquées, étaient maintenant accessibles. Un responsable du régime chinois a considéré les recherches internet sur le terme Falun Gong comme légitimes, et permettre de montrer les méfaits de la persécution, est ce qu'on pourrait attendre d'un effort au sein du parti communiste chinois pour soutenir cette tentative de réparation envers le Falun Gong.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Wen-Jiabao-voudrait-la-fin-de-la-persecution-du-Falun-Gong-selon-une-source-de-Pekin.html

  • Le scandale politique chinois s'aggrave

    Un riche homme d'affaires qui devait faire la lumière sur la saga Wang Lijun a été détenu par les fonctionnaires de Chongqing, à Pékin. Pendant ce temps, Bo Xilai, secrétaire du Parti à Chongqing, aurait manqué une importante réunion avec les hauts fonctionnaires du parti communiste. Voici le rapport complet.

    Tiré de: http://www.youtube.com/user/NTDFrench/featured

  • La responsabilité pour la persécution mine l'avenir des dirigeants du PCC

    Chine, Bo Xilai, Wang Lijun, lutte de pouvoir, parti communiste chinoisDans les luttes de succession au sein du Parti communiste chinois (PCC), les dirigeants cherchent habituellement à s’assurer qu'ils ne seront pas tenus pour responsables des crimes commis pendant leur mandat. Depuis la Révolution culturelle, il n'y a pas eu de plus grand crime commis que la persécution du Falun Gong, et la crainte d'être tenu pour responsable de cette persécution est peut-être au cœur de ce qui est probablement une des luttes pour la succession les plus acharnées de l'histoire du PCC.

    Un câble diplomatique daté de 2009 de l'ambassade américaine à Pékin, publié par Wikileaks, explique un principe régissant les luttes pour la succession observé par plusieurs spécialistes de la Chine : «La caractéristique principale de la politique entourant le leadership était le besoin de se protéger soi-même et de protéger sa famille contre les attaques après avoir quitté son poste. Par conséquent, les dirigeants actuels préparent avec soin des protégés qui défendront leurs intérêts une fois qu'ils sont remplacés», remarque une source anonyme dans le câble.

    Les manigances pour obtenir une position prisée, qui sont continuelles au sein du PCC, se sont intensifiées à l'approche du 18e Congrès du Parti, qui doit se tenir plus tard cette année. Lors de cette réunion, un nouveau chef du PCC – très probablement Xi Jinping – sera nommé, et il y aura un remaniement au sein du Comité permanent du Bureau politique. Les individus à la tête du Parti seront ainsi ancrés dans leur poste jusqu'au prochain congrès, cinq ans plus tard.

    Au cœur des intrigues au sein du Parti se trouvent Bo Xilai, le chef du Parti de la grande ville de Chongqing (centre-ouest de la Chine), et Zhou Yongkang, qui dirige le puissant Comité des Affaires politiques et législatives et qui supervise le Bureau 610, une agence extrajudiciaire de type Gestapo ayant pour mandat d'éradiquer la discipline spirituelle du Falun Gong.

    Zhou Yongkang et Bo Xilai sont tous deux connus pour faire partie d'une faction du PCC étant restée fidèle à l'ancien dirigeant Jiang Zemin.

    Le journaliste Bill Gertz, du site Internet The Washington Free Beacon, cite un responsable américain indiquant que Zhou est devenu le protecteur de Bo. Après que Wang Lijun, l'ex-chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing sous Bo Xilai, a quitté le consulat américain de Chengdu où il a probablement tenté d'obtenir l'asile, il a été détenu par les autorités de Pékin. Wang a peut-être révélé les manigances de son ancien patron Bo Xilai afin de donner des munitions à ses adversaires pour bloquer son ascension et l'écarter du pouvoir.

    Selon des responsables américains cités par Gertz, «Zhou Yongkang, le plus haut responsable en matière de sécurité et membre du Comité permanent du bureau politique, a pris contrôle de Chongqing des mains de Bo Xilai. Cependant, Zhou n'a pas permis aux autorités du pouvoir central de poursuivre leur enquête ou d’arrêter Bo.»

    Promotion par la persécution
    La relation spéciale entre Bo et Zhou repose essentiellement sur le fait que tous deux ont rapidement grimpé la hiérarchie du Parti en raison de leur application enthousiaste de la politique de Jiang Zemin prônant l’éradication du Falun Gong.

