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liberté d'expression en chine

  • Le régime chinois annule un opéra historique

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    Les autorités chinoises ont brutalement annulé un opéra pourtant très attendu qui commémorait le 100e anniversaire du renversement de la dynastie Qing, mettant en évidence le fait que l’histoire est encore un sujet profondément politique pour les dirigeants communistes du pays.

    L’opéra Dr. Sun Yat-Sen avait été programmé pour être présenté au Grand Théâtre National de Pékin le 30 septembre, mais selon l’Apple Daily de Hong Kong, le projet a été brutalement stoppé. Les travaux pour la représentation de l’opéra au Grand Théâtre étaient en cours depuis plusieurs mois, Arren Mok, le ténor principal, a dit qu’il devrait être reporté au moins jusqu’à l’année prochaine.

    L’interdiction brutale est due aux soudains changements d’attitude de quelques supérieurs du parti communiste quant à comment le 100e anniversaire de la révolution de Xinhai, où la dynastie des Qing a été renversée, devrait être commémoré.

    Après que les internautes ont commencé à faire des comparaisons entre les dernières années du règne Qing corrompu et sclérosé et les lois actuelles du Parti communiste chinois, le sujet a été élevé au rang de question politique sensible. Les chefs du Parti avaient également pensé à l’origine, que cette commémoration très attendue pourrait aider leurs efforts de «réunification» avec Taiwan – et cela semble avoir changé également, selon Zhu Jianguo, un journaliste en Chine.

    Les médias sont maintenant muselés sur la façon dont l’anniversaire doit être abordé, et les avis désapprobateurs sont supprimés. Un certain nombre d’incidents cette année illustrent les faits : une conférence commémorant le 100e anniversaire impliquant une douzaine d’universités a été annulée sans raison, l’éditeur du magazine Southern Window à Guanghzhou a été renvoyé après avoir publié un article qui critiquait sévèrement Yuan Shikai, un chef militaire de l’Ere Républicaine après l’effondrement de la dynastie Qing, l’éditeur du Xiaoxiang Morning News à Hunan a été renvoyé à la suite d’une édition spéciale sur la révolution de Xinhai, trop éloignée des limites officielles de la propagande.

    La façon dont est abordée le personnage de Sun Yat-sen, figure de proue de la révolution qui a renversé la dernière dynastie impériale, cela est également restreint: son patriotisme est une raison acceptable, mais certainement pas la théorie des «Trois Principes du Peuple» ou «les cinq branches du gouvernement», toutes deux considérées comme des actes d’accusation par rapport à la forme de dictature politique qui sévit toujours aujourd’hui.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-regime-chinois-annule-un-opera-historique.html

  • «Occupons Wall Street»: les médias chinois changent de ton

    Occupons Wall street, Les indignés, les médias chinois, Chine, capitalisme américain, communisme chinois, justice sociale,conspiration occidentale, avocat chinois aveugle, harmonie sociale, Chine, liberté d'expression en CHine Les médias chinois ont beaucoup parlé du mouvement «Occupons Wall Street» depuis le début des manifestations à New York en septembre 2011. Les agences officielles ont publié des analyses approfondies et les sites de micro-blogging ont consacré des pages entières à ce mouvement. Mais depuis peu, moins d'informations semblent circuler sur ce sujet qui a sans doute eu pour effet de sensibiliser le public aux problèmes internes de la Chine. 

    L'économiste et auteur, He Qinglian, a expliqué dans son blog sur Voice of America que les médias officiels ont changé de ton au sujet des manifestations de Wall Street. Le 15 octobre dernier, ils publiaient des articles intitulés «Non au capitalisme américain» avec de nombreuses histoires pointant du doigt l'échec du système gouvernemental américain. Mais le ton des reportages aurait changé ces derniers jours. Cet article daté du 17 octobre explique comment les manifestations n'ont pas vraiment d'effet. La couverture médiatique du mouvement a globalement diminué.

    Pourquoi ce retournement? Selon He Qinglian et d'autres, ces reportages ont attiré l'attention des chinois sur leurs propres problèmes. Des appels sporadiques à des rassemblements similaires en Chine sont apparus sur Internet. Le soutien du public contre l'injustice sociale, comme la répression subie par l'avocat aveugle Chen Guangchen, a également attiré l'attention des internautes.

