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la grande Époque

  • Pourquoi je lis La Grande Epoque?

  • Campagne de répression à Chongqing

    Arrestations à Chongqing. China Photos/GettyImages
    Arrestations à Chongqing. China Photos/GettyImages

    En Chine la campagne « Frapper la noirceur » a été lancée en juin 2009 par Bo Xilai, chef très en vue du parti communiste de Chongqing. Alors même que les médias d’État la saluaient comme moyen de sévir contre les gangsters et la corruption locale, pour les critiques, cette campagne est illégale, inconstitutionnelle, et réveille les souvenirs de la Révolution culturelle. Pour d’autres critiques encore, elle ne fait que renforcer la corruption dans les milieux censés appliquer la loi.


    D’après le chef adjoint du Bureau de la Sécurité publique de la ville, depuis 1983, c’est la première fois à Chongqing qu’une campagne prend des mesures aussi répressives à l’encontre des malfrats et de la corruption à grande échelle.


    Un article du 3 février du Quotidien Sud-Métropolitain de Guangzhou révélait que la campagne avait provoqué l’arrestation de  10.372 personnes dans la ville et conduit à plus de 1.000 condamnations aux travaux  forcés entre le 10 juillet et le 30 septembre 2009. L’article, intitulé « Vagues de Détentions de Travaux forcés dans la campagne du ‘ frapper la noirceur ‘ » décrit comment la campagne a abouti à une déferlante sur les maisons d’arrêt de Chongqing.

    Des quotas de détentions imposés aux policiers


    L’article explique que les commissariats de police locaux reçoivent des objectifs de  « quotas de travaux forcés » à réaliser.  Lorsqu’il n’atteint pas ces objectifs une première fois, un chef de police reçoit un avertissement ; pour un second échec, il est licencié.


    Selon ce rapport, afin d’atteindre leur quota, certains commissariats de police, recourent à un commerce de détenus de travaux forcés – au prix de 3.000 yuans (environ 300 euros) par détenu.


    Les autorités de la ville ont également décidé que toute personne ayant un casier judiciaire peut être envoyée en camp de travaux forcés si elle est trouvée avec un couteau sur elle.
    D’après un habitant de Chongqing, les fonctionnaires des services de justice locaux ont précisé que, dans la campagne du ‘frapper la noirceur’, une personne envoyée en camp de travaux forcés ne peut bénéficier d’aménagements de peine ; elle y restera jusqu’au bout.
    L’article révèle également qu’en cas d’erreur avérée, il est prévu d’indemniser la victime… mais uniquement après qu’elle a purgé la peine à laquelle elle était condamnée.

    Des disputes familiales aggravées par la police

    Les critiques et les victimes se plaignent unanimement de sanctions qui ne correspondent pas aux délits ou crimes commis. Par exemple, une banale dispute familiale est considérée comme une « intrusion par effraction ». Si quelqu’un transporte un couteau de cuisine dans son sac à dos, il peut être emprisonné pendant deux semaines.


    Le 19 septembre 2009 par exemple, Chen Anxian rentrait chez lui de Chongqing à Guizhou, la police l’a contrôlé et fouillé à la gare alors qu’il achetait son ticket de transport. Il a été arrêté sur le champ pour port de couteau dans son sac. Un mois plus tard, il  était condamné à un an de travaux forcés parce qu’il avait un casier judiciaire.


    Un jeune homme réclamait de l’argent à sa sœur pour pouvoir aller surfer sur Internet. Il avait un canif en main à ce moment là et sa sœur a appelé la police; celle-ci a confisqué le canif et a accusé le jeune homme de menaces à la famille. Il a finalement été condamné à un an de travaux forcés.


    L’affaire n’a pas été enregistrée comme une dispute familiale notifiée par appel téléphonique, mais comme un cas d'« intrusion par effraction » découvert par la police au cours d’une patrouille dans les rues. « Si j’avais su que ça finirait comme ça, je n’aurais jamais appelé la police », confie la sœur de la victime au journal.


    L’article rapporte aussi que le transport de couteaux à cran d’arrêt peut aboutir à une arrestation; les gares routières, les places publiques, voire les épiceries sont devenues des lieux de prédilection pour les contrôles de police où de telles arrestations se déroulent.

