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justice en chine

  • Arrestation de quatre avocats en Chine

    Les quatre avocats Luo Sifang, Liang Wucheng, Yang Zhonghan et Yan Zaixin de la ville de Nanning dans la province du Guanxin composaient l'équipe de défense dans l'affaire de Huang Huanhai, battu à mort dans la ville de Beihai de la même province l'an dernier. Quatre hommes sont accusés d'homicide dans l’affaire.

    Au cours des auditions, les quatre avocats de la défense ont présenté à la Cour les preuves que les policiers ont torturé les accusés pour leur extorquer des aveux.
    Ce sont du coup les quatre avocats qui se retrouvent arrêtés pour «incitation au faux témoignage» selon l'Article 306 du Code Pénal chinois: une loi souvent détournée par les responsables lorsque ces derniers veulent réduire au silence les avocats de la défense.

    Trois témoins de la scène du crime, dont les dépositions contredisent les déclarations de l'accusation, ont eux aussi été arrêtés par le Bureau Municipal de la Sécurité public de Beihai pour faux témoignage.

    Le 14 juin, la police a arrêté et emmené deux avocats Yang Zaixin et Yang Zhonghan. Les deux derniers ont été arrêtés plus tard. Si les familles des avocats Yang Zaixin et Yang Zhonghan ont reçu les avis de détention criminelle des leurs, les familles de leur deux confères n'ont toujours rien reçu, annonce le blog de l'avocat Yang Jinzhu de la province du Hunan qui suit l'affaire.

    Yang Jinzhu écrivait sur un blog que plusieurs mois avant son arrestation, Yang Zaixin lui avait envoyé des documents par courrier express, lui demandant d'assurer sa défense, et clamait déjà n'avoir incité personne à faire un faux témoignage. Après ce qu’il dit avoir été des recherches minutieuses, Yang Jinzhu affirme que les faits reprochés à Yang Zaixin ne sont en aucune façon «une incitation à faux témoignage».

    Yang Xuelin du cabinet d'avocats Sinotrust de Pékin va dans le même sens. Il déclare au Business Herald que «si l'on examine les documents publiés par Yang Jinzhu, on voit que le motif de l'arrestation des quatre avocats n'était pas lié aux preuves recueillies pour l'enquête, mais plutôt au fait que les quatre avocats avaient découvert et avaient montré que les aveux obtenus par la police l'avaient été sous la torture».

    Les avocats pénalistes dans le viseur

    L'accusation portée contre les quatre avocats est dans la droite ligne d’une autre affaire qui a ému toute la communauté des avocats chinois: celle de l'avocat pénaliste Li Zhuang, qui a passé 18 mois en prison pour les mêmes raisons et a été libéré le 13 juin dernier.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Arrestation-de-quatre-avocats-en-Chine.html

  • Les handicapés mentaux, travailleurs esclaves en Chine

    handicape mentaux 1flo.jpgUne enquête réalisée par un journaliste de Hong Kong révèle que des fonctionnaires du parti communiste de la province du Sichuan en Chine sont derrière une structure servant à kidnapper des handicapés mentaux et des sans-abris, pour en faire des travailleurs esclaves. Selon l'enquête, les détenus embauchés au départ comme ouvriers viennent d'aussi loin que  de la province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine. Pour en faire de « bons travailleurs », ils sont battus et reçoivent des décharges électriques dans des conditions de vie inhumaines.

    Exploités et maltraités

    Les premiers éléments de l'histoire ont été publiés par le Xinjiang  Metroplolis News. D'après le reportage, plus de dix handicapés mentaux venus du «Groupe Autonome des Handicapés» du comté de Qu (province du Sichuan) travaillaient dans l'usine chimique Jiaersi de Toksun dans la province du Xinjiang. Depuis plus d'un an, ils n’ étaient pas rémunérés et vivaient dans des conditions décrites comme «pires que celles des porcs et des chiens». Tous ceux qui tentaient une évasion étaient sévèrement battus, poursuit l'enquête.

    Cette histoire a rapidement été relayée par d’autres médias en Chine. Au cours des semaines suivantes, plusieurs journaux ont apporté à l'affaire des éléments nouveaux et des détails parfois saisissants. Par exemple le Quotidien du Yunnan explique que les nouveaux venus sont battus dès leur arrivée au Centre Autonome afin de les rendre dociles, ceci avant d'être formés. Ainsi Zeng Lingquan – le responsable du centre, depuis arrêté – fouettait les fesses nues des handicapés avec des fils électriques. Lorsque ce traitement n'était pas satisfaisant, il se servait d’une matraque électrique, «ce qui rendait les travailleurs particulièrement obéissants».

    Esclavage

    L’enquête publiée sur le blog de Yuan Ling, journaliste à l'hebdomadaire Phoenix a révélé le contrat qui liait l'usine chimique Jiaersi au Centre Autonome afin d'obtenir des travailleurs handicapés. Le contrat stipulait que l'usine devait nourrir les travailleurs, mais que les salaires de ces derniers étaient directement versés à Zeng Lingquand. En outre, l'enquête met en lumière ce qui n'est ni plus ni moins qu’un réseau de trafic d'esclaves, impliquant deux instituts d'aides aux sans-abris et aux handicapés mentaux dans le comté de Qu. Yuan Ling affirme que dans le comté de Qu, un des camps d'esclavage, appelé «centre de secours et d'assistance de la station de Taipingzai», était soutenu par le gouvernement local.

    Le centre de secours de Taipingzhai échangeait des esclaves avec le centre autonome de Zeng Lingquan. Les esclaves étaient envoyés pour travailler jusque dans la province du Xinjiang afin d'être au plus près des usines locales de fabrique de briques, des sites de construction et des champs agricoles dans le comté de Qu. En retour, les salaires revenaient au centre de secours de Taipingzhai – et à ses bienveillants protecteurs dans l’administration locale. La station Taipingzhai était autrefois un site de mise en quarantaine de patients lépreux. En 2000, le site a été loué par la station de logement et de rapatriement du comté de Qu pour en faire un site de rééducation. Dans les faits, c'était un camp de travail. Lorsqu'en 2003, le programme de rapatriement a été officiellement arrêté en Chine, la station Taipinggzhai a été fermée.

    Vingt jours après, elle rouvrait sous le nom de centre de secours et d'assistance, avec pour objectif officiel d'offrir un toit et une assistance aux mendiants, aux sans-abris et aux handicapés mentaux – mais, indique Yuan Ling, c'est en fait devenu un lieu où ces personnes ont été contraintes aux travaux forcés sous la menace de chiens, de coup de bâtons et de fouet.

    Liu Dingming, directeur du Centre de secours et d'assistance du comté de Qu a expliqué à Yuan Ling que c'est entre 2005 et 2006 que l'esclavage a atteint son pic. À cette époque, environ 70 esclaves y besognaient quotidiennement. Le Centre de secours de Taipingzahi a réalisé d'énormes gains grâce au travail des ouvriers. Par exemple, quand une entreprise était facturée 30 à 50 yuans par travailleur et par jour, cette somme revenait au Centre de secours et d'assistance et non aux ouvriers eux-mêmes, peut-on lire sur le blog de Yuan.

    Liu parle d'un contrat avec une usine de fabrication de briques d'un village voisin où des dizaines d’handicapés ont travaillé deux années durant. Les travailleurs esclaves du Centre de secours de Taipingzhai n'avaient pas de nom, juste des numéros ou des surnoms. Ils vivaient dans une cave humide sur un sol en ciment légèrement recouvert de paille. En guise d'alimentation, ils avaient la plupart du temps une bouillie de patates accompagnée d'un peu de riz, la viande n'étant servie que quelque fois dans l'année. Constamment affamés, il leur arrivait de voler du tofu ou de la viande crue lorsqu'ils travaillaient au village.

    Le Centre de secours de Taipingzhai est entouré de falaises abruptes sur trois côtés, rendant toute évasion périlleuse. Certains ont essayé – et échoué. Abandonnés à l'extérieur dans le froid, certains seraient morts de faim. D'autres se seraient suicidés en se jetant dans le vide et d'autres encore auraient succombé de maladies non soignées. Des villageois témoins d'une tentative d'évasion d'un esclave ont raconté à Yuan ce qu'ils ont vu. Le jeune garçon a été pendu et sévèrement battu, puis il a été jeté de la falaise. Lorsqu'un paysan a rapporté les faits à la police, le personnel du Centre s'est dépêché de récupérer le corps et de l'enterrer.

    D'après un villageois, en été, les sans-abris et handicapés mentaux commençaient leur journée de travail très tôt le matin et finissaient à 22 heures. Même au plus chaud de la journée, ils travaillaient sans aucune protection contre le soleil. Yuan déclare que ces faits ont été rapportés par des paysans au comté et aux fonctionnaires, mais personne n'a voulu poursuivre les responsables.

    Enquête

    Lorsque cette histoire a éclaté dans les medias, un hebdomadaire du sud a déclaré...

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-handicapes-mentaux-travailleurs-esclaves.html

  • Après dix ans d'emprisonnements répétés et de torture invalidante, M. Bai Sanyuan est emprisonné à nouveau

    Le pratiquant de Falun Gong, M. Bai Sanyuan a été condamné à six ans de prison et emmené au sixième quartier de la prison de Lanzhou le 12 juillet 2010. Il a entamé une grève de la faim depuis la fin du mois de mai. Son visage est pâle et il est d'une maigreur squelettique, méconnaissable comparé à seulement quelques mois en arrière. M. Bai souffre également d'une atrophie musculaire dans les jambes et d'une hernie discale lombaire depuis son dernier emprisonnement.

