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  • Bo Xilai viré, le site de «The Epoch Times» accessible en Chine

    Bo Xilai, site Epoch Times, internautes chinois, censure, Chine, liberté, internetLes internautes chinois déclarent pouvoir accéder au journal en ligne

    Après le licenciement de Bo Xilai, secrétaire général du Parti communiste de la ville de Chongqing, une vague de répression a eu lieu en Chine continentale: certains fonctionnaires sont soumis à des enquêtes pour corruption, des sites maoïstes sont en cours de fermeture et des commentateurs maoïstes sont licenciés.

    Parallèlement, une ouverture surprenante a également lieu: le site de The Epoch Times peut désormais être accessible en Chine continentale. Le 17 mars, trois jours après le licenciement de Bo Xilai, un internaute du très populaire site de microblogging chinois, Tencent Weibo, s'est écrié: «Plus besoin de grimper sur le mur [évocation du mur de la censure de l’Internet chinois], le site internet de The Epoch Times est directement accessible.» Après avoir testé, de nombreux internautes ont pu vérifier que c'était vrai.

    Le site The Epoch Times en langue chinoise est très populaire, en dehors de Chine, avec plus d'un million de visites par jour mais, en Chine, il est fortement ciblé par la censure. Un internaute nommé Peng Yuanwen de la province du Sichuan s’est également écrié: «Mon Dieu ! c'est incroyable de pouvoir si facilement accéder à The Epoch Times. Je me demande si le président Fang peut également voir cela. Il y a eu plus de 110 millions de Chinois qui ont quitté le parti!».

    Sur son site Internet, The Epoch Times tient en effet un inventaire du nombre de citoyens chinois ayant renoncé au Parti communiste chinois (PCC) et à ses organisations affiliées. Le président Fang mentionné par l’internaute est Fang Bin-Xing, le président de l'université des Postes et Télécommunications de Pékin, qui a aidé à la conception de la Grande Muraille de Chine numérique. Il est considéré comme un complice des autorités de Pékin dans leur combat pour supprimer la liberté d'expression, ce qui a suscité l'hostilité des gens envers lui.

    Le grand pare-feu chinois, également connu sous le nom de Bouclier d'or, bloque les sites dits sensibles par l'intermédiaire d’un filtrage des mots-clés, comme pour les termes Dalaï Lama, Falun Gong et Neuf commentaires, entre autres. Selon une étude réalisée par l'Open Net Initiative, un projet de collaboration entre l'université de Harvard, l'université de Toronto et l'université d'Ottawa, les sites Web qui «mentionnaient les Neuf Commentaires – un ouvrage critique sur le Parti communiste chinois publié par The Epoch Times – ont également été presque totalement inaccessibles».

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Bo-Xilai-vire-le-site-de-The-Epoch-Times-accessible-en-Chine.html

  • Les termes Tiananmen et Zhao Ziyang apparaissent sur «Baidu»

    encyclopédie baidu,internautes chinois,massacre de la place tiananmen,zhao ziyang,termes politiquement sensiblesMardi 21 février 2012 , de nombreux internautes chinois ont découvert que le terme Zhao Ziyang apparaissait dans l’Encyclopédie Baidu, une encyclopédie chinoise en ligne.

    L’Encyclopédie Baidu et le moteur de recherche du même nom sont fortement censurés. Mais maintenant, lorsque les termes Zhao Ziyang 4 juin sont introduits dans le moteur de recherche Baidu, plus d’un million de résultats s’affichent.

    Zhao Ziyang a été Premier ministre de la République populaire de Chine de 1980 à 1987 et Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois de 1987 à 1989. Il est plus connu en Occident pour son soutien envers le mouvement étudiant pour la démocratie. En 1989, il s’est adressé aux étudiants sur la Place Tiananmen juste avant le massacre. C’était sa dernière apparition publique. Il a passé le reste de sa vie en résidence surveillée.

    En Chine, le massacre de la Place Tiananmen est désigné comme l’incident du 4 Juin et il est interdit d’y faire référence.

    Les utilisateurs de Sina Weibo ont commencé à débattre sur cette question et la discussion a été partagée plus de 2.000 fois en quelques heures. Plus de 500 personnes ont commenté.