    Une campagne politique illégale


    Jason Ma, journaliste politique et économique de la New Tang Dynasty Television (NTDTV), explique que la majorité des personnes envoyées en camps de travaux forcés sur les trois derniers mois, l’a été à tort ; elles sont simplement tombées dans les filets de la campagne et sont victimes des procédés politiques de Bo Xilai, qui veut redorer son image et promouvoir son avancement politique.


    Heng He, un autre analyste politique, considère également qu’arrêter des dizaines de milliers de personnes dont plus de 1.000 ont été envoyées aux travaux forcés en si peu de temps, a forcement occasionné de nombreuses condamnations injustes.


    Théoriquement, si l'on tient compte des agents disponibles pour appliquer la loi à  Chongqing, les autorités n’ont probablement pas eu le temps de rassembler les preuves nécessaires et monter des dossiers solides pour tant de détenus en seulement trois mois, analyse Heng. « Et sur ce point là, c’est exactement ce qui s’est passé au cours de la Révolution culturelle. »
    Pour Li Heping, avocat des droits de l’homme à Pékin, le fait que les autorités de Chongqing concentrent ainsi leurs efforts sur les travaux forcés est illégal et montre que le système de travail forcé est inconstitutionnel puisqu’il permet une détention sans jugement pendant trois ans.

    Sur le même ton, l’avocat Xu Yanyi de Pékin parle d’une mesure politique extrême, qui « foule aux pieds l’autorité de la loi et les droits de l’homme. »  Qiu Feng, universitaire chinois spécialiste du droit constitutionnel interviewé par Radio France Internationale, qualifie ‘Frapper la noirceur’ de mouvement politique au-dessus de la loi : « Dans une grande mesure, les tribunaux et le procureur n’ont pas suivi le processus légal ».

    Un mouvement politique tous les dix ans


    Le régime communiste chinois lance en moyenne un mouvement politique tous les dix ans. Heng He constate que depuis la fin de la Révolution culturelle, il y a eu les arrestations massives des militants pour la démocratie en 1989, puis des pratiquants du Falun Gong depuis 1999 et enfin des « malfrats » dans la campagne de 2009.


    Dans chaque mouvement politique, le régime utilise, explique-t-il, sa machine de propagande comme une arme puissante. C’est la même tactique qui est utilisée dans la campagne ‘frapper la noirceur.’ La presse a fait ses choux gras des histoires de personnalités comme le célèbre avocat Li Zhuang, ou de Wen Qian, ancien chef adjoint de la police et directeur du bureau de la justice municipale, rapportées dans des articles sensationnels, les livrant au peuple avant qu’ils soient finalement jugés. Le bombardement par les grands médias est en Chine une façon de manipuler l’opinion lors des mouvements politiques, indique Jason Ma.


    Dans le cas de l’ambitieux Bo Xilai, l’objectif de la campagne de répression est très probablement de se positionner pour obtenir sa place au comité permanent du bureau politique du parti communiste chinois en 2012.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Campagne-de-repression-a-Chongqing.html

  • Liens Utiles

     

    Epoch Times, Chine, Actualités, Presse, International, France, Europe, Economie, Science, Santéhttp://www.epochtimes.fr

    Epoch Times est à l’origine le journal Da Ji Yuan, hebdomadaire en langue chinoise, créé en 2000 par des étudiants chinois à New York pour parler de l’information sur la Chine en toute liberté. Depuis, il est devenu l’une des premières sources d’information non censurées sur la Chine et est présent dans 33 pays et en 17 langues. L’édition française Epoch Times France, a été créée en 2004, également distribuée gratuitement au cœur de Paris, pour fournir en langue française des informations inédites sur la Chine et sur l’actualité internationale.

     

    images.jpghttp://ntdtv.com

    La Télévision New Tang Dynasty (NTDTV) est une télévision indépendante, à but non lucratif établie en 2001. Basée à New York, NTDTV possède des journalistes et des correspondants dans plus de 70 villes dans le monde entier.

