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littérature

  • Meng Haoran, le grand poète de la dynastie Tang

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    Meng Haoran (689-740) était un grand poète spécialisé en poésie pastorale de la dynastie Tang. Ses poèmes décrivaient la vie rurale et solitaire, et reflétaient son propre état d’esprit, frais et naturel, plutôt que des compétences littéraires.

    Meng Haoran était issu d’une famille traditionnelle d’intellectuels de la littérature. Jusqu’à l’âge de 40 ans, il vécut comme un ermite, au chevet de sa mère malade. À l’instar de nombreux anciens ermites, il fit des études littéraires et pratiqua l’art martial de l’épée chez lui. Occasionnellement, il plantait lui-même des légumes et des bambous, non pas pour obtenir des récoltes, mais pour cultiver son tempérament noble. Après une tentative infructueuse au service du gouvernement vers la quarantaine, il passa la majeure partie de sa vie, soit solitaire chez lui, soit à voyager afin d’apprécier le spectacle de la nature.

    Vers 40 ans, Meng Haoran se rendit à la capitale pour passer un examen mis en place par le gouvernement pour les candidats potentiels aux postes de fonctionnaires. Avant l’examen, il rencontra des poètes et  récita des poèmes à l’occasion de différents banquets, gagnant ainsi très rapidement une certaine renommée dans la capitale où il était connu du Premier ministre, ainsi que d’autres fonctionnaires amoureux de ses poèmes. Un jour, il eut l’opportunité d’être présenté à des fonctionnaires de la cour impériale à la faveur d’une manifestation. Cependant, ce jour-là, il préféra boire du vin et discuter de poésie avec des amis. Ainsi, il décida de ne pas donner suite à ce rendez-vous. Par la suite, il acquit la réputation de «préférer les plaisirs à la gloire». Toutefois, nombreux ont été ceux qui pensaient que sa décision provenait plus de la confiance qu’il avait dans le fait qu’il pouvait se construire une carrière réussie sans avoir recours à des recommandations.

    Meng fut choqué d’apprendre son échec à l’examen, ainsi que le fait qu’il n’avait pas été sélectionné pour travailler au service de l’administration. Cette frustration l’inspira et il rédigea rapidement un poème le blâmant de ne pas avoir suffisamment travaillé dur en vue de cet examen, en y ajoutant toutefois du ressentiment pour ne pas avoir été apprécié à sa juste valeur. On raconte qu’un jour, un ami a réussi à présenter Meng à l’Empereur; l’Empereur a tout d’abord apprécié ses talents, mais a ensuite été piqué par le ton de ces poèmes. C’est à ce moment que Meng réalisa qu’il devrait renoncer à rechercher une carrière au sein de l’administration.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/14/10/26/n3510403/meng-haoran-le-grand-poete-de-la-dynastie-tang.htm

  • La Chine d'aujourd'hui et 1984 selon George Orwell

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    1984 de George Orwell a été écrit en 1948. Il dépeint une société totalitaire sous la surveillance omniprésente du gouvernement sous le règne de «Big Brother» et «du Parti». Le gouvernement cherche à contrôler l'esprit des gens et à persécuter tout individualisme et toute opinion indépendante comme des «crimes par la pensée».
     
    Et comment cela est-il appliqué? Voici quelques extraits du livre:
     
    «Une vague de douleur envahit le corps de Winston...Mais son corps était violemment tordu et déformé, ses articulations lentement déchirées et séparées. Bien que la souffrance lui eût fait perler la sueur au front, le pire était la crainte que son épine dorsale ne se casse. Il serra les dents et respira profondément par le nez, en essayant de rester silencieux aussi longtemps que possible....»
     
    «…'Nous étions à quarante', dit O’Brien. 'Vous pouvez voir que les chiffres du cadran vont jusqu’à cent. Voulez-vous vous rappeler, au cours de notre entretien, que j’ai le pouvoir de vous faire souffrir à n’importe quel moment et au degré que j’aurai choisi?'...»

    «O’Brien présenta à Winston le dos de sa main gauche levée. Le pouce était caché, les quatre doigts étendus.

    'Combien est-ce que je vous montre de doigts, Winston?' 'Quatre.'
    'Et si le Parti dit que ce n'est pas quatre mais cinq—alors combien?' 'Quatre.'