    Selon, Pu Fei, un bénévole du Centre des Droits de l’Homme de Tianwang, l’apparition de termes politiquement sensibles ne signifie pas que la censure soit sur le point de diminuer ou de disparaître. «C’est simplement un ajustement technique. Je pense qu’il sera rapidement bloqué. Dans la  perspective de l’histoire, plus la lutte de pouvoir au sein du PCC est grave, plus le contrôle du PCC se fait sentir sur le pays», a-t-il expliqué.

    D’après Ma Xiaoming, un ancien journaliste de Shaanxi TV, il n’est pas encore certain que le PCC lève complètement l’interdiction.

    Ma Xiaoming a précisé: «Le 18e Congrès du PCC approche, certains responsables devraient montrer une attitude claire en réprimant les gens qui utilisent le pouvoir d’Internet. Certaines personnes pensent que Bo Xilai, Wang Lijun et Jiang Zemin sont les cibles. En d’autres termes, Hu Jintao et Wen Jiabao veulent réprimer la puissance des autres factions au sein du Parti. De façon générale, c’est le signe d’une lutte au cœur du Parti communiste chinois».

    En raison de l’attitude indulgente de Zhao Ziyang envers le mouvement étudiant pour la démocratie et l’occupation de la Place Tiananmen, les autorités communistes chinoises le désignent toujours aujourd’hui comme une mauvaise influence.

    Il est considéré comme l’une des icônes du mouvement démocratique chinois moderne.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-termes-Tiananmen-et-Zhao-Ziyang-apparaissent-sur-Baidu.html

  • Google tente d'échapper à la censure chinoise

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    Depuis lundi soir, les internautes chinois sont redirigés vers une version non censurée du moteur de recherche hébergée à Hong-Kong. Pékin condamne cette décision de Google et les Etats-Unis se disent «déçus».

    Ce n'était donc pas un coup de bluff. Lundi soir, deux mois après avoir publiquement fait état de son différend avec la Chine, Google a mis ses actes en accord avec sa parole, en fermant la version chinoise de son moteur de recherche. Désormais, une requête sur Google.cn redirige vers Google.com.hk, c'est-à-dire sur la déclinaison de Google hébergée à Hong-Kong, dont les résultats sont affichés en chinois simplifié et échappent à la censure.

    La Chine a d'ores et déjà annoncé qu'elle condamnait cette décision, déclarant que Google avait «violé une promesse écrite» et «avait absolument tort». De son côté, la Maison Blanche s'est dite «déçue» du constat d'échec des négociations entre Google et la Chine, qui a conduit le géant de l'internet à cesser de censurer son site chinois.

    Victime, avec d'autres grandes entreprises américaines d'un piratage à grande ampleur fin 2009, émanant selon lui de la Chine et visant des militants des droits de l'Homme, Google avait annoncé le 12 janvier qu'il cesserait ses activités dans le pays si l'obligation de censurer ses résultats n'était pas levée. Depuis, le dialogue avec les autorités de Pékin n'a pas avancé. «Nous avons une politique de longue date d'ouverture aux investissements étrangers. Mais la condition préalable est qu'ils respectent les lois chinoises», a rappelé la semaine dernière le porte-parole du ministère du Commerce, Yao Jian.

    Un acte «inamical et irresponsable»

    Avant lui, le ministre de l'Industrie et des technologies de l'Information, Li Yizhong, avait jugé que la levée de la censure serait un acte «inamical et irresponsable» et prévenu que Google serait «vraiment responsable des conséquences». Dans un billet de blog, le directeur juridique de Google, David Drummond, reconnaît que «le gouvernement chinois a été très clair tout au long de nos discussions que l'autocensure est une exigence légale non-négociable». Il considère que la solution choisie est «légale» et «espère très fort» que cette décision sera «respectée».

    Techniquement, la Chine peut toutefois décider de bloquer l'accès à la version hongkongaise de Google, comme elle filtre déjà l'accès à YouTube et à Blogger, la plate-forme de blog. Engagé dans une bataille d'image face à Pékin, Google a d'ores-et-déjà prévu une page où il indique lequel de ses services est bloqué par la «Grande muraille numérique» de la Chine. Dans l'immédiat, Google prévient qu'un engorgement de ses serveurs à Hong Kong pourrait entraîner un ralentissement du service, voire rendre provisoirement inaccessibles certains services.

