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lettre ouverte au gouvernement chinois

  • Un appel pour stopper l'éradication du Falun Gong en Chine

    Le Falun Gong est une pratique bouddhiste d'amélioration du corps et de l'esprit. Il est basé sur 3 principes Zhen Shan Ren de la culture chinoise traditionnelle: la vérité, la compassion et la tolérance. Il subit depuis 1999, une campagne d'éradication lancée par Jiang Zemin, campagne meurtrière sans précédent et toujours en cours aujourd'hui. Ci dessous un extrait de la lettre ouverte de l'épouse de M. Xu Dawei aux agences gouvernementales chinoises.

    Rappel des faits: M. Xu Dawei, pratiquant du canton Qingyuan, agglomération de Fushun, province du Liaoning, a été torturé dans la prison Dongling, à Shenyang, au point de souffrir d’une défaillance de ses organes internes, son corps était couvert de blessures, et il a souffert un effondrement mental et des pertes de mémoire. En février 2009, 13 jours après sa libération suite à une peine de huit ans de prison, M. Xu est décédé à l’âge de 36 ans. En mars 2010, 376 villageois de cinq villages de la municipalité Ying’emen, canton Qingyuan ont signé conjointement une lettre d’appel au nom de M. Xu. Cet incident a entraîné une enquête de la part du Parti communiste chinois (PCC), qui a eu recours à des menaces et au harcèlement à l’encontre des signataires de la lettre. L’avocat Wang Jinglong, engagé par la famille de M. Xu, a fait face à la répression du département de la justice de la province du Liaoning.

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    (A gauche) Quelques mois avant l’arrestation illégale de M. Xu Dawei

    (A droite) M. Xu Dawei, émacié après avoir été libéré de la prison Dongling

    " Mon nom est Chi Lihua, et je suis l’épouse de Xu Dawei. Voici peu, j’ai mailé le rapport sur la mort de Xu Dawei par torture dans la prison Dongling, à Shenyang avec en pièce jointe une lettre signée par les résidents locaux du canton de Qingyuan. J’écris pour demander le résultat de votre décision sur cette question.

    J’ai récemment appris que le gouvernement semblait considérer sérieusement cette question, et avait mobilisé un grand nombre de fonctionnaires. Le responsable du département de la justice et le chef de la police de la région de Qingyuan, ainsi que les agents du poste de police local et les fonctionnaires du gouvernement municipal, se sont rendus dans le petit village montagneux pour enquêter sur cette affaire. Je me serais considérée chanceuse que mon appel ait provoqué une telle attention si ce n’était ce qu’ils ont fait. Il a été rapporté que mon beau-frère avait été emmené de force par la police. Ils sont venus avec très peu d’accusations et ont même tenté de le menotter. Il a été aussi rapporté que ces personnes sont allées de porte en porte, enquêtant et menaçant ceux qui avaient soutenu mon appel. Encore plus troublante l’enquête faite par la police auprès de mon beau-frère pour savoir où étaient gardés mes documents résidentiels, quelle était ma taille, et à quoi je ressemblais. De plus, ils ont demandé aux villageois s’ils m’avaient vu rentrer chez moi.

    Je me demande comment ces questions sont liées à la résolution de cette affaire soulevée par la lettre signée conjointement. Ce que je ne n’arrive pas à comprendre est si ces personnes se représentaient elles-mêmes ou si elles représentaient le gouvernement. Des employés gouvernementaux mèneraient ils une enquête de cette manière pour des citoyens ? Aujourd’hui, la télévision se vante constamment que le gouvernement trouve des résolutions concrètes pour les citoyens. Est-ce la façon dont ces personnes tentent de résoudre le problème ? S’ils ne représentent pas le gouvernement, alors en tant qu’individu, ils auraient pu montrer un minimum de conscience et de sympathie plutôt que de proférer des menaces. Ne pensez-vous pas qu’ils ont endommagé l’image du gouvernement ? Ce qui est encore plus incroyable est qu’il semblerait que cette lettre signée conjointement ait créé l’émoi au sein du comité central du Parti, qui l’a prise très négativement. Je ne suis pas sûre qu’il en soit ainsi, cependant, ma belle-sœur a été emmenée par les agents du département de police local. Ils lui ont demandé où je me trouvais. Ils ont affirmé que ma situation causait une grande inquiétude au niveau de la direction provinciale du Liaoning. Je devrais probablement me sentir reconnaissante, ce n’est en effet pas n’importe qui peut obtenir l’attention du niveau provincial après avoir déposé une lettre d’appel. Est-il vrai que le gouvernement prête finalement attention aux appels du peuple et soit sur le point de prendre une décision ?"