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    M. Bai Sanyuan

    Lorsque Bai Sanyuan est arrivé à la prison, un gardien, portant le numéro d'identification 0333814, l'a roué de sept ou huit coups de pied dans le bas du dos et l'a giflé une dizaine de fois pendant son bilan de santé.

    Il a ensuite été gavé de force, une fois par semaine, avec 500 ml d'un mélange de bouillie de maïs et de lait en poudre. Plus récemment, il a été gavé de force et a reçu des liquides par voie intraveineuse tous les jours. Le 28 juillet, il s'est évanoui en raison de son état d'extrême faiblesse, il a été rapporté qu'il a eu des convulsions au niveau des jambes lors de son évanouissement.

    Le 2 août, le directeur politique du quartier pénitentiaire Xu a parlé à la famille de M. Bai avant une visite familiale. Il leur a demandé de persuader M. Bai de cesser sa grève de la faim, d'écrire des déclarations de garantie en échange d'une peine de prison réduite et de payer les « frais » de 300 yuans.

    Le 3 août, la famille de M. Bai a rapporté le passage à tabac à l'Administration pénitentiaire du Gansu. Liu, un chef de service, a écouté leurs plaintes. Après avoir appelé la prison, il a nié les coups et a déclaré que la prison n'avait aucune responsabilité dans cette affaire.

    Dix ans d'emprisonnement, de torture et d'abus pour la pratique du Falun Gong

    En 2000, M. Bai a été emprisonné pendant trois ans parce qu'il a fait appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. En prison, il a été torturé au point où il a été dans un état critique, à plusieurs reprises. On dit qu'il était au seuil de la mort, deux fois. Lorsque M. Bai a été libéré, il avait des blessures sur tout le corps. Après sa libération, il a été arrêté et détenu, à maintes reprises, et contraint de fuir la maison pour éviter davantage de persécution.

    Emprisonné pour avoir fait appel à Pékin

    M. Bai a commencé la pratique du Falun Dafa en 1997. Quelques jours seulement après le 20 juillet 1999, lorsque la persécution a commencé, Wang le sécrétaire du Parti communiste chinois (PCC) du canton de Pingbao, le directeur du commissariat de police Zhong Zhenyu, l'agent Wang Xincheng, l'agent Du Xinwu, le directeur du comité villageois Bai Mingjun et d'autres sont venus à son domicile à plusieurs reprises essayant de le contraindre à renoncer à la pratique. Comme la persécution s'intensifiait, le directeur du comité villageois Bai Mingjiun a confisqué les livres de Falun Dafa de M. Bai, des banderoles et d'autres affaires de Falun Dafa de son domicile.

    Les employés de gouvernement du canton, Liu Tao et Wu, ont visité la maison de Bai Sanyuan pour une toute autre question, en août 2000. Ils ont vu l'image du Maître du Falun Dafa, Li Hongzhi, suspendue au mur et l'ont signalé à la police. En une heure, les policiers Wang Xincheng et Du Xinwu sont venus pour enlever la photo.

    Le 26 octobre en 2000, M. Bai est allé à Pékin faire appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. La police l'a arrêté et détenu, d'abord au poste de police de la place Tiananmen, puis au Centre de détention de Haidian au village de Qinghe. Pour le forcer à donner son nom et son adresse, les gardiens ont ordonné aux détenus de le priver de sommeil. Les détenus se sont relayés pour le surveiller. Ils lui ont piqué les yeux, la tête et le visage quand il fermait les yeux. Ils l'ont nargué par divers autres moyens, jusqu'à ce qu'il leur donne son nom et son adresse. Il a été remis aux agents Ma et Zhong Zhenyu du Bureau politique et de sécurité du Département de police du canton de Jingyuan après qu'il eut été détenu à Pékin pendant dix-huit jours. Ils l'ont emmené directement au centre de désintoxication du Centre de détention du département de la police du canton de Jungyuan où il a été illégalement détenu pendant un mois. Pendant sa détention, les gardiens lui ont ordonné de balayer la cour du service de police, d'attiser les chaudières à charbon et de nettoyer la suie et la cendre. On lui a extorqué 150 yuans quand il a été libéré.

    Le 7 janvier 2001, un peu moins d'un mois après sa libération, lorsque les agents du Bureau 610 de la ville de Lanzhou ont arrêté M. Bai alors que lui et sa femme attendaient un bus à un arrêt de bus dans la ville de Lanzhou. Il a résisté et a été battu. Sa tête et son visage ont été meurtris, son pouce droit cassé et il saignait du nez. Il a perdu conscience après un coup sur la tête et a été emmené au centre de détention n°1 de la ville de Lanzhou à Xiguoyuan.

    M. Bai a entamé une grève de la faim pour protester contre son arrestation. Le troisième jour, Su Shengfu, le chef des gardiens, a ordonné qu'il soit menotté, enchaîné et ensuite que les menottes et les chaînes soient attachées ensemble. Le fil entre les menottes et les fers étaient si courts qu'il ne pouvait ni se tenir debout ni s'asseoir, ni se tourner pendant le sommeil. Il ne pouvait aller à la salle de bain sans aide. Ses mains et ses poignets étaient enflés à cause des menottes.

    La torture s'est intensifiée parce que M. Bai refusait de renoncer à sa foi dans le Falun Gong. Les gardiens l'ont privé de sommeil. Ils l'ont mis dans un sac, lui ont attaché les pieds ensemble et ont attaché le sommet du sac autour du cou, avec seule sa tête à l'extérieur du sac. Ils l'ont ensuite mis dans un coin près de la porte de la salle de bain pendant toute la nuit. Il devait demander de l'aide, chaque fois qu'il avait besoin d'aller aux toilettes et a été chaque fois insulté et humilié. Cela a duré plusieurs jours jusqu'à ce qu'il renonce à sa grève de la faim.

    Les travaux forcés au centre de détention

    À la mi-avril 2001, le centre de détention a forcé les prisonniers à éplucher les graines de melon. Après cinq jours de ce travail, les doigts de M. Bai étaient gonflés avec des cloques, qui se sont ensuite ulcérées. Il a dû endurer une douleur immense quand il pelait les graines avec les doigts blessés. Après cela,le pus suintait sous ses ongles. La peau sous les ongles est devenue noire. Ses bouts de doigts diminuaient. Il a fallu beaucoup de temps pour que ses doigts reviennent à la normale après la fin du travail forcé.

    Les gardiens pratiquaient le favoritisme et réduisaient systématiquement le quota de travail quotidien pour les détenus favorisés, tout en augmentant le quota pour les autres. Les détenus n'étaient autorisés ni à dormir, ni à avoir un repas décent, ni à utiliser la salle de bains librement jusqu'à ce que leur quota soit atteint. Certains détenus ont été torturés par un tyran dans leur cellule pendant la nuit parce qu'ils n'avaient pas terminé leurs quotas. Certains d'entre eux sont morts subitement après avoir subi une douleur à long terme. La plupart des décès qui ont eu lieu dans la prison sont pour cette raison.

    L'hygiène n'était même pas prise en compte. Les graines ont été entassées sur le plancher de béton dans la cour, puis arrosées et brassées par des détenus avec leurs mains. La terre à partir des graines et du sol a été mélangée dans l'eau. Les graines étaient trempées dans l'eau afin de les rendre plus faciles à peler. La terre collait à la graine. L'enveloppe des graines était ouverte avec les dents. Les lèvres des détenus ont été blessées et certains détenus ont eu la diarrhée à long terme. M. Wang Guifu, un pratiquant de Lanzhou, est décédé après avoir été malade à cause de ce travail.

    M. Bai et un autre pratiquant ont été épargnés du travail d'épluchage en juin après leurs protestations.

    Gavages brutaux

    Les gardiens ont utilisé des meurtriers et d'autres détenus de haute sécurité pour torturer les pratiquants de Falun Gong faisant une grève de la faim. Les détenus, comme Ren Zhengqiang (qui a tué trois personnes dont un enfant de cinq ans dans un vol de maison) trouvaient du plaisir à torturer les pratiquants. Les gardiens ont ordonné aux détenus de gaver les pratiquants de force avec des solutions d'eau salée très concentrée. Une fois, ils ont mis une livre de sel dans un petit récipient de liquide. M. Bai l'a vu et a emmené le récipient au bureau du commandant. Le gardien Yang Linquan l'a traîné dehors, ne l'a pas laissé parler et l'a fait gaver de force. Sans aucun autre échappatoire, M. Bai désespéré s'est cogné la tête contre le mur et a perdu connaissance. Quand il s'est réveillé, le détenu Yue Gao a crié : « Tu as rapporté cela au commandant, mais nous mettons encore du sel dedans, n'est-ce pas ? »

    Yang Linquan a dupé les pratiquants en grève de la faim pour ouvrir leur bouche. Il leur insérait une sonde d'alimentation, puis la laissait-là. Plus tard, il tournait et tirait les tubes ça et là pour torturer ses victimes. Parfois, il le faisait non seulement par la bouche, mais aussi par les deux narines.

    Les gardiens ont ordonné au détenu Guan Xiaoman d'utiliser cette technique de torture sur les pratiquants en grève de la faim. Le nez des pratiquants a commencé à saigner et devenait gonflé à cause des tubes d'alimentation. La douleur s'intensifiait lors de leur prochain gavage. Guan sortait et rentrait le tube des narines de M. Bai, l'une après l'autre, jusqu'à ce que ses bras soient fatigués. Le visage de M. Bai était couvert de larmes, de sang et de mucus. Sept à dix détenus devaient tenir chaque pratiquant durant ces cycles de torture. C'était une scène horrible.