     

    soh.jpghttp://www.soundofhope.org/

    La Radio Son de l'Espoir (Sound of Hope) est une radio indépendante, sans but lucratif, qui souhaite établir un pont entre les cultures de l'Orient et de l'Occident et qui diffuse une information objective défendant les valeurs de liberté, de démocratie et de respect des droits de l'homme.

    nng_images.php.jpghttp://blog.france2.fr/pascal-golomer/

    L’actualité chinoise et asiatique vue par le bureau permanent de la Rédaction de France 2 à Pékin.

    cropped_1233937675_qdl2502809_1233937340banner_perso.jpghttp://chinedesblogs.blog.lemonde.fr/

    Correspondant du Monde à Shanghai depuis 2004, Brice Pedroletti parle de la Chine virtuelle, celle qui blogue et qui déblogue, s’initie à la liberté d’expression et joue à cache-cache avec la censure

    resistance.jpghttp://www.infofalungong.net/

    Centre d’information du Falun Dafa. Information sur la répression du Falun Gong.


    clearharmony_fr.jpghttp://www.fr.clearharmony.net/

    Plateforme d’échanges sur l’actualité du Falun Dafa en Europe et dans le monde

    matas.jpghttp://www.organharvestinvestigation.net/

    Une investigation indépendante sur les cas de prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong en Chine. David Matas est un avocat canadien éminent, spécialiste des droits internationaux de la personne et membre de l’Ordre du Canada 2008. David Kilgour est également avocat. Il a occupé les fonctions de député puis de secrétaire d’État du Canada pour la région Asie-Pacifique. Avant de devenir parlementaire, il était procureur de la Couronne.

    artwork-15-picture.jpghttp://falunart.org/

    L'Art de Zhen, Shan, Ren se compose d'œuvres réalisées par plus de douze artistes. Ces artistes proviennent de milieux  variés et divers en termes d'expérience professionnelle, de modèles artistiques et d'éducation culturelle.

    ad_shenyun_20090902.jpghttp://www.shenyunperformingarts.org/

    Site officiel de la première compagnie de danse chinoise classique chinoise au monde, Shen Yun Performings Arts. Mission, histoire et danses traditionnelles chinoises.

     

     

    rsf_pekin2008.jpghttp://www.rsf.org/

    Dans certains pays, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo. Parce que emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans frontières, fondée en 1985, œuvre au quotidien pour la liberté de la presse.


    mod_statements.pnghttp://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/

    L'ouvrage qui a permis à 65 millions de chinois de démissionner du parti communiste chinois (Au 25 12 09). Une dizaine d’années après l’effondrement de l’ex-Union Soviétique et des régimes communistes de l’Europe de l’Est, le mouvement communiste international est aujourd’hui rejeté dans le monde entier, et la fin du Parti communiste chinois (PCC) n’est qu’une question de temps.

     

  • Coutançais, terre de dissidents chinois

    Michal et Rémi Blebtreu, journalistes installés près de Coutances, écrivent pour un journal dissident chinois.

    C'est un couple tranquille installé depuis six mois dans une maison charmante du Coutançais, à Hauteville-sur-Mer, pas très loin de la plage et à 10 000 kilomètres de la Chine. Un jardin fleuri, des jouets sur le sol, une tasse de café pour vous accueillir, tout laisse à penser qu'ils mènent une vie paisible.
    Pourtant, Michal et Rémi Blebtreu ont une vie très occupée. Ils sont en effet les correspondants français d’un des journaux dissidents chinois les plus importants au monde, La Grande Epoque.

    Traduit en 18 langues
    Edité à 1,7 million d’exemplaires, publié en 18 langues dans 30 pays, le journal a été créé en 2000 par deux doctorants chinois installés aux Etats-Unis. “Ils ont décidé de dire ce que les médias chinois taisaient, indique Rémi Blebtreu, là où le seul média autorisé reste l’organe de presse du parti, de la propagande en soi”.
    Petit à petit, leur réseau de correspondants s’étend. Ils trouvent des rédacteurs courageux en Chine, aux Etats-Unis. Le journal se distribue sous le bras, mais surtout sous peine de lourdes représailles. Très vite, les communautés étrangères, souvent des sinologues amateurs, s’intéressent à cette presse libre, porteuse d’informations capitales sur le régime et la société. Des éditions allemandes, russes, canadiennes naissent. En 2005, Michal et Rémi Blebtreu se lancent dans l’aventure française au côté d’Isabelle Chaigneau, Hélène Tong, Mathieu Sirvins et Alexis Genun, le rédacteur en chef.