    Chen Xiaonong, économiste, a dit: «Le département central de la propagande n'a bêtement pas réalisé que ces manifestations allaient attirer l'attention des internautes sur les problèmes encore plus grands existant en Chine. Lorsqu'il a été question de savoir si on allait occuper Pékin ou Nanjing, le régime chinois a commencé à avoir peur. Alors, les médias chinois affirment que le mouvement de Wall Street n'est pas représentatif de la volonté de la population américaine».

    Sur les micro-blogs chinois très contrôlés, des messages contre le mouvement d'occupation sont apparus. Ils pressent le public de rester calme face à la «conspiration occidentale.» D'autres demandent que les Chinois restent en dehors de cela, affirmant que «maintenir l'harmonie sociale» est le plus important pour le public.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Occupons-Wall-Street-les-medias-chinois-changent-de-ton.html

  • Un journaliste de TéléSud à propos de Shen Yun en France

    Journaliste tele sud 07 02 10.jpgParis- le 29 janvier 2010. Elie Smith, journaliste de TéléSud, lors d’une manifestation pour dénoncer les méthodes du parti communiste chinois pour interférer avec le spectacle culturel chinois Shen Yun à Hong Kong et à Lyon en France, à côté de l’ambassade de Chine à Paris.

    Que pensez-vous du fait que le parti communiste chinois cherche à interférer avec le spectacle Shen Yun à Hong Kong, en Europe et récemment à Lyon en France ?

    Je pense que c’est inadmissible de la part d’un régime comme la république communiste de Chine d’essayer à chaque fois de nuire à la liberté d’expression. Je pense que le régime chinois fait aussi cela par la faute des pays occidentaux, la France, les Etats Unis et les autres, qui priment le commerce sur la liberté d’expression. Les pays occidentaux, qui à chaque fois parlent de liberté et de démocratie, sont dans les faits plus mercantiles que défenseurs de ces droits.

    Ce spectacle Shen Yun est extraordinaire car il retrace l’histoire de toutes les dynasties chinoises. Je ne comprends pas pourquoi le régime chinois qui prétend défendre la Chine en profondeur, serait contre un spectacle qui parle de la gloire de la Chine, et pas uniquement de la Chine mais de l’humanité toute entière.

    En tant que personne aimant la liberté, je ne trouve pas normal qu’un tel pays, qui veut prétendre être un jour un pays important à l’échelle internationale, puisse être un régime dictatorial. C’est dangereux même pour Hong Kong, qui est une enclave de liberté au sein de la Chine, car on voit, 13 ans après le pacte conclut avec l’Angleterre, Hong Kong devenir un pays communiste, dictatorial où les lois sont bafouées.

    Voilà le soutien que je donne, je crois que le peuple chinois doit se lever et savoir que la liberté n’a pas de prix. Il faut aussi que la France soit courageuse pour soutenir la liberté dans ces régimes dictatoriaux.

    Écrit par Laurent Gey

    Propos recueillis par Sound of Hope

  • Sept ans de prison pour un avocat chinois des droits de l’homme

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    Un avocat des droits de l'homme, Wang Yonghang, a été condamné à sept ans de  prison par le tribunal chinois au motif qu'il aurait publié des articles sur des sites Internet basés hors de Chine.

    Le jugement de Wang a eu lieu le 27 octobre 2009 au tribunal du district de Shahekou dans la ville de Dalian. Deux avocats de Pékin, Lan Zhixue et Zhang Chuanli, le représentaient. Depuis qu'ils se sont saisis de l'affaire, il ne leur a pas été permis de rencontrer leur client. Les autorités communistes justifient cela en disant que le cas de Wang concerne des secrets d'État. Elles ont aussi essayé d'empêcher Lan et Zhang de participer à la procédure judiciaire, mais les avocats ont insisté pour être présents à l'audition.

    Lan confie: «J'ai demandé à être présent à l'audition en tant qu'avocat de Wang. Le juge m'a fait savoir que je ne pourrais qu'écouter. Ce n'est qu'à ce moment là que Wang s'est rendu compte que sa famille avaient engagé des avocats pour le représenter, et il a voulu en savoir davantage. Il était évident que le tribunal ne l'en avait pas informé à l'avance.»

    Le juge a condamné Wang à sept ans de prison, sous l'accusation d'« atteinte à l'application de la loi » pour avoir publier des articles sur un Site Internet situé hors de Chine. Wang, annonce Lan, a plaidé non coupable des charges. Après l'audition, Wang a signé une lettre d'autorisation, nommant les deux avocats pour sa défense.