    M. Bai a subi un tel gavage forcé deux fois par jour pendant cinq jours après avoir entamé une grève de la faim le 17 juillet. Su Shenfu lui a ordonné d'éplucher des graines de melon le 22 juillet. Il a refusé. Alors, Su, le fit asseoir sur le plancher de béton chaud sous le soleil toute une journée. Les gardiens ont versé de l'eau dans sa cellule pendant plusieurs jours, ils l'ont fait asseoir et dormir sans matelas. Yu Gao a menacé M. Bai et a ordonné aux autres de le tenir au sol, tandis qu'il lui arrachait ses copies manuscrites des conférences de Falun Dafa pour les faire brûler, plus tard.

    Procès secret, pas de visites familiales

    Bai Sanyuan, le pratiquant M. He Jianzhong, et une demi-dizaine d'autres ont été poursuivis dans la ville de Lanzhou, au tribunal du district de Chengguan au début de l'automne 2001. Ni leurs familles, ni le public n'ont été informés du procès. Les deux pratiquants ont présenté les arguments que, premièrement le Falun Dafa est bon, deuxièmement les pratiquants sont de bonnes personnes et troisièmement, Maître Li est innocent de tout crime. Le tribunal a condamné M. Bai à trois ans de prison et l'a détenu au centre de détention pour une durée indéterminée.

    M. Bai demandé le droit de recevoir les visites de sa famille à plusieurs reprises, mais ses demandes ont été refusées. Il a dit aux gardiens qu'en prenant cette mauvaise décision, ils persécutaient non seulement les pratiquants, mais aussi leurs propres familles et les enfants. Il a fait valoir que ce traitement est contre la loi internationale des droits de l'homme, ainsi que la Constitution chinoise et d'autres lois.

    Ses visites familiales ont finalement été accordées en 2002 après sa protestation persistante. Sa femme a été soumise à deux ans de travaux forcés en mai 2001. Lorsque ses deux enfants ont parcouru des centaines de miles pour se rendre au centre de détention, ils ont été privés de visite, en citant la raison que « le directeur était absent ».

    La persécution en a fait un " squelette " vivant

    Après de nombreuses protestations inutiles contre sa durée illimitée en détention, M. Bai a de nouveau entamé une grève de la faim le 17 août 2002. Quelques jours plus tard, la Cour a rendu un verdict le condamnant à trois ans de prison. Il a déchiqueté la condamnation en face du bureau du commandant et a continué sa grève de la faim.

    Bai Sanyuan était devenu extrêmement faible après deux ans de torture. Son rythme cardiaque était trop élevé. Il avait une anémie sévère et des douleurs dans les mains et les pieds. Il avait le visage et la langue engourdies. Les gardiens l'ont de nouveau soumis à des gavages brutaux. Pour masquer leurs crimes, ils ordonnaient à tous les détenus de rester dans leur cellule chaque fois que les pratiquants étaient nourris de force. À la première occasion, M. Bai a craché à plusieurs reprises après avoir été gavé avec de l'eau salée. Il n'avait vraiment pas l'air bien encore des jours plus tard et a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés, où il a eu des intraveineuses pendant plusieurs jours. Ses pieds, jambes, mains et bras sont devenus rigides et enflés, après dix jours. Il éprouvait des douleurs intenses dans les jambes. Il a ensuite souffert d'une éruption de pus, périodiquement, d'une durée de vingt jours à chaque fois, sur ses pieds, jambes, mains, dos des mains, chaque articulation, la peau entre le pouce et l'index, les bras, les fesses, la taille, les organes génitaux et l'anus. Après deux jours de douleurs vives comme des contractions dans son anus, il a souffert d'incontinence fécale. Comme sa situation se détériorait, les bras et les doigts de M. Bai se sont raidis. Il ne pouvait ni sentir ses jambes, ni ses doigts ni ses bras. Il était dans un état critique et maigre comme un squelette. Ses colocataires à l'hôpital l'appelait un « squelette vivant ».

    Après avoir obtenu une note du médecin sur l'état critique de M. Bai, l'administrateur du centre de détention a ordonné à sa sœur de payer 2'000 yuans pour sa libération si elle pouvait obtenir l'approbation de son bureau de gouvernement local et le service de police. Mais aucun des bureaux, ni du gouvernement ni de la police, n'a été d'accord pour l'approbation.

    Le 24 octobre, les gardiens ont emmené Bai Sanyuan de nouveau au cabinet médical du centre de détention. Après cela, peu de gens ont été au courant de la situation de M. Bai et on ne savait pas s'il était encore en vie. La rumeur de sa mort se répandit parmi les gens de l'extérieur du centre de détention.

    M. Bai avait perdu toute sa capacité à s'occuper de lui-même. Il n'était plus capable de se lever du lit. Il faisait froid et il n'avait qu'une mince couverture. Il n'arrivait plus à se rendormir, une fois réveillé, dans le froid glacial, vers minuit.

    Sa famille lui a rendu visite avant la nouvelle année 2003. Plus tard, lorsqu'ils ont essayé de le visiter encore une fois, les gardiens leur ont dit : « Bai Sanyuan a été transféré. Il n'est plus ici. »

    Il est resté dans un état critique jusqu'en octobre 2003.

    Dans un état critique pour la deuxième fois

    Le 16 octobre, M. Bai et les compagnons de pratique M. Zhang Xiaodong, M. Yang Xuegui et M. Wang Yunbo se sont dirigés vers la porte du centre de détention pour protester contre leur détention illégale. Les gardiens les ont menottés et enchaînés. Ils ont entamé une grève de la faim pour protester. Le sixième jour, ils ont été gavés de force. L'ordre est venu du chef Liu Wei, du chef Liu Runqing et du directeur général Zhao Guanhu. Xu Yueting et Zhao Ping de mélanger le liquide, un mélange d'eau salée très concentrée et de phénobarbital. Guan Xiaoman a mené les gavages. En même temps, des gardiens ont ordonné aux détenus de battre les pratiquants.

    M. Bai a de nouveau été laissé dans un état critique. Il a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés. Il a été confirmé, plus tard, que seulement quelques heures auparavant, son admission à l'hôpital, M. Zhang Xiaodong a été battu à mort (voir http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2005/9/16/64957.html ). Les gardiens ont donc emmené le corps à l'hôpital où un médecin a délivré un certificat de décès indiquant que M. Zhang était décédé de maladie. Ils ont, de routine, forcé des détenus dans le bureau médical à faire de faux témoignages. Tant le centre de détention que l'hôpital ont tenté de dissimuler leurs crimes. Les rumeurs sur la mort de M. Bai se sont propagées pour une deuxième fois.

    À l'hôpital, un gardien surnommé Bai et les détenus ont emporté les manuscrits des conférences de Falun Dafa que M. Bai portait avec lui. Il avait des difficultés à marcher et était incapable d'utiliser la salle de bain. Quelques gardiens lui ont intentionnellement rendu les choses difficiles.

    Son fils a entendu parler de la situation et lui a rendu visite deux mois après qu'il ait été admis à l'hôpital. L'administration de l'hôpital a rejeté la visite, disant qu'elle n'était pas autorisée.

    Bai Sanyuan criait de forts éloges pour Falun Dafa une semaine avant la fin de sa peine. Le gardien Ma l'a traîné par les vêtements, l'a jeté hors du lit et l'a saisi par la gorge avec les deux mains. En conséquence, il a eu des éraflures sur les deux genoux. Il a été libéré deux jours après que sa peine soit terminée.

    Après trois ans d'emprisonnement, M. Bai est devenue handicapé et a perdu la capacité de travailler. Quand il est sorti, tout son corps était rigide. Il était engourdi et avait des douleurs partout, surtout dans les pieds, les jambes, les mains et les bras. Il avait une douleur extrême et persistante dans ses doigts et avant-bras. Parfois, la douleur dans les jambes et les pieds étaient si fortes qu'il ne pouvait pas dormir. Parfois, il avait de la difficulté à tourner son corps en raison de la douleur dans tout le corps. Les médecins ont diagnostiqué à M. Bai une cholécystite, des calculs biliaires, une grave anémie et de l'atrophie musculaire.

    Arrêté à plusieurs reprises après sa libération

    Après sa libération, Bai Sanyuan et sa famille ont été harcelés à plusieurs reprises par des agents du poste de police local et le gouvernement du canton. En 2004 seulement, ils ont été harcelés à sept reprises. Dans certains cas, les policiers Wang Dingan et Wang Xinchen du poste de police ont fouillé leur maison.

    Wang Xinchen, Pu Junwen, secrétaire du PCC du village de Pingbao, Yan Yuqing, policier du département de police de la ville de Baiyin et d'autres policiers ont arrêté M. Bai au Festival d'Automne en août dans son verger où il aidait sa femme à la récolte des pommes. Ils l'ont poussé au sol, menotté les poignets derrière le dos et emmené au commissariat de police du village de Pingbao. Un policier lui a intentionnellement appuyé de tout son poids sur les menottes. Les menottes lui ont profondément entaillé les poignets, les faisant enfler. Il a été libéré après avoir été harcelé pendant plusieurs heures. À son retour à la maison, il a constaté que sa maison avait été saccagée.

    Dans la soirée du 25 septembre 2005, tandis que M. Bai se préparait à dîner, Wang, vice-directeur du PCC du village, a amené plusieurs personnes chez lui sans avertir. Ils ont vu qu'il avait une copie de l'Hebdomadaire Minghui, puis ont appelé Zhang Guowang, un agent du Bureau judiciaire. Plusieurs policiers sont arrivés et ont décidé d'arrêter M. Bai, mais ils ont échoué en raison de la résistance de M. Bai et de ses voisins.