    Lire la suite: http://fr.clearharmony.net/articles/201008/52518.html

  • Lettre ouverte de Gao Zhisheng à Hu Jintao et Wen Jiabao

    Voici en intégralité la 3ième lettre ouverte écrite par l'avocat Gao Zhisheng à Hu Jintao et Wen Jiabao en 2005. A la suite de cette lettre, il a été kidnappé par la police du régime et a subi les tortures qu'il décrit dans cette lettre. Nous sommes toujours sans nouvelle de lui. Un texte indispensable pour comprendre en profondeur la situation des droits de l'homme en Chine. Une véritable catastrophe humanitaire. - Attention pour public averti -

     

     

    Nous devons immédiatement faire cesser la brutalité qui suffoque la conscience et la moralité de notre nation

    A Hu Jintao, Wen Jiabao, et à tous mes concitoyens chinois dotés de conscience

     

    Je vous envoie mes salutations depuis la ville de Changchun.

    Laissez-moi avant tout exprimer mon profond chagrin pour les citoyens chinois innocents qui ont été tués par le gouvernement de Guangdong, et mes condoléances et mon soutien aux familles des victimes. J’aimerais aussi exprimer mes plus vives protestations contre ces brutalités meurtrières envers nos bons compatriotes. J’invite instamment les plus hautes autorités à suivre les principes reconnus par les sociétés civiles, à punir les meurtriers et ceux qui sont responsables, et à réconforter et offrir compensation aux familles des victimes [1].

    L’hiver à Changchun est extrêmement froid. Bien que "caché" dans une chambre où la plupart du temps il n’y a pas d’eau, mon sang bouillonne. Non du fait d’avoir à écrire une lettre ouverte à Hu et Wen, mais plutôt que pouvoir travailler pour le futur d’un des plus grands peuples du monde suffirait à faire bouillonner le sang de n’importe quel citoyen ordinaire.

    Le 18 octobre, avec un enthousiasme tout aussi bouillonnant, j’ai écrit une lettre ouverte à Hu Jintao et à Wen Jiabao, deux de mes compatriotes, invitant instamment leur gouvernement à "cesser de persécuter ceux qui croient en la liberté et à renouer avec le peuple chinois". Le jour suivant, j’ai reçu chez moi des menaces téléphoniques non voilées. Trois jours plus tard, au moins dix voitures de police et 20 policiers en civil ont commencé à encercler, surveiller, et suivre toute ma famille 24 heures sur 24. Quinze jours après avoir écrit la lettre, le Bureau judiciaire de Pékin a illégalement fermé mon cabinet d’avocats. La manière dont notre pays traite un citoyen qui fait ouvertement des suggestions est tout à fait regrettable.

    Une autre réaction suscitée par la lettre ouverte est que des pratiquants de Falun Gong de différentes provinces de Chine qui ont été persécutés, m’ont écrit et invité dans leur région pour m’en apprendre plus sur leur situation réelle. Ces lettres venaient en grande partie des villes de Changchun et de Dalian. Depuis le 29 novembre, j’ai passé presque 24 heures quotidiennes à voyager continuellement entre les villes de Jinan, dans la province du Shandong, de Dalian et de Fuxin, dans la province du Liaoning, et la ville de Changchun, dans la province de Jilin, pour y mener une nouvelle série d’enquêtes. A la différence de mon habitude de voyager seul, j’avais l’honneur d’être accompagné par le Professeur Jiao Guobiao [2].