    Le Falun Gong (aussi appelé Falun Dafa) consiste à pratiquer des exercices de méditation et à vivre selon des enseignements basés sur les principes d'authenticité, de compassion et de tolérance. Après avoir été introduite publiquement en 1992, la discipline s'est propagée très rapidement si bien qu’au début de 1999 un fonctionnaire de l’Administration des loisirs de l’État a suggéré que 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-responsabilite-pour-la-persecution-mine-lavenir-des-dirigeants-du-PCC.html

  • Lutte de pouvoir mouvementée aux plus hauts rangs du parti communiste chinois

    Arrestation du chef de la police de Chongqing, Lutte de pouvoir, Chine, Wang Lijun, Bo Xilai, arrestation d’un membre du parti communiste chinois, corruption maire adjoint de Chongqing, prélèvement d’organes, pratiquants de Falun Gong, Hu JintaoL’arrestation du chef de la police de Chongqing suggère que le secrétaire général du parti communiste de la ville est en péril

     

    Une onde de choc a été déclenchée dans les milieux politiques chinois par l'arrestation de Wang Lijun. Le 2 février, Wang a été démis de son poste de chef de la police et maire adjoint de Chongqing dans le Sichuan. Des rumeurs sur internet déclarent que Bo Xilai, l’ancien supérieur de Wang Lijun, l’ayant promu et confié des tâches importantes, s'était rapidement distancé de lui avant que la Commission centrale du Contrôle de Discipline ne décide d'enquêter sur Wang Lijun.

    Wang Lijun a été le bras droit de Bo Xilai et a été en charge de lutter contre la mafia locale. Après que Bo Xilai ait été nommé secrétaire général du parti communiste de la ville de Chongqing en décembre 2007, il a fait venir Wang Lijun depuis Jinzhou dans la province nord-est de Liaoning jusqu’à Chongqing en juin 2008. Avec l'aide de Wang Lijun, Bo Xilai s’est débarassé l'ancien réseau officiel de Chongqing, la plupart étaient d’anciens fonctionnaires du précédent secrétaire du parti communiste, sous couvert de lutte contre la mafia.

    Dès son arrivée Bo Xilai s'était appuyé sur Wang Lijun. Si Bo Xilai avait pu devenir membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central, il aurait certainement gardé Wang Lijun avec lui. En d'autres termes, n’ayant pu protéger Wang Lijun, il est peu probable qu’il puisse se protéger dans les prochains jours.

     

    Les dangereuses erreurs faites par Bo Xilai

    Tout le monde sait que Bo Xilai n’était pas en bons termes avec d'autres hauts fonctionnaires du parti communiste chinois (PCC). Le 11 juin 2011, Bo avait conduit 500 membres d'une « troupe de chant rouge » - entendez des chants communistes -, pour effectuer une représentation à Pékin. Aucun des neuf membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central, ne se sont présentés. Bo Xilai a fait une grosse erreur en montrant à son insu au peuple chinois la façon dont il était isolé des fonctionnaires de haut niveau.

    Après son retour à Chongqing, le 5 octobre, il a publié la calligraphie d’une signature de Deng Ken, le frère cadet de Deng Xiaoping, sur la première page du quotidien Chongqing (le Chongqing Daily), comme un moyen d'indiquer le soutien de Deng sur sa personne.

    Le lendemain, il a publié une interview exclusive de Hu Jinxing, le cousin de l'actuel dirigeant chinois Hu Jintao, à la deuxième page du Chongqing Daily. Dans l'interview, Hu Jinxing louait avec emphase les réalisations de Bo Xilai. Bo Xilai faisait ici sa deuxième erreur. Apparemment il n'avait pas pu obtenir le soutien de Hu Jintao, alors il était allé le demander à Hu Jinxing.

    Le 10 novembre, tandis que Hu Jintao était à Hawaï pour assister à la réunion de l'APEC, Bo Xilai a effectué des manœuvres militaires de grande envergure à Chongqing. Ce fut la troisième erreur de Bo Xilai et cela exposait sa détermination et son intransigeance par rapport au pouvoir. Alors que Hu était hors de Chine, Bo Xilai a voulu lui montrer sa capacité à mobiliser son armée. Peu importe comment le PCC fait l'éloge de Bo Xilai dans sa lutte contre la corruption, Hu n’avait pas peur de lui comme d’un rival. Mais cette fois, Bo Xilai a envoyé le message qu'il avait assez de capacités et la détermination de faire un coup d'état militaire. À ce stade, il était inévitable que les deux parties mettent toutes leurs cartes sur la table.

    Beaucoup de gens peuvent ne pas avoir remarqué le rapport de l’agence de presse Xinhua le 15 janvier qui était révélateur. Deux hauts responsables militaires Xu Caihou et Guo Boxiaong - vice-présidents du Comité militaire central - et Li Ji'nai - directeur du Département politique général de l’armée de Libération du peuple - ont déclaré que l’armée chinoise devaient «suivre le commandement du président Hu Jintao. ». Ils ont également ajouté que leur déclaration était faite pour assurer que le 18e Congrès national du PCC soit un succès et que l’armée devait, à tout moment, dans n'importe quelle circonstance, écouter le commandant en chef des armées Hu Jintao.