    En avril 2006, Yang Fangfang a accompagné plusieurs personnes inconnues à la maison de M. Bai. Personne n'a répondu à la porte. Yang a alors redirigé ces gens chez le frère de M. Bai. Après cela, son frère a été fréquemment harcelé.

    Une nuit, aux environs du Nouvel An chinois en 2007, les membres du PCC et des policiers du poste de police a contrôlé la maison de Bai Sanyuan deux fois en deux heures.

    Autour de 17h, le 22 avril 2008, Zhang Mingrui, directeur adjoint du Département de police du canton de Jingyuan, Pan Qianrui, directeur de la Division de sécurité intérieure, ainsi qu'une demi-dizaine d'autres personnes ont fait irruption dans la maison de M. Bai. M. Bai n'était pas chez lui. Ils ont jeté sa femme au sol, ils l'ont menottée, ils ont illégalement perquisitionné leur domicile pendant quatre heures et ont emporté un ordinateur portable, un récepteur TV et des livres de Falun Dafa. Les agents ont saccagé leur maison le lendemain matin avant l'aube. Le matin du troisième jour, les policiers ont entouré leur verger à Nanping et foulé aux pieds la culture de lin dans le champ de leur voisin. M. Bai a quitté la maison pour échapper à d'autre harcèlement.

    Les policiers ont fouillé Nanping pendant toute une nuit en juin. Les villageois savaient qu'ils étaient à sa recherche.

    Zhang Mingrui, Pan Jianrui et six autres sont allés aux domiciles du frère de M. Bai et de sa sœur dans la région autonome du Ningxia en juillet, ils leur ont ordonné de leur remettre M. Bai. Le même mois, ils sont allés dans les bureaux de son frère et du frère de sa femme dans la ville de Lanzhou, et ont exigé qu'ils leur remettent M. Bai.

    Pan Jianrui s'est rendu au bureau du frère de sa femme, une seconde fois en novembre 2009 et a menacé de lui retirer son uniforme de police de la circulation, s'il ne leur remettait pas M. Bai.

    De nouveau arrêté

    M. Bai est revenu à la maison pour aider sa femme à la ferme à la fin d'avril 2010. Zhang Mingrui, Pan Qianrui et six policiers en civil ont encerclé son domicile vers 19h, le 16 mai. Trois policiers ont escaladé le mur jusque sur le toit, ils ont sauté et ouvert la porte. M. Bai s'est caché dans la grange. Ils ont appelé des agents du Département de police de Baiyin, du poste de police du canton de Pingbao, des membres du PCC du village et un médecin. Ils ont réuni une trentaine de personnes au total. Peu après 22h, ils ont tiré des grenades lacrymogènes dans la grange. M. Bai a perdu conscience et a été emmené au Centre de détention du canton de Jingyuan.

     

    L'épouse de M. Bai est allée à la porte de la tour pour échapper à la police. Les policiers ont grimpé sur la tour, l'ont traînée en bas et attachée avec des lignes téléphoniques. Sa dent de devant est tombée au cours de la lutte.

    Deux policiers du département de police du canton de Jingyuang se sont de nouveau rendus chez M. Bai le 20 mai et ont ordonné à sa femme de signer leurs documents. Elle a refusé.

    M. Bai a été attaché sur un« banc du tigre » deux fois dans le centre de détention, la première fois pour deux jours de suite, et la deuxième fois pendant huit jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le chef en charge de la torture de Bai Sanyuan était Zhang Hongzhong. M. Bai a fait une grève de la faim pour protester contre la persécution. Il a été emmené à l'hôpital cantonal de Jingyuan pour des intraveineuses le dix-neuvième jour, car sa bouche était devenue pourpre, ses joues effondrées, et il avait des convulsions aux jambes. Zhang Mingrui a emmené les amis de M. Bai et le frère de sa femme à l'hôpital et les a gardé là pendant une journée entière, et leur a ordonné de le forcer à mettre un terme à sa grève de la faim.
    Condamné à six ans de prison

    Pour collecter des « preuves » contre M. Bai, le 26 mai, Pan Qianrui et Zhong Lianrong ont interrogé les pratiquants M. Bai Yujun et M. Chen Fanghai qui ont été emprisonnés à la prison de Lanzhou.

    La Cour de Jinghuan a tenu un procès le 18 juin. M. Bai a rejeté l'avocat assigné par le tribunal, en lui disant qu'il n'avait pas besoin de sa défense.

    Le bureau du procuteur du canton de Jingyuan a inculpé M. Bai le 22 juin et fixé un délai d'appel de dix jours. Le tribunal a jugé l'affaire le 23 juin sans la présence de M. Bai. Les personnes suivantes ont été au procès : Ye Shengwang, juge en chef; Su Benlu, juge suppléant ; Li Chunping, juge suppléant ; Du Zhize, secrétaire; Zhao Caixia, procureur nommé par le tribunal de la Firme légale de Zhengping ; Liang Xizhong, témoin et président du Congrès du peuple du village de Pingbai et Wei Liguo, témoin..

    Le 28 juin, le directeur de l'hôpital a clairement informé le tribunal et services connexes que M. Bai était dans un état critique. C'était le 35e jour de sa grève de la faim. Le côté gauche de son corps était engourdi, sa jambe gauche avait une atrophie musculaire et sa jambe droite était enchaînée au lit.

    Le même jour, le juge en chef de la Cour pénale intermédiaire de la ville de Baiyin et huit personnes sont allés à l'hôpital pour terminer l'affaire. Bai Sanyuan leur a demandé : « Comment pouvez-vous passer un jugement avant que mon appel n'ait été entendu ? » Le juge a répondu : « La Cour de Jingyuan nous a transmis le dossier. Vous avez seulement fait un appel verbal et non un appel par écrit. Ainsi, nous ne suivons pas la procédure judiciaire. »

    Le juge mentait. L'appel par écrit avait été soumis. M. Bai avait écrit l'appel sur son lit de malade.

    À la fin de l'appel il a écrit : « Ce n'est pas un crime d'être une bonne personne. Ce n'est pas un crime de suivre le principe d'Authenticité-Compassion-Tolérance. Ce n'est pas un crime d'avoir une croyance. Falun Dafa guide les gens à élever leur esprit, avoir de la compassion dans leur cœur, retourner à une vie morale. Ce que j'ai fait ne violait pas la Constitution ou la loi. C'est légal. D'autre part, c'est un crime pour toute organisation, organisme ou individu d'interférer ou de me priver de mes droits. »

    La famille de M. Bai a embauché un avocat pour son second procès. Le jour après lui avoir rendu visite à l'hôpital, l'avocat a reçu l'ordre de se présenter au Bureau 610 de la ville de Lanzhou. Après avoir été détenu dans le Bureau, toute la matinée, l'avocat a retiré l'appel pour innocence de M. Bai.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201009/52980.html

     

  • Les tribunaux chinois utilisent toutes sortes de moyens pour empêcher les avocats de défendre les pratiquants de Falun Gong

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    Le personnel travaillant au sein des organes de la sécurité publique, des organisations du ministère public et des tribunaux à divers niveaux en Chine continentale, en particulier les juges, recourent à tous les moyens possibles pour réduire au silence les avocats représentant les pratiquants de Falun Gong. Ils menacent, ajournent, donnent des réponses évasives et utilisent toutes sortes de tactiques pour manipuler les avocats et leur faire abandonner la défense de leurs clients. Toutes les méthodes sont bonnes, attaques, passages à tabac, détention illégale... Une telle conduite est devenue monnaie courante dans le secteur juridique chinois, en particulier dans les cas du Falun Gong. Cet article détaille certaines des tactiques utilisées.


    Menacer, intimider, et tromper les membres de la famille pour qu’ils congédient les avocats de la défense

    Ils peuvent habituellement s’en tirer avec cette tactique s'agissant des personnes plus âgées et impuissantes et des plus jeunes. Par exemple, afin de prononcer une lourde condamnation dans le cas de Ye Qiaoming, du centre des sports à l’Université normale de Fujian, les agents de la division de la sécurité intérieure de Fuzhou et les fonctionnaires du tribunal du district de Cangshan, avaient au début décidé de la juger le 4 mars 2010. Apprenant que son fils avait engagé un avocat, ils ont immédiatement annulé la session du tribunal, interpellé le fils de Ye Qiaoming, qu'ils ont emmené au poste de police pour exercer des pressions sur lui, le forçant à renvoyer l’avocat. Sous les menaces et la pression, le jeune homme a cédé à la demande de la police et signé le document afin de renvoyer l’avocat.

    Un autre exemple: La police de Qitaihe dans la province du Heilongjiang a illégalement arrêté six pratiquants de Falun Gong en septembre 2009, y compris Li Xinchun et Jiang Bo. La mère de ce dernier est allée voir Bi Shuqing, responsable du Bureau 610, espérant une rencontre avec son fils. Bi Shuqing a menacé : " Si vous ne renvoyez pas l’avocat que vous avez engagé, nous arrêterons aussi votre belle-fille." Craignant cette éventualité, la dame a dû écrire une lettre garantissant qu’elle n’engagerait aucun avocat dans le futur.

    Comme en de nombreux endroits, les gens en Chine continentale tendent à croire ce que le personnel chargé de l'application de la loi leur dit. Ceux qui sont prêts à violer la loi sont les premiers à profiter de cette situation. Ils menacent et trompent les gens dans le but d’empêcher qu’un avocat se présente au tribunal.