    Le mot se termina par un halètement de douleur. L’aiguille du cadran était montée à cinquante-cinq. La sueur jaillie de son corps avait recouvert Winston tout entier. L’air lui déchirait les poumons et ressortait en gémissements profonds qu’il ne pouvait arrêter, même en serrant les dents. O’Brien le surveillait, quatre doigts levés. Il ramena le levier. 'Combien de doigts, Winston?'
    'Quatre.' L’aiguille monta à soixante.»
     
    Similarités avec la Chine d'aujourd'hui
    Cela est similaire au point de choquer à la façon dont le Parti communiste chinois (PCC) persécute les pratiquants de Falun Gong avec des tactiques de lavage de cerveau.
     
    Afin de forcer les pratiquants à abandonner leur croyance dans les principes Authenticité-Bienveillance-Tolérance et à accepter les illusions du PCC, le Parti combine fréquemment le lavage de cerveau à la torture.
     
    Selon le rapport personnel d'un pratiquant de la ville de Wuhan, les policiers de la ville l'ont enfermé dans un hôpital psychiatrique et l'ont torturé avec des aiguilles électriques tout en exerçant des pressions pour lui faire abandonner sa croyance.
     
    «Six responsables m'ont placé sur un lit spécialement conçu et m'ont attaché les pieds et les épaules. Cinq d'entre eux m'ont tenu la tête, les mains et les pieds, pendant que le directeur Chen demandait: «Vas-tu continuer à pratiquer le Falun Gong? Vas-tu continuer ta grève de la faim?»
     
    «J'ai répondu: «Oui. Et je vais continuer la grève de la faim jusqu'à ce que je meure.» Ils ont ensuite poussé deux aiguilles électriques dans mes tempes à environ 5 cm de profondeur. Ils ont poussé le courant et le voltage au maximum et m'ont donné des décharges électriques par intermittence pendant environ une heure. Le fort courant me soulevait encore et encore, malgré les cinq personnes qui me maintenaient. Mon cerveau donnait l'impression d'être entaillé par des dizaines de couteaux tranchants. La douleur m'a poussé à souhaiter mourir. J'ai rapidement perdu conscience. Lorsque j'ai été réanimé, je ne pouvais plus penser normalement. Je ne pouvais supporter la pensée d'une telle horreur et douleur et je ne pouvais retrouver le contrôle de moi-même.»

    Un autre exemple... davantage de similarités
    M. Song Yuegang, un pratiquant de la province du Liaoning, a décrit avoir été torturé par «étirement» au camp de travaux forcés de Benxi. Ses membres étaient étirés de sorte que son corps était suspendu en l'air:

    «L'étirement s'est poursuivi pendant deux jours et mes jambes étaient insensibles. Le directeur adjoint Wu Gang est arrivé. En voyant que je n'avais pas cédé, il a commencé à me donner des décharges avec une matraque électrique à 18000 volts. Quatre autres jours ont passé. La douleur a gagné mes os.»
     
    «Ma colonne vertébrale était sur point de casser, comme si un marteau frappait dessus. C'était comme si des dizaines de milliers de fourmis piquaient ma poitrine. Même l'expiration la plus minime entraînait une souffrance atroce. Alors que j'endurais des douleurs insupportables chaque seconde, les gardes Wang Yi et Liu Jiangpeng me donnaient des chocs électriques avec des matraques électriques de 18000 volts. Les étincelles des matraques bondissaient de près d'un pied. Wang Yi m'a crié: «Song Yuegang, nous allons te battre à mort aujourd'hui si tu n'abandonnes pas.»

    Lire la suite: http://fr.minghui.org/articles/2013/8/11/44642.html

  • Les arts martiaux traditionnels chinois

    Le Wu-De : Le précepte des arts martiaux 


    Toutes choses sont générées par le Dao et soutenues par la vertu. Le Wu-De est directement lié à la morale. Le Dao est la voie de l'univers. Etre vertueux signifie suivre les lois de l'univers. Celui qui a des qualifications dans les arts martiaux croit en la rétribution karmique, arrive à distinguer le bien du mal, respecte le Dao et les  valeurs de la vertu. Il comprend que le bon et le mauvais sont récompensés en conséquence, il  élimine le mal et favorise la bonté, cultive la vertu et aspire au Dao tous ces préceptes sont une partie de Wu-De (littéralement vertu martiale).


