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jouets de noël

  • Ces prisons d’esclaves qui font la croissance de l’économie chinoise

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    Des travailleurs pour rien et en quantité illimitée
    L'économie de la Chine, en expansion continue, a pu grandir grâce à l'utilisation du travail d'esclaves ou laogai. Le mot laogai veut dire «réformer à travers le travail». C'est un système de manufactures en prison et de centres de détention mis sur pied par l'ancien dirigeant chinois, Mao Zedong, durant les années 50 comme moyen de rééduquer à travers le travail et d'augmenter l'économie de la République Populaire de Chine. Depuis 1979, des milliers de personnes ont été obligées de travailler dans les laogai. Aujourd'hui, c'est devenu une énorme source gratuite de travailleurs et de profit pour le gouvernement chinois. Selon les estimations de la Laogai Research Fondation, il y aurait 6,8 millions de personnes incarcérées dans les 1.100 institutions de travail de Chine.

    Ceux qui sont incarcérés dans ces institutions doivent faire face à de longues heures de travail et de traitement brutal avec peu de sommeil et de nourriture. Selon un rapport de Stephen D. Marshall intitulé «Le Laogai chinois: un rôle caché dans le développement du Tibet», certains travaillent 20 heures par jour avec des forces oppressives violentes, amenant certains détenus à choisir le suicide plutôt que d'être battus, de mourir de faim ou de travailler jusqu'à la mort. D’autres se mutilent ou se blessent pour éviter de travailler. Des détenus, plus lents ou refusant de travailler, reçoivent des chocs électriques, sont battus, agressés sexuellement ou mis en isolement. Parmi les prisonniers de ces camps de travail, on retrouve des criminels, des prisonniers politiques et des pratiquants du Falun Gong qui maintenant composent jusqu’à la moitié de ceux détenus dans les laogai.

    Qui utilise le travail d’esclaves?
    Les camps de travaux forcés sont à la fois une forme de torture et une source énorme de profit pour la Chine. Avec la quantité incroyable de main-d’œuvre gratuite des laogai, la Chine a leurré les entreprises étrangères par son système de «profit par le travail d’esclaves». Avec des coûts ridiculement bas, il est difficile de résister à l’appât.

    Des produits d’usage commun comme des arbres de Noël, des ampoules pour arbres de Noël, des bracelets, des outils, de la nourriture sont parmi les produits manufacturés et exportés. Selon un rapport d’un comité de la Chambre des Communes sur les relations internationales, les multinationales qui avaient ou ont des produits confectionnés en laogai sont Midas, Staples, Chrysler, Nestlé et bien d’autres. Un rapport récent d’un détenu du camp de travail de Changii dans l’État de Xinjiang mentionne que la Tianshan Wooltex Stock Corporation Ltd, un contractant du camp de travail de Changji, manufacture des produits pour des sociétés étrangères telles que Banana Republic, Neiman Marcus, Bon Genie, Holt Renfrew, French Connection et d’autres. Pour Banana Republic, les commandes sont entre 200.000 et 280.000 pièces par jour.

    Les produits manufacturés dans ces endroits sont faits par des détenus contraints de travailler dans des milieux peu sécuritaires et dans des conditions malsaines. À cause de la malnutrition, de la privation de sommeil et de l’insalubrité des locaux, les détenus ont des poux ou la gale, souffrent d’hépatite, de tuberculose et d’autres maladies. Ils sont forcés de travailler même s’ils sont malades. Ils sont parfois dans l’impossibilité de prendre de douche durant de longues périodes, de sorte que leurs fluides corporels viennent en contact avec les produits qu’ils manufacturent. Ces produits sont ensuite envoyés partout à travers le monde.

    Comment arrêter les produits des laogai
    Les lois qui invalident sur le papier le travail d’esclaves n’ont pas pu arrêter la vague de produits manufacturés de façon inhumaine et qui sont envoyés et commercialisés à travers le monde. Par exemple, depuis 1983, il est illégal d’importer des biens aux États-Unis qui ont été manufacturés par le biais de travaux d’esclaves. Selon la Laogai Research Fondation, le gouvernement chinois a garanti publiquement l’arrêt de l’exportation de produits venant de travaux d’esclaves en octobre 2001.

    En 1992, la Chine et les États-Unis ont signé un protocole d’intention (MoU) dans un effort qui permettait aux États-Unis d’avoir accès à l’information nécessaire pour contrôler les produits bannis venant du travail de prisonniers. Selon le protocole, le régime chinois se serait engagé à enquêter sur toutes les plaintes de travail d’esclave.

    Cette entente n’a pas eu de résultat réel vu les profits que la Chine risquait de perdre avec sa source de travailleurs gratuits que le système des laogai produit. Mettant de côté les demandes des États-Unis sur ce sujet, la Chine fait visiter des camps « acceptables » aux inspecteurs. Parmi les autres tactiques pour s’assurer que la production continue d’avoir lieu, notons la création de fausses sociétés et le changement d’adresse.