    Wang est tombé sous le courroux du régime communiste parce qu'il a publiquement défendu les pratiquants du Falun Gong. En 2008, sur des sites étrangers, il avait publié une lettre ouverte au président du Parti Communiste chinois Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabao. Dans la lettre, il disait qu'il était illégal pour le régime chinois de persécuter des gens à cause de leur croyance dans le Falun Gong.

    Après la publication de sa lettre, Wang s'est retrouvé sous surveillance policière. En juillet 2009, des fonctionnaires du Département de la Sécurité Intérieure de Dalian, l'ont enlevé et torturé, lui fracturant la cheville. Les autorités ont également harcelé sa femme, Yu Xiaoyan, ainsi que les deux avocats qui essayaient de le défendre.

    Lan a révélé à la télévision New Tang Dynasty qu'ils avaient été filmés par des gens à leur sortie du tribunal. D'après les avocats, ces gens se montraient grossiers, et ce même devant les policiers et le juge, laissant penser que ce n'était pas de simples citoyens.

    Lorsque Zhang leur a demandé leur identité et pourquoi ils les filmaient, ces gens ont répondu: «Nous trouvons que vous avez bonne mine».

    Après être partis du tribunal, Yu, Lan et Zhang ont été suivis. Quand ils ont déposé Yu à son travail, ils ont aperçu un fonctionnaire du Département de la Sécurité Intérieure. Yu a révélé que le fonctionnaire la suivait depuis déjà un bon moment.

    Depuis l'enlèvement de son mari, Yu dit avoir été l'objet de harcèlements téléphoniques, de menaces verbales, et sa maison a subi des intrusions.

    Selon les propos de l'avocat de Wang, le tribunal du district de Shahekou a tenu l'audition de Wang à la mi-octobre sans en informer ses avocats, ni sa famille. Lorsque la femme de Wang s'est rendue au tribunal pour des explications, on lui a répondu que c'était au commissariat de police de sa localité et au Bureau de gestion de la rue que revenait la responsabilité d'informer les gens.

    Au commissariat de police, les fonctionnaires ont fait savoir à Yu qu'ils ne voulaient pas s'embêter à l'informer dans la mesure ou ils pensaient que le couple avait divorcé. Puisque l'information sur le divorce était fausse, Yu a dit à la police que quelqu'un avait menti sur son compte.

    Après avoir brièvement parlé à son mari lors du verdict au tribunal, Yu raconte: «Wang est gravement  blessé. Il a une jambe atrophiée. Il est très faible, mais lucide et décidé. Je lui ai dit que nous allions bien à la maison et qu'il ne devait pas s'inquiéter.»

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Sept-ans-de-prison-pour-un-avocat-chinois-des-droits-de-lhomme.html

  • RSF: LA CENSURE, UNE HABITUDE ASIATIQUE

    Extrait du rapport annuel 2007 de Reporters sans Frontières ( RSF)

    "La censure reste un phénomène très largement répandu en Asie. Situation extrême, la Corée du Nord où le "cher leader" Kim Jong-il et son cercle de fidèles imposent un contrôle absolu sur le contenu des informations. Les journalistes, soumis à la surveillance policière et à la rééducation, n'ont pas d'autre choix que de relayer une propagande officielle ubuesque. Dans une moindre mesure, les autres régimes communistes, Laos,Viêt-nam et Chine populaire, utilisent la presse pour délivrer au peuple le message du Parti unique. Mais, bien souvent, les médias, plus dépendants de la publicité que des subsides étatiques, se risquent à traiter des sujets autrefois tabous. Certains titres libéraux en Chine et au Viêt-namont battu en brèche le contrôle officiel. Le Parti sait toutefois poser des limites. Au début de l'année, le Département chinois de la propagande a chassé le célèbre journaliste Li Datong de la direction de l'hebdomadaire Bing Dian. Il avait, entre autres, autorisé la publication d'un article revisitant un passage controversé de l'histoire du pays. Au Viêt-nam, le ministère de l'Information a suspendu au moins cinq publications en l'espace de quelques jours après la publication d'articles sur des scandales impliquant des proches d'un dignitaire du régime.
    La censure préalable imposée à la presse birmane par la junte est implacable. C'est parfois plus d'un tiers des articles et illustrations des publications privées qui sont interdits par les militaires préposés au Bureau de la censure. Tous les sujets liés de près ou de loin à la dirigeante démocrate Aung San Suu Kyi sont bannis. En Thaïlande, pas de censure permanente, mais des centaines de radios locales ont été fermées par la junte militaire qui a renversé, en septembre, le Premier ministre Thaksin Shinawatra. Le contrôle de l'information s'effectue également par le biais de la mainmise économique d'investisseurs proches des autorités. Ainsi, à Singapour et en Malaisie, les autorités n'accordent des licences qu'aux groupes de presse dont ils se sont assuré la loyauté. A Singapour toujours, d'anciens membres des services de sécurité dirigent les principaux titres privés.
    La religion est également source de censure et d'autocensure. En Afghanistan et au Pakistan, toute critique des autorités religieuses peut entraîner une plainte pour blasphème. Une dizaine de médias ont, par ailleurs, été sanctionnés en Asie pour avoir reproduit ou parlé des caricatures du prophète Mahomet publiées au Danemark. La défense des bonnes moeurs est également l'un des motifs préférés des censeurs asiatiques. A Kaboul, une chaîne de télévision a reçu une forte amende pour avoir diffusé des films indiens jugés contraires à l'islam.
    Les monarques asiatiques savent également imposer la censure sur les informations qui les concernent. Le crime de "lèse majesté" est puni de plusieurs années de prison en Thaïlande. Un patron de presse de Bangkok a échappé de peu à la prison en 2006 après avoir été accusé d'avoir insulté le roi.Au Bhoutan, les médias, dont un seul est privé, sont encore tenus de parler du roi dans des termes plus que respectueux. Enfin, au Brunei, le sultan et sa famille font presque systématiquement la une de la presse, et les critiques sont extrêmement rares. Peu nombreux sont les pays d'Asie où tout peut être dit ou écrit. Même en Corée du Sud, une position favorable au voisin du Nord est toujours passible d'une peine de prison. Au Japon, parler librement des mafias ou des groupes nationalistes violents n'est pas chose facile. La Nouvelle-Zélande est dans ce contexte un exemple réussi de respect quasi absolu de la liberté de la presse.