    Lao Tseu a dit: « Le Dao engendre. Le De (la vertu) nourrit.». Le Dao crée toutes choses et la vertu accueille toutes choses. Toutes choses respectent le Dao et la vertu dans le but d'établir les bases de l’existence. Avec la vertu, toutes les choses restent dans l'existence. Sans la vertu, toutes les choses cessent d'exister. Si l'on commet du mal et qu’on est totalement dépourvu de vertu, on s’éteindra dans son ensemble. Cela ne s'applique pas seulement aux arts martiaux.

    Le Wu-De est la vertu de maîtriser et de mettre fin aux conflits. Pour analyser la signification du caractère chinois « Wu » (), il faut retirer le caractère « Ge » (, qui signifie « Arme ») et mettre cette arme tranchante de côté afin de faire cesser la violence. Puis placer un couteau sur le dessus du caractère «Zhi» (, qui signifie « Arrêter ») pour donner le caractère chinois «Zheng» (, qui signifie « Droiture»). C'est justement ce que Lao Tseu a dit dans le fait « d'avoir dix ou cent fois la capacité sans la nécessité de l'appliquer». Même si quelqu'un a la capacité et les armes de se battre contre dix ou cent, il lui sera interdit de les utiliser abusivement. Même s'il a des armes tranchantes et des soldats lourdement armés, il maintiendra la justice sans les utiliser. Au lieu de cela, il va utiliser la douceur pour vaincre l’adversité - c'est le fondement des arts martiaux.

    Depuis les temps anciens, les lois de l'univers ont été menées par deux vertus, la vertu de la littérature et la vertu des arts martiaux. La vertu littéraire est la vertu d’utiliser les bonnes aptitudes à la littérature pour se conformer avec la nature et ne faire qu'un avec le monde. La vertu martiale est la vertu d’utiliser les bonnes compétences dans les arts martiaux pour suivre la nature et harmoniser le monde. Un poème dit, «une œuvre de littérature est destinée à durer pour toujours, un pays est protégé par les forces militaires. » Une œuvre de littérature passe l'épreuve du temps en écrivant sur la bienveillance, la fidélité et la moralité. Un pays jouit d'une longue existence en n’initiant pas de guerre, même si il est armé de forces militaires. Si l'un d’entre eux est équipé de capacités littéraires et martiales et les emploient à des fins malveillantes, il perd sa vertu et il perd en conséquent toute sa droiture et sa réputation. Il sera donc condamné par le ciel et la terre, et disparaîtra à jamais du domaine de l'existence. Par exemple, nous avons vu, dans l'histoire et jusqu’à l'heure actuelle, des écrivains prêts à ternir leur plume ou la terre de leurs paroles, en écrivant des articles pour louer l’empereur Jie et l'empereur Zhou qui étaient connus pour être corrompus et brutaux. Cependant pour les écritures taoïste, confucianiste et bouddhiste; le respectable empereur Wen, l'Empereur Wu, le duc de Zhou, et les personnages talentueux des dynasties Tang et Song, ils ont tous souligné la vertu lors de la pratique des arts martiaux ou de l'écriture des textes littéraires. C'est avec la vertu pour la littérature et les arts martiaux que la Chine a établie ses cinq mille ans de culture.

    Le Wu-De (vertu martiale) est la vertu de ne pas intimider les bonnes personnes et de ne pas craindre les mauvaises. Dans les temps anciens, quand l'empereur Huang a lutté contre le chef rebelle Chi You, il a vaincu la méchanceté avec la droiture, et a ainsi participé à l’histoire du Wu-De. Le roi Tang de la dynastie Shang, et les Empereurs Wen et Wu pratiquaient le Dao et conquéraient les pays de ceux qui ne suivaient pas le Dao. Le grand empereur Tang Taizong avait construit le Pavillon Lingyan pour promouvoir les vertus martiales de la loyauté et du courage. Zhang Sanfeng a fondé le Tai-Chi, et il a vaincu tous les guerriers en étant doux comme de l'eau et en conquérant l’adversité par la douceur. Lao-Tseu a dit: « La meilleure caractéristique est comme celle de l'eau. L’eau bénéficie de tout mais n’entre pas en compétition, elle va volontiers dans les endroits que d'autres détestent, elle est donc presque comme le Dao. » La pratique du Tai-Chi utilise non seulement des mouvements doux et lents pour améliorer la santé et prolonger la vie, mais il est aussi capable de douceur pour vaincre l’adversité et mettre fin aux violences sans blesser les gens. Le Tai-Chi illustre donc la vertu martiale.


