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le secrétaire général des nations unies

  • Tollé international après la condamnation d'Aung San Suu Kyi

    Si l'UE mettait ses menaces à exécution, le groupe pétrolier français Total serait en première ligne. Une des actions réclamée par les soutiens de Aung San Suu Kyi est «le compte séquestre», dispositif prévu par l'ONU, pour les revenus versés par Total à la Birmanie pour l'exploitation des gisements gaziers.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a pour sa part appelé la junte militaire birmane à libérer Aung San Suu Kyi de façon «immédiate et inconditionnelle et à la considérer sans tarder comme un acteur essentiel dans le processus de dialogue et de réconciliation» nationale.

    Renforcement des sanctions de 2007

    Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a pour sa part évoqué de «nouvelles restrictions commerciales pour les compagnies appartenant à l'Etat» birman et «une interdiction d'entrée dans l'UE pour les quatre personnes clés responsables de la décision» de condamner Aung San Suu Kyi.

    Les sanctions européennes contre la Birmanie, renforcées en 2007, incluent, entre autres, un embargo sur les armes, une interdiction d'entrée dans l'UE et un gel des avoirs d'une dizaine de responsables de la junte.

    Les Européens veulent agir avec tous leurs partenaires et comptent sur les pressions des pays d'Asie pour obtenir la libération de l'opposante.

    Brown «en colère»

    La réaction des pays de la région vont en ce sens. La Malaisie a appelé ainsi à une réunion d'urgence de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) «pour évoquer cette question, qui suscite une grande inquiétude». «Avec cette condamnation, Aung San Suu Kyi n'a aucun moyen de participer à l'élection générale de l'année prochaine, qui devrait être libre et juste», a expliqué le chef de la diplomatie malaise, Anifah Aman.

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est dit «attristé» et «en colère», alors que la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé qu'Aung San Suu Kyi «n'aurait pas dû être jugée et n'aurait pas dû être condamnée». «Nous demandons aussi la libération de plus de 2.000 prisonniers politiques dont l'Américain John Yettaw. Nous sommes inquiets de la condamnation sévère qui lui est imposée, surtout au regard de son état de santé», a-t-elle plaidé.

    Du côté des ONG, Amnesty International a fustigé une condamnation «honteuse», qui relève de la «mascarade politique», alors que la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a pressé la communauté internationale d'agir pour mettre fin à la répression «inhumaine» en Birmanie.

    Merci à Libération: http://www.liberation.fr/monde/0101584753-tolle-international-apres-la-condamnation-d-aung-san-suu-kyi

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