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  • Selon un rapport, l’Internet est de plus en plus censuré en Chine

    Internet, Chine, Censure, Cuba, Iran, Freedom House, régime, liberté, information, expression, microbloggingSelon le nouveau rapport de Freedom House, l’année dernière le régime chinois est devenu plus restrictif dans le contrôle de ce que ses citoyens peuvent regarder sur l’Internet et commet le plus de violations des droits des utilisateurs dans le monde.

    «Les autorités chinoises ont encore amélioré leur système déjà sophistiqué et complexe de censure, surveillance et manipulation d’activités sur Internet, tout en arrêtant ou emprisonnant des dizaines de militants, d’avocats et de blogueurs», indique le rapport, notant que le score de la Chine pour la restriction de la liberté sur Internet a augmenté de deux points entre 2010 et 2011. Cela signifie que la Chine, avec l’Iran et  Cuba, est le pays le plus restrictif au monde.

    En 2011, les autorités chinoises ont arrêté des dizaines de blogueurs et de militants, les ont détenus pendant des semaines, tandis que certains d’entre eux ont été condamnés à des peines de prison, annonce le rapport.

    Freedom House note que les internautes chinois sont de plus en plus créatifs pour contourner la censure du régime, soulignant que les sites de microblogging incluant Sina Weibo ont permis aux internautes «d’outrepasser la censure, d’attirer l’attention sur les scandales surgissant et d’organiser  des campagnes en ligne sur divers sujets».

    Au cours des derniers mois, un bon exemple du contournement de la  censure par les internautes chinois a été la diffusion sur Weibo de la  photo horrible d’une femme qui avait été contrainte d’avorter par les autorités communistes chinoises.

    Suite à la popularité de Weibo et d’autres sites de microbloging, «les autorités chinoises ont établi un contrôle plus strict de ces services, y compris une censure intensifiée et l’obligation d’enregistrer un nom réel, bien que l’effet réel des nouvelles restrictions en ligne reste à voir», constate le rapport.

    Il note que les Chinois ordinaires se heurtent encore à une grande quantité d’obstacles pour un accès intégral et gratuit à l’Internet, par exemple «un contrôle centralisé sur les passerelles de connexion internationales, un fossé notable entre la ville et la campagne et des arrêts localisés d’accès à l’Internet sur les sites reflétant des protestations».

    Récemment, dans plusieurs régions du Tibet et de la province voisine du Sichuan, les censeurs chinois auraient coupé l’Internet afin d’empêcher la propagation de l’information concernant une série d’auto- immolations commises par des moines et d’autres personnes protestant contre les réglementations communistes particulièrement sévères dans cette région.

    De façon similaire, les censeurs ont bloqué de juillet 2009 à mai 2010 l’accès à l’Internet dans certaines parties du Xinjiang après que des protestations aient éclaté contre  la domination chinoise dans cette région, ce qui a déclenché une vague de répression contre les dissidents, constate  le rapport.

    Fredoom House a également critiqué les cybers attaques du régime chinois contre les sites Internet étrangers qui critiquent le Parti communiste chinois, y compris les sites du Falun Gong, une pratique de méditation qui est réprimée depuis 1999.

    Selon le rapport, «le gouvernement chinois a nié vigoureusement toute implication dans ces attaques. Ces affirmations ont été mises en doute par des images d’archives diffusées sur une émission à la télévision d’État en juillet 2011. Elles comprenaient une démonstration d’un logiciel conçu par les militaires chinois et utilisé pour attaquer un site du Falun Gong aux Etats-Unis».

    La Chine représente aussi un modèle pour d’autres régimes répressifs dans le monde, ajoute le rapport.

    «Le rôle de la Chine comme incubateur pour des restrictions sophistiquées est ressenti à travers le monde et les gouvernements des pays comme la Biélorussie, l’Ouzbékistan et l’Iran prennent   la Chine comme modèle pour la mise à jour de leur propre  contrôle d’Internet», mentionne le rapport. L’Ouzbékistan et l’Iran sont parmi les cinq premiers sur la liste des «non libres» de Freedom House.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/12/10/4/n3507209.htm

  • Journalistes emprisonnés en Chine - Asie à la Une


    « Asie à la Une » toute l'actualité du 15... par NTDFrancais

    Au tournant du 21ème siècle, il est devenu clair que le marché des médias en langue chinoise est de plus en plus dominé par des organes médiatiques contrôlés par les gouvernements étrangers. Cette prédominance est vivement ressentie par plusieurs communautés chinoises à travers le pays, qui partagent la même expérience d’avoir été persécutées en Chine et dont les faits ont été largement passés sous silence par les médias. La plupart des communautés chinoises outre-mer ont également vu une forte demande et la nécessité d’une source d’information fiable et non censurée sur la Chine et une plate-forme où la voix de ces communautés pourrait être entendue ; les gens voulaient avoir une alternative. En 2001, quelques hommes d’affaires ont eu l’idée d’une chaîne de télévision indépendante en langue chinoise et l’ont réalisée. Aujourd’hui, NTD est diffusée dans le monde entier, par satellite, cable, internet et en France en chinois par adsl chez Freebox, Neuf Box et Bouyges Telecom.

