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liberté d'expression

  • Classement mondial de la liberté de la presse dans le monde en 2014

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    L’édition 2014 du « Classement mondial de la liberté de la presse » révèle l’impact négatif des conflits sur la liberté de l’information et ses acteurs. Le rang d’un certain nombre de pays est également affecté par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale, aux dépens du droit d’informer et d’être informé. Cette dernière tendance constitue une menace croissante au niveau global, dangereuse pour la liberté de l’information jusqu’au cœur des « États de droit ».


    La Finlande conserve son rang de meilleur élève, en occupant pour la quatrième année consécutive la première place du classement. Elle est talonnée, comme dans la dernière édition, par les Pays Bas et la Norvège. À l’extrême opposé, en queue de classement, le « trio infernal » réunit à nouveau le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée, des pays où la liberté de la presse est tout simplement inexistante.

    [...]

    Ailleurs, et plus globalement, le crime organisé demeure une force prédatrice redoutable. C’est le cas au Honduras (129e, -1), au Guatemala (125e, -29), au Brésil (111e, -2) et au Paraguay (105e, -13), mais aussi au Pakistan, en Chine, au Kirghizstan ou dans les Balkans. Difficile voire impossible, à l’ombre de cette main criminelle, d’éviter l’autocensure à propos de sujets aussi sensibles que la corruption, le narcotrafic mais aussi l’infiltration des mafias dans les rouages de l’État. La passivité voire la complicité ou la complaisance de certaines autorités – parfois leur implication directe ou indirecte dans les crimes contre les médias – accentue l’impunité dont ces cartels criminels bénéficient et nourrit le cycle de violences qui s’abat sur les acteurs de l’information.

    [...]

    La Chine (175e, -1) connaît une blogosphère d’une étonnante vitalité et de plus en plus mobilisée. L’ancien Empire du Milieu n’en continue pas moins de censurer et d’emprisonner les voix dissidentes, ce qui lui vaut de reculer encore d’une place. La nouvelle puissance utilise son poids économique pour étendre son influence sur les médias hongkongais, macanais et taïwanais et remettre en cause leur indépendance.

    Tiré de: http://rsf.org/index2014/fr-index2014.php

  • Charlie Hebdo : en Chine, l’épineuse question de la liberté de la presse

    En Chine comme ailleurs, impossible de passer sous silence l'attentat chez Charlie Hebdo. Mais comment en rendre compte sans entrer de plain-pied dans le débat sur la liberté d’expression ?

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    Journalistes du bureau de l'AFP à Hong Kong

    Au lendemain de la tragédie qui a touché la France avec l'attentat contre Charlie Hebdo , les autorités chinoises de la propagande ont eu à gérer une opération particulièrement délicate. Impossible de passer sous silence un événement d’envergure planétaire, mais comment en rendre compte sans entrer de plain-pied dans le débat sur la liberté d’expression ? Pour de nombreux médias, l’approche s’est voulue, avant tout, factuelle. Une description du déroulé des événements, quelques encarts pour expliquer qui est «Charlie Hebdo», et souvent, également, des éléments d’analyse autour de la menace que représente le terrorisme islamiste. Une thématique chère à la Chine en raison des attaques récentes perpétrées sur le sol chinois par une frange radicalisée de la minorité ouïgoure, de confession musulmane. Mais le «Quotidien du Peuple», principal journal du Parti communiste, se garde bien de faire son éditorial, ni même son principal titre de «une», sur le sujet.

    Ce n’est pas le cas du «Global Times», quotidien qui adopte, vis-à-vis de l’Occident et de ses valeurs, une posture souvent offensive et virulente. Pour le journal nationaliste, l’occasion est trop belle de s’en prendre à la liberté d’expression, citée entre guillemets pour mieux mettre en doute le concept. Dans son éditorial, le journal juge que s’il faut blâmer le terrorisme, il faut tout autant «préconiser le respect entre les civilisations». Or, ajoute-t-il, «les musulmans sont en position de faiblesse en Occident», par conséquent il convient de ménager leur «sensibilité». Et de se moquer des dirigeants politiques occidentaux qui n’osent pas encadrer la liberté d’expression et contrôler leurs médias, par peur de voir leur popularité en pâtir. Une position que rejoint, sur le site internet «L’Observateur», un commentateur comme Song Luzheng, basé en France : «Si on regarde le résultat, on voit que la liberté de la presse n’aide pas à résoudre le conflit, mais au contraire l’attise.» Et de conclure : «Nous avons de la chance de ne pas avoir ce genre de liberté de la presse en Chine.»

