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l'artiste chinois ai weiwei

  • L'artiste chinois Ai Weiwei aurait avoué sous la torture

    Attention certains passages de cet article décrivent des tortures subies en Chine

    L'artiste chinois Ai Weiwei, enlevé par les autorités au début d’avril, aurait avoué des fraudes fiscales après avoir été torturé en détention, selon un journal spécialisé sur les droits de l'homme en Chine.

    Les détails de l'affaire, qui auraient été divulgués par «un fonctionnaire de conscience au sein du ministère de la Sécurité publique», ont été publiés le 21 avril dans une note intitulée Le complot alarmant derrière la torture et les confessions d'Ai Weiwei dans le journal bimensuel de l'ONG Human Rights in China (HRIC). L'article prétend être écrit par un journaliste anonyme de l’agence Xinhua et a été publié dans la section Lettres de Chine.

    L'article raconte que Fu Zhenghua, directeur du Bureau de la Sécurité publique municipale de Pékin, a demandé aux ravisseurs de Ai Weiwei de lui montrer la vidéo des tortures de Gao Zhisheng, un avocat qui est devenu la cible des autorités après avoir écrit des lettres ouvertes dénonçant la persécution du Falun Gong en Chine.

    La vidéo montrait Gao torturé avec «notamment des matraques électriques qui étaient insérées dans son anus, provoquant l’écoulement de sang, de sperme, d’excréments et d'urine», d’après la traduction du premier paragraphe de l'article.

    Fu Zhenghua a alors ordonné aux forces de sécurité de faire la même chose à Ai Weiwei, «pour lui faire faire ce que nous voulons qu'il fasse». La note indique qu'Ai Weiwei a signé des aveux après avoir été torturé pendant plusieurs jours.

    Toujours d’après le texte, le cas de Ai Weiwei est traité par l'Unité des enquêtes économiques générales et par l'Équipe de sécurité domestique du Bureau de la Sécurité publique municipale de Pékin.

    He Qinglian, une commentatrice des questions sociales et politiques en Chine, estime que les allégations de torture sont crédibles. «J'avais pensé à cela quand il a été écroué pour la première fois», a-t-elle déclaré à Radio Free Asia (RFA). «Vous devez comprendre qu’il est le seul à oser se moquer du régime autoritaire.»

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lartiste-chinois-Ai-Weiwei-aurait-avoue-sous-la-torture.html

  • "Nous, les Chinois, nous vivons actuellement une époque de ténèbres"

    Ai Weiwei artiste chinois.jpg

    L'artiste chinois Ai Weiwei, interpellé à l'aéroport de Pékin le 3 avril, est sans doute la personne la plus connue parmi les victimes de la répression actuelle. Le 29 mars, il avait accordé un entretien à un journal allemand.

    Quelle est donc cette maquette sur votre table ?
    Je suis en train de préparer une exposition qui aura lieu au musée des Beaux-Arts de Taïwan. Elle commencera le 29 octobre prochain.

    C'est sûrement la première fois que vous exposez à Taïwan, non ?
    C'est encore mieux que ça. Si Taïwan est vraiment une partie de la Chine, comme l'affirment les autorités chinoises, ce sera ma première exposition en Chine tout court (rire). Jusqu'à présent, je n'avais pas eu le droit d'exposer ici.

    Vous aviez essayé récemment. Vous deviez exposer pour la première fois en mars, au Centre d'art contemporain Ullens, à Pékin.
    Oui, mais ils ont empêché l'exposition. J'avais travaillé dessus pendant un an et demi, et l'exposition a tout simplement été interdite. Ils ont aussi complètement saccagé mon nouvel atelier de Shanghai [il a été démoli en janvier 2011].

    La situation devient-elle de plus en plus difficile en Chine pour les artistes qui critiquent le régime ?
    Depuis quelque temps, ils n'arrêtent pas de mettre des gens en prison, uniquement parce qu'ils ont écrit quelque chose sur Twitter ou sur un blog. On leur coupe le téléphone, on les suit, on fouille leur logement. La police débarque au milieu de la nuit, met ta maison sens dessus dessous. Et, après, ils fabriquent des preuves contre toi pour leurs tribunaux. Ils condamnent des innocents à dix ans de prison. Le dernier, c'était Liu Xianbin [défenseur des droits de l’homme condamné le 25 mars à dix ans de prison pour "incitation à la subversion"].

    Vous avez souvent élevé la voix en faveur des militants de la société civile, par exemple ceux qui voulaient mener une enquête pour savoir pourquoi tant d'écoles s'étaient effondrées lors du tremblement de terre du Sichuan.

    Tan Zuoren, par exemple [auteur d’une enquête sur les raisons de ces effondrements d’écoles, condamné à cinq ans de prison en février 2010]. Oui, je parle de ce genre de personnes. Ce sont des gens comme ça qu'on jette en prison pour des années. D’autres disparaissent tout simplement. Leur famille n'a plus de nouvelles. Personne ne peut prendre contact avec eux [plusieurs dizaines de personnes, dont des avocats, ont disparu depuis deux mois]. Leurs avocats n'ont pas le droit de leur rendre visite. Qu'est-ce que c'est que cette société ?

    Dans le même temps, une grande exposition allemande a lieu dans l’un des plus grands musées du monde, place Tian’anmen. Elle s'intitule "L'art des Lumières". Qu'en pensez-vous ?
    C’est l’ironie suprême que de faire une exposition sur les Lumières place Tian’anmen, car nous, les Chinois, nous vivons actuellement une époque de ténèbres. Il y a un boom économique et les conditions de vie des gens s'améliorent petit à petit. Mais, dans le même temps, la Chine est arrivée à son plus bas niveau en ce qui concerne la liberté de parole, la liberté d'expression artistique ou la liberté de l'éducation. C'est un nouveau nadir pour notre société civile.

    Vous avez une fois été si sévèrement battu par la police que vous avez dû vous faire opérer à Munich d'une hémorragie cérébrale en septembre 2009. Devant l'ampleur de la répression en Chine, avez-vous déjà songé à émigrer ?
    Non, jamais. Mais je fais souvent des cauchemars. La dernière fois, c'était il y a deux jours. J'étais dans une sorte de réunion de société secrète et je voyais des choses horribles. Des gens pleuraient. Je notais tout. Mais, après, je n'avais pas le droit de sortir tout ce que j'avais écrit. J'étais suivi. J'ai eu l'impression que ce rêve durait toute la nuit. Et le plus choquant, c'est qu'il y avait plein de touristes partout. Ils voyaient tout, mais s'en moquaient. Ils faisaient comme si c'était normal.

    Lire la suite: http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/06/nous-vivons-a-l-age-de-la-folie

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