    Après que la police ait illégalement détenu les pratiquants de Falun Gong Liu Jinglu et son épouse Sun Lixiang, les membres de leur famille ont présenté des requêtes auprès de la procurature (Ndt : correspondant plus ou moins au Parquet ) . L’agent responsable du cas a déclaré : " Ils écoperont certainement de dix ans de prison si vous engagez un avocat de Pékin. Si vous voulez qu’ils soient libérés, alors prenez des avocats locaux," puis : " Tout est envisageable tant que vous renvoyez l’avocat de Pékin." Ceci afin d’inciter les membres de la famille à rompre leur contrat avec l’avocat de Pékin. Si un avocat doit être engagé, ils ne laissent s’impliquer que les avocats locaux, qu’ils ont davantage de chance de manipuler et de contrôler.

    Suite à l’arrestation illégale d'un autre pratiquant, Kuang Xinrong de Chongqing, les fonctionnaires du tribunal ont décidé de le traduire devant les tribunaux l’après-midi du 7 décembre 2009. Dés qu’ils ont découvert que sa famille avait engagé un avocat, les fonctionnaires ont immédiatement annulé le procès. Le responsable du Bureau 610 local, Wan Fenghua est allé trouver l’épouse de Kuang Xinrong et a menacé : " Si vous engagez un avocat, nous vous arrêterons aussi ! "


    Obliger les avocats de la défense à se retirer.

    Fin 2008, le juge Sun Jianbo du district Nanguan, Changchun, province de Jilin, a appelé la famille de Gao Shuyu, les informant qu'une audience à la cour aurait lieu le 6 janvier 2009. Gao Shuyu avait été détenu pendant presque un an. Dés que le juge Sun Jianbo a appris que la famille de Gao avait engagé un avocat pour le défendre, il a créé toutes sortes d’obstacles.

    D’abord, il a rejeté la demande de l’avocat de faire des photocopies des documents relatifs au cas et lui a dit que l’audience avait été repoussée à février 2010. Lorsque la famille de Gao a demandé à l’avocat d’enquêter sur l’affaire, les fonctionnaires du tribunal lui ont menti et dit qu'elle se trouvait entre les mains de la procurature du district de Nanguan. Lorsque l’avocat s’est rendu à la procurature, les fonctionnaires lui ont affirmé qu’ils avaient soumis depuis longtemps les documents du dossier au tribunal du district de Nanguan et qu'on ne les leur avait jamais renvoyés. Lorsqu’il a réitéré sa demande, le juge Sun Jianbo a déclaré : " Rentrez chez vous et attendez. Nous vous avertirons avant l’audience. " Lorsque l’avocat s’est rendu compte qu’il tournait en rond dans cette affaire – ceci ajouté à la pression du Bureau judiciaire pour lui faire rompre son contrat avec son client- il a finalement demandé à le résilier. Le tribunal a alors averti la famille de Gao qu’il y aurait une audience à une certaine date, ce qui ne leur laissait pas le temps de trouver un autre avocat. De cette façon, le juge Sun Jianbo a réussi à éviter tout " problème " que pourrait causer un avocat de la défense traitant le cas de Gao Shuyu.

    Le 7 janvier 2010, le pratiquant Guo Xiaojun, conférencier en science informatique à l’Université Jiaotong de Shanghai, a été illégalement arrêté et interrogé sous la torture. Lorsque le tribunal a appris que la famille avait engagé des avocats pour lui, ils ont exercé une grande pression sur chacun des avocats ; tous les trois ont dû résilier leur contrat.


    Empêcher ouvertement les avocats de s’impliquer.

    Dans les cas où le tribunal échoue à forcer les avocats à résilier leur contrat, ils utilisent toutes sortes de tactiques honteuses pour les empêcher d’assister aux séances et d'apparaître à la cour. En mai 2009, le tribunal du district de Nangang à Harbin, province du Heilongjiang, a reçu une plainte déposée par la procurature locale contre le pratiquant de Falun Gong, Li Zhigang. Le cas a été assigné au juge Song Chengzhang de la cour pénale. Il a délibérément créé divers obstacles pour les deux avocats de la défense, Han Guangzhi et Jiang Tianyong, afin de les empêcher de lire et de photocopier les documents du dossier. Il a nié avoir vu aucun document et affirmé que le cas était très sensible, et qu’il devait demander l’autorisation à ses supérieurs. Il a aussi déclaré ne pas avoir le temps, ou que l’électricité avait été coupée, et autres telles ruses. Lorsque les avocats ont demandé au tribunal de coopérer, Song Chengzhang a ergoté disant : " Je viens juste de lire les documents du cas et découvert, en questionnant Li Zhigang, qu’il avait déclaré ne pas avoir engagé d’avocat, mais maintenant, vous venez pour le défendre. Si le tribunal vous autorise à photocopier les documents du dossier et à le défendre, nous violerions les droits de Li Zhigang ! "

    Les avocats ont dû insister que la mère de Li Zhigang, avec le consentement de ce dernier, avait confié le cas aux avocats. L’équipe de la défense a déclaré au juge avoir pris des notes lors de sa rencontre avec Li Zhigang, qui avait aussi signé ces notes. Ils lui ont dit qu'en tant que conseillers de la défense pour Li Zhigang, ils avaient le droit d’accéder aux documents du dossier et de les photocopier dans le cadre de la procédure pénale légale. En entendant cela le juge a dit : " Êtes-vous avocats ? Pouvez-vous comprendre ce que je dis ? Si vous ne pouvez pas comprendre ce que je dis, comment pouvez-vous agir en tant qu'avocats ? Je ne me soucie pas de ce qui s’est passé lors de votre rencontre, ou que vous ayez été engagés, mais lorsque nous avons interrogé Li Zhigang, il a affirmé n’avoir engagé aucun avocat. Nous suivrons les notes que nous avons prises et non les vôtres. " Lorsque les avocats ont exprimé leur désaccord en présentant des preuves, le juge a déclaré qu’il retournerait voir Li Zhigang et lui demanderait personnellement ce qu’il voulait faire, dans une tentative de congédier les avocats. Dés lors, le juge a répondu invariablement : "Revenez demain" lorsque les avocats ont voulu photocopier les documents du dossier.

    Une juge dans la province du Heilongjiang a même renvoyé de force un avocat. Cette juge se nomme Song Peixia et travaille au tribunal intermédiaire de Jiamusi. En traitant le cas d’un pratiquant, Ma Duo, elle a comploté avec les fonctionnaires du poste de police et créé une situation insurmontable en appelant l’avocat pour le décourager lors de leur première rencontre. Il était aux alentours de 11 heures du matin, le 2 juillet 2007. L’avocat, accompagné par les membres de la famille de Ma Duo, est allé rencontrer la juge à son invitation. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont été immédiatement entourés par un groupe important d’agents du Bureau 610 et du poste de police. Le responsable du bureau 610 de Jiamusi, Liu Yan, a immédiatement pris l’affaire en main. La police s’est jetée sur l’avocat et l'a tiré par les bras jusqu'à une pièce à l'intérieur du tribunal. Il y a eu un vrai chaos dehors lorsque la police a brutalement arrêté les membres de la famille de Ma Duo, y compris sa mère. Dans une atmosphère aussi terrible, les fonctionnaires du tribunal ont condamné Ma Duo à trois ans d’emprisonnement sans avertir son avocat ni sa famille à un moment où l’avocat de la défense était incapable d’exercer ses droits et ceux de sa cliente devant les tribunaux. Encore plus scandaleux : peu de temps après que le tribunal ait condamnée Ma Duo, il a aussi condamné la mère de cette dernière à trois ans d’emprisonnement. Bien que la mère et la fille avaient engagé des avocats, la juge a abusé de son pouvoir et leur a imposé ces condamnations illégales. Ma Duo et sa mère sont maintenant incarcérées dans la prison pour femmes du Heilongjiang.


    Empêcher les avocats de rencontrer leurs clients, les empêcher de remplir les documents nécessaires

    Il s’agit de la tactique la plus courante. La façon dont elle est appliquée varie d’un lieu à l’autre. Dans certains endroits, les persécuteurs fabriquent des histoires pour empêcher toute rencontre directe.

    Par exemple, des agents de la division de la sécurité intérieure de Tangshan, province du Hebei ont arrêté illégalement le pratiquant de Falun Gong, Wang Xiwzen, et refusé à sa famille et à son avocat l’autorisation de le voir. L’excuse avancée : Les pratiquants de Falun Gong ne sont pas autorisés à assister à de telles rencontres parce que leurs cas " impliquent le secret ". Le personnel judiciaire du département de police de Xinchang, province du Sichuan a refusé une requête de l’avocat de la pratiquante de Falun Gong Chen Donglan demandant à la rencontrer avec cette même excuse. L’avocat de Cheng Donglan s’est rendu au poste de police pour indiquer que le secret défini dans le code légal de procédure pénale se référait à des secrets d’état et que le contenu du dossier de Chen Donglan avait été rendu public, et qu’il n’y avait rien de secret à ce sujet. Ensuite, il est allé au bureau de la justice de Liangshanzhou et à la Section de gestion des notaires et des avocats. Il a avancé que sa demande de rencontrer la détenue était en accord avec la procédure légale du code criminel chinois ; qu’il n’avait jamais entendu parler de quoi que ce soit au sujet de la non application de cette loi dans le traitement des dossiers du Falun Gong. Puisque les " départements de mise en application de la loi " l’empêchaient de rencontrer sa cliente, l’avocat a déposé une plainte contre les policiers concernés, mais sans résultat.