    Premier sujet sur la blogosphère

    Mais sur la blogosphère, la tonalité est différente. Le sujet est devenu, de loin, le plus important. Les nombreux dessins de soutien à Charlie Hebdo sont «forwardés» sur weibo, le «Twitter chinois», comme sur Wechat, l’application sur téléphone mobile. L’idée que la provocation radicale est contre-productive est relayée par de nombreux internautes, mais le point de vue contraire s’exprime, dans des proportions légèrement supérieures semble-t-il. Cet internaute chinois francophone, après avoir analysé les différentes unes» de «Charlie Hebdo», constate que les journalistes décédés avaient tout simplement «de la sympathie pour les faibles et criaient contre l’injustice, en utilisant leurs pinceaux pour donner le sourire aux gens». Cet autre juge qu’en débattant des limites de la liberté de la presse, on se trompe de question : il s’agit plutôt «de savoir limiter la colère et l’esprit de vengeance» des assaillants, avance-t-il.

    Il y a ceux, enfin, qui osent évoquer plus clairement le fond du débat dans le contexte chinois. Cela implique des formulations tout en doigté. Wuyue Sanren, par exemple, un commentateur respecté, précise bien qu’il ne parle que de religion avant d’écrire que «pour garder sa légitimité, il faut être capable de se confronter à tous les sarcasmes possibles». Cet autre internaute se fait plus explicite : «Faut-il se taire face aux menaces de mort ou continuer à avancer ? Cette question ne peut pas être posée face à l’Empire du Ciel», une façon délibérément pompeuse d’évoquer la Chine. Enfin, ce dernier ne cite aucun pays, mais ne trompe personne : «Les terroristes rêvent d’étouffer la liberté de la presse en massacrant les journalistes, mais le terrorisme d’Etat consiste à arrêter les journalistes et à bloquer les médias pour atteindre cet objectif. Dans les deux cas on étouffe la liberté.»


    En savoir plus sur: http://www.lesechos.fr/monde/chine/0204063648414-charlie-hebdo-en-chine-lepineuse-question-de-la-liberte-de-la-presse-1081342.php?U0yOY7rj2z81QSPU.99
  • Chine: La torture, les assassinats et le viol classés comme "secrets d’état"

    Chine, liberté d'expression, torture, assassinat, secret d'état, emprisonnement, bureau 610

    M. Zhai Hui, un pratiquant de Falun Gong de la ville de Shenyang, dans la province du Liaoning, a été arrêté en avril 2012. Suite aux maltraitances à long terme, il s’est émacié et est devenu incapable de manger ou de marcher. Les gardes ont dû le porter dans la salle d’audience pour son procès, en décembre 2012.

    Sa fille collégienne, a été déconcertée en apprenant que son père avait été accusé de "divulguer des secrets d’état," parce que tout ce qu’il avait fait était d’installer une antenne parabolique.

    "Comment des gens ordinaires comme nous peuvent-ils ‘divulguer des secrets d’état’ en installant et regardant la télévision par satellite?" a-t-elle demandé. "De plus, puisque la fabrication d’antennes paraboliques est autorisée en Chine, et que partout dans le monde on peut regarder la télévision par satellite, alors pourquoi est-ce considéré comme un crime ?"

    La torture, les assassinats et le viol classés comme ' secrets d’état'

    Il n’y a pas que cette jeune fille qui soit déconcertée. Le Parti communiste Chinois (PCC) a déployé des efforts incroyables pour dissimuler sa brutale répression du Falun Gong ces 15 derniers années, y compris en diffamant la pratique dans l’ensemble de ses médias d’information, et jusque dans les manuels scolaires.

