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journalisme

  • "Je suis Charlie", hommage à la liberté de la presse

    En soutien à Charlie Hebdo et à la liberté de la presse en général, suite à l'attentat du 7 janvier dans les locaux de l'hebdomadaire satirique. "Je suis Charlie" signifie qu'on ne peut pas tuer la liberté d'expression en France et dans le monde, et tous les médias et les citoyens deviennent "Charlie" quand on essaye de faire taire de cette terrible manière l'un d'entre eux.

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    "Je suis Charlie" mot d'ordre repris par tous les médias français

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    Manifestation le 7 janvier 2015 sur la place de la République regroupant spontannément en France plus de 100.000 personnes

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    Un parmi les nombreux dessins suite à cet évènement

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    Un parmi les nombreux dessins suite à cet évènement

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    Hommage international "Je suis Charlie", ici à Berlin.

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  • Quand les médias français participent à la persécution en Chine

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    Capture d'écran du documentaire Chine, Le Nouvel empire, diffusé le 30 avril 2013 sur Arte

    Quelle n’a pas été pas ma surprise en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré hier soir sur Arte et d’entendre encore le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation débout et assise. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites : «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du Ministère des sports chinois en 1997) un moyen de s’enrichir demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est d’ailleurs intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États Unis.

    A partir du 20 juillet 1999 la machine d’état staliniste chinoise se met en route pour utiliser toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet.

    L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’état chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. A leur tour, les médias étrangers ont repris sans sourciller la propagande du parti dans leur propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    A l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonné et torturé les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leurs entreprises, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centre de lavage de cerveaux. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire et humain se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, mais le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. A cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et si ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ?  Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? Ou auraient ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été sequestré par les autorités chinoises jusqu'à aujourd'hui. En 2007, il réussit à écrire une lettre décrivant ses 50 jours de tortures (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4)

    En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien Ministère des Affaires étrangères canadien pour l’Asie Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle, à des fins commerciales, pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine.

    Depuis 1999, le Congrès Américain, le Parlement Européen, les Parlements Australiens, Suédois, Israéliens, etc.., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias, mais une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Violence contre les journalistes étrangers en Chine

    La semaine dernière nous vous parlions de ces journalistes étrangers attaqués par des policiers en civil alors qu'ils effectuaient un reportage sur les saisies illégales de terrain dans la province du Zhejiang en Chine. Aujourd'hui, le Club des correspondants étrangers de Chine a mis ses membres en garde et leur a demandé d'être prudents.

    Tiré de:

    CHine, television, New Tang Dynasty Television, médias chinois, médias chinois indépendants

     

  • «Les journalistes sont des employés de la propagande»

    journalistes de CCTV, propagande, chine, journalistes, CCTV, Télévision centrale de Chine, Xinhua, médias chinois, information, presse, journalisme, régime chinois«Certains journalistes de CCTV ne se considèrent pas comme des employés de la propagande du parti, ils se considèrent comme des journalistes professionnels. C'est une erreur fondamentale».

    Telles sont les paroles de Hu Zhanfan, le nouveau directeur de la Télévision centrale de Chine. Hu Zhanfan a pris ses fonctions il y a plus de deux semaines. Depuis, les internautes chinois ont diffusé plus de 10.000 fois les commentaires que Hu a prononcés au sujet de la chaîne officielle de l'Etat chinois.

    «Certaines personnes pensent que le fait  d’insister sur la nature du parti et le rôle de rapporteur de l'Etat joué par CCTV va influencer l’objectivité de ses reportages et la façon dont nous nous accordons aux règles du journalisme dans le traitement de nos sujets. C'est une grande erreur et un point de vue unilatéral».

    Ces commentaires ont été prononcés lors d’un évènement organisé par l’Association des Médias chinois en mai 2011 et publiés à cette époque par l'agence de presse officielle, Xinhua. Mais ce n'est qu'après que Hu Zhanfan ait pris ses fonctions de directeur de CCTV que les internautes ont compris l’importance de ses remarques.

    Un bloggeur a écrit: «Ceci avertit clairement le public: CCTV n'informe pas, CCTV fait de la propagande».

    Un autre a suggéré à l’Administration de la Presse et des Publications de «reprendre les cartes de presse des journalistes de CCTV et de leur fournir des cartes d’employés de la propagande.»

    Selon Gao Yu, une ancienne journaliste du Service des informations, Hu Zhanfan a été choisi pour sa volonté de coopérer avec le régime. Gao Yu, ancienne journaliste au Service des informations, a déclaré: «Le Département central de la Propagande indique aux directeurs des différents départements  comment agir et ils doivent agir de cette façon. Les critères de sélection des fonctionnaires sont: qui peut nous servir comme un outil obéissant? Qui pourra dire «Nos médias jouent leur rôle?» Ils choisiront ce genre de personne».

    Le régime chinois a commencé à engager son mouvement de «force persuasive» avec un budget de 5,3 milliards d'euros alloué au développement des médias officiels. CCTV prévoit d’ouvrir des studios en Amérique du Nord et en Afrique. Un immense panneau publicitaire de CCTV a récemment été placé sur Times Square à New York.

