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libéralisation anti-bourgeoise

  • Le combat d’un journaliste chinois contre le vol de terrain par les fonctionnaires

    journaliste chinois, chine, expropriation, réforme, médias chinois, libéralisation anti-bourgeoise,Hu Jintao , Zhao YanNEW YORK – Zhao Yan, largement connu depuis que, journaliste d’investigation au New York Times, il a été emprisonné en Chine pendant trois ans pour « divulgation de secrets d'État », refait parler de lui. Aujourd'hui réfugié aux États-Unis, il est devenu l’un des champions de la Chine dépossédée. M. Zhao a décidé de se consacrer à des enquêtes sur les vols de terres en Chine et éduque les paysans chinois sur la façon de se battre contre la rapacité des fonctionnaires.

    D’abord critique d'art, puis policier – il a été expulsé de la police en 1987 lors de la campagne de libéralisation « anti-bourgeoise » – l’homme a commencé à s'intéresser aux droits des agriculteurs en 1997. À l’époque, pour avoir révélé les vols de terres appartenant aux agriculteurs, un de ses amis journalistes, Sheng Xueyou, avait été emprisonné par le secrétaire du parti de Harbin à la suite d’un « procès-spectacle ». C’est alors que M. Zhao est venu à son aide.

    « J'ai dû étudier le droit par moi-même pour l'aider. J'ai travaillé sur cette affaire pendant plus d'un an », explique-t-il. C’est grâce à cette expérience que Zhao Yan a appris ce qu’endurent les Chinois des zones rurales et c’est ce qui a ensuite impacté sa carrière. « Cette expérience a changé ma vie », résume-t’il. Dès lors, il est devenu journaliste et militant.

    En 2002, sa position de journaliste a été officialisée par un poste au magazine La Réforme, en Chine, journal publié par la Commission de la Réforme et du Développement national, un département du Conseil d'État.

    « Ils faisaient tous des recherches, mais leurs compétences journalistiques n’étaient pas très élevées. J’ai réalisé des enquêtes plus approfondies pour eux, y compris sur la question de l'accaparement des terres », se souvient-il.

    Son travail d’enquête au nom des marginalisés de la société chinoise a attiré l'attention du New York Times. « Il n'y avait presque personne dans les médias chinois se concentrant sur la situation des minorités à cette époque », se rappelle M. Zhao.

    Joseph Kahn, alors chef du bureau du New York Times de Pékin, le prend dans son équipe comme enquêteur lorsque Zhao Yan démissionne de La Réforme, début 2004. La principale mission de Zhao était de réaliser les travaux préliminaires de recherche que M. Kahn ou d'autres pouvaient reprendre, vérifier et utiliser comme base pour rédiger des articles.

    Il a également mis à profit son réseau de contacts le tenant au fait des rumeurs sur les rivalités à l’intérieur du parti. Une note manuscrite diffusée sur ce sujet lui a valu trois ans de prison, de 2004 à 2007, pour « divulgation de secrets d'État ».

    La peine d'emprisonnement était en réalité une punition de Hu Jintao, pour ses articles précédents, pense M. Zhao. La « divulgation de secrets d’État » n’a été qu’un prétexte.

    Selon Zhao, le journalisme a toujours soutenu les activistes pour aider les agriculteurs à résister aux saisies forcées de terrains. « En tant que journaliste, je ne peux pas le faire, mais en tant qu'intellectuel avec une conscience, ayant des idées sur la façon de répondre à ce problème si je ne le leur dis pas, qui le fera ? »

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