    Dans certains endroits, les fonctionnaires ne disent pas ouvertement qu’ils n’autorisent pas les avocats à rencontrer leurs clients de Falun Gong, mais par derrière, ils rendent de telles rencontres impossibles.

    Le juge Gu du tribunal intermédiaire de Jinan, province du Shandong, a souvent utilisé de telles tactiques. Alors que le tribunal était sur le point de débuter la session de seconde instance contre le pratiquant Zhang Xingwu, le juge a ordonné secrètement aux fonctionnaires du centre de détention de ne pas autoriser son avocat à rencontrer Zhang Xingwu sous aucun prétexte.

    Lorsque l’avocat a questionné les policiers à propos de leur conduite illégale, les fonctionnaires du centre de détention ont déclaré que les instructions émanaient du tribunal. Lorsque l’avocat Liu Wei est revenu au palais de justice et a défié le juge Gu Guanyi qui prétendait que le fait était que Zhang Xingwu ne voulait pas engager un avocat. Lorsque l'avocat a dit qu'il ne pouvait être sûr de l'intention de son client que s'il le rencontrait, le juge a rejeté la responsabilité sur le centre de détention, déclarant qu'eux seuls pouvaient déterminer si la rencontre avec Zhang Xingwu était possible, et que le tribunal n’interférerait pas avec sa décision. Mais lorsque l’avocat et la famille de Cheng se sont rendus au centre de détention, le chef du centre leur a affirmé que les juges Gu Guanyi et Yu Hui venaient juste de l’appeler, lui donnant pour instruction de ne pas autoriser la rencontre entre Liu Wei et Zhang Xingwu. Ne pouvant rencontrer son client et le tribunal refusant d'accepter sa demande de représenter son client, l'avocat a dû quitter Jinan.

    L’avocat du pratiquant Zhang Yuying a été confronté à la même tactique

    D’abord, le 17 avril 2004, les fonctionnaires du tribunal du district de Licheng ont secrètement condamné Zhang Yuying à sept ans de prison, sans en avertir la famille de Zhang Yuying ni son avocat. Lorsque la famille a reçu le jugement, ils se sont rendus à Jinan avec l' avocat pour rendre visite à Zhang Yuying et remplir une procédure d'appel. Les fonctionnaires du tribunal ont prévenu le centre de détention d’empêcher la rencontre entre l’avocat et sa cliente. Grâce à l’intervention de l’avocat et de sa famille, les fonctionnaires du centre de détention ont été d’accord pour prendre la pétition d’appel de Zhang Yuying, afin de la lui faire signer. Ainsi, les avocats ont réussi à enclencher la procédure et les fonctionnaires de la cour intermédiaire de Jinan ont dû accepter l’appel. Mais, le tribunal a agi encore plus scandaleusement cette fois là. Le 8 mai 2004, le juge Gu a admis avoir reçu la pétition en appel, mais lorsque, le 25 mai 2004, les avocats se sont rendus au tribunal pour remplir les documents, les fonctionnaires judiciaires leur ont affirmé que l’audition du cas avait déjà eu lieu. Une fois de plus, ils ont menti, affirmant que la cliente ne voulait pas engager d’avocat et utilisé cela comme excuse pour ne pas avertir l'avocat


    Battre et arrêter les avocats qui défendent les droits des victimes.

    Les organes de la sécurité publique du PCC, les organes du ministère public et les tribunaux incitent la police et des hommes de mains à battre et arrêter les avocats qui soutiennent la justice et la conscience, ces derniers étant même victimes de coups montés et jetés en prison. De tels cas sont nombreux.

    Le célèbre avocat des droits de l’homme Gao Zhisheng a cherché justice pour les gens et écrit trois lettres ouvertes adressées à Hu Jintao et à Wen Jiabao. Malheureusement, les fonctionnaires du PCC ont fabriqué des accusations et l’ont condamné. Jusqu'à ce jour, Gao continue à être soumis à la persécution des autorités.

    Guo Guoting est devenu avocat des droits de l’homme en 2003. Lorsqu’il a défendu le pratiquant Zhai Yanlai, les fonctionnaires du PCC l’ont empêché de rencontrer son client pendant 90 jours d’affilée. Lorsque le pratiquant de Falun Gong Chen Guanghui a été torturé au point de perde ses facultés mentales, Guo Guoting a accepté son dossier et s’est battu pour sa libération pour raison médicale. Les autorités ont fait obstruction à l'affaire durant sept mois. L’avocat Guo a fait appel sur Internet. Cela lui a coûté sa licence. Les malfaiteurs ont saisi son ordinateur, suspendu sa licence d’exercer pendant un an et l'ont détenu. Il a décidé de quitter la Chine et s’est exilé au Canada.

    Le 27 avril 2003, lors de l’audience en première instance du cas de la pratiquante de Falun Gong, Wang Bo, six avocats, Li Heping, Li Xiongbing, Zhang Lihui, Li Shunzhang, Wu Hongwei et Teng Biao ont défendu son innocence. Le procureur et les fonctionnaires du tribunal les ont non seulement constamment empêchés de parler, mais la police a aussi battu l’avocat Teng Biao qui était assis dans la tribune publique et l'a jeté dans la rue. Le 29 septembre de cette même année, Li Heping a été capturé et emmené dans une banlieue de Pékin par la police. Il a été torturé à l'électricité pendant prés de cinq heures, et tous ses effets personnels ont été confisqués. La police l’a aussi menacé : " Quittez Pékin ! "

    Le 28 janvier 2009, Jiang Xiqing, un homme de 66 ans de Chongqing est soudain " décédé" dans un centre de détention. Lorsque les membres de sa famille se sont précipités au salon funéraire, ils ont découvert que le corps du vieil homme était encore chaud. Sa tête, sa poitrine et ses jambes étaient couvertes de cicatrices et de meurtrissures. Le 5 février les autorités ont fait une autopsie sans le consentement de sa famille, prélevé tous ses organes et les ont vendus comme spécimens. Il a été incinéré sans l’autorisation de sa famille, le 8 février 2009. Le rapport d'autopsie a été falsifié, déclarant : " il est décédé d’une attaque cardiaque ", mais la description de l’autopsie spécifiait " Ses 4eme, 5eme et 6eme côtes étaient brisées, et il y avait une stase de sang entre chaque… " Lorsque les membres de la famille ont posé des questions, les agents de la Procurature de Chongqing ont répondu : " ses côtes ont été brisées lors du traitement d’urgence pour lui sauver la vie." !

    Les avocats de Pékin, Zhang Kai et Li Chunfu ont été engagés par la famille pour s’occuper du cas, mais lorsqu’ils se sont rendus chez la fille de Jiang Xiqing, le 13 mai 2009 pour obtenir des informations, plus de vingt agents du poste de police de Jiangjin sont entrés par effraction dans la pièce, ont cassé les affaires des avocats et battu ces derniers, les jetant au sol, les menottant et les emmenant en détention.

    Le 13 avril 2009, lorsque l’avocat Zhou Peng est allé avec un de ses collègues rencontrer leur client le pratiquant de Falun Gong, Zhang Shengrong, un groupe de personnes du Bureau de gestion générale local sont apparues. Lorsque Zhang Shengrong a tenté d’ouvrir la porte aux avocats, les malfaiteurs ont fermé la porte et ne l'ont pas laissé entrer. Lorsque Zhang Shenrong a tenté d’appeler la police sur le 110, le groupe de personnes apparemment envoyées par la police en première ligne ont frappé et donné des coups de pieds à l'avocat et l’ont blessé. Ils l’ont traîné en bas des escaliers et ont chassé de force les deux avocats du voisinage résidentiel. Plus tard, l’avocat Cheng Hai a annoncé aux journalistes : " Il était à peu près 9h ce matin là. Sept ou huit personnes ont surgi et fermé la porte de force, nous empêchant d’entrer. Ils m’ont aussi frappé et m'ont donné des coups de pieds. Mon majeur saignait autour de l’ongle, et j'ai ressenti une douleur aigüe dans la partie gauche de ma cage thoracique, et même maintenant, mon poignet droit et l'articulation du pouce me font encore très mal. " Un hôpital a diagnostiqué une contusion des tissus mous.

    Arrêter les avocats et les condamner lourdement afin d’effrayer les autres

    L’avocat Wei Liangyue a courageusement défendu des pratiquants de Falun Gong à la demande de leurs proches depuis 2008 . Fin 2008, certains départements judiciaires les ont dénoncés à leurs supérieurs, se plaignant des difficultés que leur avait causées l’avocat Wei Liangyue dans leur persécution du Falun Gong et ont demandé à leurs supérieurs de prendre des mesures contre lui. Le 28 février 2009 au matin, la police de Harbin est entrée par effraction au domicile de Wei et l’a arrêté ainsi que son épouse. Ils ont effectué un soi-disant "examen externe " de l’avocat Wei sur la rive nord de la rivière Songhua.

    L’avocat des droits de l’homme, Wang Yonghang de la province du Liaoning a écrit un article en août 2008 intitulé : " Une énorme erreur a été commise dans le passé ; il est préférable de régler rapidement les malheurs qui demeurent."