    Les commentaires de Hu Zhanfan éclairent le rôle joué par CCTV au XXIe siècle. Ils font écho au point de vue de Mao Zedong selon lequel les arts et les médias doivent être au service du parti communiste.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-journalistes-sont-des-employes-de-la-propagande.html

  • L’expérience d’une journaliste française en Chine

    experience journaliste fr en chine.jpg« Il est rare de pouvoir prendre son temps quand on est journaliste. J’ai décidé de le prendre, pour ensuite raconter, simplement ce que j’ai vu », dit Anne Soёtemondt, dans son ouvrage J’ai travaillé pour la propagande chinoise. Aller en Chine pour travailler comme journaliste dans un média d’État n’est pas donné à tout le monde. Anne Soёtemondt l’a fait. Son témoignage est sorti dans les librairies le 27 janvier 2011. Paru aux Éditions du Moment, son livre J’ai travaillé pour la propagande chinoise est la « prolongation » de son blog, qui a été, pendant toute la période qu’elle a vécu en Chine « mon espace de liberté, mon coin de journalisme à moi ». Le blog et le livre nous offrent une intéressante incursion dans un pays qui reste toujours peu connu en Occident, dans un système politique éloigné de la référence des systèmes démocratiques et dans les coulisses d’un des plus grands médias chinois.

    Après des études de journalisme à l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication à Paris, plus connue sous le nom de CELSA, Anne Soёtemondt fait ses débuts comme reporter pour France 3, au bureau régional de Lyon. Très vite, en septembre 2008, elle travaille chez Médi 1 TV, une télévision franco-marocaine et s’installe à Tanger pendant un an durant lequel elle présente des journaux télévisés du midi et du soir. En décembre 2008, elle propose sa candidature à plusieurs médias et en avril 2009, les premiers à répondre sont ceux du service français de Radio Chine Internationale.

    Un contrôle permanent de l’information

    La jeune journaliste sait très bien qu’en Chine la démocratie n’existe pas et que le pays est classé au 171e rang sur 178 du classement de Reporters sans frontière sur la liberté de la presse. Mais elle décide d’y aller en acceptant, provisoirement, de « tirer un trait sur la déontologie » journalistique. Elle est mise en garde au début par son chef direct, le responsable du service français : « ...ici on ne fait pas du journalisme. Au mieux du secrétariat de rédaction  ». Dans la radio chinoise, « tout est rédigé à l’avance pour les journaux comme les émissions, et le direct est proscrit, y compris pour les journaux d’actualité ». L’enregistrement permet un contrôle du contenu et donc de l’information. Les émissions et journaux sont réécoutés avant diffusion. Anne Soёtemondt observe que « la langue de bois favorise la parole officielle et empêche l’expression de pensées critiques » et que le « vocabulaire policé, répétitif » est aussi destiné à empêcher à l’auditeur de mettre en doute le discours véhiculé. La seule solution pour décrypter la véritable actualité chinoise – qu’il s’agisse des séismes et autres catastrophes où le nombre des victimes est minimalisé, des émeutes qui éclatent souvent dans les provinces, des succès dans tous les domaines économiques, de la pollution, de l’exposition universelle de Shanghaï ou des Jeux olympiques – c’est de lire « a contrario les nouvelles qui font la une ».

    Une journaliste au statut « d’expert »

    Au sein de la rédaction de Radio Chine Internationale, ses attributions sont grosso modo celles de corriger l’orthographe et la grammaire, et de soigner la syntaxe sur les textes des émissions de radio avant enregistrement. Son statut spécial porte officiellement l’intitulé d’ « expert numéro 003112, étranger auprès du service français de RCI ». Le discours officiel de bienvenue lui remémore la « novlangue », la langue inventée du célèbre roman d’Orwell, 1984. C’est inévitable, elle perçoit immédiatement l’atmosphère de la prison – « je me sens prisonnière d’un système auquel je ne souscris pas  » – et elle vit constamment avec le sentiment qu’elle est surveillée, soit par des militaires-robots qui ne disent jamais bonjour, ou, le plus terrifiant novlangue, par des bénévoles : des gens portant un brassard rouge dont le boulot consiste « à faire des rapports sur qui fait quoi ». Elle cherche à deviner les lieux où ils ont caché les microphones et les caméras dans sa chambre d’hôtel. Le plus dur au début est d’accepter le manque de professionnalisme et d’exigence de ses collègues chinois, l’atmosphère qui règne dans la rédaction de la radio, le contrôle des informations, la censure pratiquée par les autorités communistes, la langue de bois utilisée par la propagande dans tous les médias, les mécanismes de la terreur entretenue par le régime mais aussi la corruption répandue à tous les niveaux.

    « Se faire harmoniser »

    Radio Chine Internationale est, selon Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel envoyé en prison parce qu’il ...

     

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lexperience-dune-journaliste-francaise-en-Chine.html

  • NTDTV: Un regard objectif sur la Chine

    Ci dessous une présentation vidéo de NTDTV, seule télévision chinoise indépendante qui fournit un journalisme objectif et promeut notamment la culture chinoise traditionnelle.

    Lien vers la video:

    http://video.aol.com/video-detail/qui-est-ntdtv-et-quel-est-notre-but-notre-prsentation/1354735596

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