    Retrouvez Asie à la Une sur: http://fr.ntdtv.com/

  • Chine: Than Shwe, Kim Jong-Il et Ahmadinejad, les drôles de fréquentations de Pékin

    PEKIN — En trois mois, la Chine a reçu des dirigeants considérés comme peu, voire pas du tout, fréquentables: le Birman Than Shwe, le Nord-coréen Kim Jong-Il et l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, poursuivant ses intérêts économiques et stratégiques au mépris de son image.

    La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU de plus en plus appelé à endosser des responsabilités à la mesure de sa nouvelle puissance dans la marche du monde, a ainsi accueilli les dirigeants de trois pays sous sanctions internationales et considérés comme au mieux fauteurs de crises au pire incontrôlables et dangereux pour la planète.

    Cette semaine, la Chine déroule le tapis rouge pour le généralissime Than Shwe, dirigeant d'un "pays ami" auquel elle a accordé dès le premier jour de sa visite d'Etat son soutien pour les législatives du 7 novembre, qualifiées "d'avancée vers la démocratie" mais rejetées comme une mascarade en Occident.

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    Le président chinois Hu Jintao (G) et le général birman Than Shwe passent en revue la garde d'honneur, le 8 septembre 2010 à Pékin

    Début septembre, c'est un autre reclus, à la tête d'un pays encore plus isolé, donc encore plus dépendant de Pékin, le Nord-Coréen Kim Jong-Il, qui a fait son deuxième voyage en trois mois en Chine, seul pays où il se rend désormais.

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    Image de la télévision chinoise CCTV du président chinois Hu Jintao (D) et du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il, le 30 août 2010 à Changchun

    En juin, deux jours après le vote à l'ONU d'un quatrième train de sanctions "bonnes pour la poubelle", le président iranien se servait de la tribune offerte à l'Exposition universelle de Shanghai pour fustiger "les puissances nucléaires (qui) monopolisent la technologie".

    Et si M. Ahmadinejad n'est pas allé jusqu'à Pékin voir les dirigeants chinois, la Chine a rappelé ce jour-là qu'elle attachait "une grande importance à ses relations avec l'Iran".

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    Le président iranien (D) lors d'une visite du pavillon iranien à l'Expo universelle, le 11 juin 2010 à Shanghaï

    "Si Pékin est conscient du caractère potentiellement dévastateur pour son image de certains de ses alliés les plus proches, il ne souhaite pas réduire la marge de manoeuvre que ces pays peuvent lui offrir sur la scène internationale", estime Valérie Niquet, responsable du Département Asie de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

    Corée du Nord, Birmanie, Iran, ces trois amis ombrageux de la Chine ont pour point commun "d'être en délicatesse avec les Etats-Unis et leurs alliés européens et japonais", note Jean-Pierre Cabestan de la Hong Kong Baptist University.

    Ils sont "autant de pierres dans le jardin américain et de pions dans le jeu bipolaire que la Chine mène avec, et contre, les Etats-Unis", ajoute M. Cabestan qui vient de publier "La politique internationale de la Chine".

    La stratégie qui permet à Pékin de "s'imposer comme intermédiaire" avec ces pays "a toutefois des limites", pour Mme Niquet.

    "Washington semble aujourd'hui plus dubitatif sur l'effet 'positif' joué par Pékin sur la question nord-coréenne" où la Chine s'est rendue incontournable sans pour autant obtenir que Pyongyang revienne à la table des négociations sur son programme nucléaire, dont elle est l'hôte.

    Dans l'écheveau des intérêts économiques et stratégiques chinois se mêlent pétrole (Iran), gaz (Birmanie), bois, minerais, pierres précieuses, ventes d'armes et accès à l'océan Indien (Birmanie) ou à la mer Jaune (port nord-coréen de Rajin).

    "La Chine dispose d'un réseau d'Etats-clients, plus ou moins dépendants, qu'elle ne souhaite pas affaiblir en trahissant l'un de ses membres", explique Mme Niquet.

    Et, en retour, il y a "la protection qu'elle peut offrir à ses alliés avec son droit de veto à l'ONU".

    Pour Xu Tiebing de l'Université de communications de Chine, "aujourd'hui, la Chine suit sa propre voie. Elle s'intègre, à ses conditions, dans le monde, tout en gardant son autonomie et ses valeurs".

    "Elle a choisi de défendre ses intérêts fondamentaux sans trop se soucier de l'opinion des Occidentaux", conclut-il.

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gStACEW2351fB7ApXOSIB-v_e1pw

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