    Journaliste agressé à New York
    La Grande Epoque se fait le défenseur des pratiquants de la méthode du Falun Dafa, une technique de méditation chinoise dont les adeptes sont persécutés en Chine.
    C’est justement en pratiquant cette méthode que Rémi Blebtreu a découvert le journal. Au cours d’un voyage à Tel-Aviv, ce passionné d’arts martiaux se perfectionne au Falun Dafa. Il rencontre alors Michal, à l’époque étudiante en littérature française. Ensemble, ils participent à des manifestations contre les répressions en Chine.
    De retour en France, leur engagement ira crescendo. Ils se rapprochent d’autres Français tout aussi motivés. Une secrétaire, un doctorant en physique, une responsable média, autant de profils différents qui sont les plumes de l’édition française.
    Le 1er janvier 2005, le premier numéro est diffusé gratuitement en ligne ou dans le métro parisien, mais “surtout auprès des grandes instances et des personnalités politiques”, pour les convaincre “de ne pas se laisser influencer par la pression chinoise”.
    Côté financement, l’édition française bénéficie de fonds propres venus des éditions américaines et de la publicité. Voilà six mois, les deux journalistes ont quitté Paris pour la Normandie. Dans leur bureau d’Hauteville-sur-Mer, ils restent en contact direct avec les autres membres de la rédaction internationale via le réseau Skype, “branché en permanence” sur leur ordinateur. Cette activité pourrait leur apporter des ennuis… “A New York, le rédacteur en chef s’est déjà fait agresser”, raconte Rémi Blebtreu.
    “Une seule fois j’ai eu peur en refermant la porte. La minute d’après, j’avais oublié”. Quant à Michal, elle n’a jamais “tremblé”. La Normandie, ils la considèrent comme une région “très ouverte sur l’extérieur”. Dans la dernière parution, on trouve d’ailleurs un article de Michal sur deux jeunes femmes qui restaurent des meubles récupérés.
    “Une initiative écologique que je trouvais intéressante à décrire dans nos pages”.
    À côté de témoignages accablants envers le gouvernement chinois, comme celui d’un avocat prisonnier et torturé pour avoir dénoncé la situation des droits de l’homme dans son pays, l’actualité nationale et même locale y est décrite. Une vision internationale de la Normandie.

    Un peu de biographie, elle...
    Michal est Israélienne. Elle est l’auteur d’une thèse sur le mouvement surréaliste. Aujourd’hui, elle effectue de nombreuses traductions dans plusieurs langues.

    ... lui
    Après avoir suivi le cours Florent, Rémi devient comédien et réalisateur de courts métrages et documentaires. Il a également travaillé auprès de sa tante, Denise René, célèbre galériste parisienne spécialisée ans l’Art moderne et cinétique.

    La Grande Epoque sur internet
    La Grande Epoque est distribuée gratuitement à Paris. On peut également télécharger gratuitement l’édition en format PDF sur le site www.lagrandeepoque.com. En surfant sur les onglets des pays, l’internaute peut consulter les éditions correspondantes.

    De nombreux prix
    La Grande Epoque a reçu de nombreux prix. En 2005, l’édition allemande a reçu un prix en tant que média de l’International Society for Human Rights (IGFM) pour son apport régulier d’informations sur la violation des droits de l’homme en Chine. En 2005, l’édition anglaise a été récompensée du meilleur prix de l’Asian American Journalists Association, et l’édition chinoise a été reconnue comme “défenseur des droits de l’homme et des valeurs démocratiques libres”.

    Tiré de La Manche Libre

    http://www.lamanchelibre.fr/Coutancais--terre-de-dissidents-chinois-,1.media?a=2413

  • «Avant le ciel était bleu et les eaux pures» Rencontre avec Samuel Bollendorff, photographe - Dernière Partie

    Est-ce qu’il y a eu des images plus diffi ciles à réaliser, comme par exemple celle du condamné à mort? Pour avoir la photo du condamné à mort, c’était compliqué car la famille a été expropriée et envoyée très loin et les gens avaient peur de nous donner leurs coordonnées. Pendant une semaine, on a sillonné les montagnes du Sichuan et on a cherché dans les villages avec un ancien voisin, un frère, etc. et fi nalement on a réussi à trouver la famille. Il était essentiel d’avoir une photo de cet enfant, qu’on puisse nous aussi avoir un souvenir de lui, comme pour elle, qu’elle puisse garder cette image. Par moments, les gens avaient peur et puis au fur et à mesure qu’on discutait avec eux, ils s’ouvraient, ils avaient envie de raconter. Ils étaient heureux qu’on puisse être là pour recevoir leur plainte parce qu’ils ont l’impression qu’ils ne peuvent pas se plaindre.