    Le Wu-De se perd quand on ne parvient pas à distinguer le bien du mal, quand on ignore le bon et qu’on craint le mauvais, quand on utilise son pouvoir pour profiter de la faiblesse ou qu’on aide la perversité à commettre des actes malveillants. Celui qui est sans vertu, non seulement perd la vertu, mais aussi perd complètement la bienveillance et la droiture, il ne sera plus en mesure de garder ses compétences dans les arts martiaux, et ne recevra que des mauvaises rétributions karmiques.


    Untel accumule la vertu martiale quand il croit en la rétribution karmique et distingue le bien du mal, la droiture de la méchanceté. Il cultive son cœur et améliore sa norme morale, oriente son esprit dans ​​l'apprentissage du Dao, il prend la célébrité et la richesse à la légère, et il a un cœur bon et inébranlable. Bien qu'il endure de nombreuses épreuves, il n’abandonnera pas cette voie même après avoir été testé d'innombrables fois. Lorsque confronté à des forces puissantes et vicieuses ou à des personnes de mauvaise nature, il n'est pas effrayé et ses compétences ne sont pas compromises.

    Sans peur, le cœur est calme et l'esprit concentré. Ses compétences non compromises peuvent dépasser la violence et mettre fin aux conflits. S'il se conduit selon les vertus chinoises traditionnelles de loyauté, patience, bienveillance, droiture, piété filiale, et honnêteté, il peut développer de remarquables compétences dans les arts martiaux, et possède naturellement la vertu martiale. Parmi les vertus martiales, distinguer le bien du mal, la justice de la méchanceté, et croire en la rétribution karmique sont les plus importantes. Toutes les autres vertus découlent de celles ci. C’est exactement comme ce que disait Lao Tseu, «Quand la vertu se perd il y a la bienveillance. Lorsque la bienveillance se perd il y a la droiture. Lorsque la droiture est perdue il y a la cérémonie. Les rituels de la cérémonie sont la fibre la plus mince de la foi et de loyauté; c'est le début de la confusion et du trouble. » En conséquence, la moralité et la bonté viennent en premier.

    Pour développer la vertu martiale, on obtient des compétences dans les arts martiaux en se basant sur la vertu et en cultivant la vertu tout en pratiquant les arts martiaux. On pratique les arts martiaux et les normes morales simultanément. C'est seulement en faisant de cette façon que l’ont peut prolonger l’histoire du Wu-De dans l’histoire des cinq mille ans de culture divine de la Chine.


    Ecrit par Youfu Li le 4 juin 2008

    Les Arts martiaux chinois

    Les arts martiaux chinois sont originaires de l'ancienne culture chinoise traditionnelle, ils ont donc un contenu et un sens intérieur très riche. Ils sont initialement dérivés du taoïsme, lui même étroitement lié à la cultivation personnelle (amélioration de soi). Ses composants de base comprennent de cultiver la vertu, les techniques artistiques, de nourrir sa santé et sa longévité, d’améliorer sa condition physique, de se défendre et de renoncer à la violence. Ainsi, le premier caractère dans les arts martiaux est le mot «Wu» (), qui est formé par la combinaison des caractères « Arrêter » () et «la Guerre» ().

    Dans la longue histoire de la civilisation chinoise, le premier art martial à apparaître a été le «Jiao-di » un style de lutte utilisé lors de la bataille de l'Empereur Jaune contre Chi-you (de 2852 à 2205 avant JC). Suite à cela, plusieurs écoles de techniques de sabre sont apparues pendant la période des Royaumes combattants (1). De la dynastie des Han (206-220 av JC) à la dynastie des Tang (618-907), l'art du combat de l'épée englobait des contenus artistiques de plus en plus riches. Par exemple, les «Trois Sommets» de la dynastie Tang sont: les poèmes de Li Bai, la technique artistique de l’épée de Pei Min et la calligraphie et l'écriture de Zhang Xu. Rétrospectivement, on peut voir que la technique de l'épée atteint son apogée durant la dynastie des Tang, tout comme la poésie chinoise. Après les dynasties Song (960-1279) et Yuan (1271-1368), le taoïste Zhang Sanfeng établi le Tai Chi Quan lors de son chemin spirituel vers l'illumination. Durant les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912), la communauté spirituelle a commencé à enseigner le Ba Gua et le Xingyi Quan. Aujourd'hui, nous les reconnaissons comme des styles d'arts martiaux internes. Par la suite, les styles d'arts martiaux externes ont été créés et propagés auprès du grand public. Ils sont connus pour leur élégance et leur rapidité. Par exemple, le système du Poing Long (Long Fist) comprend le Cha Quan, le Hua Quan, le Pao Quan, le Hong Quan, le Hua Quan, ainsi que d'autres styles tels que le Ba Chi Quan, Tle ong Bei, le Fan Zi Quan, et la technique de la Mante religieuse. Le fameux Shaolin Quan a aussi été divisé en styles du Sud et styles du Nord.