    Après que le déploiement militaire ait été terminé, le 2 février, Wang Lijun a été démis de ses fonctions en tant que chef de la police et maire adjoint de Chongqing.

     

    Alliance brisée et chute rapide

    Si nous analysons la succession des évènements de façon chronologique, il est possible de proposer une hypothèse. Hu Jintao avait déjà décidé de se débarrasser de Bo Xilai, et il a envisagé de cibler Wang Lijun en premier. Si Bo Xilai s’était opposé pour protéger Wang Lijun, en se couvrant l’un et l’autre, ils auraient pu avoir encore une chance de lutter contre Hu Jinatao. Mais Bo Xilai fait partie de ceux qui trahissent si rapidement et facilement, qu’il a immédiatement abandonné Wang Lijun pour se protéger lui même.

    Wang Lijun savait qu’il était en danger de mort dès qu’il serait abandonné par Bo Xilai, parce qu'il était au courant de trop de ses secrets. Alors la seule solution qu’il avait pour se protéger, était de s’enfuir de Chongqing.

    Le 9 février, Victoria Nuland, le porte-parole du Département d'État américain, a confirmé que Wang Lijun avait rencontré les agents consulaires des États-Unis à Chengdu. Wan Lijun savait très bien qu'il était impossible pour le consulat des États-Unis de lui accorder l'asile politique. Il est alors très probablement allé au consulat pour faire une scène et attirer l'attention sur lui. En quittant Chongqing et en restant assez longtemps dans le consulat des États-Unis, Wang Lijun assurait sa sécurité, et gagnait un peu de temps avant que Pékin n’intervienne.

    Plusieurs organes de presse hors de Chine, ont signalé que le maire de Chongqing, Huang Qifan, était descendu à Chengdu avec 70 véhicules de police pour tenter d'enlever Wang Lijun et le ramener à Chongqing. Cependant, c’est le comité de discipline du Parti communiste chinois qui a arrêté Wang Lijun. Wang Lijun a  été transféré à Beijing à partir de l'aéroport Shuangliu de Chengdu le 8 février dans la matinée. Il affirmait dans une lettre ouverte signée de son nom, qu'il allait engager une lutte à mort contre Bo Xilai, après sa trahison.

    Même si Bo Xilai est un membre du Bureau politique du Comité central du PCC, cela ne peut pas garantir sa propre sécurité. Chen Xitong, ancien secrétaire du parti de Pékin, et Chen Liangyu, ancien secrétaire du parti de Shanghai, ont tous les deux été limogés à la suite d'un scandale de corruption, bien que la véritable raison de leur chute ait été très probablement les querelles politiques internes du parti.

    La fin qui attend Bo Xilai est bien pire que de ne plus être au Comité permanent du Bureau politique. Parce que Bo Xilai a fait ses preuves dans la cruauté et le vice, qu’il n'a pas d'alliés dans le cercle supérieur du parti, et qu’il a essayé de survivre au sein du PCC tout en brisant les règles, elles mêmes corrompues, du PCC. Il n’est pas surprenant de voir sa carrière politique prend une telle tournure ou de le voir arrêté prochainement après cet incident.

    The Epoch Times a rapporté le 8 février: «Selon une fuite de câbles diplomatiques américains sur Wikileaks, lorsqu'il était encore ministre du Commerce, Bo Xilai a été écarté pour le poste de vice-Premier ministre au moment où il a été battu par Wen Jiabao lors du 17e Congrès, ceci en raison des poursuites judiciaires internationales déposées contre lui par des pratiquants de Falun Gong à travers le monde. Bo Xilai avait été rétrogradé au rang de secrétaire du parti de la ville de Chongqing, ce qui correspondait à la dernière étape de sa carrière politique », déclarait le câble.

    Bo Xilai a en effet brutalement persécuté les pratiquants de Falun Gong en tant que maire de la ville de Dalian, gouverneur du Liaoning et ministre du Commerce, Wang Lijun ayant toujours été son homme de main le plus actif. Ils ont tous les deux commis une série de crimes contre l'humanité avec les prélèvements d'organes systématique sur les pratiquants de Falun Gong.

    Leur chute a lieu dans le cadre de luttes politiques au sein du parti, mais montre aussi la rude rétribution de la justice pour les torts qu'ils ont fait contre les pratiquants de Falun Gong et contre d’autres, torts qui leur avaient permis de gravir les échelons dans les rangs du PCC.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lutte-de-pouvoir-mouvementee-aux-plus-hauts-rangs-du-parti-communiste-chinois.html

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