    Comment avez vous choisi les thématiques de l’exposition?
    J’ai commencé par les jouets puis les mines. Et quand j’étais dans les mines j’ai entendu l’histoire de ce garçon qui avait été condamné à mort. Quand je suis rentré à Paris j’ai dit : ‘il faut absolument le faire’, parce que je trouvais qu’il y avait des histoires sociales avec les mines et les jouets. Mais il n’ y avait pas cette pression politique très violente. Je suis donc reparti pour faire cette histoire sur les barrages et essayer de rencontrer sa famille. Et puis après j’ai été envoyé pour faire un voyage de propagande à Xinjiang. Je trouvais que c’était important de commencer l’exposition avec ce reportage-là parce ce que c’était aussi une façon de donner une idée du rapport à l’information et de la complexité qu’il pouvait y avoir à travailler en Chine. Finalement j’ai eu l’information de ce village à côté de la pelouse des Jeux Olympiques. Je voulais avoir un petit gouverneur local donc j’ai fait ce dernier sujet sur la chape de plomb et la corruption.


    Pouvez-vous nous raconter comment vous avez eu l’idée du concept texteimage pour cette exposition?

    Dès le début je l’ai toute suite monté comme ça avec les textes et les images. On a monté une première exposition plus petite au festival de Visa pour l’image et déjà il y avait les photos avec à côté le texte qui était dans un cadre et qui était contre l’image. On a continué ce dispositif- là pour l’exposition parce que c’est très important, le texte va avec les images. Il y a une interaction qui s’opère : l’image est au service du texte et vice-versa. Les textes sont les plus clairs et les plus simples possibles, pas longs mais ils permettent de donner des informations factuelles en restant accessibles pour que le large public puisse voir et recevoir l’exposition. Si on fait des textes trop longs, les gens ne les lisent pas. J’ai trouvé important d’insérer des citations contenant parfois des métaphores qui caractérisent la façon de s’exprimer chez les Chinois. Ce sont ces petites choses qui donnent des touches et une sorte d’ambiance générale. Tout ça constitue le discours de l’exposition.


    Est-ce que vous souhaitez changer ce que vous appelez «destin enfermé» par votre exposition?

    Ce que je cherche quand je fais des expositions comme ça, c’est d’essayer de toucher les gens. Il n’y a pas de scoop là-dedans. Ce sont des choses que l’on connaît. On sait que les jouets sont fabriqués en Chine par des ouvrières dans des conditions sociales effroyables. On sait bien qu’il y a des barrages partout. Toutes les trois semaines, on entend qu’il y a des morts dans les mines de charbon. Mais là ce qui est important – et c’est ça mon métier – c’est d’essayer de trouver un dispositif avec des photos et des textes avec une exposition gratuite, grand public, etc., pour essayer de faire en sorte que ces informations-là, on les fasse passer de façon différente, afi n que quand les gens les voient, ils soient touchés. L’information, ils l’avaient mais elle n’était pas incarnée. Là, on rencontre les gens individuellement, on lit leur histoire, on a des citations d’eux. L’idée, c’est de faire en sorte de créer une relation affective à ces drames. Du coup, on est touché et puis on ne peut plus être passif. Si on arrive à faire ressentir quelque chose, il y a une graine qui est plantée et je pense que ça change les gens à l’intérieur. Après c’est à eux de décider de faire quelque chose ou pas.

    Et pour conclure?
    Il est faut que ce travail-là soit disponible pour le plus grand nombre de gens et qu’il soit vu par le plus de public possible. Je pense que c’est ce qui fera qu’on essaiera de penser un monde un peu moins violent. Malheureusement il y a plus de reportages sur le ‘miracle économique chinois’ que sur le revers du miracle.

    La Chine « à marche forcée » de Samuel Bollendorff.

    Pour voir les photos, c'est ici

     Propos receuillis par La Grande Epoque

  • Constitution 2008, le parti communiste chinois réagit

    Le 9 décembre, à la veille de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, la « Constitution 2008 » de la Chine a été rendue publique par 300 personnalités de l’élite intellectuelle chinoise, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. Un texte qui a immédiatement provoqué une vive réaction des autorités chinoises.