    Des organisations telles que la Laogai Research Fondation et l’Organisation mondiale pour l’Investigation des Persécutions du Falun Gong continuent de rechercher, au sein du gouvernement chinois, l’utilisation de travail d’esclaves comme une source de croissance économique et de montrer les produits manufacturés dans les laogai. Malgré le fait que la Chine continue pour l’instant à bénéficier de «l’économie des prisons», il se pourrait bien que les consommateurs du monde entier viennent à bout du destin des laogai. Dès que le monde entier viendra à réaliser toutes les souffrances qui ont mené à la production des produits qu’ils achètent, ils ne le feront pas aussi facilement, malgré le bas prix.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ces-prisons-desclaves-qui-font-la-croissance-de-leconomie-chinoise.html

  • Jouets chinois, jouets toxiques?

    «La Chine fournit 60% du marché mondial des jouets.» (SiaoYong SOU/La Grande Epoque)
    «La Chine fournit 60% du marché mondial des jouets.» (SiaoYong SOU/La Grande Epoque)

    Pour le plus grand bonheur des petits et des grands...

    Comment bien choisir les jouets de Noël pour nos enfants? C’est une question que tous les parents peuvent se poser suite à la récente enquête du magazine 60 millions de consommateurs. Parmi soixante-six jouets testés, trente présentent des substances potentiellement dangereuses : des phtalates dans les jouets en plastique, du formaldéhyde ou des métaux lourds dans ceux en bois. Ces substances cancérigènes et mutagènes peuvent provoquer des perturbations hormonales, des troubles du développement cérébral et des phénomènes allergiques au contact des jeunes enfants. Sachant que 80% des jouets vendus en France sont fabriqués en Chine, de nombreuses questions se posent sur les conditions de fabrication et d’importation de tels jouets et sur les conseils que l’on peut donner aux parents qui veulent les choisir sans risque.

    Des jouets toxiques sous le sapin

    Déjà en 2007, le géant américain Mattel avait dû retirer du marché près de 20 millions de jouets et accessoires fabriqués par des sous-traitants chinois. Les produits étaient susceptibles de contenir de la peinture toxique à base de plomb. Deux ans après, la qualité et les normes sanitaires des jouets sont de nouveau épinglées par le magazine 60 millions de consommateurs. Selon lui, il y aurait des métaux lourds dans les maquillages pour enfants, des phtalates dans les jouets en plastique et du formaldéhyde dans les jouets en bois. Près de la moitié des produits étudiés ont ainsi été épinglés en raison de la présence de ces «substances chimiques à risque».

    Le formaldéhyde, retrouvé également dans des jouets pour enfants de moins de trois ans, est classé cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé et est un puissant irritant. Treize des quinze jouets en bois testés, pourtant dits écologiques, se révèlent contenir du formaldéhyde et des métaux lourds. Parmi les autres molécules recherchées figurent six phtalates dont trois sont considérés comme reprotoxiques (susceptibles de perturber la reproduction). Certains sont classés cancérigènes par le Centre International sur le Cancer.

    Figurent également les colorants azoïques, qui peuvent générer des substances cancérigènes en se dégradant, des conservateurs sources d’irritation et d’allergies, et des métaux lourds comme l’antimoine, l’arsenic, le baryum, le cadmium, le chrome, le plomb, le mercure et le sélénium. D’après Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs, dès qu’il y a un plastique mou dans un jouet, il y a de très grands risques qu’il y ait des phtalates.

    Quant à la provenance de ces substances chimiques dans les jouets importés de Chine, il est fort probable que, comme c’était le cas avec le scandale du lait contaminé, des entrepreneurs peu scrupuleux et protégés par les autorités locales, utilisent des produits moins chers et nocifs pour répondre aux obligations de productivité à moindre coût.

    Le marquage ‘CE’ n’est pas suffisant puisque c’est un logo apposé par le fabriquant pour vendre ses produits en Europe, mais sans besoin de certification indépendante. (SiaoYong SOU/La Grande Epoque)
    Le marquage ‘CE’ n’est pas suffisant puisque c’est un logo apposé par le fabriquant pour vendre ses produits en Europe, mais sans besoin de certification indépendante. (SiaoYong SOU/La Grande Epoque)

    Des normes européennes mais peu de contrôles

    Comment des jouets potentiellement toxiques peuvent-ils se retrouver dans les étalages des supermarchés malgré les normes sanitaires de la communauté européenne? Selon Marie-Jeanne Husset, au micro de France Info, «le marquage de la norme ‘CE’ est obligatoire pour tous les jouets vendus dans l’Union Européenne (UE), mais ce n’est pas une garantie de sécurité. Le marquage ‘CE’ veut simplement dire que le fabricant, s’il veut mettre son jouet sur le marché européen, doit faire apparaître ce logo signifiant qu’il respecte les lois en vigueur dans l’UE. Mais comme c’est le fabricant qui est responsable de la position de ce logo, il n’y a pas de certification par un organisme indépendant. Ce n’est donc pas une certification suffisante». Selon elle, à ce jour, 90% des jouets qui sont vendus en France chaque année (plus de 180 millions) ne sont pas contrôlés selon les normes européennes en vigueur. A la suite du scandale Mattel de 2007, les dispositions législatives européennes ont cependant été renforcées, avec notamment la directive Reach sur les composants toxiques. Cependant jusqu’à son application en 2011, les Etats vont continuer à se référer à une directive datant de 1988.