    Quiconque fait circuler les faits concernant la persécution est gravement puni, en particulier s’il est pris à le faire en utilisant des medias étrangers.

    Un exemple était un article du Wall Street Journal concernant Mme Chen Zixiu, pratiquante de Falun Gong de l’agglomération de Weifang dans la province du Shandong, qui a été torturée à mort. Ian Johnson, a été récompensé d’un Prix Pulitzer en 2001 pour son article.

    Mais trois jours après sa publication, la fille de Mme Chen a été arrêtée pour avoir relayé l’expérience de sa mère à Johnson et accusée de "divulgation de secrets d’état." Elle a été détenue un an dans un centre de détention, puis trois ans dans un camp de travaux forcés.

    Mme Wei Xingyan, étudiante de troisième cycle à l’Université de Chongqing, a été violée par un policier de garde devant deux détenues dans le centre de détention de Baihelin en mai 2003. Quand la nouvelle a été diffusée outremer, le " Bureau 610 " de Chongqing a fait tout ce qu’il pouvait pour étouffer l’affaire.

    Plus de 40 personnes ont été arrêtées par la suite, et au moins dix d’entre elles ont été condamnés à l’emprisonnement, avec des peines allant de 5 à 14 ans. Toutes ont été accusées du crime de "divulgation de secrets d’état."

    Même ceux qui ont écrit des articles ont été persécutés par le PCC. Plusieurs pratiquants (Zhao Hu, Cui Hai, Shen Xuewu, et Chen Gang), qui étaient soit des professeurs d’université ou des PDG d’entreprises, ont été arrêtés dans la ville de Wuhan, province du Hubei, fin 2012.

    Pour avoir écrit des faits sans concession concernant le gouvernement, ils ont été accusés de "divulgation de secrets d’état" et de "tentative de renverser le gouvernement," et ont été condamnés à des peines allant de trois à cinq ans d’emprisonnement.

    Tuer des personnes innocentes, la torture et le viol sont des crimes flagrants. Mais le régime chinois les considère comme des "secrets d’état"et les dissimule au public.

     Abuser du système juridique

    La brutalité du PCC ne s’arrête pas là. Comme les cas de "divulgation de secrets d’état" sont souvent considérés comme confidentiels, le PCC en profite et abuse encore davantage du système juridique pour maltraiter les pratiquants.

    Après que M. Cui Hai a été arrêté, les autorités n’ont informé sa famille que deux mois plus tard. Même alors ils ne leur ont pas dit où il était détenu, et ont interdit toute visite.

    Pendant ce temps, M. Cui a été transféré entre le centre de détention, le centre de lavage de cerveau et l’hôpital psychiatrique. Il s’est souvent retrouvé dans un état critique sans que sa famille en soit jamais informée.

    Lorsque plusieurs pratiquants de Qingdao, dans la province du Shandong, ont été arrêtés en 2013, pour avoir pris des photos dépeignant les méthodes de torture utilisées sur les pratiquants de Falun Gong, les autorités ont refusé d’autoriser les visites des familles ou les consultations avec un avocat.

    Lorsque les membres de famille ont affirmé que de telles requêtes devaient être approuvées l’accusation n’étant que " saboter l’application de la loi", les autorités ont changé les accusations en "divulgation de secrets d’état" et" subversion du gouvernement."

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a116810-Les-pratiquants-qui-revelent-la-brutalite-de-la-persecution-accuses-de-divulguer-des-secrets-d%E2%80%99etat.html

  • Contrôler les discours à propos de la Chine: les pensées impériales du régime

    Chine, débat intellectuel, contrôle de la parole, liberté d'expression, discours scientifique, xinhuaOn aurait pu penser que la participation à une conférence universitaire prévoit un débat intellectuel et un échange libre d’idées. Mais ce n’est pas vraiment le cas en Chine. Christopher Ford, un chercheur de l’Institut Hudson à Washington, après avoir participé à un colloque organisé en novembre en Chine, par la Société chinoise des sciences militaires, a récemment avoué qu’il avait fait l’expérience de «quelque chose de semblable à une session d’auto critique maoïste».