    DES NOTES D’ESPOIR
    Il existe de vraies notes d'espoir sur le continent. Ainsi, le développement des chaînes de télévision privées, plus à même d'apporter à des centaines de millions de foyers une information libérée de l'emprise gouvernementale, est une tendance commune au Pakistan, à l'Afghanistan, à la Chine ou à l'Inde. Brisant des décennies de monopole étatique sur l'information télévisuelle, Geo TV au Pakistan, Tolo TV en Afghanistan, Phoenix TV en Chine ou CNN-IBN en Inde repoussent les limites de la censure. Certains pays résistent à cette avancée. Aux Maldives, le gouvernement n'a pas respecté sa promesse d'ouvrir avant la fin de l'année le secteur des médias électroniques. Et en Birmanie, les militaires interdisent à la population de regarder la chaîne indépendante DVB TV, diffusée par satellite depuis la Norvège. Le nombre de journalistes emprisonnés en Asie est globalement à la baisse. Les centres de détention du Népal se sont vidés après la révolution démocratique d'avril. Ceux de Birmanie comptent de moins en moins de journalistes, même si U Win Tin, lauréat du prix Reporters sans frontières – Fondation de France 2006, continue de purger sa peine de vingt ans pour ses écrits favorables à la démocratie. La Chine a libéré Jiang Weiping et Gao Qinrong, condamnés à de lourdes peines pour des articles sur la corruption, et aucun journaliste arrêté en 2006 n'a été maintenu en détention. Pourtant les gouvernements asiatiques disposent toujours de textes qui leur permettent d'embastiller des journalistes pour des délits de presse. Cette année, seul le Cambodge a fait le choix courageux de dépénaliser la diffamation. L'Indonésie a, quant elle, retiré de sa législation le délit d'insulte au chef de l'Etat, utilisé dans le passé contre des journalistes. En revanche, les gouvernements de Manille et de Dacca n'ont rien fait pour empêcher un déluge de plaintes en diffamation abusives contre la presse. Aux Philippines, l'époux de Gloria Arroyo a déposé plus de quarante plaintes contre des médias privés. En réponse, les organisations de journalistes lui ont réclamé un peso par habitant de dommages et intérêts. Les deux poids lourds asiatiques, l'Inde et la Chine, ont choisi des modèles radicalement différents en matière de liberté de la presse. Dans le premier, les médias s'imposent chaque jour davantage comme des contre-pouvoirs efficaces, capables de dénoncer les plus puissants. Chez le second, la presse, pourtant soumise à la concurrence, est encore sous le contrôle d'un Parti-Etat sûr de sa puissance, et qui necompte pas abandonner son pouvoir de censure.

    Vincent Brossel
    Responsable du bureau Asie-Pacifique"

     

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