    Les styles internes mettent l’accent sur le développement interne de la personne et sur la cultivation intérieure tandis que les styles externes vont de l'extérieur vers l'intérieur, en mettant l'accent sur les formes physiques ainsi que sur la formation de l'esprit, du corps et de l'esprit ensemble. Que ce soient les styles internes ou externes, ils possèdent tous deux la pratique de toutes les sortes d'armes, telles que l'épée, la lance, le bâton, l’Ax, Yue (hache à long manche) et le Gou (crochet) et la fourchette.

    Les traditions des arts martiaux chinois se retrouvent dans la cultivation de la vertu, l'admiration artistique, l’auto-guérison, la condition physique, l'autodéfense, etc. Les arts martiaux chinois ont une théorie profonde sur les aspects techniques et artistiques. Par conséquent, les arts martiaux sont une partie très importante de la culture divine chinoise.

    Note:
    (1) Aussi connue comme l'ère des Royaumes Combattants, elle couvre la période allant du 5ème siècle avant JC à l'unification de la Chine par la dynastie des Qin en 221 avant JC. Elle est généralement considérée comme la deuxième partie de la dynastie des Zhou de l'Est, bien que la dynastie des Zhou se soit terminée en 256 avant JC, 35 ans avant la fin de la période des Royaumes combattants.

    4 juin 2008

    Tiré de : http://competitions.ntdtv.com/

    Le 3ième concours des Arts martiaux traditionnels aura lieu à New York en octobre 2011

    Plus d’informations sur : http://martialarts.ntdtv.com/en/

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  • Eutelsat, relais satellite des régimes autoritaires?

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    L’histoire commence comme une petite révolution audiovisuelle et se termine comme un scandale politique teinté de revirements de dernière minute et de compromissions.

    Le 1er janvier 2010, naît la chaîne de télévision Perviy Kavkazskiy, « Première Caucase». Cette antenne se fonde à partir d’une vocation élémentaire ; être la première télévision transcaucasienne, russophone et indépendante du Kremlin. Elle est hébergée par la télévision publique géorgienne, irréductible adversaire du gargantuesque voisin russe. Dans une région où le bras de Poutine semble s’étendre à l’infini, Première Caucase décide de regrouper 25 jeunes journalistes indépendants au Kremlin. De Tchétchénie, d’Ingouchie, d’Arménie ou du Kazakhstan les idées affluent. Alla Dudaeva, veuve de Djokhar Dudaev, leader historique tchétchène assassiné en avril 1996 par l’armée russe, y anime un talk-show donnant la parole à des figures politiques caucasiennes. Le slogan de la chaîne « seulement les faits, mais tous les faits », est d’une simplicité inquiétante pour un pouvoir russe nostalgique de l’empire soviétique.

    Très rapidement les dirigeants de cette chaîne se posent la question de sa diffusion. Internet est un outil puissant, mais insuffisant dans une région où les foyers disposant d’un accès web sont rarissimes. Des négociations sont engagées depuis 2008 avec la compagnie européenne Eutelsat. L’opérateur européen dispose en effet d’un monopole fructueux ; il est le seul acteur étranger à disposer d’un satellite, W7, permettant d’émettre dans tous les foyers de Russie et d’Europe Centrale.

    Après un an de négociations, un accord est enfin trouvé il y a quelques jours, le 14 janvier 2010, entre l’hébergeur géorgien et Eutelsat. Il prévoit clairement la retransmission de la chaîne Première Caucase, pour une durée de 5 ans. L’opérateur européen propose même, au titre d’un geste commercial, d’émettre gratuitement jusqu’au 31  janvier 2010, date d’entrée en vigueur du contrat.

    Le succès est immédiat. La chaine séduit les foyers du Caucase et de Russie, assommés par des années de propagande pro-Kremlin. Une heure après son lancement, le site Internet de Première Caucase recense déjà le chiffre record de 40 000 clicks. Les e-mails affluent. De Grozny, Moscou ou Saint-Petersbourg, des journalistes free-lance proposent de travailler pour l’insubordonnée, malgré les menaces et les intimidations dont ils sont coutumiers.

