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la guerre de propagande chinoise

  • Tibet, la guerre de propagande chinoise

    Un agent de sécurité chinois se tient devant une maquette de l'exposition propagandiste intitulée "50e anniversaire de la réforme démocratique au Tibet" à Pékin, le 9 mars 2009.

    REUTERS/Grace Liang

    Un agent de sécurité chinois se tient devant une maquette de l'exposition propagandiste intitulée "50e anniversaire de la réforme démocratique au Tibet" à Pékin, le 9 mars 2009.

    En près de 60 ans, la Chine a largement consolidé sa présence sur le "Toit du monde", tout en menant contre les Tibétains en exil une guerre de propagande de plus en plus sophistiquée. Pékin a commémoré à sa manière, ces dernières semaines, les 50 ans de l'échec de la rébellion contre la présence chinoise dans la région.

    Du 10 au 28 mars 1959, une révolte contre la tutelle chinoise avait secoué Lhassa, réprimée par l'Armée populaire de libération. Le 17 mars, le dalaï lama s'était enfui pour l'Inde. Des spectacles et une grande exposition célèbrent dans la capitale chinoise "la réforme démocratique du Tibet" et la fin d'un régime théocratique dépeint comme un enfer pour des millions de serfs.

    Lundi, la société chinoise pour les droits de l'homme a lancé un site spécial en chinois, anglais, français et allemand pour montrer le "vrai" Tibet au monde, avec textes, photos et vidéos.

    Et le 28 mars, les autorités marqueront la première journée "d'émancipation des serfs" libérés il y a 50 ans, par la Chine, de "la féodalité". Le 28 mars 1959, un communiqué signé par le Premier ministre Zhou Enlai avait annoncé l'échec de la rébellion et la dissolution du gouvernement local.

     

    Toute cette campagne de communication - où le dalaï lama est dépeint comme un agitateur séparatiste - contraste avec la situation de répression dépeinte par les Tibétains en exil ou les groupes de soutien au dalaï lama basés dans les pays occidentaux. Pour certains experts, cette offensive est d'abord destinée au public chinois.

    "Une grande partie est conçue avec, comme objectif, l'opinion publique chinoise, pas les Tibétains... ni l'Occident, où le dalaï lama a depuis longtemps gagné la bataille de la communication", juge Andrew Fischer, chercheur à l'Institut des études sociales aux Pays-Bas.

    Dans cette campagne, les médias étrangers sont souvent pris pour cible, accusés de ne pas présenter une image "fidèle" du Tibet. Cependant, Pékin n'autorise pas les reportages indépendants, ne permettant que des voyages de presse strictement encadrés.

     

     

    En près de 60 ans, la Chine a largement consolidé sa présence sur le "Toit du monde", tout en menant contre les Tibétains en exil une guerre de propagande de plus en plus sophistiquée. Pékin a commémoré à sa manière, ces dernières semaines, les 50 ans de l'échec de la rébellion contre la présence chinoise dans la région.

    Du 10 au 28 mars 1959, une révolte contre la tutelle chinoise avait secoué Lhassa, réprimée par l'Armée populaire de libération. Le 17 mars, le dalaï lama s'était enfui pour l'Inde. Des spectacles et une grande exposition célèbrent dans la capitale chinoise "la réforme démocratique du Tibet" et la fin d'un régime théocratique dépeint comme un enfer pour des millions de serfs.

    Lundi, la société chinoise pour les droits de l'homme a lancé un site spécial en chinois, anglais, français et allemand pour montrer le "vrai" Tibet au monde (www.tibet328.cn), avec textes, photos et vidéos.

    Et le 28 mars, les autorités marqueront la première journée "d'émancipation des serfs" libérés il y a 50 ans, par la Chine, de "la féodalité". Le 28 mars 1959, un communiqué signé par le Premier ministre Zhou Enlai avait annoncé l'échec de la rébellion et la dissolution du gouvernement local. (voir les images de la prise de Lhassa en 1959 ci-dessous).

    Toute cette campagne de communication - où le dalaï lama est dépeint comme un agitateur séparatiste - contraste avec la situation de répression dépeinte par les Tibétains en exil ou les groupes de soutien au dalaï lama basés dans les pays occidentaux. Pour certains experts, cette offensive est d'abord destinée au public chinois.

    "Une grande partie est conçue avec, comme objectif, l'opinion publique chinoise, pas les Tibétains... ni l'Occident, où le dalaï lama a depuis longtemps gagné la bataille de la communication", juge Andrew Fischer, chercheur à l'Institut des études sociales aux Pays-Bas.

    Dans cette campagne, les médias étrangers sont souvent pris pour cible, accusés de ne pas présenter une image "fidèle" du Tibet. Cependant, Pékin n'autorise pas les reportages indépendants, ne permettant que des voyages de presse strictement encadrés.

    L'élément nationaliste est toujours présent dans la guerre des mots de Pékin, les étrangers étant accusés de vouloir affaiblir la Chine en soutenant un Tibet indépendant.

    Et cette corde sera de nouveau utilisée en cas de nouveaux troubles au Tibet, juge Joseph Cheng, professeur de sciences politiques à la City University de Hong Kong. "Le Chinois de la rue est assez réceptif à ce genre de propagande," souligne-t-il.

    Cependant, Pékin vise aussi le public étranger, espérant le conquérir en imposant sa vision des choses et en martelant que le Tibet appartient à la Chine depuis des temps immémoriaux, un concept battu en brèche par de nombreux tibétologues occidentaux. Les attaques contre le dalaï lama n'ont néanmoins pas empêché de plus en plus de dirigeants occidentaux de rencontrer le Prix Nobel de la paix 1989.

    Récemment, dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme, publié par le département d'Etat, Washington a jugé que "le bilan du gouvernement chinois en matière de droits de l'homme est resté mauvais et s'est aggravé dans certaines régions", citant le Tibet.

     

    Tiré de l'Express: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/tibet-la-guerre-de-propagande-chinoise_745561.html

     

     

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