    Il a publié un article de 2.000 mots, rédigé sous la forme d’une analyse du discours scientifique et reflétant les tentatives de ses interlocuteurs chinois, affiliés à l’Armée populaire de libération (APL), pour faire accepter à un participant au colloque, non-chinois, la version officielle des intentions stratégiques chinoises.

    Ford a écrit, par exemple: «Plutôt que de parler de jugement ou de la gestion des revendications débattues dans un monde pluraliste, les participants de l’APL semblaient considérer la prévention des conflits internationaux et l’assurance de l’éventuelle ‘confiance’ comme étant principalement dans la prévention de la formation ou de l’émergence de telles revendications – précisément en obtenant la validation et l’acceptation par les autres des revendications de la Chine, ainsi que de sa propre vision de sa place dans le monde.»

    Ce n’est pas seulement dans le cadre limité des colloques militaires chinois que le Parti communiste chinois (PCC) cherche à imposer ses propres vues et à s’assurer que les autres parties les transmettent. Selon un compte rendu détaillé paru dans le New York Times du 15 janvier, Hollywood est également sous l’emprise de l’important appareil de censure du régime chinois.

    Les studios et les producteurs de films invitent maintenant les censeurs d’Etat chinois à revoir leur travail et à faire les ajustements nécessaires, afin de s’assurer qu’ils puissent accéder au marché du cinéma chinois. Un film, La momie: la tombe de l’empereur dragon a rencontré des problèmes, car il présentait les Occidentaux comme sauveurs de la Chine. Un autre film, Karaté kid 2010, a été initialement rejeté car il mettait en scène un personnage de méchant Chinois.

    Cette tendance s’aligne à celle expérimentée par Ford lors de la conférence militaire. Il a constaté que les intervenants de l’ALP avaient exigé du Japon, comme condition préalable de la «confiance stratégique», de réviser son programme scolaire pour représenter «correctement» les torts fait par le Japon à la Chine, et d’exclure les parties de droite de la sphère politique.

    Ford demande pourquoi cela ne constitue pas une ingérence dans les affaires intérieures du Japon – une accusation fréquemment lancée par les organismes du régime chinois envers les Etats-Unis, quand ces derniers font référence aux violations des droits de l’homme par le Parti.

    «Un général de l’ALP bien connu a expliqué que Pékin ne considère pas comme ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays le fait de leur imposer des demandes concernant leur manière de voir et de présenter la Chine, ainsi que leur propre histoire dans la région Asie Pacifique», a écrit Ford. «Parce que ces choses affectent la Chine.»

    Ce «droit de propriétaire» du Parti, comme le nomme Ford, sur la façon dont la République Populaire de Chine est vue et comprise, est «l’impérialisme conceptuel» qui fait partie des objectifs stratégiques du régime pour «contrôler les discours concernant la Chine partout dans le monde». L’acceptation de la version officielle du Parti par d’autres pays «peut contribuer à la légitimité de la version du régime à l’intérieur du pays, et ainsi à la continuation de sa monopolisation du pouvoir», a écrit Ford.

    Alors il «ne s’agissait pas d’une distraction personnelle du but» de la conférence, «mais, en fait, du jeu lui-même».

    Selon He Qinglian, une experte de l’appareil de propagande du Parti qui est actuellement installée aux Etats-Unis, il n’y a rien de nouveau dans les efforts du PCC à vouloir influencer ce que les autres disent et pensent à son sujet, mais la puissance internationale accrue de la Chine grâce à son essor économique, rend la réalisation de ces efforts beaucoup plus facile.

    Lire la suite sur: www.epochtimes.fr/front/13/1/25/n3507836.htm

  • Lutte acharnée au sein du régime chinois concernant la liberté d'expression

    liberté d'expression, Chine, vérité, Wen Jiabao, démocratie, régimeCe qui semble être une lutte acharnée au sujet de la liberté d'expression produit des messages officiels bien confus en Chine dernièrement. Le même jour, le premier ministre aux accents réformistes a demandé «plus de vérité», alors que le département de la Propagande du Comité central émettait la directive de contrôler davantage la presse.

    Le 15 juin, Wen Jiabao a insisté que les dirigeants chinois devaient «parler vrai et écouter la vérité».