    Pendant ce temps des flopées de policier en civil continuaient à roder autour de ma maison nuit et jour créant une atmosphère de terreur et réprimant sérieusement toute ma famille. Le 29 novembre, j’ai échappé à la filature de plus de 20 policiers en civil et ai passé 15 jours à enquêter à ma façon sur les faits. J’en profite pour dire tout spécialement ici que nous faisons de notre mieux pour dire la vérité sur la façon dont cette nation est continuellement et brutalement persécutée, en particulier actuellement. Nous entendons aussi rappeler à tous la gravité et l’urgence des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Il est temps pour notre nation et pour chacun d’entre nous de faire sérieusement face à nos problèmes. Toute excuse ou retard revient à commettre un crime envers la nation toute entière !

    Dans cette lettre, je n’éviterai aucun des problèmes réels que j’ai constatés, même si je devais être immédiatement arrêté lorsqu'elle sera publiée. Les 15 jours d’enquête m’ont encore une fois montré la douloureuse réalité. Le Bureau "6-10" est – du moins il peut être appelé – un gang existant au sein du pouvoir politique de la nation, et pourtant au-dessus du pouvoir politique. C’est un gang qui peut contrôler et réguler toutes les ressources politiques. Bien que ce soit une organisation existant en dehors de la constitution et des règles qui structurent le pouvoir du pays, le Bureau "6-10" utilise de nombreux pouvoirs supposés être utilisés par les agences gouvernementales nationales, et même de nombreux pouvoirs qui dépassent ceux des agences gouvernementales nationales. Il utilise des pouvoirs qui n’appartiennent et n’ont jamais appartenu à la nation depuis le début de la civilisation politique de l’espèce humaine sur cette terre.

    Nous pouvons voir que le pouvoir symbolisé par le nombre 610 continue à “interagir” avec le public à travers des moyens tels que le meurtre du corps physique et de l’esprit d’une personne, les fers, les chaînes, les tortures à l’électricité, et les "bancs du tigre" [3]. La nature de ce pouvoir est devenue celle d’un gang criminel. Il continue à torturer nos mères, nos sœurs, nos enfants, et notre nation toute entière. M. Hu et M. Wen en tant que membres de notre nation occupant des positions particulières en ce moment et que la majorité du public perçoit comme étant dotés de conscience, devraient faire face à toutes ces choses avec nous tous.

    C’est avec un cœur qui tremble et un stylo qui tremble que j’écris les tragiques expériences de ceux qui ont été persécutés ces six dernières années. Parmi les récits véridiques de l’incroyable brutalité, parmi les dossiers de torture inhumaine infligée par le gouvernement à sa propre population, les actes immoraux qui m’ont le plus abasourdi ont été les pratiques obscènes et pourtant routinières du personnel du Bureau 610 et de la police, consistant à s'en prendre aux organes génitaux des femmes. Dans la persécution, les organes génitaux et les seins de presque chaque femme et l’appareil génital de chaque homme ont subi des sévices sexuels de la manière la plus vulgaire qui soit. Presque chaque personne ayant été persécutée, que ce soit un homme ou une femme, a été d’abord complètement déshabillée avant n’importe quelle torture. Il n’y a pas de langage ni de mots pour décrire ou re-créer la vulgarité et l’immoralité de notre gouvernement à cet égard. Qui, ayant un corps tiède, pourrait se permettre de demeurer silencieux face à de telles vérités ?

    A 4h20 le 28 octobre 2005, Mme Wang Shouhui (mère) et M. Liu Boyang (fils) de la ville de Changchun ont été suivis par le personnel du 610 et ont été illégalement arrêtés. Tous les deux ont été brutalement torturés par la police. A environ 20h, Liu Boyang, 28 ans est mort de la torture. A peu près dix jours plus tard, sa mère a elle aussi été torturée à mort. Les corps des malheureux sont encore aux mains des fonctionnaires du 610. Après la mort de Liu, les fonctionnaires du 610 ont mis trois jours pour informer son père, tandis que l’heure de la mort de Mme Wang demeure encore incertaine. Le père de Liu a cherché un avocat dans sa ville, mais personne n’a osé accepter son cas. Le vieil homme a dit : "Dans une société comme celle-ci, il est plus dur de vivre que de mourir. Vivre cause davantage de douleur. Lorsque j’aurais pris soin de leurs enterrements, je les suivrai et partirai aussi."