    D’une perspective purement légale, il a noté que les accusations des autorités contre le Falun Gong en vertu de l’article 300 de la Loi criminelle chinoise étaient sans fondement, et a souligné en outre que les condamnations imposées aux pratiquants de Falun Gong par les tribunaux à divers niveaux étaient des plus ridicules et n'auraient jamais dû se produire ; qu’elles amèneraient une grande honte sur le domaine légal et les futures générations des professions légales en Chine continentale. Il a envoyé ouvertement cet article à la Cour suprême et à la Procurature suprême, dans l’espoir qu’ils corrigent leurs erreurs en accord avec la loi. Le 4 juillet 2009, plus de vingt policiers sont entrés par effraction à son domicile, l’ont violemment battu et emmené. Au poste de police, ils l’ont battu à nouveau, brisant et endommageant ses astragales, ce qui a plus tard nécessité une greffe osseuse artificielle ; l’année suivante, les autorités ont condamné l’avocat Wang Yonghang à sept ans de prison, en dépit d'un sérieux manque de preuves.


    Capturer les parents et amis des pratiquants de Falun Gong ayant engagé des avocats de la défense.

    Comme ces " personnes chargées de la mise en application de loi" ont extrêmement peur des avocats des droits de l’homme, elles sont particulièrement soucieuses de savoir si des avocats ont été engagés et d’où ils viennent. Elles attaquent et oppriment les parents des pratiquants qui ont engagé des avocats. Par exemple, le tribunal intermédiaire de Jiamusi, province du Heilongjiang a arrêté la mère de Ma Duo, Qiu Yuxia, avant de juger le dossier de sa fille. Encore plus honteux : suite au verdict d'emprisonnement de Ma Duo, ils ont aussi condamné sa mère à trois ans de prison, en guise de représailles.
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    Le cas largement connu de Wang Bo de Shijiazhuang en 2007, a fourni des preuves encore plus plausibles d’une telle tactique. Le 27 avril 2007, les fonctionnaires du tribunal intermédiaire de Shijiazhuang ont auditionné son cas en seconde instance. Les avocats Li Heping, Teng Biao, Li Qiongbing, Zhang Lihui, Li Shunchang et Wu Hongwei de Pékin ont défendu l’innocence de Wang Bo et de sa famille. Ils ont noté que dans le cadre de la constitution et de la loi, la pratique du Falun Gong n’est pas criminelle ; que la persécution du Falun Gong constitue véritablement un crime et viole la loi. Leur défense était claire et logique, avec des preuves détaillées et précises. Comme le raisonnement légal et les faits fournis étaient indiscutables, le procureur et le juge ont été incapables d’avancer un quelconque argument pour justifier leurs actes.

    Dans le but d’éviter les avocats, le tribunal intermédiaire de Shijiazhuang a transféré Wang Bo et sa famille ailleurs et ont plus tard condamné secrètement Wang Bo à cinq ans d’emprisonnement et ses parents à quatre ans de prison. De plus, ils ont illégalement arrêté l’époux de la tante de Wang Bo, Gai Wufan, qui avait engagé un avocat et l’ont condamné aux travaux forcés dans le camp de travaux forcés de Shijiazhuang sans observer aucune procédure légale. Dans le même temps, ils ont aussi arrêté les autres membres de la famille et amis de Wang Bo qui assistaient ce même jour à l’audition dans la tribune publique ; certains d’entre eux ont été illégalement condamnés aux travaux forcés.

    Le 27 avril 2009, ces soi-disant " personnes chargées de l'application de la loi " ont arrêté la pratiquante Feng Xiaomei et l’ont envoyée dans le camp de travaux forcés pour femmes de la province du Hebei en guise de représailles, mettant la vie de Feng Xiaomei en danger. Ils la soupçonnaient d’avoir aidé la famille de Wang Bo à engager les avocats.


    Les fonctionnaires judiciaires violent consciemment la loi

    Lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils agissaient de cette manière, les exécuteurs légaux ayant le pouvoir public entre leurs mains ont recouru à la même tactique – ils doivent se battre " pour la politique. " Les fonctionnaires judiciaires de Suzhou ont condamné le pratiquant de Falun Gong, Lu Tong, à quatre ans de prison, le 17 décembre 2008. Lorsque sa fille a tenté de faire appel pour redresser le tort et demandé au tribunal de juger son père à nouveau en accord avec la loi, le juge Gu Yingqing a immanquablement déclaré : " Ne vous attendez pas à ce que la loi soit au-dessus de la politique. Pourquoi me parler de la loi ? Je vous parle de politique."

    Après qu’un juge du tribunal de Yiyang de la province du Hunan ait condamné le pratiquant Zhang Chunqiu à la prison, il a affirmé : “Jusqu’à maintenant, le Parti veut persécuter Falun Gong au nom de la loi. Nous ne pouvons que suivre. Il n’y a rien que nous puissions faire. Ce n’est pas notre faute. "

    Le fait est que ces exécuteurs légaux ont perdu tout sens élémentaire de moralité et de justice. Poussés par leur avidité à acquérir plus d’avantages personnels, ils n’épargnent aucun effort pour appliquer les politiques perverses du PCC.

    Le PCC sera exposé et puni pour ses crimes. Dans un futur proche, lorsqu' arrivera l'ère d'un état de droit véritable, ces personnes qui travaillent dans les organes de la sécurité publique, les organes du ministère public et les tribunaux pourront-elles échapper au châtiment pour avoir évité leurs responsabilités ? L’article 54, chapitre 9 de la " Loi pour les serviteurs publics" stipule : " Les fonctionnaires qui prennent des décisions et donnent des ordres qui sont de toute évidence contraires à la loi devraient supporter les responsabilités légales correspondantes "

    Cette loi a bloqué toutes échappatoires pour ces personnes qui travaillent au sein des organes de la sécurité publique, de la procurature et qui ont participé à la persécution de Falun Gong. Leur seule issue est de cesser de suivre le PCC, cesser de persécuter Falun Gong et toutes paroles et actions illégales. Ils doivent immédiatement réveiller leur conscience, qu’ils devraient avoir en tant qu’exécuteurs de la loi, traiter véritablement les dossiers en accord avec la loi et soutenir la justice et l’équité.

     

    Tiré de : http://fr.clearharmony.net/articles/201008/52738.html

     

  • La Présidente de la Sous-commission Droits de l'homme au Parlement européen : "Le procès contre Jiang Zemin est encourageant"

    S'exprimant à propos de l'action de la Cour de justice d'Espagne à l'encontre de Luo Gan, Bo Xilai, Jia Qingling et Wu Guangsheng, hauts fonctionnaires du Parti communiste chinois ayant commis les crimes de torture et de génocide dans la persécution des pratiquants de Falun Gong, Mme Heidi Hautala, Présidente de la Sous-commission Droits de l'homme au Parlement européen, a dit "C'est une nouvelle encourageante"

    Ajoutant : "Notre tâche est de bâtir un tel monde, de sorte que ceux qui ont commis des crimes contre l'humanité, les criminels de guerre, et les auteurs de sérieuses violations des droits de l'homme n'aient nulle part où s'échapper. Certains pays ne les laisseront pas aller impunis même si les criminels ne sont pas leurs propres citoyens. L'Espagne et la Belgique sont de tels pays."

     

    Mme. Heidi Hautala, Présidente de la Sous-commission Droits de l'homme au Parlement européen

    Elle a également souligné : "Tel doit être notre but. Viendra un jour où nous aurons un système de justice international complet et rigoureux. Chaque violation des droits de l'homme doit faire l'objet d'une action en justice. Je peux voir que nous sommes en train d'avancer dans cette direction."

    Mme. Hautala a énuméré les accomplissements qui ont déjà été obtenus dans ce domaine, tels l'établissement de la Cour pénale internationale il y a dix ans, et la Cour européenne des droits de l'homme. Elle a fait remarquer que l'Asie est aussi en train de s'ouvrir à la justice internationale. Certains pays asiatiques ont déjà eus des procès régionaux de droits de l'homme. Bien que ça ne soit que le commencement, elle pense que d'ici quelques années, il sera plus facile de forcer les pays asiatiques à respecter les droits de leurs populations.

    Mme Hautala est l'ancien Chef du Parti des verts finlandais. Le 1er décembre 2009, elle a présidé une audition publique sur les droits de l'homme en Chine au Parlement européen. L'audition se focalisait sur la persécution cruelle qu'endurent les pratiquants de Falun Gong en Chine, comme être assassinés pour leurs organes.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/200912/48901.html

  • Sept ans de prison pour un avocat chinois des droits de l’homme

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    Un avocat des droits de l'homme, Wang Yonghang, a été condamné à sept ans de  prison par le tribunal chinois au motif qu'il aurait publié des articles sur des sites Internet basés hors de Chine.

    Le jugement de Wang a eu lieu le 27 octobre 2009 au tribunal du district de Shahekou dans la ville de Dalian. Deux avocats de Pékin, Lan Zhixue et Zhang Chuanli, le représentaient. Depuis qu'ils se sont saisis de l'affaire, il ne leur a pas été permis de rencontrer leur client. Les autorités communistes justifient cela en disant que le cas de Wang concerne des secrets d'État. Elles ont aussi essayé d'empêcher Lan et Zhang de participer à la procédure judiciaire, mais les avocats ont insisté pour être présents à l'audition.

    Lan confie: «J'ai demandé à être présent à l'audition en tant qu'avocat de Wang. Le juge m'a fait savoir que je ne pourrais qu'écouter. Ce n'est qu'à ce moment là que Wang s'est rendu compte que sa famille avaient engagé des avocats pour le représenter, et il a voulu en savoir davantage. Il était évident que le tribunal ne l'en avait pas informé à l'avance.»

    Le juge a condamné Wang à sept ans de prison, sous l'accusation d'« atteinte à l'application de la loi » pour avoir publier des articles sur un Site Internet situé hors de Chine. Wang, annonce Lan, a plaidé non coupable des charges. Après l'audition, Wang a signé une lettre d'autorisation, nommant les deux avocats pour sa défense.