    «Les dirigeants de la Chine devraient garder l'esprit ouvert à différents points de vue et ne pas simplement les écarter. Ils devraient plutôt apprendre des diverses opinions, particulièrement celles qui sont critiques», a déclaré Wen le 15 juin, selon la Radio nationale de Chine.

    Wen a également souligné que sans la primauté du droit démocratique pour contenir les gens au pouvoir, «quelqu'un pourrait utiliser le pouvoir en ses mains pour violer ou piétiner la loi».

    Mais, le même jour, le département de la Propagande du Comité central (DPCC), dirigé par le chef de la propagande Li Changchun, a émis une directive à toutes les agences de nouvelles de publier des reportages soulignant les «grandes réalisations» du Parti communiste chinois (PCC) des dix dernières années et de cesser de rapporter des nouvelles qui font mal paraître les autorités, au risque d'être sévèrement punies.

    Ces directives conflictuelles ont à nouveau mis en relief les divergences entre l'approche réformiste de Wen Jiabao et le contrôle étouffant des médias exercé par le DPCC.

    Sarah Cook, analyste principale de la recherche en matière de liberté sur Internet et en Asie de l'Est chez Freedom House, une ONG américaine militant pour la démocratie, souligne que ces divergences devraient être prises dans le contexte de l'actuel régime en Chine.

    «Il n'est pas entièrement nouveau d'entendre des hauts dirigeants chinois parler de “démocratie”, de “vérité”, de “supervision”, de “primauté du droit”.»

    «Si Wen Jiabao et d'autres responsables sont d'avis que les médias devraient pouvoir rapporter la vérité, alors il y a des couches et des couches d'institutions qui doivent être démantelées, en commençant par le département de la Propagande du PCC.»

    Lire la fin de l'article sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lutte-acharnee-au-sein-du-regime-chinois-concernant-la-liberte-dexpression.html

  • Pour libérer l'avocat chinois des droits de l'homme Gao Zhisheng

    Gao Zhisheng A China more Just.jpgL’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhisheng a été battu, torturé, emprisonné et la sécurité de sa famille est menacée après avoir été arrêté à plusieurs reprises depuis 2006. Pour quelles raisons ? Pour avoir refuser d'arrêter son combat pour la liberté et des droits de l'homme en Chine. La liberté d'expression est un droit fondamental, et Gao Zhisheng ainsi d'autres défenseurs des droits de l’homme en Chine, risquent tout pour se battre pour elle.

    En 2010, Gao Zhisheng a été brièvement libéré après un énorme tollé international sur l'injustice de son arrestation. Seulement deux semaines plus tard cependant, il a été emprisonné une fois de plus. Maintenant, son épouse ne sait pas encore s'il est toujours vivant.

    La réaction de la communauté internationale pourrait à nouveau faire la différence, c’est pourquoi vous pouvez signer cette pétition en ligne sur le site ci dessous afin de demander à Hu Jintao que Gao Zhisheng soit libéré.

    Signer la pétition: http://www.thepetitionsite.com/takeaction/544/758/082/

  • Liu Xianbin, défenseur de la démocratie est condamné à 10 ans

    Liu Xianbin, défenseur de la démocratie est condamné à 10 ans de prison. (NTD)
    Liu Xianbin, défenseur de la démocratie est condamné à 10 ans de prison. (NTD)

    Le régime chinois est fortement critiqué après qu’un vétéran défenseur de la démocratie, Liu Xianbin, ait été condamné à une peine de longue durée, vendredi 25 mars, à la suite d'une soi-disant «incitation à la subversion». Un tribunal de la province du Sichuan l’a condamné à 10 ans d’emprisonnement pour avoir écrit des articles en faveur des droits de l'homme et de la démocratie.

    Liu Xianbin est passé en jugement après neuf mois de détention. Sa femme, Chen Mingxian se trouvait au procès. Elle a dit que le tribunal a empêché Liu de se défendre.