    Comment choisir ses jouets pour Noël?

    Le principe de précaution recommanderait de ne plus acheter de jouets chinois en attendant la nouvelle législation européenne sur le renforcement des contrôles sanitaires, dont l’application est prévue en 2011. Mais ce que l’enquête de 60 millions de consommateurs indique, c’est aussi que 50% des jouets testés sont non nocifs. La question reste donc la certification de leur provenance et les conditions de fabrication (voir encadré ci-dessous). Pour les parents voulant s’assurer de la qualité et de la sûreté des jouets, voici quelques conseils issus du Guide Jouets édité par la WECF1.

    Tout d’abord, achetez moins de jouets, pour privilégier la qualité. Ensuite évitez les jouets parfumés ou ceux désagréables au toucher (exemple: les peluches synthétiques). Il faut savoir que le label «CE» ne garantit pas le test d’un organisme indépendant. Un certain nombre de labels indépendants permettent de se faire une idée : Confiance textile, NF environnement, Oko-test, GS, Spiel gut, FSC, ou bien Der blaue engel. Pour prévenir d’une intoxication, il faut vérifier que des parties du jouet ne se détachent pas et qu’elles ne peuvent pas être avalées. Enfin, débarrassez les jouets neufs de leur emballage et laissez-les s’aérer à l’air libre pour évacuer les composés volatils avant de les donner à l’enfant.

    Pour les poupées, attention aux poupées miniatures, elles sont considérées comme des articles de décoration et les limites fixées par la règlementation des jouets n’y sont pas applicables. Préférez les poupées en tissu ou les poupées Waldorf (faites en laine et jersey de coton), et pensez à les lavez avant utilisation. Pour les jouets en bois, choisissez des jouets en bois brut; des jouets de préférence non vernis ou qui ont été lavés. Les labels sont FSC et PEFC pour les jouets en bois issus d’une gestion forestière durable. Pour les jouets en plastique, recherchez et choisissez les indications «sans PVC» ou «sans phtalates» et évitez les produits qui dégagent une odeur forte de plastifiant. N’achetez pas de jouets parfumés, car les parfums peuvent déclencher des allergies.

    Enfin, pour être informé en temps réel de la découverte de toxicité sur des jouets présents sur le marché européen, le système Rapex2 publie au niveau européen des alertes sur les jouets qui ont été rappelés.

    1 Women in Europe for a Common Future : www.wecf.eu
    2 ec.europa.eu/consumers/dyna/rapex/rapex_archives_fr.cfm

    Laurent Gey en collaboration avec La Grande Epoque:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Pour-le-plus-grand-bonheur-des-petits-et-des-grands.html

  • Jouets toxiques en provenance de Chine : enquête de 60 millions de consommateurs

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    Attention si vous achetez des jouets pour vos enfants pour Noël ! Le magazine « 60 millions de consommateurs » avertit que certains jouets contiennent des produits toxiques. En ligne de mire, les produits d’origine chinoise (mais ce n’est pas un scoop : on a déjà vu ça avec des fauteuils de Conforama) mais aussi d’autres origines. En tout cas, les jouets ont été passés au crible et l’on noterait beaucoup trop de substances chimiques « potentiellement dangereuses » notamment dans les jouets en plastique, ceux en bois, les peluches mais aussi les poupées, maquillages et tatouages dont les petites filles raffolent. Des peintures ne seraient pas réglementaires. De quoi donner des sueurs froides aux parents et grands-parents qui veulent choyer leurs chérubins !

    Selon « 60 millions de consommateurs », près de la moitié des jouets étudiés présenteraient des dangers potentiels (30 jouets sur 66). Les produits chimiques retrouvés portent les doux noms de « phtalates » ou de « formalaldéhyde », des produits pointés du doigt par, non seulement la réglementation européenne, mais aussi par différentes études scientifiques. Car certains phtalates peuvent entraîner une perturbation dans le système de reproduction tandis que les formalaldéhydes sont considérés comme cancérogènes… Pire ou pas, « 60 millions de consommateurs » a aussi trouvé des métaux lourds très dangereux pour la santé comme de l’antimoine, de l’arsenic du plomb, du mercure, etc.

    Il faut donc se méfier particulièrement des coffrets de maquillage… Même si le magazine « 60 millions de consommateurs » ne veut pas être trop alarmiste, le mal est fait et les familles sont priées de bien lire les étiquettes avant d’acheter un jouet pour Noël. Seules les peluches et petits doudous seraient relativement épargnés bien que certains modèles soient à vérifier, notamment en ce qui concerne la bonne accroche des yeux et du nez, qui, en se détachant trop facilement, pourraient être absorbés par les plus petits…
    Bref, « 60 millions de consommateurs » demande une clarification sur le système de réglementation ainsi que des contrôles d’officines indépendantes qui seraient plus nombreux… En attendant… Lisez bien les étiquettes et soyez prudents !

    Tiré de Web Libre.

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