    Wang est tombé sous le courroux du régime communiste parce qu'il a publiquement défendu les pratiquants du Falun Gong. En 2008, sur des sites étrangers, il avait publié une lettre ouverte au président du Parti Communiste chinois Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabao. Dans la lettre, il disait qu'il était illégal pour le régime chinois de persécuter des gens à cause de leur croyance dans le Falun Gong.

    Après la publication de sa lettre, Wang s'est retrouvé sous surveillance policière. En juillet 2009, des fonctionnaires du Département de la Sécurité Intérieure de Dalian, l'ont enlevé et torturé, lui fracturant la cheville. Les autorités ont également harcelé sa femme, Yu Xiaoyan, ainsi que les deux avocats qui essayaient de le défendre.

    Lan a révélé à la télévision New Tang Dynasty qu'ils avaient été filmés par des gens à leur sortie du tribunal. D'après les avocats, ces gens se montraient grossiers, et ce même devant les policiers et le juge, laissant penser que ce n'était pas de simples citoyens.

    Lorsque Zhang leur a demandé leur identité et pourquoi ils les filmaient, ces gens ont répondu: «Nous trouvons que vous avez bonne mine».

    Après être partis du tribunal, Yu, Lan et Zhang ont été suivis. Quand ils ont déposé Yu à son travail, ils ont aperçu un fonctionnaire du Département de la Sécurité Intérieure. Yu a révélé que le fonctionnaire la suivait depuis déjà un bon moment.

    Depuis l'enlèvement de son mari, Yu dit avoir été l'objet de harcèlements téléphoniques, de menaces verbales, et sa maison a subi des intrusions.

    Selon les propos de l'avocat de Wang, le tribunal du district de Shahekou a tenu l'audition de Wang à la mi-octobre sans en informer ses avocats, ni sa famille. Lorsque la femme de Wang s'est rendue au tribunal pour des explications, on lui a répondu que c'était au commissariat de police de sa localité et au Bureau de gestion de la rue que revenait la responsabilité d'informer les gens.

    Au commissariat de police, les fonctionnaires ont fait savoir à Yu qu'ils ne voulaient pas s'embêter à l'informer dans la mesure ou ils pensaient que le couple avait divorcé. Puisque l'information sur le divorce était fausse, Yu a dit à la police que quelqu'un avait menti sur son compte.

    Après avoir brièvement parlé à son mari lors du verdict au tribunal, Yu raconte: «Wang est gravement  blessé. Il a une jambe atrophiée. Il est très faible, mais lucide et décidé. Je lui ai dit que nous allions bien à la maison et qu'il ne devait pas s'inquiéter.»

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Sept-ans-de-prison-pour-un-avocat-chinois-des-droits-de-lhomme.html

  • Vidéo: Avocat des droits de l'homme condamné à 7 ans de prison en Chine

    Détenu depuis plus de quatre mois, Wang Yonghang, avocat des droits de l’homme  a été condamné,  vendredi dernier, à sept ans de prison par le Tribunal du Peuple de Shahekou à Dalian en Chine.

    Il a été accusé "d'avoir publié des articles sur un site Web étranger’ et d'avoir soi-disant 'eu recours à une secte pour porter atteinte aux systèmes social et légal."
    En 2008, Wang avait posté une lettre ouverte aux dirigeants communistes chinois Hu Jintao et Wen Jiabao, pour critiquer la persécution des adeptes du Falun Gong comme étant un acte illégal et inconstitutionnel.

    En 1999, le régime communiste chinois a lancé une campagne d'éradication du Falun Gong, une pratique spirituelle traditionnelle chinoise, également connue comme Falun Dafa. Selon le Centre d'Informations du Falun Gong, pas moins de 6.000 adeptes du Falun Gong ont été condamnés à la prison, et plus de 100.000 se trouvent dans des camps de rééducation par le travail.

    Wang Yonghang est l'un des quelques avocats de conscience à avoir accepté les dossiers du Falun Gong,  en dépit de la déclaration illégale du régime chinois selon laquelle il n'y aurait "aucune défense légale d'innocence pour le Falun Gong."
    Wang a ainsi perdu son droit d'exercer sa profession. Mais il a continué à défendre les adhérents du Falun Gong.

    Selon des activitistes défendant les droits de l’homme en Chine, Wang a été détenu et torturé, le 4 juillet,  par la police de Dalian. Amnesty International a appelé à une mobilisation urgente pour sa libération.  Mais par la suite, le 16 octobre, il a été jugé en secret.

    Wang fait partie d'un nombre croissant d'avocats pris en cible pour avoir défendu des dossiers liés aux droits de l’homme. Ils rapportent avoir été harcelés et battus par des policiers, et ont souvent perdu leur droit d’exercer leur profession.

    Vidéo tirée de NTDTV France: http://iproduce.ntdtv.com/ntdtv_en/ns_french/2009-12-07/761788305104.html

  • Une action juste qui soutient la justice: L'acte d'inculpation de la Cour espagnole

    Un juge espagnol a récemment inculpé cinq hauts fonctionnaires du Parti communiste chinois (PCC) pour leur rôle dans les crimes de torture et de génocide commis contre des pratiquants de Falun Gong en Chine. Les fonctionnaires incluent Jiang Zemin, Luo Gan, Bo Xilai, Jia Qinglin et Wu Guanzheng. Ils ont quatre à six semaines pour répondre aux accusations et pourraient alors faire face à une extradition s'ils voyagent dans un pays qui a un traité d'extradition avec l'Espagne. L'avocat des droits de l'homme Carlos Iglesias a dit de la décision, « Quand quelqu’un met à exécution un crime de génocide ou de torture, c'est un crime contre la communauté internationale dans son ensemble et pas seulement contre les citoyens chinois. »

    La persécution du Falun Gong est un crime contre l'humanité

    En 1985, l'Espagne a passé une loi permettant à ses cours de juger des individus pour le génocide et les crimes contre l'humanité sous le principe de la juridiction universelle. La juridiction universelle affirme qu’indépendamment de la nationalité de l’accusé, du pays de résidence ou de la relation avec le pays ou le procès sera tenu, la nature du crime quand elle va à l'encontre des valeurs communes de l'humanité et est particulièrement honteuse, donne juridiction à n'importe quel pays de juger cet accusé responsable.

    De tels crimes incluent le génocide, le terrorisme et la piraterie. Cet acte d'inculpation est basé sur la persécution subie par des pratiquants de Falun Gong, qui a été confirmée par des sources multiples, y compris des témoignages de première main ainsi que des investigations officielles.

    Quand Jiang Zemin et sa bande ont lancé et ont répandu la persécution contre les pratiquants de Falun Gong, sa portée ne se limitait pas aux mauvais traitements physiques et à la confiscation de biens financiers. Elle se concentrait sur la croyance spirituelle des pratiquants de Falun Gong y compris les principes fondamentaux d « Authenticité-Compassion-Patience », et mettait en péril tous les éléments de la moralité. Les crimes de Jiang Zemin et de sa bande ne se limitent pas au génocide et à la torture de personnes innocentes, mais sont également un outrage à la moralité collective et au système de valeurs de l’humanité.

    Un précédent établit avec Pinochet au Chili

    L'ancien dictateur du Chili Augusto Pinochet se considérait au-dessus de toute poursuite internationale après avoir été chef d'Etat du Chili pendant plus de dix ans. Quand il est allé pour traitement médical en Angleterre en 1998, Pinochet n’avait certainement aucune idée de ce qui l'y attendait. Il a subi une opération en septembre 1998 et en octobre de la même année, un juge espagnol a lancé un mandat pour son arrestation pour motifs de conspiration de meurtre et de torture et pour avoir commis des tortures. Pinochet a été plus tard arrêté et les actions de l’Espagne ont reçu un appui retentissant dans l'Union européenne.

    Le gouvernement du Chili a protesté deux fois en Angleterre, réclamant l'immunité diplomatique pour Pinochet ainsi que l'immunité comme ancien chef d'Etat. Cependant, en se basant sur la gravité de ses crimes, les cours britanniques ont refusé ses demandes d'immunité. Bien qu'on ait permis à Pinochet de retourner au Chili par la suite pour des raisons médicales, ce cas a créé un précédent pour la validité de la juridiction universelle.

    La puissance politique ne signifie pas l'immunité juridique

    Dans toute l'histoire chinoise, c'est un fait généralement admis que les bonnes actions et les mauvaises actions recevront la rétribution qui leur est due et que personne n’échappera pour toujours à la justice. Quand Jiang et sa bande ont exécuté la persécution contre le Falun Gong et contre l'Authenticité-Compassion-Patience, ils ont scellé leur propre destin. Ils peuvent échapper à la justice humaine pendant un certain temps, mais ils ne peuvent pas échapper à la justice du ciel pour toujours, quelque soit la forme qu’elle prendra.

    Jiang a essayé toutes sortes de manœuvres diplomatiques, économiques et d'autres pour échapper à la justice au cours de ces dernières années. Cet acte d'accusation par la Cour espagnole est une perte énorme pour Jiang et sa bande et est un autre signe que même si le PCC tient encore son équilibre en Chine pour le moment, il ne peut pas échapper à la justice pour toujours. Si les chefs du PCC ne peuvent pas échapper à la justice, alors il incombe certainement à ceux aux niveaux inférieurs du PCC de reconsidérer leurs actions avant qu'il ne soit trop tard. Ce n'est donc pas surprenant que de plus en plus de personnes se réveillent au vrai visage du PCC et de la persécution, cessent de commettre ces crimes, se retirent du PCC et de ses organismes affiliés et se choisissent un bon futur.

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