    «Liu Xianbin n'avait manifestement pas le droit de parler pendant le procès. Notre avocat a été empêché de le défendre pleinement. La situation a mis Liu en colère et il a seulement dit «Je suis innocent et je proteste. En fait [le tribunal] voulait notre présence pour le spectacle, l'ensemble du processus n’était qu’une mise en scène», a-t-elle expliqué.

    Liu a écrit des articles qui ont été publiés à l'étranger. Certains de ces articles critiquent le régime communiste pour les bâtiments scolaires de qualité médiocre qui se sont effondrés lors du séisme au Sichuan en 2008.

    Les défenseurs des droits du monde entier condamnent  le régime chinois et exhortent les autorités à libérer immédiatement Liu.  Catherine Baber d’Amnesty International, affirme que la peine de dix ans est «scandaleuse» et est une parodie de justice. Un député des États-Unis, Nancy Pelosi, a déclaré que  l'emprisonnement est: «un mépris fondamental de la primauté du droit et des droits de l'homme en Chine».

    Vendredi, à Hong Kong, les groupes pour la démocratie se sont ralliés contre la sentence.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Liu-Xianbin-defenseur-de-la-democratie-est-condamne-a-10-ans.html

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  • La torture dont j’ai fait l’expérience à la prison pour femmes de Liaoning

    Voici le témoignage d'une femme chinoise qui a été torturée en 2003 dans une prison chinoise dans la province de Liaoning. Cette femme est une pratiquante de Falun Gong, raison pour laquelle elle a été emprisonnée. Une situation toujours d'actualité en Chine, témoignage.

     

    Le 12 avril 2003, j’ai été dénoncée à la police comme pratiquante de Falun Gong et j’ai été arrêtée. J’ai été détenue au centre de détention de Fuxing, province du Liaoning. En mars 2004 j’ai été condamnée à quatre ans d’emprisonnement et emmenée du centre de détention de Fuxing à la prison pour femmes de la province du Liaoning.

    J’ai fait l’expérience et été témoin de toutes sortes de tortures utilisées pour persécuter les pratiquants de Falun Gong : privation de sommeil, sanctions physiques, déversement d’eau glacée sur tout le corps en hiver, coups permanents, dormir sur une surface dure, ne pas être autorisé à aller aux toilettes, ne pas avoir de papier toilette, confiscation de nourriture et autres biens, confiscation d’argent, être suspendu, étouffé, confiné dans une cage, et la liste ne s'arrête pas là. Le gavage avec des substances inconnues a amené de nombreux pratiquants à développer des troubles mentaux . Les tortures ont causé toutes sortes d’incapacités.

    Me torturer pour me faire renoncer au Falun Dafa

    J’étais assignée à la deuxième équipe de la deuxième brigade quand je suis arrivée. Le premier jour, les gardes Shi Jinghe et Sun Yuanyuan ont ordonné aux prisonnières de me battre et elles ont tenté de me forcer à « avouer ». J’ai dit que la pratique de Falun Dafa n’est pas un crime, que suivre Vérité-Compassion-Tolérance n’est pas un crime. J’ai essayé de leur parler. Les prisonnières Ma Ning, Cheng Qili et Dong Yuezhen m’ont frappée au visage, donné des coups de pied et insultée. Elles m’empêchaient de dormir la nuit. Pendant la journée, elles étaient toujours là, me forçant à travailler plus et plus longtemps. Elles ont utilisé diverses méthodes de torture jusqu’à ce que je n’en puisse plus et que je signe leur déclaration dénonçant le Falun Gong.

    Des substances inconnues m’ont rendue incapable de penser ou de me concentrer

    En novembre 2006, je ne pouvais plus supporter le dur labeur et j’ai commencé une grève de la faim pour protester. La gardienne Shi Jing me surveillait alors que les prisonnières m’emmenaient à l’hôpital. On m'a fait une injection et j’ai commencé à parler de façon incohérente et à avoir de terribles hallucinations. J’ai perdu la capacité de penser et j’ai commencé à dire des absurdités. Ma vision est devenue trouble. Ils ont dit que j’étais têtue et ils ont augmenté la dose de drogue. Je ne pouvais plus me concentrer et je me suis évanouie. Plus tard ils m’ont ramenée dans l’enceinte de la prison, me prenant papiers et stylos. Ils ne m’ont pas autorisé à me rendre aux toilettes. La prisonnière Yi Zhenjun m’a donné des coups de pieds et m’a frappée. Zhou Lili à mis plus de drogue dans un peu de lait et a essayé de me le faire boire de force. J’ai résisté et elle m’a déversé le lait sur la tête.