    Google accusé d'espionnage

    Mais Google a d'autres craintes. Le groupe américain, dont le chiffre d'affaires annuel dans le pays est évalué à 600 millions de dollars par Morgan Stanley, dit en effet vouloir poursuivre ses activités de recherche-développement et garder une équipe de vente sur place. Avec 400 millions d'internautes, la Chine est en effet le premier marché mondial, et offre d'importantes perspectives pour qui s'accommode de ses lois. Lundi dernier, le directeur financier de Google s'était déclaré confiant en l'avenir du système d'exploitation pour mobile Android. «De tout évidence, la Chine est un autre grand marché où Android devrait être florissant, je m'en réjouis», avait-il dit.

    Dans son message, David Drummond plaide donc pour que les autorités chinoises ne se retournent pas contre ses 700 employés dans le pays. «Toutes les décisions ont été inspirées et mises en œuvre par nos dirigeants aux Etats-Unis», écrit-il.

    Outre ses liens avec les autorités chinoises, Google devra aussi gérer une question d'image. Selon Joseph Cheng, professeur de sciences politiques à l'université de Hong Kong, le Parti communiste peut manier le ressort nationaliste pour étouffer la question de la censure. «La critique des exportations culturelles, ou impérialisme culturel, est une sorte de défense pour justifier les contrôles de censure des autorités chinoises», a-t-il expliqué à Reuters. Ainsi, la presse officielle chinoise s'est déjà déchaînée contre Google, l'accusant d'être liée aux services de renseignements américains.

    Tiré du Figaro: http://www.lefigaro.fr/web/2010/03/22/01022-20100322ARTFIG00823-google-tente-d-echapper-a-la-censure-chinoise-.php

  • La Chine irritée par un site sur le Mur de Berlin

    MurBerlin.jpgL'accès à berlintwitterwall.com, un site internet créé à l'occasion des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, a été interdit en Chine. Trop d'internautes y faisaient référence au "mur" de la censure dans ce pays...

    En lançant le site berlintwitterwall.com, le 20 octobre dernier, l'association Kulturprojekte Berlin ne s'attendait à une telle affluence... d'internautes chinois!

    Le but premier de cette association d'utilité publique est d'offrir aux internautes une plateforme pour partager leurs points de vue "sur la chute du Mur de Berlin et sur l'existence d'autres murs dans le monde qui devraient tomber". Plus précisément, il s'agit de rassembler les messages de 140 signes maximum postés sur Twitter et estampillés au moyen du hashtag #fotw, sur fond de Mur de Berlin stylisé.

    Surprise: la discussion a glissé de Berlin... à la Chine. Les messages de Chinois ou en chinois ont afflué. Pas pour réclamer la chute de la célèbre Grande Muraille, fortification érigée par l'Empire pour se défendre des envahisseurs venus du Nord, aujourd'hui prisée par les touristes... Mais bien pour élever la voix contre un mur invisible, celui de la censure, et dénoncer la situation déplorable des droits de l'homme en Chine.

    "Le Mur de Berlin parle Chinois"

    Sur 3000 commentaires recensés, environ 1500 ont été rédigés en chinois, depuis vendredi. Et prennent pour cible la censure visant Internet dans ce pays. Quant aux autres, émanant de Chine ou d'ailleurs, souvent en anglais, ils évoquent de plus en plus la situation dans ce pays.

    "Notre gouvernement utilise les codes de connexion de dissidents sur les chats pour réunir des preuves et les accuser d'actes 'contre-révolutionnaires'", poste Neverever_d. Un autre internaute de Singapour ajoute: "La grande muraille de la censure doit tomber en Chine, au nom de la liberté d'expression". Et l'internaute bladexia d'ajouter: "Le Mur de Berlin parle Chinois".

    Cet afflux de messages a irrité Pékin qui a interdit l'accès à ce site à ses internautes, comme souvent lorsqu'il s'agit de sites "politiquement sensibles" ou "moralement inacceptables".

    Kulturproject avait pourtant prévenu. Malgré son adresse URL, cette plateforme ne concernait pas que le Mur de Berlin... mais aussi les "autres murs dans le monde qui devraient tomber". Message bien reçu par les internautes de l'Empire du Milieu!

    Tiré de l'Express:

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-chine-irritee-par-un-site-sur-le-mur-de-berlin_825145.html

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