    Trente ans après le « mur de la démocratie » en Chine et alors que le régime communiste chinois a signé la Convention internationales sur les droits civiques et politiques, la Chine reste le seul pays parmi les grandes puissances mondiales à vivre sous la dictature du parti unique. Face à cet environnement politique responsable de désastres humains et incubateur de crises sociales majeures, les signataires de la «Constitution 2008» veulent créer les bases d’une nouvelle Chine.

    Le contenu de la « Constitution 2008 »

    Le préambule de la Constitution 2008 indique que les progrès politiques supposés dont le parti communiste chinois fait affiche n’existent que sur le papier : Les lois devant protéger les citoyens et leurs droits existent mais ne sont pas appliquées, une constitution existe mais n’est pas liée à un système constitutionnel effectif. Toute tentative de réforme politique est écrasée par le parti au pouvoir, donnant libre cours à une corruption endémique, à l’absence de protection des droits humains et aux conséquences associées : polarisation de la société, larges zones de non-droit, effondrement de l’éthique économique et sociale, développement économique instable, et destruction dramatique de l’environnement.

    Pour les signataires, la « cocotte-minute » sociale est proche de l’explosion si une réforme drastique de tout le système politique n’est pas mise en place. Ce que la Constitution 2008 formalise est l’exigence d’une Chine retrouvant les idéaux de liberté et de démocratie, exigence traduite par un système constitutionnel dans lequel les pouvoirs législatif et exécutif seraient séparés : élection au suffrage universel libre du corps parlementaire, indépendance de la justice, égalité entre zones rurales et urbaine, liberté d’association, liberté de création de partis politiques, liberté de parole et de religion…

    Les 19 grandes revendications de la Constitution 2008 dessinent une Chine de centre-droit voyant coexister propriété privée, réforme de système d’imposition et éducation publique et sécurité sociale généralisée. Point saillant déjà vu dans des proposition précédentes, l’établissement d’une république fédérale permettant de mieux gérer l’immensité du territoire chinois… autrement dit le système antique du mandarinat chinois ayant assuré la stabilité des dynasties impériale, et de façon plus moderne le fédéralisme des Etats-Unis et de l’Inde, les deux autres géants géographiques.

    Nervosité communiste

    La publication de la Constitution 2008 n’a pas tardé à provoquer une réaction du parti communiste chinois : l’arrestation de l’un des auteurs du texte, Liu Xiaobo. La police a également encerclé la maison de M. Yu Jie, un autre auteur, poursuivi pour "tentative de putsch".

    M.Yu Jie est actuellement en Californie où il participe à une conférence religieuse. Interrogé par Kou Tianli, journaliste de Radio Free Asia, M. Yu indique que sa femme lui a annoncé par téléphone que plusieurs voitures de police et un grand nombre de policiers encerclaient leur maison. D’après l’épouse de M. Yu, certains de ceux-ci portaient casques anti-émeute et gilets pare-balles.
    Les 300 premiers signataires de la Constitution 2008 comprennent certains des plus grands activistes des droits humains, comme le juriste pékinois Yu Haocheng, le compositeur shanghaïen Sha Yexin, le secrétaire personnel de l’ancien président chinois Zhao Ziyang (destitué par avoir refusé de soutenir la répression de la place Tian An Men en 1989), les écrivains Liu Xiaobo et Dai Qing, le journaliste Gao Yu et bien d’autres.

    Selon un article du site Internet crd-net.org, parmi les 440 signataires suivants se distinguent le dissident Yan Jiaqi, qui vit actuellement à New York; Yang Jianli, directeur de recherche à l'Université de Harvard, Wang Juntao, Wang Dan, et autres personnalités de l’intelligentsia chinoise. Une troisième liste de signataires de la Constitution 2008 est actuellement en cours de finalisation.

    Tiré de La Grande Epoque

  • Vérité cachée

    En même temps que je m’informais sur la vraie histoire de la Chine communiste, j’ai appris que « l’ennemi N°1 » du Parti Communiste Chinois PCC était le Falun Gong. Et que la barbarie du régime était arrivée jusqu’à la folie des prélèvements d’organes à leur encontre. Pourquoi la chine communiste utilise 1/3 de son budget d’état pour réprimer le Falun Gong et comment sont ils arrivés à organiser et commercialiser la mort des pratiquants du Falun Gong ?

     

    Si vous avez 5min j’ai trouvé cette vidéo qui explique l’historique de cette escalade vers un génocide culturel menaçant aujourd’hui 100 millions de chinois, sans compter leurs familles, amis, voisins, collègues, etc.

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/2003

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