    La chef de cellule a essayé de me forcer à « donner » mes organes

    Un jour, j'avais sommeil après un repas et je me suis endormie. Il y a des règles strictes disant que les prisonnières ne sont pas autorisées à s'endormir pendant la journée, mais ce jour-là ils m’ont laissée. Je me suis réveillée quand les autres prisonnières sont rentrées dans la soirée. La chef de cellule Wang Huijuan est venue et m’a appelée : « Le chef de la brigade arrive pour te voir. » Alors je me suis levée et on m'a dit : « La chef de la brigade veut que tu donnes tes organes. » J’ai refusé de répondre et ils sont finalement partis. Deux jours plus tard, deux policières de l’office de police de la prison sont venues. L’une d’elle, nommée Ma, m’a demandé : « As-tu des difficultés financières à la maison ? ». Je n’ai pas répondu. L’autre policière a levé quatre doigts et a demandé : « Combien ? » J’ai répondu : « Quatre. » Puis elle a levé deux doigts et a demandé : « Combien ? » Je n’ai pas répondu. Puis elles sont parties. Après avoir réfléchi à ce qu’elles avaient dit, j’ai réalisé qu’elles me demandaient de donner mes organes. Je ne pouvais plus prendre cela calmement désormais. J’ai crié : « Falun Dafa est bon ! » La prisonnière Zhou Lili et la chef de prison Wang Huijuan m’ont emmenée dans une pièce et m'ont mise toute nue. Elles ont versé de l’eau froide sur tout mon corps et ne m’ont pas autorisée à utiliser les toilettes. J’ai perdu le contrôle de mes intestins. Elles m’ont ramenée dans l’enceinte de la prison à sept ou huit heure du soir. La détenue Sun Lijie est venue m’injurier et me frapper la tête.

    Une nuit, une détenue m’a chuchoté que si j’étais emmenée quelque part, je ne reviendrais pas. Plus tard cette nuit-là, les gardes sont venues et m’ont ordonné de m’habiller et de les suivre. Elles ont dit qu’elles m’amenaient dans un hôpital extérieur à la prison pour une assistance médicale. J’étais effrayée. Que pouvaient-elles bien vouloir faire au milieu de la nuit ? J’ai crié : « Falun Dafa est bon ! . Je n’irais pas. Falun Dafa est bon ! Falun Dafa est bon ! ». Ils sont finalement partis.

    Un jour alors que je criais : « Falun Dafa est bon. », les détenues m’ont scotché la bouche et m’ont attachée à un tuyau de chauffage. Cela m’a pris longtemps pour récupérer et je ne pouvais plus parler après cela.

    Voilà ce dont je peux me souvenir, juste un petit extrait de ce qui s'est passé à la prison pour femmes de la province du Liaoning. Il y a toujours de nombreuses pratiquantes de Falun Gong qui sont torturées là-bas.

    Aperçu de la prison pour femmes de la province du Liaoning

     

    Entrée de la prison pour femmes de la province du Liaoning Pièce des visiteurs à l’entrée Atelier de travail dans la prison

    La prison pour femmes de la province du Liaoning est située dans le quartier sud-ouest de la ville de Shenyang. Elle a onze divisions (aussi appelées brigades). Chaque brigade a plusieurs équipes. Les pratiquantes de Falun Gong sont réparties à travers chaque équipe, ainsi il y a quatre ou cinq pratiquantes surveillées par des criminelles. Il y a près de 20 gardes pour chaque brigade excepté pour la cinquième brigade. Près de 200 gardes sont directement impliqués dans la persécution quotidienne des pratiquantes. Plus de dix autres personnes, y compris les chefs et officiers de la prison, sont aussi directement ou indirectement impliqués dans la persécution ayant lieu dans cette prison.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201006/51573.html

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