    C’est là que les relations entre Eutelsat et son client géorgien se gâtent. Le 21 janvier 2010, un responsable commercial de la compagnie satellitaire entre en contact par écrit avec Maya Bichikashvili, directrice générale de la chaîne géorgienne abritant Première Caucase. Il l’invite à se parler d‘urgence, invoquant « un problème sur le contenu de la chaîne ». Le 15 janvier 2010, soit au lendemain de son engagement avec Première Caucase, Eutelsat a signé un contrat mirobolant avec Intersputnik, filiale médias du géant russe Gazprom.

    Une rencontre est organisée le 26 janvier à Paris, où Eutelsat a son siège. Une délégation de représentants de Première Caucase est dépêchée en urgence. Trop tard. Pendant leur trajet, le satellite européen a cessé de diffuser Première Caucase.

    Immédiatement une rencontre a lieu. Eutelsat argue de problèmes techniques. Des hackers se seraient attaqués à la chaîne, menaçant les fréquences satellitaires d’autres clients.  Au terme d’une négociation de près de 8 heures, un compromis est enfin trouvé. Eutelsat continuera d’émettre Première Caucase mais en crypté, régime réservé d’ordinaire et conformément à la loi, aux chaînes à contenu pornographique. Le coup est rude pour les dirigeants de Première Caucase ; même si un accord a déjà été ratifié, même s’ils savent qu’Eutelsat ne peut légalement se prononcer sur le contenu d’une chaîne qu’elle diffuse sur ses réseaux, les dirigeants de Première Caucase décident de se soumettre au pis-aller imposé par leur diffuseur. Une rencontre destinée à ajouter cette clause au contrat est programmée pour le lendemain.

    On devine déjà la suite des évènements. Le 27 janvier, les dirigeants d’Eutelsat changent à nouveau les termes de leur proposition. Une alternative impossible est proposée à Première Caucase. Ils devront choisir d’émettre en russe via un autre satellite ne couvrant que la Turquie (sic !) ou continuer d’être diffusés sur les aires russes et caucasiennes mais dans une autre langue. Problème technique ? Censure russe dont Eutelsat se fait le relais ? Le doute n’est plus permis. Dès lors Première Caucase décide d’attaquer Eutelsat en justice. Cette dernière option est la moins bonne, mais elle est inévitable pour ne pas faire perdre à Perviy Kavkazskiy sa raison d’être. Cette décision sera rendue publique dans quelques heures à l’occasion d’une conférence de presse à la Maison du barreau à Paris.[1]

    L’affaire serait tragique si elle était inédite.  Pourtant, il semblerait qu’Eutelsat soit devenu ces dernières années un multirécidiviste de la compromission. En 2008, l’opérateur européen prétextait déjà de problèmes techniques pour cesser la diffusion de la chaine dissidente chinoise NTDTV. Lors d’une enquête à l’issue éloquente, Reporters sans Frontières apportera la preuve des pressions chinoises devant lesquelles Eutelsat a cédé[2]. Rebelote en 2009. Eutelsat impose à l’édition Farsi de la BBC, destinée au public iranien, d’être redirigée vers un autre satellite pour pouvoir continuer à émettre. Elle arguait alors d’interférences produites par des hackers favorables au régime d’Ahmadinejad.

    L’affaire pourrait sembler dérisoire au lecteur français. Mais la lâcheté se niche toujours dans les détails. Il en va de notre capacité à ne pas céder aux régimes autoritaires de tous poils. Car sinon nous choisissons le plus sûr chemin pour renforcer les Poutine et Consorts dans le mépris qu’ils nous portent et auquel régulièrement ils nous rappellent.

    Hasard du calendrier, le contraste avec les choix d’une autre compagnie soumise aux mêmes impératifs risque d’être sans appel.  A l’heure ou Google choisit de s’opposer à la censure chinoise, la décision de l’un de nos fleurons technologiques reste une tragique illustration de ce dont par crainte ou par appât du gain, les compagnies européennes sont parfois capables. Eutelsat, nouveau relais satellites des régimes autoritaires ?


    [1] Conférence de presse lundi 1er février 2010 à 12h à la Maison du Barreau, 2 rue de Harlay, 75001 PARIS

    [2] http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=27817

    Tiré de La Règle du Jeu: http://laregledujeu.org/2010/02/01/829/eutelsat-relais-satellite-des-regimes-autoritaires/

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