    Mme Wang Shouhui, son mari et son fils (Liu Boyang) ont commencé à pratiquer le Falun Gong en 1995. Depuis que la persécution a commencé le 20 juillet 1999, ils ont constamment été harcelés par la police du poste de police de Zhengyang du district de Luoyuan et par les fonctionnaires du Bureau de l’Administration de la rue Zhengyang. Mme Wang a été illégalement détenue en octobre 1999 et envoyée au camp de travail Heizuizi en février 2000. Au camp de travail, elle a été torturée huit fois à la matraque électrique. Elle a aussi été forcée à travailler pendant la journée. Pendant cinq jours et cinq nuits, on l’a empêchée de dormir et on lui a demandé de rester debout. Elle a été torturée plusieurs fois sur le "lit du mort" [4] . La fois la plus grave, elle a été battue avec deux matraques électriques pendant plus d’une heure alors qu’elle était attachée au "lit du mort". Pas un endroit de son corps ou de son visage n’était intact. Elle n’a été relâchée qu’au moment où la torture a mis sa vie en danger.

    Le 11 avril 2002, Mme Wang discutait dans la rue lorsqu’elle a été encore une fois enlevée par la police du poste de Zhengyang, dans le district de Luyuan. Des policiers de la Première division des services de police de Changchun lui ont bandé les yeux et l’ont emmenée dans une chambre de torture secrète à Jingyueshan, Changchun. Elle a été torturée sur le "banc du tigre" pendant deux jours et une nuit, temps pendant lequel elle a également reçu des décharges de deux matraques électriques appliquées sur ses seins. Trois hommes ont utilisé leurs poings pour la frapper au visage, à la poitrine et dans le dos. En conséquence, le maxillaire gauche de Mme Wang a été fracturé et elle a vomi une grande quantité de sang. Plus tard, ses poumons se sont infectés. Alors qu’elle était à l’hôpital de la police, les quatre membres de Mme Wang ont été immobilisés quand elle était sous perfusion. On l’interdisait d’utiliser les toilettes. A la place, l’hôpital a violemment inséré un tube dans sa vessie mais sans prendre aucun soin d’elle. Elle n’a pas pu bouger pendant cinq jours et cinq nuits. A la suite de quoi sa vessie a été définitivement endommagée et elle ne pouvait plus la contrôler.

    Le 27 juin 2002, Mme Wang et sa famille ont été de nouveau emmenés au poste de police de Zhengyang par la division Sécurité et Politique du département de police du district de Luyuan. Mme Wang a été ligotée comme un ballot pendant toute une soirée. Plus tard, alors qu’elle était illégalement détenue au centre de détention n° 3 dans la ville de Changchun, les gardes ont attaché ses menottes aux fers qu’elle portait aux pieds pendant dix huit jours et l’ont brutalement alimentée de force pendant un mois. Puis elle a été envoyée à l’hôpital provincial de la police où on lui a immobilisé les membres et elle a été brutalement gavée pendant 30 jours. Elle n’a été relâchée que lorsque sa vie a été en danger. Au même moment, plusieurs policiers du poste de police de Zhengyang ont brutalement torturé, battu et roué de coups de pieds Liu Boyang. Ils l‘ont aussi giflé avec des chaussures de cuir, l’ont attaché à une corde, lui ont recouvert la tête d’un sac plastique, lui ont attaché les bras derrière le dos et l’ont suspendu par les menottes. Lorsque Liu a été suspendu en l’air, ils secouaient ses pieds ou les tiraient vers le bas. M. Yuan Dachuang, un officier de police dirigeant la torture a dit effrontément "J’ai tué pas mal de pratiquants de Falun Gong avec cette torture. Si tu meurs je n’aurais pas à en porter la responsabilité." Chaque fois qu’ils étaient torturés, la mère et le fils pouvaient entendre les cris déchirants l'un de l'autre.

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/200601/24098.html

    La lettre en anglais: http://www.theepochtimes.com/news/5-12-16/35876.html

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